Le temps des Généraux : Marius

91 : Drusus

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91


Un incompris?

VELLEIUS PATERCULUS : Velleius Paterculus fut préfet de cavalerie de Tibère. Il écrivit une Histoire Romaine allant du retour de Troie au règne de Tibère.

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Nous sommes en 91. Drusus est élu tribun de la plèbe. Il veut reprendre les lois agraires des gracques et donner le droit de cité aux Italien.

Deinde interiectis paucis annis, tribunatum iniit M. Livius Drusus, vir nobilissimus, eloquentissimus, sanctissimus, meliore in omnia ingenio animoque, quam fortuna usus.
Qui, cum senatui priscum restituere cuperet decus, et iudicia ab equitibus ad eum transferre ordinem (quippe eam potestatem nacti equites Gracchanis legibus, cum in multos clarissimos atque innocentissimos viros saevissent, tum Publium Rutilium, virum non saeculi sui, sed omnis aevi optimum, interrogatum lege repetundarum, maximo cum gemitu civitatis, damnaverant), in iis ipsis, quae pro senatu moliebatur, senatum habuit adversarium, non intellegentem, si qua de plebis commodis ab eo agerentur, veluti inescandae illiciendaeque multitudinis causa fieri, ut, minoribus perceptis, maiora permitteret. Denique ea fortuna Drusi fuit, ut malefacta collegarum, quamvis optime ab ipso cogitata, senatus probaret magis, et honorem, qui ab eo deferebatur, sperneret, iniurias, quae ab aliis intendebantur, aequo animo reciperet, et huius summae gloriae invideret, illorum modicam ferret.
Tum conversus Drusi animus, quando bene incepta male cedebant, ad dandam civitatem Italiae. Quod cum moliens revertisset e foro, immensa illa et incondita, quae eum semper comitabatur, cinctus multitudine, in area domus suae cultello percussus, qui adfixus lateri eius relictus est, intra paucas horas decessit. Sed, cum ultimum redderet spiritum, intuens circumstantium maerentiumque frequentiam, effudit vocem convenientissimam conscientiae suae: "Ecquandone, inquit, propinqui amicique, similem mei civem habebit res publica?" Hunc finem clarissimus iuvenis vitae habuit. Cuius morum minime omittatur argumentum. Cum aedificaret domum in Palatio, in eo loco, ubi est quae quondam Ciceronis, mox Censorini fuit, nunc Statilii Sisennae est, promitteretque ei architectus, ita se eam aedificaturum, uti libera conspectu, immunisque ab omnibus arbitris esset, neque quisquam in eam despicere posset: "Tu vero, inquit, si quid in te artis est, ita compone domum meam, ut quidquid agam, ab omnibus perspici possit." In legibus Gracchi inter perniciosissima numerarim, quod extra Italiam colonias posuit. Id maiores, cum viderent tanto potentiorem Tyro Carthaginem, Massiliam Phocaea, Syracusas Corintho, Cyzicum ac Byzantium Mileto, genitali solo, diligenter vitaverant, et cives Romanos ad censendum ex provinciis in Italiam revocaverant. Prima autem extra Italiam colonia Carthago condita est.

lex repetundarum : la loi sur les réclamations des sommes indûment enlevées, la loi sur la concussion
numerarim = numeraverim
colonia,ae
: la colonie (parmi les lois de Caius Gracchus, il y avait la construction de nouvelles colonies, notamment à Carthage)

