Le temps des généraux : Pompée

Conjuration de Catilina

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64
Conjuration de Catilina
Campagne éléctorales
La bible du candidat (3)

CICERON : M. Tullius Cicero fut avocat, homme politique, écrivain. Durant les dernières années de sa vie, aigri par son divorce et par sa mise à l'écart de la vie politique, Cicéron va se consacrer à la rédaction d'ouvrages théoriques sur l'art oratoire et sur la philosophie. Au fil de ses lectures, Cicéron choisit son bien où il le trouve ; il est en philosophie, un représentant de l'éclectisme.

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III. Quid ego nunc dicam petere eum tecum consulatum qui hominem carissimum populo Romano, M. Marium, inspectante populo Romano vitibus per totam urbem ceciderit, ad bustum egerit, ibi omni cruciatu lacerarit, vivo stanti collum gladio sua dextera secuerit, cum sinistra capillum eius a vertice teneret, caput sua manu tulerit, cum inter digitos eius rivi sanguinis fluerent; qui postea cum histrionibus et cum gladiatoribus ita vixit ut alteros libidinis, alteros facinoris adiutores haberet; qui nullum in locum tam sanctum ac tam religiosum accessit in quo non, etiam si in aliis culpa non esset, tamen ex sua nequitia dedecoris suspicionem relinqueret; qui ex curia Curios et Annios, ab atriis Sapalas et Caruilios, ex equestri ordine Pompilios et Vettios sibi amicissimos comparavit; qui tantum habet audaciae, tantum nequitiae, tantum denique in libidine artis et efficacitatis, ut prope in parentum gremiis praetextatos liberos constuprarit? Quid ego nunc tibi de Africa, quid de testium dictis scribam? Nota sunt, et ea tu saepius legito; sed tamen hoc mihi non praetermittendum videtur, quod primum ex eo iudicio tam egens discessit quam quidam iudices eius ante illud iudicium fuerunt, deinde tam inuidiosus ut aliud in eum iudicium cottidie flagitetur. Hic se sic habet ut magis timeant, etiam si quierit, quam ut contemnant, si quid commoverit. Quanto melior tibi fortuna petitionis data est quam nuper homini novo, C. Coelio! ille cum duobus hominibus ita nobilissimis petebat ut tamen in iis omnia pluris essent quam ipsa nobilitas, summa ingenia, summus pudor, plurima beneficia, summa ratio ac diligentia petendi; ac tamen eorum alterum Coelius, cum multo inferior esset genere, superior nulla re paene, superavit. Qua re tibi, si facies ea quae natura et studia quibus semper usus es largiuntur, quae temporis tui ratio desiderat, quae potes, quae debes, non erit difficile certamen cum iis competitoribus qui nequaquam sunt tam genere insignes quam vitiis nobiles; quis enim reperiri potest tam improbus civis qui velit uno suffragio duas in rem publicam sicas destringere?

