Le temps des Généraux : Marius

88 : Sylla consul - Guerre contre Mithridate

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Rome devient une arène

FLORUS : On ne sait rien de Florus. Il écrit une Histoire romaine (-753 - +9). Son oeuvre est publiée à la fin du règne d’Hadrien.

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Pour la première fois une armée romaine entre dans Rome.  Sylla arrive devant Rome avec 8 légions.  

XXII. -- BELLUM CIVILE MARIANUM

Hoc deerat unum populi romani malis, ut iam ipse intra se parricidale telum domi stringeret, et in Urbe media ac Foro, quasi arena, cives cum civibus suis gladiatorio more concurrerent. Aequiore animo utcunque ferrem si plebei duces, aut si nobiles, mali saltem, ducatum sceleri praebuissent. Tum vero, - pro facinus ! - qui viri ! qui imperatores ! decora et ornamenta seculi sui, Marius et Sylla, pessimo facinori suam etiam dignitatem praebuerunt.
Bellum civile Marianum, sive Syllanum tribus, sic dixerim, sideribus agitatum est. Primum levi ex modico tumultu magis quam bello, intra ipsos dumtaxat armorum duces subsistente saevitia; mox atrocius et cruentius, per ipsius viscera senatus grassante victoria; ultimum non civicam modo, sed hostilem quoque rabiem supergressum est, cum armorum furor totius Italiae viribus niteretur, eo usque odiis saevientibus, donec deessent, qui occiderentur.
Initium et causa belli inexplebilis honorum Marii fames, dum decretam Syllae provinciam Sulpicia lege sollicitat. Sed impatiens injuriae statim Sylla legiones circumegit, dilatoque Mithridate, Esquilina Collinaque porta geminum Urbi agmen infudit. Unde, cum consules Sulpicius et Albinovanus obiecissent catervas suas et saxa undique a moenibus ac tela iacerentur, ipse quoque iaculatus incendio viam fecit, arcemque Capitolii, quae Poenos quoque, Gallos etiam Senonas evaserat, quasi captivam victor insedit. Tum ex consulto senatus adversariis hostibus iudicatis, in praesentem tribunum aliosque diversae factionis, iure saevitum est. Marium servilis fuga exemit; immo fortuna alteri bello reservavit.

FLORUS, III.

 vocabulaire            

XXII. -- GUERRE CIVILE DE MARIUS

Il ne restait plus au peuple romain, pour combler la mesure de ses maux, qu'à tirer contre lui-même, dans Rome, un fer parricide, et à considérer le centre de la ville et le forum comme une arène où les citoyens lutteraient contre les citoyens, à la manière des gladiateurs. Cependant ma douleur serait moins vive si des chefs plébéiens ou du moins des nobles méprisables avaient dirigé cette criminelle entreprise. Mais, ô forfait ! - quels hommes et quels généraux ce furent ! Marius et Sylla, la gloire et l'ornement de leur siècle, prêtèrent l'éclat de leur nom au pire des attentats.
La guerre civile de Marius ou de Sylla éclata, pour ainsi dire, sous l'influence de trois astres différents. Ce fut d'abord une agitation faible et légère, plutôt qu'une guerre, les chefs se contentant d'exercer contre eux-mêmes leur cruauté ; le second orage fut plus violent et plus sanglant, le vainqueur déchirant les entrailles du sénat lui-même ; le dernier dépassa la violence des luttes civiles et même des guerres contre les ennemis : la fureur des armes était soutenue par toutes les forces de l'Italie, et les haines se déchaînèrent, jusqu'au moment où il n'y eut plus personne à assassiner.
L'origine et la cause de cette guerre furent cette soif insatiable des honneurs qui poussa Marius à solliciter, en vertu de la loi Sulpicia, la mission confiée à Sylla. Ne pouvant supporter cet affront, Sylla ramène aussitôt ses légions, et, laissant provisoirement Mithridate, il fait entrer dans Rome, par la porte Esquiline et la porte Colline, ses troupes divisées en deux colonnes. Mais les consuls Sulpicius et Albinovanus lui opposent leurs troupes, et des pierres et des traits lui sont lancés de toutes parts du haut des murailles. Il s'ouvre un chemin en semant partout l'incendie. La citadelle du Capitole qui avait échappé aux Carthaginois et même aux Gaulois Sénons tombe entre ses mains, et il s'y établit en vainqueur. Alors un sénatus-consulte déclare ses adversaires ennemis publics, et il fait légalement mettre à mort le tribun resté à Rome et d'autres citoyens du parti adverse. Marius s'échappa en fuyant sous un habit d'esclave, ou, pour mieux dire, la fortune le réserva pour une autre guerre.

traduction Garnier, édition de Pierre HAINSSELIN et Henri WATELET.

FLORUS, III.

