Le temps des généraux : Pompée

Guerre contre les pirates

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83 - 82

Un jeune homme qui promet

VELLEIUS PATERCULUS : Vellleius Paterculus fut préfet de cavalerie de Tibère. Il écrivit une Histoire romaine allant du retour de Troie au règne de Tibère

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Durant sa jeunesse, pompée fut un ardent partisan de Sylla.

XXIX. - Sub adventum in Italiam L. Sullae, Cn.Pompeius, eius Cn. Pompeii filius, quem magnificentissimas res in consulatu gessisse, bello Marsico, praediximus, XXIII annos natus, abhinc annos CXIII, privatis ut opibus, ita consiliis magna ausus, magnificeque conata exsecutus, ad vindicandam restituendamque dignitatem patriae, firmum ex agro Piceno, qui totus paternis eius clientelis refertus erat, contraxit exercitum. Cuius viri magnitudo multorum voluminum instar exigit; sed operis modus paucis eam narrari iubet.
Fuit hic genitus matre Lucilia, stirpis senatoriae; forma excellens, non ea, qua flos commendatur aetatis, sed ex dignitate constantiaque in illam conveniente amplitudinem quae fortunam eius, ad ultimum vitae comitata est diem; innocentia eximius, sanctitate praecipuus, eloquentia medius; potentiae, quae honoris causa ad eum deferretur, non vi ab eo occuparetur, cupidissimus; dux bello peritissimus; civis in toga, nisi ubi vereretur, ne quem haberet parem, modestissimus; amicitiarum tenax, in offensis exorabilis, in reconcilianda gratia fidelissimus, in accipienda satisfactione facillimus; potentia sua nunquam, aut raro, ad impotentiam usus; paene omnium vitiorum expers, nisi numeraretur inter maxima, in civitate libera dominaque gentium, indignari, cum omnes cives iure haberet pares, quemquam aequalem dignitate conspicere. Hic a toga virili adsuetus commilitio prudentissimi ducis parentis sui, bonum et capax recta discendi ingenium singulari rerum militarium prudentia excoluerat ita ut a Sertorio Metellus laudaretur magis, Pompeius timeretur validius.

II. XXIX

  vocabulaire

XXIX. Il y a cent treize ans, à l’arrivée de Sylla en Italie, Cneius Pompée, fils de ce Cneius Pompée, dont nous avons déjà raconté les sublimes exploits lors de la guerre Marsique (guerre sociale), âgé de vingt-trois ans, et qui n’avait que des ressources privées et ses propres conseils, osa de grands desseins et acheva glorieusement ce qu’il entreprit. Pour venger et rendre la dignité à sa patrie, il leva une solide armée dans le Picénum qui était entièrement rempli de clients de son père. La grandeur de cet homme est telle qu'il faudrait lui consacrer beaucoup de volumes, mais l’étendue de mon ouvrage m'obligent à en parler brièvement.
Par sa mère Lucilia, il descendait d'une famille sénatoriale; il était d’une beauté remarquable, non pas celle que donne la fleur de la jeunesse, mais celle que donnent la gravité et la fermeté de caractère, qui convient à la haute fortune qui fut la sienne et qui l’accompagna jusqu'au dernier jour de sa vie. Une intégrité remarquable, une droiture exceptionnelle, peu d’ éloquence. Un désir exacerbé du pouvoir, qu’il voulait obtenir pour l’honneur et non occuper de force. Général remarquable lors de la guerre, dans le civil, très modeste, du moins quand il ne craignait pas de trouver un égal. Fidèle en amitié, pardonnant les offenses, très fidèle après réconciliation et très facile à satisfaire. Il n'usa jamais ou rarement de son pouvoir jusqu'à l’emportement. Presque sans vices, à moins que ce ne soit le plus grand de ne pas supporter un égal dans une cité libre et maîtresse du monde. Depuis la toge virile, il s’était habitué à servir dans l'armée de son père, général très habile. Une intelligence vive et capable d’apprendre bien, il avait acquis une telle habileté dans l'art militaire que si Sertorius louait davantage Métellus, c'est Pompée qu'il craignait le plus.

 


Après la mort de son père, Pompée se tint quelque temps à l'écart des partis, voulant réfléchir avant de fixer son choix. Convaincu que toutes les chances étaient du côté de Sylla, il leva une petite armée dans le Picenum où son père, riche propriétaire terrien, avait entretenu une nombreuse clientèle : en 83, il disposait ainsi de trois légions, qu'il entretenait à ses frais. A la nouvelle du débarquement de Sylla à Brindes après sa campagne contre Archélaos, il courut attaquer une bande de Marianistes commandés par Brutus, les défit et vint offrir à Sylla, avec ses trois légions, les lauriers de sa victoire : Sylla le salua dit titre d'imperator (§ 28): Pompée avait 23 ans.