de petitione consulatus, III

  vocabulaire

III. Pourquoi devrais-je parler de lui comme un candidat pour le consulat : cet homme qui frappa à coups de ceps de vignes, sous les yeux du peuple romain, à travers toute la ville, M. Marius,l'homme le plus aimé du peuple romain, le poussa devant lui jusqu'à son bûcher, le déchiqueta dans les pires tortures et alors qu'il vivait encore, lui coupa de la main droite la tête d'un coup d'épée, alors que de la gauche il le tenait par les cheveux et il porta la tête de sa main alors que des ruisseaux de sang lui dégoulinaient sur les doigts. C'est cet homme qui ensuite vécut avec des acteurs et des gladiateurs de façon à avoir les uns comme compagnons de sa débauche, les autres comme ceux de ses crimes. Lui qui jamais n'approcha d'un endroit si sacré ou saint sans, même si on ne commettait aucun crime, laisser cependant par ses dérèglements le soupçon du déshonneur. Lui qui recruta ses meilleurs amis, au sénat les Curii et les Annii, dans les salles de vente les Sapalae et les Carvilii, dans l'ordre équestre les Pompilii et les Vetii. Cet homme qui eut tant d'audace, tant de débauche, tant d'art et d'efficacité dans le vice qu'il a violé de jeunes adolescents presque dans les bras de leurs parents. Pourquoi encore te faire mention de l'Afrique ou des paroles des témoins? C'est bien connu et lis les à plusieurs reprises. Néanmoins, je pense que je ne dois pas passer sous silence le fait qu'il est parti de son procès aussi pauvre que l'étaient les juges avant ce procès et qu'ensuite il fut tellement haï qu'une autre poursuite fut entamée contre lui tous les jours. Il se comporte de telle façon qu'on le craint plus quand il ne fait rien qu'on le méprise quand il bouge. Tu as plus de chance dans ta candidature que récemment un homme nouveau, C. Caelius. Celui-ci posait sa candidature avec deux hommes d'une noblesse telle que chez eux tout valait plus que cette noblesse elle-même : de très grandes qualités, un sentiment élevé du devoir, un sens de l'Etat élevé, une méthode et un soin scrupuleux lors de la campagne électorale. Mais Cælius, cependant bien que fort inférieur par sa naissance et à peine supérieur dans le reste, l'emporta. C'est pourquoi, si tu fais ce que te donnent largement tes capacités et les études que tu as toujours poursuivies, ce que les exigences de ta position actuelle réclament, ce que tu es capable de faire et ce que tu dois, la lutte ne sera pas difficile contre des concurrents qui ne sont nullement aussi remarquables par leur naissance que connus pour leurs vices. Quel citoyen pourrait-on trouver si stupide pour souhaiter par un seul suffrage dégainer deux poignards contre l'Etat ?

[1] Cælius, consul en 94 avec Cn. Domitius Ahenobarbus.

de petitione consulatus, III

CHAPITRE II

LE CONSULAT DE CICÉRON

III.