VELLEIUS PATERCULUS, II, XIII - XIV

 vocabulaire

Ensuite, quelques années plus tard, Marcus Livius Drusus fut nommé tribun. C’était un homme de très haute noblesse, d’une éloquence remarquable et d’une rectitude absolue. Dans tous les domaines il montra un esprit et un courage meilleur que son destin. Celui-ci voulut rendre au Sénat ses anciennes prérogatives et recéder à cet ordre les pouvoirs judiciaires que possédaient les chevaliers (en effet les chevaliers avaient obtenu ce pouvoir judiciaire par les lois des Gracques. Après s’être attaqué à une foule de gens illustres et complètement innocents, ils avaient alors condamné pour concussion le meilleur des hommes, non pas de son siècle mais de tous les temps, Publius Rutilius, et cela à la grande douleur de toute la ville). Il eut comme adversaire le sénat pour des réformes qu’il réalisait pour le sénat. Celui-ci ne comprenait pas que s’il entreprenait quelque chose pour la plèbe, il le faisait pour appâter et séduire la foule afin qu’elle accepte de grandes réformes tout en recevant peu d’avantages. Tel fut en définitive le sort de Drusus : le Sénat approuva les méfaits de ses collègues alors qu’il avait pris les meilleures décisions; il méprisa l’honneur que Drusus lui rendait, il accepta avec indifférence les injustices que les autres lui portaient; il envia l’immense gloire de celui-ci tout en supportant la gloire médiocre de ses adversaires. 
Puisque ses bonnes intentions ne se concrétisaient pas, Drusus changea de tactique et décida de donner le droit de cité aux Italiens. Il y travaillait, quand, en rentrant du forum, accompagné de cette foule immense et désordonnée, qui l’accompagnait partout, il fut frappé dans la cour même de sa maison d’un coup de couteau. L’arme se planta dans son flanc et y resta. Il mourut dans les heures qui suivirent. En rendant le dernier souffle, il regarda la foule en larmes qui l’entourait et prononça une parole qui convenait à merveille à son honnêteté : "Proches et amis, quand l’Etat aura-t-il de nouveau un citoyen semblable à moi?" Telle fut la fin de cette illustre jeune homme. Ne passons pas sous silence cet autre trait de son caractère: il faisait bâtir une maison sur le Palatin, à cet endroit même où habita jadis Cicéron, puis Censorinus et où habite maintenant Statilius Sisenna. Son architecte lui promit qu'il construirait une maison d'où il pourrait voir tout autour de lui et où il serait à l'abri de tous les indiscrets, sans qu'aucun voisin y pût plonger ses regards. "Eh bien, dit-il, si tu es si habile, dispose ma maison pour que tout ce que je ferai puisse être aperçu de tout le monde." Parmi les lois de Gracchus, je compterai au nombre des plus dangereuses celle qui établit des colonies hors d'Italie. C'est une chose que nos ancêtres avaient évitée avec soin: car ils avaient remarqué combien Carthage l'emportait en puissance sur Tyr sa métropole, Marseille sur Phocée, Syracuse sur Corinthe, Cyzique et Byzance sur Milet, et toujours ils avaient fait revenir en Italie, pour les opérations du cens, les citoyens romains établis dans les provinces. La première colonie qui fut fondée hors d'Italie fut Carthage.

VELLEIUS PATERCULUS, II, XIII - XIV

Appien, guerres civiles I

34. Pendant ce temps éclata ce qu’on appela la Guerre Sociale qui impliqua beaucoup de peuples italiens. Elle commença inopinément, se développa rapidement, prit de grandes proportions. C’est une nouvelle terreur qui assoupit pendant longtemps les guerres civiles romaines. Son achèvement provoqua immédiatement de nouvelles guerres civiles avec des chefs plus puissants qui ne se préoccupèrent plus de faire voter de nouvelles lois ni de jouer aux démagogues mais qui mirent face à face des armées entières. J’en parle dans mon livre parce qu'elle a son origine dans la guerre civile à Rome et que le résultat fut encore pire. Voila son origine. Durant son consulat Fulvius Flaccus encouragea de plus en plus les Italiens à désirer la citoyenneté romaine afin de devenir associés de l'empire au lieu de n’être que des sujets. Quand il présenta cette idée et qu’il persista, le sénat, pour cette raison, l’envoya au loin à la tête de l’armée. Durant son commandement, son consulat prit fin mais il obtint ensuite le tribunat et trouva le moyen d’avoir le plus jeune des Gracques comme collègue. Avec son aide il proposa d'autres mesures en faveur des Italiens. Quand tous les deux furent tués, comme je l’ai raconté plus haut, les Italiens s’agitèrent de plus en plus. Ils ne pouvaient pas accepter d’être considérés comme des sujets mais voulaient l’être comme des égaux et ne supportaient pas que Flaccus et Gracchus, alors qu’ils se battaient pour leur obtenir des avantages politiques, aient souffert de tels malheurs.