J. Van Ooteghem, S. J.

Plutarque, vie de Pompée

V. Peu de jours après le jugement de cette affaire , Pompée épousa la fille d'Antistius et se rendit ensuite au camp de Cinna, où il se vit bientôt en butte à des calomnies qui, lui donnant des sujets de crainte, l'obligèrent de se dérober secrètement. Comme il ne reparut pas, le bruit se répandit dans l'armée que Cinna l'avait fait tuer; à l'instant ceux qui avaient pour ce général une haine déclarée coururent pour se jeter sur lui. Il prit la fuite; mais, atteint par un capitaine qui le poursuivait l'épée à la main , il se jette à ses genoux et lui présente son cachet, qui était d'un fort grand prix. « Je ne viens pas sceller un contrat , lui répondit avec insulte le capitaine, mais punir un tyran aussi injuste qu'impie; » et en disant ces mots il le tua. Cinna ayant péri de cette manière eut pour successeur dans la conduite des affaires Carbon, tyran plus cruel encore. Bientôt Sylla revint, désiré de la plupart des Romains, à qui les maux dont ils étaient accablés faisaient envisager comme un grand bien un changement de maître. Tel était le sort déplorable où les malheurs passés avaient réduit la ville, que désespérant de recouvrer sa liberté, elle ne cherchait qu'une servitude plus douce. Pompée était alors dans le Picénum, contrée de l'Italie où il avait des terres; il s'y était retiré parce qu'il se plaisait dans ce pays, dont les villes avaient pour sa famille une affection héréditaire. Il vit que les plus considérables et les plus honnêtes d'entre les Romains abandonnaient leurs maisons pour se rendre de tous côtés au camp de Sylla , comme dans un port assuré. Il prit aussi la résolution d'y aller; mais il ne crut pas qu'il fût de sa dignité d'y paraître comme un fugitif qui ne contribuait en rien à la défense commune et qui venait mendier du secours. II voulut, en rendant à Sylla un service important, arriver d'une manière honorable dans son camp, à la tête d'une armée. II commença donc à sonder les Picéniens et à les solliciter de prendre les armes ; ils y consentirent, et ne voulurent pas même écouter les émissaires de Carbon. Un d'entre eux, nommé Vindicius, leur ayant dit que Pompée, à peine sorti de l'école, était donc devenu pour eux un grand orateur, ils en furent tellement irrités, qu'ils se jetèrent sur lui et le massacrèrent. Pompée, alors âgé de vingt-trois ans, n'attendit pas qu'on lui déférât le commandement; mais, s'en donnant à lui-même l'autorité , il fit dresser un tribunal sur la place d'Auximum , ville considérable du Picénum; là il rendit une sentence pour ordonner à deux frères, nommés Ventidius, qui étaient les premiers du pays, et qui , par intérêt pour Carbon, s'opposaient aux desseins de Pompée, de sortir sur l'heure de la ville. Ayant ensuite levé des gens de guerre, nommé des capitaines, des chefs de bandes et établi les divers grades de la milice romaine, il parcourut les autres villes, et fit partout de même. Tous les partisans de Carbon se retiraient à son approche et lui cédaient la place; les autres s'étaient joints à lui avec empressement. Il eut bientôt complété trois légions et rassemblé les vivres , les bagages, les chariots et tout l'appareil nécessaire. Alors il se mit en chemin pour aller trouver Sylla, sans hâter sa marche, sans vouloir se cacher; au contraire, il s'arrêtait souvent sur sa route, pour faire le plus de mal qu'il pouvait à ses ennemis et pour exciter toutes les villes d'Italie à se déclarer contre Carbon.