C'était une grande victoire pour Cicéron. Il était nommé le premier, aux acclamations de tout le peuple. Il obtenait la plus haute magistrature de la république, deux ans après avoir été préteur, c'est-à-dire aussitôt que la loi lui permettait d'y prétendre, tandis que son compatriote Diarius, un si grand homme de guerre, avait mis sept ans pour arriver de la préture au consulat. Quand on connaît sa sensibilité délicate et le penchant q'il a`ait à se complaire en lui-même, on comprend qu'il en ait éprouvé une joie débordante. Quoiq'il ait eu dans sa vie quelques beaux ours de triomphe, il n'a peut-être jamais été plus heureux que lorsque, au Champ de Mars, dans la villa publica, où se tenait lecandidat pendant l'élection, cette cohorte de jeunes gens, qui s'était mise à son service, vint lui annoncer le résultat de la lutte. Mais, s'il fut d'abord enivré par son succès, ce qui était bien naturel, on peut être sûr, quand on le connaît, que l'ivresse ne dura pas. Il état trop perspicace, il avait trop l'habitude de voir les mauvais côtés des choses pour ne pas distinguer clairement, dès les premiers jours, ce que la situation avait de grave, et les dangers qu'il allait courir. De tous ces dangers, le plus rapproché, le plus menaçant, celui qu'il fallait écarter d'abord, lui venait du collègue que le suffrage de ses concitoyens lui avait donné . Il y avait quelques semaines à peine qu'il l'avait accablé d'injures devant le Sénat, le traitant de voleur et d'assassin, et l'élection venait d'en faire son associé, l'homme qui allait gouverner Rome avec lui. Ils devaient à tout moment se concerter, s'entendre, prendre des mesures en commun, et l'on savait qu'ils avaient des opinions contraires et ne s'accordaient en rien. Que pouvait-il résulter de cette alliance mal assortie? et comment l'État allait-il marcher, avec des conducteurs qui le tireraient en sens inverse? Les vieux Romains, pour se délivrer à tout jamais des inconvénients de la royauté, avaient imaginé d'en limiter la durée à un an, et d'en investir deux personnes au lieu d'une, c'est-à-dire de la remplacer par le consulat, et il faut bien croire que le moyen était bon, puisque la royauté, pendant des siècles, n'a pas reparu. Mais il présentait aussi des dangers. Le plus grave état celui dont Cicéron allait avoir à souffrir et qui provenait de la diversité d'humeurs et de sentiments entre les deux collègues. Ce danger était d'autant plus à craindre qu'en instituant la magistrature nouvelle, on avait voulu lui conserver la grandeur et le prestige de l'ancienne. Afin de ne pas paraître en diminuer la majesté en la partageant, et pour que chacun eût l'air de la posséder tout entière (Cum unum magistratum administrent, unius hominis vicern sustinent. Mommsen a donné une excellente explication de ce passage d’Ulpien et il a fait d'une manière définitive la théorie de la dualité du consulat dans son Droit public (1, p . 33, de la traduction française), on avait évité de faire des séparations trop précises d'attributions entre les deux collègues, ce qui devait rendre, à ce qu'il semble, les conflits presque inévitables. La merveille, c'est qu'ils aient été si rares, et qu'une machine aussi délicate ait marché sans encombre pendant tant de siècles. Rien ne nous fait plus admirer le patriotisme des magistrats de ces époques primitives que de songer aux concessions réciproques, aux sacrifices d'amour-propre, d'opinions, d'intérêt qu'ils durent, se faire l'un à l'autre, pour rester d'accord entre eux. Il y eut cependant des inimitiés, des luttes, qu'on accommoda d'abord comme on put, mais qui éclatèrent avec violence, quand les moeurs publiques commencèrent à s'altérer. Quelques années avant le consulat de Cicéron, la querelle entre Octavius et Cinna, deux collègues qui avaient promis de vivre en bonne amitié, finit par une guerre civile. Plus tard, César et Bibulus, deux mortels ennemis, furent nommés consuls ensemble. On s'attendait à des luttes passionnées ; mais César, qui savait bien qu'il avait affaire à un collègue entêté et médiocre dont il n'aurait jamais raison, prit le parti de se passer entièrement de lui. Il le laissa s'enfermer dans sa maison, protester solennellement contre tout ce qui se faisait en son absence, et s'occupa tout seul des affaires publiques. Cette année-là, il n'y eut vraiment qu'un consul (Pour dater ce consulat, au lieu de mettre le non des deux consuls, comme c'était l'ordinaire, les malins disaient : Caio et Julio Caesare consulibus). Cicéron arriva au même résultat par un autre moyen. Il savait qu'il lui serait possible de s'accommoder avec son collègue en y mettant le prix. Antoine était tout à fait ruiné et comptait se refaire dans la province que, selon l'usage, il aurait à gouverner après son consulat. Les deux provinces qu'on avait réservées d'avance pour les consuls, quand ils sortiraient de charge, étaient la Macédoine et la Gaule cisalpïne ; ils devaient tirer au sort entre eux celle qui leur serait attribuée. La Macédoine était de beaucoup la plus avantageuse, et Antoine la convoitait ; Cicéron la lui céda, avant que le sort eût décidé (On a dit que la générosité de Cicéron ne fut pas tout à fait désintéressée et qu'en cédant à Antoine cette riche province il avait stipulé qu'il partagerait les bénéfices : Antoine le laissait entendre, sans doute dans l’espoir que la province supporterait mieux ses rapines, si elle savait qu’il état obligé de piller pour deux. Cicéron en fut indigné quand il le sut (Ad Att., I 12) et déclara qu’il ne chercherait pas à faire maintenir Antoine dans son gouvernement, ce qui aurait été son intérêt, s'il en avait partagé les profits avec lui . Il n'y a de sûr qu'une chose, c'est qu'Antoine était son débiteur, ce qui n'est pas surprenant, puisqu'il empruntait à tout le monde, et que comme à son ordinaire, il ne payait pas ses créanciers. La lettre que lui écrivit plus tard Cicéron, quand il lut un peu radouci (Fam., V, 5) me semble bien prouver qu’il n’y eut jamais entre eux aucune transaction malhonnête). Il n'y avait pas grand mérite, car il était résolu à n'accepter ni l'une ni l'autre des deux provinces et ne voulait quitter Rome sous aucun prétexte. Cependant Antoine lui sut gré de cette complaisance, et c'est à elle qu'on attribue que, tant que dura ce ménage mal assorti, il n'y eut d'éclat public d'aucun côté ; mais il n'y eut pas non plus de confiance réciproque. On n'obtint jamais d'Antoine qu'il s'engageât formellement à soutenir la politique de son collègue. Il conserva ses rapports intimes avec Catilina, qui ne cessa pas de compter sur son appui, et il est probable qu'il tenait au courant son ancien associé de ce qu'il avait intérêt à savoir. Malgré tout, Cicéron, qui ne l'ignorait pas, continuait à le traiter avec les plus grands égards et cherchait à le désarrner par ses prévenances. Mais en même temps il tenait l'ceil ouvert sur toutes ses démarches. Comme il avait la chance d'être en très bons rapports avec P. Sextius, le questeur d'Antoine, il s'en servit fort adroitement pour diriger son collègue, et au besoin pour le surveiller. Ce n'en était pas moins une grande gêne d'avoir auprès de soi, dans les mêmes conseils, quelqu'un devant lequel on n'osait pas parler librement, dont on savait qu'il vous trahissait, et qu'en cas de lutte indécise, il se mettrait sans doute de l'autre côté et autoriserait par sa présence les projets de l'ennemi. Rien ne montre mieux tout ce qu'avait Cicéron de souplesse et d'habileté que de voir comment il a su éviter les périls de ce voisinage incommode. Il est vrai qu'il y fut aidé par la parfaite incapacité de son collègue, qui égalait sa profonde scélératesse. Il parvint si bien à l'annihiler, pendant tout son consulat, qu'on a pu dire comme pour César, que, cette année-là, il n'y eut qu'un consul.