APPIEN, Guerres civiles

55 Tels étaient les meurtres et les attentats séditieux dont Rome offrait le spectacle encore sporadique. Mais ensuite, les chefs de parti ne tardèrent point à s'attaquer les uns les autres, comme lors d'une guerre, avec de fortes armées, et la patrie était entre eux la palme de la victoire. Voici ce qui conduisit, et ce qui servit comme de passage, à ce nouvel ordre de choses, dès que la Guerre Sociale eut été terminée. Lorsque Mithridate, roi du Pont et de plusieurs autres pays, eut fait une irruption dans la Bithynie, dans la Phrygie, et dans les régions de l'Asie qui en sont voisines (événements dont j'ai raconté l'histoire dans le livre précédent), le commandement de l'Asie et de la guerre contre ce prince échut à Sylla, qui était alors consul, et encore à Rome. D'un autre côté, Marins, qui pensait que cette guerre était aussi facile que lucrative, et qui désirait d'en être chargé, engagea par de grandes promesses le tribun Pilblius Sulpicius à le servir dans ce dessein. En même temps, il fit espérer aux alliés, à qui l'on venait d'accorder les droits de cité, et qui ne formaient que la minorité dans les élections, qu'il les ferait distribuer dans toutes les tribus ; et afin d'être secondé par eux dans toutes ses vues, il s'abstint de faire rien pressentir touchant son intérêt personnel. Sulpicius présenta sur-le-champ une loi à ce sujet; et si cette loi eût été votée, tout devait tourner au gré de Marius et de Sulpicius, parce que les nouveaux citoyens étaient en bien plus grand nombre que les anciens. Ceux-ci, qui prévoyaient qu'ils auraient le dessous dans les assemblées publiques, conçurent une vive inimitié contre les autres. Ils se harcelaient réciproquement à coups de bâton, à coups de pierres. Le mal empirait chaque jour; de manière que les consuls, redoutant le jour du vote de la loi, qui approchait, proclamèrent un iustitium pour plusieurs jours, ainsi qu'on est dans l'usage de le faire à l'occasion des grandes solennités ; et cela dans la vue de reculer le jour des comices et le danger.

56 Sulpicius, impatient de cette mesure, ordonna à ceux de son parti de se rendre dans le Forum, armés de glaives sous leurs habits, et d'exécuter tout ce qu'exigeaient les circonstances, sans même respecter les consuls, s'il fallait aller jusqu'aux actes de violence. Après qu'il eut fait toutes ces dispositions, il attaqua, en pleine assemblée, la proclamation du iustitium, comme contraire aux lois ; et il enjoignit aux consuls Cornélius Sylla et Quintus Pompée de le révoquer sur-le-champ, afin qu'il pût mettre ses projets de loi en délibération. Un tumulte s'étant élevé, ceux qui étaient pourvus de glaives s'en armèrent, et menacèrent de faire main basse sur les consuls, qui contrariaient les intentions de Sulpicius. Là-dessus, Pompée s'échappa clandestinement; Sylla, de son côté, se retira comme pour délibérer sur ce qu'il avait à faire. Cependant les séditieux égorgèrent le fils de Pompée, gendre de Sylla, qui osa s'ingérer de parler avec trop de liberté et d'énergie. Un moment après, Sylla reparut, révoqua le iustitium, et partit pour Capoue rejoindre son armée qui l'y attendait pour marcher en Asie contre Mithridate ; car il ne se doutait pas le moins du monde de ce que l'on machinait contre lui. Mais Sulpicius, aussitôt qu'il eut obtenu la révocation du iustitium, et qu'il se vit favorisé d'ailleurs par l'absence de Sylla, fit passer sa loi et donner incontinent à Marius le commandement de la guerre contre Mithridate, à la place de Sylla; ce qui était l'objet de toutes ses manoeuvres