35. Après eux le tribun Livius Drusus, un homme de haute naissance, promit, à la demande pressante des Italiens, de proposer une nouvelle loi pour leur donner la citoyenneté. Ils le souhaitaient tout particulièrement parce que de cette façon ils deviendraient des dirigeants et non plus des sujets. Afin de faire accepter à la plèbe cette mesure il installa plusieurs colonies hors de l'Italie et en Sicile : il y avait déjà eu vote pour ces colonies mais elles n’avaient jamais été installées. Il tenta d’obtenir l’accord du sénat et de l'ordre équestre qui étaient alors absolument opposés entre eux pour la possession des jurys. Comme il ne pouvait rétablir les jurys aux sénateurs, voici l’artifice qu’il eut pour les réconcilier. Comme les sénateurs avaient été réduits à 300 à peine lors des guerres civiles, il proposa une loi qui stipulait qu'un nombre égal de chevaliers, choisis selon leur mérite, y serait ajouté et que les jurys seraient composés de l’ensemble. Il ajouta une clause à cette loi : elle devrait s’occuper des affaires de corruption (cette d’accusation était presque inconnue auparavant puisque la coutume du pot-de-vin était la règle).
C’était la plan qu’il avait imaginé pour les sénateurs et les chevaliers. Mais le résultat ne fut pas celui qu’il escomptait : les sénateurs s’indignèrent qu’on ajoute en une seule fois un si grand nombre de nouveaux membres et que des chevaliers accèdent à un rang le plus élevé. Ils considéraient qu’ils formeraient probablement leur propre parti dans le Sénat et combattraient les anciens sénateurs avec plus de violence que jamais. De leur côté les chevaliers soupçonnaient que, par ce tout de passe-passe, les Tribunaux passent de leur ordre au sénat exclusivement. Il avaient pris le goût aux grandes fortunes et à la puissance des tribunaux : ce soupçon les troubla. Alors la plupart d'entre eux commença à se méfier les uns des autres et à se disputer pour savoir qui serait plus digne d’occuper une des 300 places; et la jalousie contre les meilleurs emplit le coeur des autres. Les chevaliers étaient surtout irrités qu’on reprenne l’accusation corruption qu'ils considéraient, en ce qui les concernait, comme déjà entièrement supprimée.

36. Le résultat c’est l’union sacrée du Sénat et des Chevaliers (malgré leur opposition) contre Drusus. Seule la plèbe obtint des colonies. Même les Italiens, alors que Drusus avait conçu ses propositions dans leur propre intérêt, étaient inquiets de la loi sur les colonies, parce qu'ils considéraient que le domaine public romain (qui n’était pas encore divisé et qu’ils cultivaient, certains de force et d'autres clandestinement) leur serait immédiatement enlevé et que dans de nombreux cas on pourrait même leur enlever leurs possessions privées. Les Etrusques et les Ombriens avaient les mêmes craintes que les Italiens et quand on les appela à Rome, c'était, de la part des consuls, pour se plaindre ouvertement contre la loi de Drusus, mais aussi pour le tuer. Ils se plaignirent publiquement de la loi et attendirent le jour des comices. Drusus s’aperçut du complot, sortit le moins possible et traitait des affaires quotidiennes dans l’atrium de sa maison qui était mal éclairée. Un soir qu’il avait renvoyé la foule, il hurla soudainement qu'il avait été et il s’écroula en poussant un cri. On trouva un couteau de cordonnier dans sa hanche.