LA CONJURATION DE CATILINA PAR GASTON BOISSIER de l'Académie française, PARIS, LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie, 79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 1905.

a, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ab
, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ac
, conj. : et, et aussi
accedo, is, ere, cessi, cessum
: 1. aller vers, s'approcher de, marcher sur 2. venir s'ajouter, s'ajouter
ad
, prép. : + Acc. : vers, à, près de
adiutor, oris
, m. : l'aide, l'assistant, l'adjoint
Africa, ae
, f. : l'Afrique
ago, is, ere, egi, actum
: 1 - chasser devant soi, faire marcher, conduire, pousser, amener (en parlant des êtres animés ou personnifiés) 2. faire, traiter, agir
alius, a, ud
: autre, un autre
alter, era, erum
: autre de deux
amicissimus, a, um
: superlatif de amicus, a, um : ami
Annius, i
, m. : Annius (nom d'homme)
ante
, prép. : +acc., devant, avant ; adv. avant
ars, artis
, f. : 1. le talent, l'habileté 2. le métier, la profession 3. la connaissance technique, l'art
atrium, i
, n. : grande salle (à l’entrée de la maison romaine), salle d’entrée (des monuments publics).
audacia, ae
, f. : l'audace
beneficium, ii,
n. : 1. le service, le bienfait, la faveur 2. la distinction, les faveurs
bustum, i,
n. : - 1 - le lieu où l'on brûlait les morts, le bûcher. - 2 - le tombeau, le sépulcre, le monument funèbre. - 3 - les cendres. - 4 - les ruines d'une ville.
C
, = Caius, ii, m. : abréviation.
caedo, is, ere, cecidi, caesum
: frapper
capillus, i
, m. : le cheveu
caput, itis
, n. :1. la tête 2. l'extrémité 3. la personne 4. la vie, l'existence 5. la capitale
carissimus, a, um
: très cher (superlatif de carus, a, um)
Carvilius, i
, m. : Carvilius (nom d'homme)
certamen, inis
, n. : le combat, la lutte, le conflit

civis, is
, m. : le citoyen
Coelius, i
, m. : Caelius
collum, i
, n. : le cou
commoveo, es, ere, movi, motum
: 1. pousser, déplacer 2. agiter 3. émouvoir (commotus, a, um : en mouvement, ému, agité)
comparo, as, are
: 1. accoupler, apparier, comparer 2. procurer, recruter, disposer, régler
competitor, oris
, m. : le concurrent
constupro, as, are
: déshonorer, débaucher, violer
consulatus, us
, m. : le consulat
contemno, is, ere, tempsi, temptum
: mépriser
cottidie
, adv. : chaque jour, tous les jours
cruciatus, us
, m. : la torture, le supplice, la souffrance
culpa, ae
, f. : la faute
cum
, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
curia, ae
, f. : la curie
Curius, i
, m. : Curius
de
, prép. + abl. : au sujet de, du haut de, de
debeo, es, ere, ui, itum
: devoir
dedecus, oris
, n. : le déshonneur, la honte, l'ignominie, l'infamie
deinde
, adv. : ensuite
denique
, adv. : enfin
desidero, as, are
: désirer, réclamer, regretter (déplorer) la perte de, porter manquant
destringo, is, ere, strinxi, strictum
: 1. enlever en serrant, couper, cueillir 2. dégainer l'épée 3. nettoyer 4. effleurer, raser
dextera, ae
, f. : la main droite