57 Lorsque Sylla en fut informé, il jugea qu'il n'avait plus d'autre ressource que celle des armes. Il réunit son armée pour la haranguer. Les troupes qui la composaient étaient elles aussi avides de l'expédition contre Mithridate, qu'elles regardaient comme lucrative; et elles craignaient que Marius, s'il partait en effet pour l'Asie, ne prît avec lui de préférence d'autres légions. Dans sa harangue à son armée, Sylla ne parla que de l'injure qu'il recevait de la part de Sulpicius et de Marius. Il ne s'expliqua ouvertement sur rien de plus, car il n'osa point proposer la guerre contre ses ennemis. Il se contenta d'inviter son armée à être prête à marcher au premier ordre. Ses soldats, pénétrant sa pensée, craignant d'ailleurs pour eux-mêmes que l'expédition en Asie ne leur échappât, mirent hautement à découvert l'intention de Sylla, et lui commandèrent de les mener hardiment à Rome. Joyeux de ces dispositions, Sylla se mit incontinent en marche à la tête de six légions. Tous les officiers supérieurs de l'armée, à l'exception d'un seul questeur, l'abandonnèrent. Ils s'enfuirent à Rome, révoltés de l'idée de conduire une armée contre la patrie. Des députés vinrent à sa rencontre sur sa route, lui demander pourquoi il marchait enseignes déployés contre Rome. Il répondit que c'était pour la délivrer de ses tyrans. Après avoir fait jusqu'à trois fois la même réponse à d'autres députations, il déclara néanmoins que, si le sénat, Marius et Sulpicius voulaient se réunir avec lui dans le Champ de Mars, il se soumettrait à ce qui serait déterminé. Comme il ne cessait de s'avancer, Pompée, son collègue, vint le joindre, le loua du parti qu'il avait pris, et le seconda dans toutes ses opérations. Marius et Sulpicius, qui avaient besoin de quelque délai pour se mettre pleinement en mesure, lui envoyèrent une autre députation, comme de la part du sénat, pour l'inviter à ne pas s'approcher de Rome en deçà de quarante stades, jusqu'à ce qu'on eût délibéré sur l'état actuel des choses. Sylla et Pompée, qui pénétrèrent l'intention de cette démarche, promirent qu'ils n'avanceraient pas davantage ; mais lorsque la députation eut tourné le dos, ils continuèrent d'aller en avant.

58 Sylla s'empara de la porte Esquiline et des murs qui l'avoisinaient. Pompée, avec une autre légion, s'empara de la porte Colline. Une troisième légion occupa le pont de bois, et une quatrième fut postée en réserve auprès des murailles. Sylla entra dans la ville à la tête des deux autres, avec l'allure et le comportement d'un ennemi. Les citoyens l'assaillirent sur son passage du haut de leurs maisons, jusqu'à ce qu'il les eût menacés d'incendier les maisons. Ils cessèrent alors. Marius et Sulpicius marchèrent contre lui avec le peu de monde qu'ils avaient armé à la hâte. Ils le rencontrèrent au marché Esquilin. Ce fut là que s'engagea le premier combat de citoyen à citoyen, dans le sein de Rome. Ce n'était plus s'attaquer sous des formes séditieuses; c'était ouvertement, au bruit des trompettes et enseignes déployées, comme en plein champ de bataille. C'est à cet excès que furent portés les maux de la république, faute d'avoir mis bon ordre aux séditions antérieures. Les troupes de Sylla furent d'abord repoussées. Alors il prit de sa propre main une enseigne, et affronta le péril, afin que la honte d'abandonner leur chef et l'opprobre attaché à la perte de leur enseigne, si elle leur était enlevée, ramenassent immédiatement les fuyards à la charge. En même temps, Sylla fit avancer des troupes fraîches du camp, et envoya ordre à une autre légion de prendre par la voie de Suburre pour attaquer les arrières de l'ennemi. Les adhérents de Marius, pressés par les renforts de Sylla, commencèrent à fléchir. Ils craignirent, d'un autre côté, d'être cernés par ceux qui venaient les prendre en queue. Ils appelèrent à leur secours les citoyens, qui combattaient encore depuis leurs maisons. Ils promirent la liberté à tous les esclaves qui viendraient prendre part au danger. Quand ils virent que personne ne bougeait, ayant perdu toute espérance, ils s'échappèrent immédiatement de la ville, et avec eux tous les patriciens qui avaient combattu pour la même cause.

59 Sylla se rendit alors à la Voie Sacrée et fit punir sur-le-champ les pillards, en présence de tout le monde. Il plaça des postes dans les différents quartiers de la ville. Pompée et lui passèrent la nuit à faire le tour de tous ces postes, pour veiller à ce que l'ordre ne fût troublé ni par ceux des citoyens dont la terreur s'était emparée, ni par les vainqueurs. Dès le point du jour, ils convoquèrent une assemblée du peuple. Ils déplorèrent la condition de la république, qui, depuis longtemps, était livrée à l'influence des démagogues; et ils s'excusèrent de ce qu'ils venaient de faire, sous l'empire de la nécessité. Ils firent régler qu'à l'avenir nul projet de loi ne serait présenté au peuple avant que d'avoir été agréé par le sénat, règlement qui avait anciennement existé, et qu'on avait depuis longtemps laissé tomber en désuétude. Ils firent statuer également que, dans les élections, on voterait, non point par tribus, mais par centuries, ainsi que le roi Tullus Hostilius l'avait établi. Ils s'imaginèrent que, de ces deux mesures, il résulterait que nulle loi ne serait présentée au peuple qu'elle n'eût préalablement été admise par le sénat; et que, dans les élections, l'influence étant transférée des citoyens les plus pauvres et les plus audacieux à ceux qui avaient de la fortune et de la prudence, il n'y aurait plus de ferment de sédition. Après avoir ainsi atténué la puissance des tribuns, laquelle était vraiment dégénérée en une sorte de despotisme, ils recrutèrent le sénat, réduit à un très petit nombre, et, pour cette raison, beaucoup déchu de sa considération. Ils y firent entrer à la fois trois cents des citoyens le plus gens de bien ; et tout ce que Sulpicius avait fait passer depuis la révocation du iustitium ordonné par les consuls, fut déclaré nul, comme fait au mépris des lois.