ab, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ac
, conj. : et, et aussi
ad
, prép. : + Acc. : vers, à, près de
adfigo, is, ere, fixi, fixum
: attacher
adversarius, ii
, m. : adversaire
aedifico, as, are
: construire
aequus, a, um
: égal, équitable (aequum est : il convient) (ex aequo : à égalité)
aevum, i
, n. : l'époque, la durée, l'âge
ago, is, ere, egi, actum
: 1. mettre en mouvement, pousser 2. faire, traiter, agir
alius, a, ud
: autre, un autre
amicus, a, um
: ami (amicus, i, m. : l'ami)
animus, i,
m. : le coeur, la sympathie, le courage, l'esprit
annus, i,
m. : l'année
arbiter, tri,
: le témoin oculaire, l'arbitre
architectus, i
, m. : l'architecte
area, ae
, f. : le sol libre et uni, l'aire à battre le blé, la place publique, la cour, le vestibule
argumentum, i,
n. : argument, sujet
ars, artis
, f. : 1. le talent, l'habileté 2. le métier, la profession 3. la connaissance technique, l'art
atque
, conj. : et, et aussi
autem
, conj. : or, cependant, quant à -
bene
, adv. : bien
Byzantius, i,
f. : Byzance
Carthago, inis
, f. : Carthage
causa, ae,
f. : la cause, le motif; l'affaire judiciaire, le procès; + Gén. : pour
cedo, is, ere, cessi, cessum
: 1. aller, marcher 2. s'en aller, se retirer 3. aller, arriver 4. céder, concéder
censeo, es, ere, censui, censum
: estimer, être d’avis, décider, faire le recensement
Censorinus, i
, m. : Censorinus
Cicero, onis
, m. : Cicéron
cingo, is, ere, cinxi, cinctum
: ceindre, entourer
circumsto, as, are, steti, -
: se tenir autour, être autour
civis, is,
m. : le citoyen
civitas, atis
, f. : la cité, l'état
clarissimus, a, um
: superlatif de clarus, a, um : célèbre, illustre
cogito, as, are
: penser, réfléchir
collega, ae
, m. : le collègue
colonia, ae
, f. : la ferme, la colonie
comitor, aris, ari
: accompagner
commodus, a, um
: convenable, approprié, bienveillant (commodum, i, n. : la facilité, la commodité)
compono, is, ere, posui, positum
: mettre ensemble, disposer, enterrer (compositus, a, um : disposé, préparé; en bon ordre)
condo, is, ere, didi, ditum
: cacher, enfermer, enterrer (condere urbem : fonder une ville)
conscientia, ae
, f. : la pleine connaissance, le sentiment intime
conspectus, us
, m. : la vue, le regard
convenientissimus, a, um : superlatif de conveniens, entis : conforme
converto, is, ere, verti, versum
: tourner complètement
Corinthus, i
, f. : Corinthe
cuius
, 1. GEN. SING. du pronom relatif 2. idem de l'interrogatif 3. faux relatif = et eius 4. après si, nisi, ne, num = et alicuius
cultellus, i
, m. : le petit couteau
cum
, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
cupio, is, ere, ii ou ivi, itum
: désirer
Cyzicus, i,
m. : Cyzique (en Turquie actuelle)
damno, as, are
: condamner
de
, prép. + abl. : au sujet de, du haut de, de
decedo, is, ere, cessi, cessum
: partir, se retirer, mourir
decus, oris,
n. : la gloire, l'honneur
defero, fers, ferre, tuli, latum
: 1. porter d'un lieu élevé dans un lieu plus bas, emporter 2. présenter, accorder 3. révéler 4. dénoncer
denique
, adv. : enfin
despicio, is, ere, spexi, spectum
: regarder d'en haut, mépriser
diligenter
, adv. : attentivement, scrupuleusement
do, das, dare, dedi, datum
: donner
domus, us
, f. : la maison
Drusus, i