dico, is, ere, dixi, dictum
: 1 - dire, affirmer, prononcer, exprimer; débiter, réciter. - 2 - dire le nom, nommer, appeler. - 3 - haranguer, plaider. - 4 - célébrer, chanter, raconter, décrire, composer, prédire. - 5 - fixer, assigner, établir, régler. - 6 - avertir, faire savoir, notifier. - 7 - signifier, vouloir dire. - 8 - nommer, élire, proclamer, élever au rang de.
difficilis, e
: difficile
digitus, i,
m. : le doigt (de pied), l'orteil (ad digitum : jusqu'à l'abandon)
diligentia, ae
, f. : l'empressement, le zèle, le soin scrupuleux
discedo, is, ere, cessi, cessum
: se séparer, s'éloigner
do, das, dare, dedi, datum
: donner
duo, ae, o
: deux
ea
, 1. ablatif féminin singulier, nominatif ou accusatif neutres pluriels de is, ea, id (ce, cette, le, la...) 2. adv. : par cet endroit
efficacitas, atis
, . : la force, la vertu, l'efficacité
egens, entis
: pauvre, dépourvu de (+ Gén.)

ego, mei :
je
eius
, génitif singulier de is, ea, id : ce, cette, son, sa, de lui, d'elle
enim
, conj. : car, en effet
eo
, 1. ABL. M-N SING de is, ea, is : le, la, les, lui... ce,..; 2. 1ère pers. sing. de l'IND PR. de eo, ire 3. adv. là, à ce point 4. par cela, à cause de cela, d'autant (eo quod = parce que)
eorum
, génitif masculin ou neutre pluriel de is, ea, id = d'eux, leur, leurs

equester, tris, tre
: équestre
et
, conj. : et. adv. aussi
etiam
, adv. : encore, en plus, aussi, même, bien plus
eum
, ACC M SING. de is, ea, id : il, lui, elle, celui-ci...
ex
, prép. : + Abl. : hors de, de
facinus, oris
, n. : 1. l'action, l'acte 2. le forfait, le crime
facio, is, ere, feci, factum
: faire
fero, fers, ferre, tuli, latum
: porter, supporter, rapporter
flagito, as, are
: demander avec instance, réclamer d'une manière pressante
fluo, is, ere, fluxi, fluxum
: couler, s'écouler
fortuna, ae
, f. : la fortune, la chance
genus, eris
, n. : la race, l'origine, l'espèce
gladiator, oris
, m. : le gladiateur
gladius, i
, m. : le glaive, l'épée
gremium, ii
, n. : le sein maternel
habeo, es, ere, bui, bitum
: avoir (en sa possession), tenir (se habere : se trouver, être), considérer comme

hic, haec, hoc
: adj. : ce, cette, ces, pronom : celui-ci, celle-ci
hic
, adv. : ici
histrio, onis
, m. : le comédien
homo, minis
, m. : l'homme, l'humain
ibi
, adv. : là
iis
, datif ou ablatif pluriels de is, ea, id : le, la, les, lui... ce,..

ille, illa, illud
: adjectif : ce, cette (là), pronom : celui-là, ...
improbus, a, um
: de mauvais aloi, mauvais - méchant, malhonnête - démesuré, extravagant
in
, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre

inferior, oris
: inférieur, plus bas
ingenium, ii
, n. : les qualités innées, le caractère, le talent, l'esprit, l'intelligence
insignis, e
: remarquable, extraordinaire (insigne, is, n. : la marque, le signe, l'insigne, la décoration)
inspecto, as, are
: regarder dans
inter
, prép. : + Acc. : parmi, entre

invidiosus, a, um
: 1 - envieux, jaloux, haineux. - 2 - qui est jalousé, qui est envié. - 3 - qui est haï, qui rend odieux, odieux, impopulaire, révoltant.
ipse, a, um
: (moi, toi, lui,...) même
ita
, adv. : ainsi, de cette manière ; ita... ut, ainsi que