60 Ce fut ainsi qu'au milieu de ces séditions, des rixes et des querelles, on en vint aux meurtres, et des meurtres à des guerres proprement dites. Cette armée de citoyens fut la première qui entra dans Rome comme dans une ville ennemie. Depuis cet événement, on ne cessa point de voir intervenir les légions dans les débats des séditieux. Rome fut désormais continuellement livrée à des invasions, à des combats devant ses murs, à toutes les autres calamités de la guerre, sans que nulle pudeur, nul respect pour les lois, pour la république, pour la patrie, en imposassent à ceux qui faisaient usage de la violence. Cependant on fit, par décret public, déclarer ennemis du peuple romain Sulpicius, qui était encore tribun, Marius, qui avait été six fois consul, le fils de Marius, Publius Céthégus, Junius Brutus, Cnéius et Quintus Granius, Publius Albinovanus, Marcus Laetorius, et quelques autres, au nombre de douze en tout, qui s'étaient sauvés avec Marius. Ce décret fut motivé sur ce qu'ils avaient provoqué la sédition, porté les armes contre les consuls, et appelé les esclaves à la révolte par la promesse de la liberté. Il fut permis à qui les rencontrerait de les tuer impunément, à quiconque les saisirait de les traduire devant les consuls. Leurs biens furent confisqués. Des perquisiteurs furent mis à leurs trousses, et Sulpicius, ayant été découvert, fut égorgé.

61 Quant à Marius, il se déroba à toute perquisition en allant chercher un asile à Minturnes, seul, n'ayant personne à sa suite, ni appariteur, ni esclave. Les magistrats de cette ville, instruits qu'il était caché dans une maison obscure, redoutant le décret du peuple romain, mais voulant se garder d'être les meurtriers d'un citoyen qui avait été six fois consul et qui avait fait beaucoup de grandes choses, n'osèrent point agir à découvert, et chargèrent un Gaulois qui habitait là de prendre un glaive et de l'aller égorger. On dit que ce Gaulois, en s'approchant, au milieu des ténèbres, de Marius étendu sur la paillasse, avait pris peur en voyant sortir de ses yeux comme des éclairs ou des rayons de lumière, pendant que Marius, se mettant sur son séant, lui cria d'une voix de tonnerre : "C'est toi qui oses venir égorger Caius Marius ?" Le Gaulois recula d'effroi, et sortit de la maison en fuyant, semblable à un dément, s'écriant "qu'il n'avait pas pu égorger Caius Marius". Les magistrats, qui, d'ailleurs, n'avaient ordonné ce meurtre qu'avec répugnance, furent saisis d'une sorte de terreur religieuse. Ils se rappelèrent en même temps un pronostic qui avait promis à Marius sept consulats, pendant qu'il était encore enfant ; car à cette époque, en effet, sept poussins d'aigle tombèrent, dit-on, dans son giron, et les devins prédirent, en conséquence, qu'il arriverait sept fois à la suprême magistrature.

62 En réfléchissant là-dessus, et pensant, d'un autre côté, que c'était quelque Dieu qui avait épouvanté le Gaulois, les magistrats de Minturnes firent dire à Marins de sortir sur-le-champ de leur ville, et de chercher un autre asile où il pourrait. Marins, qui savait que Sylla le faisait poursuivre, et qu'il avait mis de la cavalerie à ses trousses, gagna du côté de la mer, par des chemins infréquentés. Il rencontra une espèce de grotte, où il se reposa, en se couvrant tout le corps de feuillage. Il entendit quelque bruit, et se couvrit en entier de feuilles. Sentant que le bruit se renforçait, il alla se jeter dans la petite barque d'un vieux pécheur, malgré la résistance de ce dernier ; et, quoique la mer fût houleuse, il coupa l'amarre, hissa la voile, et s'abandonna à la merci de la fortune. Il fut porté dans une î1e, d'où il fut retiré par un vaisseau qui portait plusieurs de ses amis, et qui l'emmena en Libye. Repoussé de la Libye, comme ennemi, par Sextilius qui y commandait, il passa l'hiver dans une île, à la hauteur des montagnes de la Numidie, un peu au-dessus de la Libye. Dans cette station maritime, vinrent le joindre, aussitôt qu'ils eurent de ses nouvelles, plusieurs de ceux qui avaient été enveloppés dans sa proscription ; savoir: Céthégus, Granius, Albinovanus, Laetorius, et, parmi d'autres, son propre fils, lesquels étaient parvenus à se sauver de Rome dans les Etats d'Hiempsal, roi de Numidie, et qui, craignant d'être livrés par lui aux Romains, se hâtèrent d'en sortir. Ainsi réunis, ils méditèrent sur les moyens de s'emparer de Rome à force ouverte, comme l'avait fait Sylla; mais, faute d'armée, ils restèrent à l'affût des événements.