, m. : Drusus
e
, prép. : + Abl. : hors de, de
ea
, 1. ABL. FEM. SING - NOM-ACC. N. PL. de is, ea, id (ce, cette, le, la...) 2. adv. : par cet endroit
eam
, 1. Acc. fem. sig. de IS-EA-ID = la (pronom), ce, cette 2. 1ère pers. sing. du Subj. Présent de IRE : aller
ecquando
, est-ce que jamais, si jamais
effundo, is, ere, fudi, fusum
: répandre, disperser
ei
, DAT. SING ou NOM. M. PL. de is,ea,id : lui, à celui-ci, ce,...
eius
, Gén. Sing. de is, ea, id : ce, cette, son, sa, de lui, d'elle
eloquentissimus, a, um
: superlatif de eloquens, entis : éloquent
eo
, 1. ABL. M-N SING de is, ea, is : le, la, les, lui... ce,..; 2. 1ère pers. sing. de l'IND PR. de eo, ire 3. adv. là, à ce point 4. par cela, à cause de cela, d'autant (eo quod = parce que)
eques, itis
, m. : le chevalier, le cavalier
et
, conj. : et. adv. aussi
eum
, ACC M SING. de is, ea, id : il, lui, elle, celui-ci...
ex
, prép. : + Abl. : hors de, de
extra
, + acc. : en dehors de
facio, is, ere, feci, factum
: faire
fero, fers, ferre, tuli, latum
: porter, supporter, rapporter
finis, is,
f. : la limite, la fin ; pl., les frontière, le territoire
fio, is, fieri, factus sum
: devenir
fortuna, ae
, f. : la fortune, la chance
forum, i
, n. :le marché, le forum
frequentia, ae
, f. : l'affluence, l'afflux
gemitus, us
, m. : le gémissement, la plainte
genitalis, e
: génital, natal, de naissance
gloria, ae
, f. : 1. la gloire, la réputation, le renom 2. le désir de gloire
Gracchanus, a, um
: des Gracques
Gracchus, i
, m. : Gracchus
habeo, es, ere, bui, bitum
: avoir (en sa possession), tenir (se habere : se trouver, être), considérer comme
hic, haec, hoc
: adj. : ce, cette, ces, pronom : celui-ci, celle-ci
honos, oris
, m. : l'honneur, l'hommage, la charge, la magistrature, les honoraires
hora, ae
, f. : l'heure
id
, NOM-ACC N. SING. de is, ea, is : il, elle, le, la, ....
iis
, DAT-ABL. PL.de is, ea, id : le, la, les, lui... ce,..
ille, illa, illud
: adjectif : ce, cette (là), pronom : celui-là, ...
illicio, is, ere, lexi, lectum
: engager, entraîner à
immensus, a, um
: immense
immunis, e
: libre (de tout impôt)
in
, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
incipio, is, ere, cepi, ceptum
: commencer
inconditus, a, um
: non enseveli; confus, en désordre
ineo, is, ire, ii, itum
: entrer dans, se mettre à
inesco, as, are
: appâter, amorcer
ingenium, ii
, n. : les qualités innées, le caractère, le talent, l'esprit, l'intelligence
iniuria, ae
, f. : l'injustice, la violation du droit
innocentissimus, a, um
: superlatif de innocens, entis : inoffensif, innocent
inquit
, vb. inv. : dit-il, dit-elle
intellego, is, ere, lexi, lectum
: comprendre
intendo, is, ere, tendi, tentum
: tendre, diriger vers
inter
, prép. : + Acc. : parmi, entre
intericio, is, ere, ieci, iectum
: placer entre
interrogo, as, are
: interroger
intra
, prép. : + acc. : à l'intérieur de
intueor, eris, eri, itus sum
: regarder, considérer
invideo, es, ere, vidi, visum
: être jaloux, envier
ipse, a, um
: (moi, toi, lui,...) même
ita
, adv. : ainsi, de cette manière ; ita... ut, ainsi que
Italia, ae
, f. : l'Italie
iudicium, ii,
n. : le jugement, la décision
iuvenis, is
, m. : le jeune homme
latus, eris
, n. : le côté
lex, legis