iudex, icis
, m. : le juge
iudicium, ii
, n. : le jugement, la décision, le procès (devant un tribunal)

lacero, as, are
: 1. mettre en morceaux, déchirer 2. railler 3. faire mal, faire souffrir
largior, iris, iri, largitus sum
: accorder généreusement, donner largement
lego, is, ere, legi, lectum
: cueillir, choisir, lire (lectus, a, um : choisi, d'élite)
liberi, orum
, m. pl. : les enfants (fils et filles)
libido, dinis,
f. : le désir, l'envie, la débauche
locus, i
, m. : le lieu, l'endroit; la place, le rang; la situation
M
, inv. : abréviation de Marcus
magis
, adv. : plus
manus, us
, f. : la main, la petite troupe
Marius, i
, m. : Marius
melior, oris
: comp. de bonus : meilleur
multo
, adv. : beaucoup, de beaucoup
natura, ae,
f. : la nature
nequaquam
, adv. : nullement
nequitia, ae
, f. : la mauvaise qualité de caractère, le dérèglement, la débauche
nobilis, e
: connu, noble
nobilissimus, a, um
: superlatif de nobilis, e : noble
nobilitas, atis
, f. : la réputation, la noblesse
non
, neg. : ne...pas
nosco, is, ere, novi, notum
: apprendre ; pf. savoir
nullus, a, um
: aucun
nunc
, adv. : maintenant
nuper
, adv. : naguère, récemment
omnis, e
: tout
ordo, inis,
m. : le rang, l'ordre, la file (de soldats), la centurie
paene
, adv. : presque
parens, entis
, m. : le père ou la mère, le parent, le grand-père
per
, prép. : + Acc. : à travers, par
petitio, ionis
, f. : la candidature, la campagne électorale
peto, is, ere, i(v)i, itum
: 1. chercher à atteindre, attaquer, 2. chercher à obtenir, rechercher, briguer, demander
plurimi, ae, a
: pl. superlatif de multi - très nombreux
plus, pluris
, n. : plus, plus cher
Pompilius, i
, m. : Pompilius
populus, i
, m. : le peuple
possum, potes, posse, potui
: pouvoir
postea
, adv. : ensuite
praetermitto, is, ere, misi, missum
: omettre, laisser passer
praetextatus, a, um
: vêtu de la toge prétexte, enfant, adolescent
primum
, adv. : d'abord, pour la première fois
prope
, adv. près, presque ; prép + acc. : près de
publicus, a, um
: public
pudor, oris
, m. : 1 - la honte honnête, la pudeur, le sentiment de honte, la réserve, la modestie, la timidité. - 2 - le sentiment du devoir, la conscience, l'honneur, le point d'honneur, la dignité, la probité, la vertu. - 3 - la pudicité, la chasteté. - 4 - les égards, la considération. - 5 - la considération dont on jouit, la bonne renommée. - 6 - le déshonneur, l'infamie, l'ignominie, la chose honteuse, l'objet de honte, la honte. - 7 - la rougeur de la honte.
quae
, 4 possibilités : 1. nominatif féminin singulier, nominatif féminin pluriel, nominatif ou accusatif neutres pluriels du relatif = qui, que (ce que, ce qui) 2. idem de l'interrogatif : quel? qui? que? 3. faux relatif = et ea - et eae 4. après
si, nisi, ne, num = aliquae
quam
, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. faux relatif = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quanto
, adv. : combien ?, avec tanto = autant que
qui
, 1. nominatif masculin singulier ou nominatif masculin pluriel du relatif 2. idem de l'interrogatif 3. après si, nisi, ne, num = aliqui 4. faux relatif = et ei 5. interrogatif = en quoi, par quoi
quibus
, 1. datif ou ablatif pluriel du relatif 2. Idem de l'interrogatif 3. faux relatif = et eis 4. après si, nisi, ne, num = aliquibus
quid
, 1. Interrogatif neutre de quis : quelle chose?, que?, quoi?. 2. eh quoi! 3. pourquoi? 4. après
si, nisi, ne num = aliquid
quidam, quaedam, quoddam/quiddam
: un certain, quelqu'un, quelque chose
quiesco, is, ere, quievi, quietum
: se reposer, dormir
quis
, 1. pronom interrogatif N. M. S. 2. pronom indéfini = quelqu'un 3. après si, nisi, ne, num = aliquis 4. =
quibus
quo
, 1. Abl. M. ou N. du pronom relatif. 2. Abl. M. ou N. du pronom ou de l'adjectif interrogatif. 3. Faux relatif = et eo. 4. Après si, nisi, ne, num = aliquo. 5. Adv. =où ? (avec changement de lieu) 6. suivi d'un comparatif = d'autant 7. conj. : pour que par là
quod
, 1. pronom relatif nom. ou acc. neutre singulier : qui, que 2. faux relatif = et id 3. conjonction : parce que, le fait que 4. après si, nisi, ne, num = aliquod = quelque chose 5. pronom interrogatif nom. ou acc. neutre sing. = quel?
ratio, onis
, f. : l'évaluation d'une chose, sa nature, son espèce, sa manière d'être, ses modalités - le système, le procédé, la méthode, le plan
religiosus, a, um
: religieux, vénérable, respecté
relinquo, is, ere, reliqui, relictum
: laisser, abandonner
reperio, is, ire, repperi, repertum
: 1. retrouver 2. trouver (après recherche) 3. trouver du nouveau, imaginer
res, rei
, f. : la chose, l'événement, la circonstance, l'affaire judiciaire; les biens
rivus, i
, m. : le ruisseau, le canal
Romanus, a, um
: Romain (Romanus, i, m. : le Romain)
saepius
, comp. de saepe : plus souvent
sanctus, a, um
: 1. sacré, inviolable 2. saint, vénérable, certueux
sanguis, inis
, m. : le sang, la vigueur
Sapala, ae
, m. : Sapala (nom d'homme)
scribo, is, ere, scripsi, scriptum
: 1. tracer, écrire 2. mettre par écrit 3. rédiger 4. inscrire, enrôler
se
, pron. réfl. : se, soi