63 Cependant Sylla, le premier des Romains qui se fût rendu maître de Rome par la force des armes, et qui pouvait peut-être, après avoir vaincu ses ennemis, se faire déclarer monarque, renonça volontairement à la force. Il renvoya son armée à Capoue, et continua ses fonctions en qualité de consul. D'un autre côté, les partisans des bannis, ceux surtout qui avaient le plus de fortune, plusieurs femmes riches, délivrées de la crainte des troupes, commencèrent à respirer, et à se remuer avec beaucoup de zèle pour le retour de ces citoyens. Ils n'épargnaient pour cela ni soins, ni dépenses. Ils environnaient d'embûches même la personne des consuls, parce qu'ils sentaient que, tant qu'ils seraient en vie, le retour des bannis serait impossible. À l'expiration de son consulat, Sylla eut pour sauvegarde le commandement de l'armée destinée contre Mithridate; quant à Quintus Pompée, l'autre consul, le peuple eut pitié de sa peur et lui décerna le commandement de l'Italie, ainsi que de l'autre armée qui y était alors, sous les ordres de Cnéius Pompée. Ce dernier apprit cette nouvelle avec déplaisir, et néanmoins il fit un bon accueil à son successeur lorsqu'il arriva dans son camp. Le lendemain, au moment où il entrait en fonction, Cnéius se tint éloigné de lui, comme un homme privé ; là-dessus, plusieurs soldats cernèrent leur nouveau chef, comme ayant l'air de vouloir entendre de plus près ce qu'il allait dire, et ils le massacrèrent. Chacun alors prenant la fuite, Cnéius Pompée vint à la rencontre des assassins de Quintus ; il leur reprocha d'avoir violé les lois en massacrant le proconsul ; et, tout en faisant éclater son indignation, il reprit de suite le commandement.

a, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ac
, conj. : et, et aussi
adversarius, ii
, m. : adversaire
aequior, oris
: comparatif de aequus, a, um : juste
agito, as, are
:1. pousser vivement 2. mettre en mouvement,3. remuer, agiter, tourmenter, exciter 4. s'acquitter de, s'occuper de
agmen, inis
, n. : l'armée en marche, la colonne de marche
Albinovanus, i
, m. : Albinovanus (nom d'homme)
alius, a, ud
: autre, un autre
alter, era, erum
: autre de deux
animus, i
, m. : le coeur, la sympathie, le courage, l'esprit
arena, ae
, f. : - 1 - le sable, le gravier. - 2 - le terrain sablonneux; le désert de sable. - 3 - le rivage de la mer, la plage. - 4 - l'arène (partie sablée de l’amphithéâtre) l'amphithéâtre, le théâtre; le jeux, le combat, le théâtre.
arma, orum
, n. : les armes
arx, arcis
, f. : la citadelle
atrocius
, comparatif neutre ou adverbial de atrox, ocis : atroce
aut
, conj. : ou, ou bien
bellum, i
, n. : la guerre
Capitolium, ii
, n. : le Capitole
captivus, a, um
: prisonnier
caterva, ae
, f. : la masse, la troupe, la foule
causa, ae
, f. : la cause, le motif; l'affaire judiciaire, le procès; + Gén. : pour
circumago, is, ere, egi, actum
: 1 - conduire autour, mener tout autour. - 2 - en t. de droit : faire tourner (un esclave) sur lui-même, l'affranchir. - 3 - passif ou réfléchi : accomplir sa révolution; s'écouler, passer (en parl. du temps). - 4 - tourner, faire tourner, retourner; passif et réfléchi : se retourner, se détourner, changer de face, faire un détour; être entraîné, aller de côté et d'autre, se laisser conduire (au pr. et au fig.).
civicus, a, um
: relatif à la cité, civique, civil
civilis, e
: civil
civis, is
, m. : le citoyen
Collinus, a, um
: relatif à un quartier de Rome (Collina porta : la porte Colline)
concurro, is, ere, curri, cursum
: - intr. - 1 - courir ensemble vers un lieu, accourir en foule, affluer; se réfugier, recourir. - 2 - courir l'un vers l'autre, se réunir en courant. - 3 - courir l'un sur l'autre, se lancer l'un sur l'autre, se heurter, s’entrechoquer, combattre, lutter; venir en concurrence (t. de droit). - 4 - coïncider, arriver.
consul, is
, m. : le consul
consultum, i
, n. : le décret ; senatus - : le sénatus-consulte
cruentius
, comparatif neutre ou adverbial de crentus,a,um : sanglant
cum
, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
decerno, is, ere, crevi, cretum
: - intr. et tr. - 1 - juger, décider, décréter, voter, statuer, ordonner, prononcer un arrêt. - 2 - décerner, déférer, assigner. - 3 - terminer (une guerre); combattre, lutter (au pr. et au fig.). - 1 - résoudre, décider, penser, tenir pour certain, estimer, être d'avis. - 4 - résoudre de, être décidé à, se déterminer à.
decus, oris
, n. : la gloire, l'honneur
desum, es, esse, defui
: manquer