, f. : la loi, la (les) condition(s) d'un traité
liber, era, erum
: libre
Livius, i
, m. : Live
locus, i,
m. : le lieu, l'endroit; la place, le rang; la situation
M
, inv. : abréviation de Marcus
maereo, es, ere
: s'affliger, être triste, déplorer
magis
, adv. : plus
maior, oris
: comparatif de magnus. plus grand. maiores, um : les ancêtres)
male
, adv. : mal, vilainement
malefactum, i
, n. : la mauvaise action
Massilia, ae,
f. : Marseille
maximus, a, um
: superlatif de magnus, a, um : grand
melior, oris
: comp. de bonus : meilleur
meus, mea, meum
: mon
Miletus, i
, m. : Milet (ville d'Asie mineure)
minime
, adv. : très peu
minor, oris
: plus petit (comp. de parvus)
modicus, a, um
: moyen, modéré, en quantité modérée
molior, iris, iri, itus sum
: mettre en mouvement, bâtir, entreprendre
mos, moris
, m. : sing. : la coutume ; pl. : les moeurs
mox
, adv. : bientôt
multitudo, dinis,
f. : la foule, le grand nombre
multus, a, um
: en grand nombre (surtout au pl. : nombreux)
nanciscor, eris, i, nactus sum
: trouver, rencontrer
neque
, adv. : et ne pas
nobilissimus, a, um
: superlatif de nobilis, e : noble
non
, neg. : ne...pas
numero, as, are
: compter
nunc
, adv. : maintenant
omitto, is, ere, misi, missum
: abandonner, laisser aller (omissus, a, um : négligent, insouciant)
omnis, e
: tout
optimus, a, um
: très bon, le meilleur. superlatif de bonus
ordo, inis
, m. : le rang, l'ordre, la file (de soldats), la centurie
Palatium, ii
, n. : le mont Palatin, le palais
pauci, ae, a
: pl. peu de
percipio, is, ere, percepi, perceptum
: recueillir, saisir
percutio, is, ere, cussi, cussum
: frapper
permitto, is, ere, misi, missum
: permettre, lâcher entièrement, remettre, abandonner, confier
perniciosissimus, a, um
: superlatif de perniciosus, a, um : funeste, fatal
perspicio, is, ere, spexi, spectum
: examiner
Phocaea, ae
, f. : Phocée (ville d'Ionie qui fonda Marseille)
plebs, plebis
, f. : la plèbe
pono, is, ere, posui, situm
: 1. poser 2. déposer 3. placer, disposer 4. installer 5. présenter, établir
possum, potes, posse, potui
: pouvoir
potentior, oris
: comparatif de potens, entis : puissant
potestas, atis
, f. : 1. la puissance, le pouvoir 2. le pouvoir d'un magistrat 3. la faculté, l'occasion de faire qqch.
primus, a, um
: premier
priscus, a, um
: vieux, ancien
pro
, prép. : + Abl. : devant, pour, à la place de, en considération de
probo, as, are
: éprouver, approuver, prouver
promitto, is, ere, misi, missum
: lâcher en avant, envoyer à, promettre, accepter une invitation (promissus, a, um : qu'on a laissé pousser, qui pend)
propinquus, a, um
: proche
provincia, ae
, f. : la province
publicus, a, um
: public
Publius, i
, m. : Publius
qua
, 1. ABL. FEM. SING. du relatif. 2. Idem de l'interrogatif. 3. après si, nisi, ne, num = aliqua. 4. faux relatif = et ea 5. adv. = par où?, comment?
quae
, 4 possibilités : 1. N.F.S. N.F.PL. N.N.PL., ACC. N. PL. du relatif = qui, que (ce que, ce qui) 2. idem de l'interrogatif : quel? qui? que? 3. faux relatif = et ea - et eae 4. après si, nisi, ne, num = aliquae
quam
, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. faux relatif = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quamvis
, conj. : bien que
quando