seco, as, are, secui, sectum
: couper
sed
, conj. : mais
semper
, adv. : toujours
si
, conj. : si
sic
, adv. : ainsi ; sic... ut : ainsi... que
sica, ae
, f. : le poignard
sinistra, ae
, f. : la main gauche

sto, as, are, steti, statum
: se tenir debout
studium, ii
, n. : 1. le zèle, l'ardeur 2. l'affection, l'attachement 3. l'intérêt, la passion, l'étude
suffragium, i
, n. : le suffrage, le vote

sum, es, esse, fui
: être
summus, a, um
: superlatif de magnus. très grand, extrême
superior, oris
: plus élevé, supérieur, précédent
supero, as, are
: 1. s'élever au-dessus 2. être supérieur, l'emporter 3. aller au-delà, dépasser, surpasser, vaincre
suspicio, ionis
, f. : le soupçon
suus, a, um
: adj. : son; pronom : le sien, le leur
tam
, adv. : si, autant
tamen
, adv. : cependant
tantum
, adv. : tant de, tellement ; seulement
tecum, = cum te
: avec toi
tempus, oris,
n. : 1. le moment, l'instant, le temps 2. l'occasion 3. la circonstance, la situation - la tempe
teneo, es, ere, ui, tentum
: 1. tenir, diriger, atteindre 2. tenir, occuper 3. tenir, garder 4. maintenir, soutenir, retenir 5. lier 6. retenir, retarder, empêcher
testis, is
, m. : le témoin
timeo, es, ere, timui
: craindre
totus, a, um
: tout entier

tu, tui
: tu, te, toi
tuus, a, um
: ton
unus, a, um
: un seul, un
urbs, urbis
, f. : la ville
ut
, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que

utor, eris, i, usus sum
: utiliser
vertex, icis
, f. : 1. le tourbillon 2. le sommet, la tête 3. le plus haut degré
Vettius, ii
, m. : Vettius
video, es, ere, vidi, visum
: voir (videor, eris, eri, visus sum : paraître, sembler)
vitis, is
, f. : la vigne, le cep, le sarment, la baguette du centurion

vitium, ii
, n. : le vice, le défaut
vivo, is, ere, vixi, victum
: vivre

vivus, a, um
: vivant
volo, vis, velle
: vouloir
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