dico, is, ere, dixi, dictum
: 1 - dire, affirmer, prononcer, exprimer; débiter, réciter. - 2 - dire le nom, nommer, appeler. - 3 - haranguer, plaider. - 4 - célébrer, chanter, raconter, décrire, composer, prédire. - 5 - fixer, assigner, établir, régler. - 6 - avertir, faire savoir, notifier. - 7 - signifier, vouloir dire. - 8 - nommer, élire, proclamer, élever au rang de.
differo, fers, ferre, distuli, dilatum
: 1. disperser, disséminer, répandre des bruits 2. différer, remettre 3. être différent (differi : être tourmenté)
dignitas, atis
, f. : la dignité, la considération, l'estime, le prestige, l'honorabilité
diversus, a, um
: 1. allant dans des directions opposées 2. opposé
domi
, adv. : à la maison
donec
, conj. : jusqu'à ce que
ducatus, us
, m. - 1 - la fonction de général, le commandement militaire. - 2 - le gouvernement d'une province (sous l'empire). - 3 - l'action de guider. - 4 - la direction.
duco, is, ere, duxi, ductum
: I. tirer 1. tirer hors de 2. attirer 3. faire rentrer 4. compter, estimer II. conduire, emmener, épouser
dum
, conj. : 1. + ind. = pendant que, jusqu'à ce que 2. + subj. : pourvu que, le temps suffisant pour que
dumtaxat
, conj. : du moins
dux, ducis
, m. : le chef, le guide
eo
, 1. ABL. M-N SING de is, ea, is : le, la, les, lui... ce,..; 2. 1ère pers. sing. de l'IND PR. de eo, ire 3. adv. là, à ce point 4. par cela, à cause de cela, d'autant (eo quod = parce que)
Esquilina, ae
, f. (porta) : la porte Esquiline
et
, conj. : et. adv. aussi
etiam
, adv. : encore, en plus, aussi, même, bien plus
evado, is, ere, vasi, vasum
: intr. - 1 - sortir de, s’échapper de, se sauver de, s'évader. - 2 - passer, traverser. - 3 - arriver, parvenir, pénétrer. - 4 - monter à, escalader. - 5 - aboutir à, parvenir à, se réaliser, s'accomplir, finir par devenir. - tr. - 6 - franchir, traverser; échapper à, éviter, se dérober à.
ex
, prép. : + Abl. : hors de, de
eximo, is, ere, emi, emptum
: ôter, retirer de, user jusqu'au bout
facinus, oris
, n. : 1. l'action, l'acte 2. le forfait, le crime
facio, is, ere, feci, factum
: faire
factio, onis
, f. : 1. le pouvoir de faire, la conduite 2. la troupe, l'association, le parti, la faction

fames, is
, f. : la faim
fero, fers, ferre, tuli, latum
: porter, supporter, rapporter
fortuna, ae
, f. : la fortune, la chance
forum, i,
n. : le marché, le forum, le bourg indépendant (possédant une juridiction propre).
fuga, ae
, f. : la fuite
furo, is, ere
: 1 - être hors de soi, être en délire, insensé. - 2 - être inspiré. - 3 - être en furie, être furieux, être irrité; être violent, impétueux, se déchaîner. - 4 - qqf. désirer ardemment.
Gallus, i
, m. : Gaulois
geminus, a, um
: jumeau
gladiatorius, a, um
: de gladiateur
grassor, aris, ari
: rôder, vagabonder ; procéder, s'acheminer ; se pousse, s'insinuer
honos, oris,
m. : l'honneur, l'hommage, la charge, la magistrature, les honoraires
hostilis, e
: de l'ennemi