, adv. : quand; après si, nisi, ne, num = aliquando = parfois; conj. : quand, puisque
qui
, 1. n N.M.S ou N.M.PL. du relatif 2. idem de l'interrogatif 3. après si, nisi, ne, num = aliqui 4. Faux relatif = et ei 5. interrogatif = en quoi, par quoi
quid
, 1. Interrogatif neutre de quis : quelle chose?, que?, quoi?. 2. eh quoi! 3. pourquoi? 4. après si, nisi, ne num = aliquid
quippe
, inv. : car, assurément
quisquam, quaequam, quidquam ou quic-
: quelque, quelqu'un, quelque chose
quisquis, quidquid ou quicquid
: quiconque
quod
, 1. pronom relatif nom. ou acc. neutre singulier : qui, que 2. faux relatif = et id 3. conjonction : parce que, le fait que 4. après si, nisi, ne, num = aliquod = quelque chose 5. pronom interrogatif nom. ou acc. neutre sing. = quel?
quondam
, adv. : jadis, un jour
recipio, is, ere, cepi, ceptum
: 1. retirer, ramener 2. reprendre 3. recevoir, accepter, admettre 4. se charger de
reddo, is, ere, ddidi, dditum
: 1. rendre 2. payer, s'acquitter de rapporter 3. retourner, traduire 4. accorder
relinquo, is, ere, reliqui, relictum
: laisser, abandonner
repeto, is, ere, ivi/ii, titum
: 1. chercher de nouveau, chercher à récupérer 2. ramener 3. reprendre par la pensée, évoquer 4. revendiquer, réclamer
res, rei
, f. : la chose, l'événement, la circonstance, l'affaire judiciaire; les biens
restituo, is, ere, tui, tutum
: remettre debout, reconstruire, restaurer; restituer, rendre
reverto, is, ere, i, sum
: retourner, revenir (revertor, eris, i, versus sum : le même sens)
revoco, as, are
: rappeler
Romanus, a, um
: Romain (Romanus, i, m. : le Romain)
Rutilius, i
, m. : Rutilius
saeculum, i
, n. :1. la génération, l'âge 2. durée d'une génération humaine (33 ans 4 mois) 3. l'époque, l'âge 4. le siècle
saevio, is, ire, ii, itum
: être en fureur, se déchaîner
sanctissimus, a, um
: superlatif de sanctus, a, um : sacré, inviolable, saint
se
, pron. réfl. : se, soi
sed
, conj. : mais
semper
, adv. : toujours
senatus, us
, m. : le sénat
si
, conj. : si
similis, e
: semblable
Sisenna, ae,
m. : Sisenna (nom d'homme)
solum, i
, n. : le sol
sperno, is, ere, sprevi, spretum
: dédaigner, rejeter
spiritus, us
, m. : 1. l'air 2. le souffle 3. la vie 4. l'inspiration 5. la suffisance, l'arrogance, l'orgueil
Statilius, i
, m. : Statilius (nom d'homme)
sum, es, esse, fui
: être
summus, a, um
: superlatif de magnus. très grand, extrême
suus, a, um
: adj. : son; pronom : le sien, le leur
Syracusae, arum
, f. : Syracuse (ville de Sicile)
tanto
, adv. : suivi d'un comparatif = autant, d'autant
transfero, fers, ferre, tuli, latum
: transporter, transférer, transcrire
tribunatus, us
, m. : le tribunat
tu, tui
: tu, te, toi
tum
, adv. : alors
Tyrus, i
, m. : Tyr (au Liban actuel)
ubi
, adv. : où; conj. quand
ultimus, a, um
: dernier
ut
, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que
uti, = ut

utor, eris, i, usus sum
: utiliser
veluti
, adv. : comme, comme si
vero
, inv. : mais
video, es, ere, vidi, visum
: voir (videor, eris, eri, visus sum : paraître, sembler)
vir, viri
, m. : l'homme, le mari
vita, ae
, f. : la vie
vito, as, are
: éviter
vox, vocis
, f. : 1. la voix 2. le son de la voix 3. l'accent 4. le son 5. , la parole, le mot
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