Le temps des Généraux : Marius

100 : Saturninus

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100 - 63

Procès contre Rabirius

CICERON :M. Tullius Cicero fut avocat, homme politique, écrivain. Durant les dernières années de sa vie, aigri par son divorce et par sa mise à l'écart de la vie politique, Cicéron va se consacrer à la rédaction d'ouvrages théoriques sur l'art oratoire et sur la philosophie. Au fil de ses lectures, Cicéron choisit son bien où il le trouve ; il est en philosophie, un représentant de l'éclectisme.

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En 63, Rabirius est accusé d'avoir assassiné Saturninus.  Cicéron le défend.

[18] Nunc de Saturnini crimine ac de clarissimi patrui tui morte dicemus. Arguis occisum esse a C. Rabirio L. Saturninum. At id C. Rabirius multorum testimoniis, Q. Hortensio copiosissime defendente, antea falsum esse docuit; ego autem, si mihi esset integrum, susciperem hoc crimen, agnoscerem, confiterer. Vtinam hanc mihi facultatem causa concederet ut possem hoc praedicare, C. Rabiri manu L. Saturninum, hostem populi Romani, interfectum!--Nihil me clamor iste commovet sed consolatur, cum indicat esse quosdam civis imperitos sed non multos. Numquam, mihi credite, populus Romanus hic qui silet consulem me fecisset, si vestro clamore perturbatum iri arbitraretur. Quanto iam levior est acclamatio! Quin continetis vocem indicem stultitiae vestrae, testem paucitatis!-- [19] Libenter, inquam, confiterer, si vere possem aut etiam si mihi esset integrum, C. Rabiri manu L. Saturninum esse occisum, et id facinus pulcherrimum esse arbitrarer; sed, quoniam id facere non possum, confitebor id quod ad laudem minus valebit, ad crimen non minus. Confiteor interficiendi Saturnini causa C. Rabirium arma cepisse. Quid est, Labiene? quam a me graviorem confessionem aut quod in hunc maius crimen exspectas? nisi vero interesse aliquid putas inter eum qui hominem occidit, et eum qui cum telo occidendi hominis causa fuit. Si interfici Saturninum nefas fuit, arma sumpta esse contra Saturninum sine scelere non possunt; si arma iure sumpta concedis, inter<fectum iure concedas necesse est>.

Cicéron, pro Rabirio, 18 - 19

 vocabulaire

18. Maintenant nous parlerons de l'accusation en ce qui concerne Saturninus et de la mort de ton oncle très illustre. Tu accuses Rabirius d'avoir tué Saturninus. Rabirius, défendu avec beaucoup d'éloquence par Hortensius, a déjà démontré par de nombreux témoignages que c'était faux. Moi, si j'avais les mains libres, j'assumerais ce meurtre, je le reconnaîtrais, je l'avouerais. Plût au ciel que cette affaire m'eût laissé la faculté de pouvoir proclamer que Saturninus, l'ennemi du peuple romain, a été tué de la main même de Rabirius. Les cris que j'entends ne m'émeuvent absolument pas, au contraire ils me confortent en m'indiquant qu'il y a quelques citoyens ignorants mais pas des masses. Croyez-moi, jamais le peuple romain qui ici garde le silence m'aurait nommé consul s'il avait pensé pouvoir être troublé par vos cris. Déjà les cris faiblissent! Arrêtez vos cris qui sont l'indice de votre sottise, le témoignage de votre petit nombre.!
19. J'avouerais volontiers, dis-je, si je le pouvais et si j'avais les mains libres que Saturninus a été tué par Rabirius et je considérerais ce fut un très beau crime; mais puisque je ne puis le faire, j'avouerai quelque chose qui vaudra moins de gloire à Rabirius mais plus de gloire à l'accusation. J'avouerai que Rabirius a pris les armes pour tuer Saturninus. Eh bien Labienus, attends-tu de moi un aveu plus explicite, une accusation plus grande contre lui? A moins que tu ne penses qu'il y ait une différence entre celui qui tue un homme et celui qui est venu avec une arme pour tuer un homme? Si c'était un crime de tuer Saturninus, on ne peut avoir pris les armes contre Saturninus sans commettre un crime. Mais si c'est à bon droit qu'on a pris les armes, nécessairement il faut que tu admettes qu'il a été tué à bon droit.