hostis, is
, m. : l'ennemi
iacio, is, ere, ieci, iactum
: jeter
iaculatus, us
, m. : l'action de lancer
iam
, adv. : déjà, à l'instant
immo
, inv. : pas du tout, non, au contraire
impatiens, ientis
: qui ne peut supporter
imperator, oris
, m. : le général, l'empereur
in
, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
incendium, ii
, n. : 1 - l'incendie, l'embrasement. - 2 - l'ardeur, vive, la chaleur. - 3 - au fig. l'ardeur, l'embrasement, le feu (des passions), la violence. - 4 - le renchérissement (des denrées), la cherté. - 5 - le désastre, la perte, la ruine.
inexplebilis, e
: qui ne peut être rassasié, insatiable, infatigable
infundo, is, ere, fudi, fusum
: verser dans, répandre
initium, ii,
n. : le début, le commencement
iniuria, ae
, f. : 1 - le procédé injuste, l'acte contraire au droit, l'injustice. - 2 - le procédé offensant, l'outrage, l'affront, l'offense, l'injure. - 3 - le tort, le préjudice, le dommage, la lésion. - 4 - la dureté (injuste), la sévérité (injuste), la rigueur (injuste). - 5 - l'objet pris injustement
insido, is, ere, sedi, sessum
: s'asseoir, s'installer
intra
, prép. : + acc. : à l'intérieur de
ipse, a, um
: (moi, toi, lui,...) même
is
, nominatif masculin singulier de is, ea, id : ce, cette, celui-ci, il, 2ème personne sing. de eo, is, ire : aller
Italia, ae
, f. : l'Italie

iudico, as, are
: 1. juger, faire office de juge 2. rendre un jugement 3. requérir 4. décider
iure
, inv. : à bon droit
legio, onis
, f. : la légion

levis, e
: 1 - léger, peu pesant. - 2 - léger, alerte, rapide. - 3 - léger, faible, de peu d’importance, peu important. - 4 - doux, facile à supporter. - 5 - léger, frivole, futile, inconstant, sans poids, sans valeur, sans autorité.
lex, legis
, f. : la loi, la (les) condition(s) d'un traité
magis
, adv. : plus
malus, a, um
: mauvais, malheureux, méchant (malum, i, n. : le mal, le malheur, les mauvais traitements)

Marianus, a, um
: de Marius
Marius, i
, m. : Marius
medius, a, um
: qui est au milieu, en son milieu (medium, i, n. : le milieu)
Mithridas, atis
, m. (Mithridates) : Mithridate
modicus, a, um
: moyen, modéré, en quantité modérée (modicum ou modico : un peu)
modo
, adv. : seulement ; naguère, il y a peu (modo... modo... tantôt... tantôt...)
moenia, ium
, n. : les murs, les murailles
mos, moris
, m. : sing. : 1 - la coutume, l'usage, la tradition; le droit coutumier. - 2 - surtout au plur. la conduite, le procédé, la manière d'agir, le genre de vie, l'habitude, le caractère, les moeurs, le naturel; qqf. les bonnes moeurs. - 3 - la nature, l'état, la guise, la manière. - 4 - la mode, la manière de se vêtir. - 5 - la loi, la règle, la norme. - 6 - la volonté, le désir, le caprice.
mox
, adv. : bientôt