VI. Trois chefs du parti contraire vinrent l'assaillir en même temps; c étaient Carrinuas , Célius et Brutus; ils ne l'attaquèrent pas de front ni tous ensemble, mais par trois différents côtés et avec trois corps d'armée séparés, dans l'espoir de l'envelopper et de l'enlever facilement. Pompée, sans s'effrayer de leur nombre, rassemble toutes ses forces , tombe sur les troupes de Brutus avec sa cavalerie qu'il commandait en personne et qu'il avait placée au front de la bataille. La cavalerie des ennemis, composée de Gaulois, donna aussi la première; Pompée, prévenant celui qui en était le chef et qui paraissait le plus fort de la troupe, le perce de sa lance et le renverse par terre ; à l'instant tous les autres tournent le dos, jettent le désordre parmi l'infanterie et l'entraînent dans leur fuite. Cette déroute mit la division entre les trois généraux , qui se retirèrent chacun de son côté; les villes, attribuant à la crainte cette dispersion des ennemis , se rendirent à Pompée. Le consul Scipion marcha aussi contre lui ; mais avant que les deux armées fussent à la portée du trait, les soldats de Scipion, saluant ceux de Pompée , passèrent de leur côté , et Scipion fut obligé de prendre la fuite. Enfin, Carbon ayant détaché contre lui , près de la rivière d'Arsis , plusieurs compagnies de sa cavalerie, Pompée les chargea si vigoureusement, qu'il les mit en fuite, et que, les ayant poursuivies avec vivacité, il les força de se jeter dans des lieux difficiles, où la cavalerie ne pouvait agir; elle perdit tout espoir de se sauver, et se rendit à Pompée avec ses chevaux et ses armes.
VII. Sylla ignorait encore tous ces combats ; mais aux premières nouvelles qu'il en reçut, il craignit pour Pompée, en le voyant environné de tant et de si grands capitaines; et il se hâta d'aller à son secours. Pompée, informé de son approche, ordonne à tous ses officiers de faire prendre les armes à leurs soldats et de les ranger en bataille, afin que l'armée parût devant son général dans le meilleur état et dans l'appareil le plus brillant. Il s'attendait à de grands honneurs, et il en reçut de plus grands encore. Dès que Sylla le vit venir à lui, et qu'il aperçut ses troupes dans le plus bel ordre, toutes composées de beaux hommes, à qui leurs succès inspiraient autant de fierté que de joie, il descendit de cheval, et salué par Pompée du nom d'imperator, il le salua du même titre , au grand étonnement de tous ceux qui l'environnaient , et qui ne s'attendaient pas que Sylla communiquât à un jeune homme qui n'était pas encore sénateur un titre si honorable, pour lequel il faisait la guerre aux Scipions et aux Marius. L e reste de sa conduite répondit à ces premiers témoignages de satisfaction : il se levait toujours devant Pompée, et ôtait de dessus sa tête le pan de sa robe, ce qu'il ne faisait pas facilement pour tout autre, quoiqu'il fût environné d'un grand nombre d'officiers distingués. Pompée ne s'enfla point de ces honneurs; au contraire, Sylla ayant voulu l'envoyer dans la Gaule, où Métellus commandait et ne faisait rien qui répondît aux grandes forces dont il disposait, il lui représenta qu'il ne serait pas honnête d'enlever le commandement de l'armée à un général plus âgé que lui, et qui jouissait d'une plus grande réputation; mais que si Métellus y consentait, et qu'il 1'engageât de lui-même à venir l'aider dans cette guerre, il était tout prêt à l'aller joindre. Métellus accepta volontiers cette offre, et lui écrivit de se rendre auprès de lui. Pompée entra donc dans la Gaule, où les exploits étonnants qu'il fit réchauffèrent l'audace et l'ardeur guerrière de Métellus, que la vieillesse avait presque éteintes : ainsi , le fer embrasé et mis en fusion , si on le verse sur un fer dur et froid , l'amollit et le fond plus vite que le feu même. Lorsqu'un athlète est devenu le premier entre tous ses rivaux , et qu'il s est couvert de gloire dans tous les combats , on ne parle plus des victoires de son enfance, on ne les inscrit pas dans les fastes publics; de même j'ai évité de toucher aux exploits que fit alors Pompée, quelque admirables qu'ils soient en eux-mêmes, parce qu'ils sont comme ensevelis sous le nombre et la grandeur de ses dernières actions; je n'ai pas voulu, en m'arrêtant trop sur les premiers, m'exposer à passer légèrement sur ses plus beaux faits d'armes, et sur les événements de sa vie qui font le mieux connaître le caractère et les mœurs de cet homme célèbre.

a, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ab
, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
abhinc
, adv. : loin d'ici, à partir de maintenant; prép. (+acc. ou abl.)
accipio, is, ere, cepi, ceptum
: recevoir, apprendre (acceptus, a, um : bien accueilli, agréable)
ad
, prép. : + Acc. : vers, à, près de
adsuesco, is, ere, evi, etum
: s'habituer, être habitué
adventus, us
, m. : l'arrivée, la venue
aequalis, e
: du même âge
aetas, atis
, f. : 1. le temps de la vie, la vie 2. l'âge 3. la jeunesse 4. te temps, l'époque (in aetatem : pendant longtemps)
ager, agri
, m. : la terre, le territoire, le champ
amicitia, ae
, f. : l'amitié
amplitudo, inis
, f. : la grandeur des proportions, l'ampleur
annus, i
, m. : l'année
audeo, es, ere, ausus sum
: oser
aut
, conj. : ou, ou bien
bellum, i,
n. : la guerre
bonus, a, um
: bon (bonus, i : l'homme de bien - bona, orum : les biens)
capax, acis
: capable, qui peut contenir, spacieux
causa, ae
, f. : la cause, le motif; l'affaire judiciaire, le procès; + Gén. : pour
civis, is
, m. : le citoyen
civitas, atis,
f. : la cité, l'état
clientela, ae
, f. : la clientèle, la condition de client
Cn
, inv. : abréviation de Cnaeus
comitor, aris, atus sum
: accompagner
commendo, as, are
: confier
commilitium, i
, n. : la fraternité d'armes, le service miliraire fait en commun
conor, aris, ari
: essayer
consilium, ii,
n. :1. la délibération, la consultation 2. le conseil, l'assemblée 3. le projet, le plan 4. l'avis 5. la sagesse, la prudence
conspicio, is, ere, spexi, spectum
: apercevoir
constantia, ae
, f. : la permanence ; la fermeté du caractère, des principes, la constance ; l'esprit de suite, l'accord, la conformité
consulatus, us
, m. : le consulat
contraho, is, ere, traxi, tractum
: tirer ensemble, rassembler, resserrer, engager une affaire
convenio, is, ire, veni, ventum
: 1. venir ensemble, se rassembler 2. convenir, s'adapter 3. être l'objet d'un accord 4. convenit : il y a accord 5. (juridique) -in manu : venir sous la puissance d'un mari, se marier
cum
, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
cupidissimus, a, um
: superlatif de cupidus, a, um : désireux, avide de
CXIII
, inv. : 113
defero, fers, ferre, tuli, latum
: 1. porter d'un lieu élevé dans un lieu plus bas, emporter 2. présenter, accorder 3. révéler 4. dénoncer
dies, ei
, m. et f. : le jour
dignitas, atis
, f. : la dignité, la considération, l'estime, le prestige, l'honorabilité
disco, is, ere, didici
: apprendre
domina, ae
, f. : la maîtresse
dux, ducis
, m. : le chef, le guide
ea
, 1. ablatif féminin singulier, nominatif ou accusatif neutres pluriels de is, ea, id (ce, cette, le, la...) 2. adv. : par cet endroit
eam
, 1. accusatif féminin singulier de is, ea, id = la (pronom), ce, cette 2. 1ère pers. sing. du subjonctif présent de eo, is, ire : aller
eius
, génitif singulier de is, ea, id : ce, cette, son, sa, de lui, d'elle
eloquentia, ae
, f. : l'éloquence
eo
, 1. ABL. M-N SING de is, ea, is : le, la, les, lui... ce,..; 2. 1ère pers. sing. de l'IND PR. de eo, ire 3. adv. là, à ce point 4. par cela, à cause de cela, d'autant (eo quod = parce que)
et
, conj. : et. adv. aussi
eum
, ACC M SING. de is, ea, id : il, lui, elle, celui-ci...
ex
, prép. : + Abl. : hors de, de
excellens, entis
: supérieur, distingué, éminent
excolo, is, ere, colui, cultum
: embellir
exercitus, us
, m. : l'armée
exigo, is, ere, egi, actum
: chasser, achever, réclamer
eximius, a, um
: sortant de l'ordinaire, remarquable, rare
exorabilis, e
: qu'on peut flèchir par des prières, qu'on peut corrompre
expers, ertis
: qui n'a pas de part à, privé, dépourvu
exsequor, eris, i, cutus sum
