Pline le jeune

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Oeuvres de Pline le Jeune traduites en français

http://membres.lycos.fr/yrub/pline.htm

Né dans une riche famille de notables de Côme, Pline le Jeune perdu très tôt son père et fut, dans un premier temps, confié à la garde de Vergilius Rufus (le vainqueur de la révolte de Vindex, ce gouverneur de la province Lyonnaise qui s’était soulevé contre Rome), mais il sera définitivement adopté par son oncle, le fameux naturaliste et polygraphe (=auteur qui écrit sur des matières variées), Pline l’Ancien; qui mourut lors de l’éruption du Vésuve en 79.
Pline le Jeune suivit les leçons de Quintilien et de Nicer Sacerdos en rhétorique, il devint un brillant orateur (il fit son premier plaidoyer vers 18-19 ans dans une affaire de droit privé), et les leçons du stoïcien Musonius.
Il entama son cursus honorum qui le mena au consulat en 100 (il prononça à cette occasion son Panégyrique de Trajan –voir plus bas-) et au gouvernement de la Bithynie en 111, province où il resta environ deux ans. On ne sait pas s’il y est mort, ou s’il mourut peu après, à Rome.
C’est un homme fort riche mais très généreux et passionné de littérature, c’est aussi un ami de Tacite.

Son oeuvre 

D’abord son Panégyrique de Trajan, qui est le discours qu’il prononça lors de sa nomination au consulat. Eloge de l’empereur Trajan, c’est un chef d’œuvre rhétorique particulièrement intéressant pour son contenu historique et politique, on y trouve de nombreuses informations sur Trajan et sur son règne.
Mais c’est d’abord grâce à ses Lettres (Epistulae) que Pline nous est connu. Il en publia neuf livres, ainsi qu’un dixième consacré à sa correspondance en tant que gouverneur de Bithynie. En tout se sont 247 lettres, groupés en 9 livres dont la rédaction doit s’être déroulée entre 97 et 108.
Pline nous dit qu’il publie ses lettres « au fur et à mesure qu’elles lui tombent sous la main », cela ne semble pas être la vérité. En effet, ses lettres « sentent le travail », elles ont probablement été écrites, ou en tout cas corrigé, en vue de leur publication. On ne peut pas parler de correspondance fictive mais de correspondance stylisée. Elles nous livrent une description intéressante de la vie privée à Rome et de l’administration d’une province mais ne sont pas, comme la correspondance de Cicéron l'est, une véritable correspondance. Elles ont été écrites (ou modifiées) pour le plaisir de la création littéraire.
Les lettres qui sont peut-être les plus intéressantes sont celles qu’il écrivit à son ami Tacite à propos de l’éruption du Vésuve (qu’il vécu) et celles entre lui et l’empereur auquel il demande des conseils sur les petits et les grands problèmes qu’il rencontre dans le gouvernement de sa province. Nous ne serons pas assez crédules pour croire que toutes les réponses sont de la main même de l’empereur, c’est le plus souvent la chancellerie impériale qui répond. Il n’en reste pas moins que c’est un monument administratif d’un intérêt particulier (mais ce n’est pas une œuvre littéraire).
Notons en particulier les lettres 96 et 97 adressées à Trajan sur le traitement réservé aux chrétiens.
Pour donner quelques détails sur les lettres : Il y est question de tout ce qui fait la vie de l’auteur et des membres de la société à laquelle il appartient. Pline décrit son mode de vie, sa carrière, nous parle de sa famille, de ses loisirs, de ses problèmes (notamment financiers et humains). Il fait aussi l’éloge de nombreux personnages, ainsi que des lettres de recommandations. Mais il traite également de sujet plus divers : ainsi l’histoire d’un fantôme, d’un dauphin, des descriptions de paysages
L’influence ultérieure de Pline est plus que relative, peut-être que la correspondance des humanistes peut se rapprocher de son œuvre, mais c’est plutôt de Cicéron qu’elle s’inspire.
   

Thème Titre Référence Résumé
ROME, CITE DES JEUX Les démons du stade Lettres, IX,6. C'étaient les jeux du cirque, genre de spectacle qui ne me séduit pas le moins du monde.
LA VIOLENCE
VIOLENCE DOMESTIQUE
Une cuisante leçon Lettres, III, 14. Tuer un maître n'est pas affaire de raison, c'est affaire de nature criminelle.
LES RELATION FAMILIALES
MARIS ET FEMMES
Très content d'elle, très content de moi Lettres, IV, 19, 2-5. Elle m'aime, ce qui est la preuve de sa fidélité. A cela s'ajoute le goût de la littérature, produit de l'attachement qu'elle me porte...
SUEURS FROIDE Idolon infelix Lettres, VII, 27 Il existait à Athènes une maison spacieuse et commode, mais de mauvaise réputation et maudite.
LES VOYAGES
LES RAPACES
Une mystérieuse affaire Lettres, VI, 25, 3-4 Un ami de Pline transportant de l'argent disparaît.
ERUPTION DU VESUVE http://www.dfj.vd.ch/gybur/BRANCHES/latin/POMPEI/plinius.htm

 

Lettres, VI, 16
Lettres, VI, 20
Texte latin plus traduction
LA SOURCE DE CLITUMNE http://lyceendm.net/latin/divinites_eau.htm

 

Lettres, VIII, 8
Texte latin plus traduction
http://www.up.univ-mrs.fr/wagap/pedagogie.htm#doc6 Lettres, VII, 21
Lettres, IX, 6

L'étude des textes authentiques en grec et en latin au collège.
Exposé sur la pédagogie des langues anciennes
par Mireille Ko
 

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