nitor, eris, i, nixus sum (nisus sum)
: s'appuyer sur, faire effort
nobilis, e
: 1 - connu. - 2 - bien connu, célèbre, illustre, renommé, noble, glorieux; fameux (péjoratif ou laudatif). - 3 - noble de naissance; de naissance illustre. - 4 - de bonne race (en parl. des animaux).
non
, neg. : ne...pas
obiicio, is, ere, ieci, iectum
: jeter devant, placer devant, exposer, reprocher
occido, is, ere, occidi, occisum
: I. 1. tomber à terre 2. succomber, périr 3. se coucher II. couper, mettre en morceaux, tuer
odium, i
, n. : 1 - la haine, l'aversion, l'antipathie, le ressentiment. - 2 - l'antipathie naturelle (entre les choses), la répugnance. - 3 - le désagrément, l'ennui. - 4 - l'objet de haine, l'objet d'aversion; l'homme haïssable.
ornamentum, i
, n. : 1. l'appareil, l'équipement 2. l'ornement, la parure
parricidalis, e
: parricide
per
, prép. : + Acc. : à travers, par
pessimus, a, um
: très mauvais, le pire
plebes, ei
, f. : la plèbe
Poenus, i
, m. : Carthaginois
populus, i
, m. : 1. le peuple - 2. f. : le peuplier
porta, ae
, f. : la porte (d'une ville)
praebeo, es, ere, bui, bitum
: tr. - 1 - présenter, offrir, montrer, exposer (dans tel ou tel état). - 2 - fournir, donner; apporter, faire naître, causer, provoquer. - 3 - livrer, abandonner, mettre à la discrétion. - (se) praebere + attribut à l'acc. : se montrer.
praesens, entis
: présent
primum
, adv. : d'abord, pour la première fois
pro
, prép. : + Abl. : devant, pour, à la place de, en considération de
provincia, ae
, f. : 1 - la province romaine, le pays réduit en province. - 2 - la charge de gouverneur, le gouvernement d'une province, l'administration d'une province; la conduite d'une guerre. - 3 - la charge, l'emploi, la fonction, la mission, la tâche, le soin.
quae
, 4 possibilités : 1. nominatif féminin singulier, nominatif féminin pluriel, nominatif ou accusatif neutres pluriels du relatif = qui, que (ce que, ce qui) 2. idem de l'interrogatif : quel? qui? que? 3. faux relatif = et ea - et eae 4. après
si, nisi, ne, num = aliquae
quam
, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. faux relatif = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quasi
, conj. : comme si; adv. : pour ainsi dire, environ
qui
, 1. nominatif masculin singulier ou nominatif masculin pluriel du relatif 2. idem de l'interrogatif 3. après si, nisi, ne, num = aliqui 4. faux relatif = et ei 5. interrogatif = en quoi, par quoi
quoque
, adv. : aussi
rabies, em, e
: 1 - la rage (maladie). - 2 - la rage, la colère violente, la fureur, la frénésie, la violence. - 3 - la fureur (de l'inspiration), le délire prophétique. - 4 - la passion excessive, la violence.
reservo, as, are
: - tr. - 1 - garder en réserve, mettre de côté, réserver, conserver, garder (pour l'avenir). - 2 - conserver à la vie, sauver, guérir.
Romanus, a, um
: Romain (Romanus, i, m. : le Romain)
saeculum, i
, n. :1. la génération, l'âge 2. durée d'une génération humaine (33 ans 4 mois) 3. l'époque, l'âge 4. le siècle
saevio, is, ire, ii, itum
: être en fureur, se déchaîner
saevitia, ae,
f. : 1 - la fureur, la violence, la cruauté, l'emportement, la méchanceté. - 2 - l'insensibilité, la dureté, la rigueur. - 3 - Sall. Tac. le courage redoutable.
saltem
, inv. : au moins, du moins
saxum, i,
n. : la pierre, le rocher, la roche
scelus, eris
, n. : le crime, l'attentat, les intentions criminelles, le malheur, le méfait, le scélérat
se
, pron. réfl. : se, soi
sed
, conj. : mais
senatus, us
, m. : le sénat
Senones, um
, m. : les Sénons
servilis, e
: d'esclave
si
, conj. : si
sic
, adv. : ainsi ; sic... ut : ainsi... que
sidus, eris
, n. : l'étoile, l'astre
sive
, (seu) inv. : sive... sive : soit... soit
sollicito, as, are
: 1. remuer, agiter, ébranler 2. troubler 3. exciter à, provoquer à 4. solliciter, attirer
statim
, adv. : aussitôt
stringo, is, ere, strinxi, strictum
: - tr. - 1 - serrer fortement, serrer étroitement, resserrer, presser, comprimer, réduire. - 2 - emporter en serrant, cueillir (en serrant les branches), arracher, retrancher, émonder, couper. - 3 - dégainer, tirer (l'épée en serrant la poignée). - 1 - serrer de près, toucher légèrement, effleurer, raser, atteindre, blesser. - 4 - toucher, émouvoir.
subsisto, is, ere, stiti, -
: 1. s'arrêter 2. rester, demeurer 3. résister, faire face
Sulpicius, a, um
: de Sulpicius
Sulpicius, i
, m. : Sulpicius (nom d'homme)
sum, es, esse, fui
: être
supergredior, eris, i
: - 1 - marcher sur. - 2 - marcher au-delà, franchir, dépasser; outrepasser, excéder. - 3 - être au-dessus de, surpasser.
suus, a, um
: adj. : son; pronom : le sien, le leur

Sylla, ae,
m. : Sylla
Syllanus, a, um
: de Sylla
telum, i
, n. : le trait (javelot ou flèche)

totus, a, um
: tout entier
tres, ium
: trois
tribunus, i
, m. : le tribun ; tribunus pl. : le tribun de la plèbe
tum
, adv. : alors
tumultus, us
, m. : l'agitation (avec vacarme et désordre), l'alarme brusque (où tout le monde prend les armes), la levée en masse ; le désordre, la révolte, l'agitation fébrile.
ultimus, a, um
: dernier
unde
, adv. : d'où?
undique
, adv. : de toutes parts, de tous côtés
unus, a, um
: un seul, un
urbs, urbis
, f. : la ville
ut
, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que
utcunque
, adv. : de quelque manière que, selon que; de toute façon, en tout cas
vero
, inv. : mais

via, ae
, f. : la route, le chemin, le voyage
victor, oris
, m. : le vainqueur
victoria, ae
, f. : la victoire
vir, viri,
m. : l'homme, le mari
vires, ium
, f. : les forces
viscus, eris
, n. : la chair, les entrailles
texte
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