: 1 - suivre jusqu’au bout, sans relâche; accompagner, suivre. - 2 - poursuivre, châtier, punir, venger. - 3 - poursuivre (en justice). - 4 - poursuivre, continuer, achever, mener à bout, exécuter, effectuer, faire. - 5 - traiter à fond (un sujet), développer, énumérer, dire, raconter, raconter. - 6 - passer en revue (dans son esprit), rechercher en méditant. - 7 - sens passif : être poursuivi, être exécuté. - 8 - endurer, supporter, souffrir.
facillimus, a, um
: superlatif de facilis, e : facile
fidelissimus, a, um
: superlatif de fidelis, e : fidèle
filius, ii
, m. : le fils
firmus, a, um
: ferme, solide
flos, oris
, m. : la fleur
forma, ae
, f. : la forme, la beauté, le plan
formo, as, are
: former, façonner, accompagner
fortuna, ae
, f. : la fortune, la chance
gens, gentis
, f. : la tribu, la famille, le peuple
gero, is, ere, gessi, gestum
: 1. porter 2. exécuter, faire
gigno, is, ere, genui, genitum
: engendrer, faire naître
gratia, ae
, f. : la grâce, la reconnaissance (gratias agere = remercier)
habeo, es, ere, bui, bitum :
avoir (en sa possession), tenir (se habere : se trouver, être), considérer comme
hic, haec, hoc
: adj. : ce, cette, ces, pronom : celui-ci, celle-ci
honos, oris
, m. : l'honneur, l'hommage, la charge, la magistrature, les honoraires
ille, illa, illud
: adjectif : ce, cette (là), pronom : celui-là, ...
impotentia, ae
, f. : l'impuissance, la faiblesse; l'emportement
in
, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
indigno, as, are
: indigner
ingenium, ii
, n. : les qualités innées, le caractère, le talent, l'esprit, l'intelligence
innocentia, ae
, f. : l'innocuité; les moeurs irréprochables, l'intégrité, l'innocence
instar
, prép. : + Gén. = à la manière de
inter
, prép. : + Acc. : parmi, entre
is
, nominatif masculin singulier de is, ea, id : ce, cette, celui-ci, il, 2ème personne sing. de eo, is, ire : aller
ita
, adv. : ainsi, de cette manière ; ita... ut, ainsi que
Italia, ae
, f. : l'Italie
iubeo, es, ere, iussi, iussum
: 1. inviter à, engager à 2. ordonner
iure
, inv. : à bon droit
L
, abrév. : Lucius
laudo, as, are
: 1. louer, approuver, vanter 2. prononcer un éloge 3. citer, nommer
liber, era, erum
: libre
Lucilia, ae
, f. : Lucilia
magis
, adv. : plus
magnificentissimus, a, um
: grandiose (superlatif de magnificus)
magnificus, a, um
: 1. qui fait de grandes dépenses, fastueux 2. somptueux, grandiose 3. sublime , pompeux (style)
magnitudo, dinis
, f. : la grande taille, la grandeur
magnus, a, um
: grand
Marsicus, a, um
: des Marses, marsique
mater, tris
, f. : la mère
maximus, a, um
: superlatif de magnus, a, um : grand
medius, a, um
: qui est au milieu, en son milieu (medium, i, n. : le milieu)
Metellus, i
, m. : Métellus
militaris, e
: militaire
modestissimus, a, um
:superlatif de modestus, a, um : mesuré, calme, doux, modéré
modus, i
, m. : 1 - la mesure, la dimension, la proportion; l'étendue, l'extension; la quantité; la hauteur, la longueur; le contour, le tour, la circonférence. - 2 - la mesure (objet qui sert à évaluer les quantités). - 3 - la mesure, le rythme, la cadence (musicale, oratoire), la mélodie, le chant, le mode musical, la musique. - 4 - la mesure, la règle, la loi, la prescription; la juste mesure, la modération. - 5 - les bornes, les limites, la fin, le terme. - 6 - la manière, la façon, le procédé, la méthode, le genre, la sorte, le mode. - 7 - le mode, la forme (t. de gram.).
multus, a, um
: en grand nombre (surtout au pl. : nombreux)
narro, as, are
: conter, raconter
nascor, eris, i, natus sum
: 1. naître 2. prendre son origine, provenir
ne
, 1. adv. : ... quidem : pas même, ne (défense) ; 2. conj. + subj. : que (verbes de crainte et d'empêchement), pour que ne pas, de ne pas (verbes de volonté) 3. adv. d'affirmation : assurément 4. interrogatif : est-ce que, si
nisi
, conj. : si... ne... pas ; excepté
non
, neg. : ne...pas
numero, as, are
: compter
nunquam
, adv. : jamais
occupo, as, are
: se saisir de, envahir, remplir, devancer, couper (la parole)
offensa, ae
, f. : le heurt, le choc, le malaise, le mécontentement, l'offense, la dispute
omnis, e
: tout
opera, ae,
f. : le soin, l'effort (operam dare : se consacrer à)
ops, opis,
f. : sing., le pouvoir, l'aide ; pl., les richesses
paene
, adv. : presque
par, aris
: semblable, pareil par, paris, m. : le couple, la paire)
parens, entis
, m. : le père ou la mère, le parent, le grand-père
paternus, a, um
: du père, des aïeux
patria, ae
, f. : la patrie
pauci, ae, a
: pl. peu de
peritissimus, a, um
: superlatif de peritus, a, um : expert, savant, connaisseur
Picenum, i,
n. : le Picénum (région d'Italie)
Pompeius, i
, m. : Pompée
potentia, ae
, f. : 1. la force 2. la puissance, le pouvoir, l'autorité, l'influence
praecipuus, a, um
: 1. particulier, spécial 2. supérieur (praecipua, orum : le principal, l'essentiel)
praedico, is, ere, dixi, dictum
: dire avant, fixer d'avance, déterminer
privo, as, are
: priver de + abl. (privatus, a, um : particulier) (privatus, i, m. : le simple particulier)
prudentia, ae
, f. : la prévoyance, la prévision
prudentissimus, a, um
: superlatif de prudens, entis : qui prévoit, compétent, prudent, réfléchi
qua
, 1. ablatif féminin singulier du relatif. 2. Idem de l'interrogatif. 3. après si, nisi, ne, num = aliqua. 4. faux relatif = et ea 5. adv. = par où?, comment?
quae
, 4 possibilités : 1. nominatif féminin singulier, nominatif féminin pluriel, nominatif ou accusatif neutres pluriels du relatif = qui, que (ce que, ce qui) 2. idem de l'interrogatif : quel? qui? que? 3. faux relatif = et ea - et eae 4. après si, nisi, ne, num = aliquae
quem
, 4 possibilités : 1. acc. mas. sing. du pronom relatif = que 2. faux relatif = et eum 3. après si, nisi, ne num = aliquem : quelque, quelqu'un 4. pronom ou adjectif interrogatif = qui?, que?, quel?
qui
, 1. nominatif masculin singulier ou nominatif masculin pluriel du relatif 2. idem de l'interrogatif 3. après si, nisi, ne, num = aliqui 4. faux relatif = et ei 5. interrogatif = en quoi, par quoi
quisquam, quaequam, quidquam (quic-)
: quelque, quelqu'un, quelque chose
raro
, adv. : rarement
reconcilio, as, are
: remettre en état, rétablir, réconcilier
rectus, a, um
: droit, correct
refertus, a, um
: plein de, rempli de, nourri de
res, rei
, f. : la chose, l'événement, la circonstance, l'affaire judiciaire; les biens
restituo, is, ere, tui, tutum
: remettre debout, reconstruire, restaurer; restituer, rendre
sanctitas, atis
, f. : la sainteté, la pureté (pl.) les pratiques sacrées
satisfactio, ionis
, f. : action d'acquitter une dette; excuse, justification, amende honorable
sed
, conj. : mais
senatorius, a, um
: sénatorial, de sénateur
Sertorius, ii
, m. : Sertorius (général romain)
singularis, e
: seul, personnel, particulier, unique, extraordinaire
stirps, stirpis
, f. (m.) : la racine, la race, la descendance
sub
, prép. : + Abl. : sous
Sulla, ae
, m. : Sylla
sum, es, esse, fui
: être
suus, a, um
: adj. : son; pronom : le sien, le leur
tenax, tenacis
: tenace, solide
timeo, es, ere, timui
: craindre
toga, ae
, f. : la toge
totus, a, um
: tout entier
ubi
, adv. : où; conj. quand (ubi primum : dès que)
ultimus, a, um
: dernier
usus, us
, m. : l'usage, l'utilité
ut
, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que
utor, eris, i, usus sum
: utiliser
validius
, adv. : comparatif de valide : beaucoup, fortement
vereor, eris, eri, veritus sum
: 1. révérer, respecter 2. appréhender, craindre
vindico, as, are
: 1. revendiquer, réclamer 2. venger, punir
vir, viri
, m. : l'homme, le mari
virilis, e
: viril, d'homme, mâle, masculin
vis
, -, f. : la force
vita, ae
, f. : la vie
vitium, ii
, n. : le vice, le défaut
volumen, inis
, n. : la chose enroulée, l'enroulement, le manuscrit, le livre
XXIII
, inv. : 23
texte
texte
texte
texte