Cicéron, pro Rabirio, 18 - 19

 

Saturninus, pars I

par M. Horatius Piscinus

http://www.societasviaromana.yucom.be/Collegium_Historicum/saturninus1.htm

J'ai essayé, dans la mesure de mes modestes possibilités, de donner une traduction de cet excellent essai, sur les rapports entre l'année 100 et l'année 63 cad entre Saturninus et Rabirius.

Saturninus et Rabirius

Cet essai porte sur le meurtre d'Appuleius Saturninus et sur le procès de Rabirius pour un crime commis environ 37 ans plus tôt. C'est une histoire captivante, les péripéties sont connues. Marius; l’accusateur : le tribun Titus Labienus; le juge : Jules César; le défenseur : le consul Cicéron; l’opposant à la condamnation : le préteur Q. Caelius Metellus Celer; son épouse Clodia; son amant Catulle; son frère P. Clodius Pulcher, et tout cela quelques mois avant la conjuration de Catilina.

Une histoire de famille

Dans une histoire il y a un commencement et une fin. Ici, c’est l’histoire d'une vendetta. Une vendetta non entre deux factions politiques rivales, comme on l’a souvent dépeint mais une vendetta entre familles qui durait depuis des générations. Commençons par les deux premiers antagonistes.

La guerre contre Jugurtha

En 109 avant J.-C. Quintus Caelius Metellus Numidicus est consul, il commande avec d’assez médiocres résultats les légions lors de la campagne de Numidie. C’est un commandant hautain qui parvient à se mettre à dos son légat Caius Marius. C’est pour cette raison que Marius rentre à Rome, parvient à se faire élire consul en 107, réforme l'armée romaine et s’en retourne pour conclure par une campagne rapide la guerre contre Jugurtha. Metellus perd la face et c’est le début de la popularité de Marius.

103 : Lois frumentaire, judiciaire et agraire de Saturninus

En 103 le tribun de la plèbe Appuleius Saturninus fait passer une série de mesures : une réduction drastique du prix de la ration mensuelle de blé, l’établissement de nouveaux tribunaux permanents pour juger des cas de maiestas (ces tribunaux élargissent la définition du sens de "trahison") et une distribution de terres en Afrique du Nord pour les vétérans de Marius lors de sa campagne de Numidie. De son côté, son collègue, le tribun du peuple G. Servilius Glaucia, présente une loi qui rend aux chevaliers le droit de siéger comme jurés dans les tribunaux permanents.

102 : Attaques contre Saturninus et Glaucia, victoires militaires de Marius

En 102 Métellus devient censeur et essaye de faireexpulser Saturninus et Glaucia du sénat. Le parti sénatorial s’oppose à la loi agraire de Saturninus qui accorde des terres aux vétérans de Marius. Une première fois déjà Marius a irrité ce parti en recrutant dans son armée des prolétaires. C’est plus qu’une atteinte à la dignité de Métellus : Marius gagne la guerre avec cette "racaille de rebuts de l’humanité" alors que lui-même a échoué avec une armée de la noblesse romaine.

101 : Procès contre Saturninus et Glaucia

Le comble de l’atteinte à la fierté de Métellus c’est que Marius récompense son armée uniquement avec des terres. L’année suivante, on intente un procès contre Saturninus et Glaucia à propos les dépenses liées à cette distribution. Comme ils sont sénateurs ils doivent se présenter devant un tribunal spécial installé à l’origine par Tibérius Gracchus et qui est composé entièrement de chevaliers. Pourquoi a-t-on créé un tel tribunal? Cela provient du fait que le sénat avait le monopole sur le choix des jurés et qu’on ne pouvait faire confiance à leur impartialité quand ils jugeaient des confrères. Après l’assassinat des Gracques par le sénat, on enlève aux chevaliers leurs privilèges sur de tels tribunaux. Et, dans ce cas-ci, un des inculpés est Glaucia, celui-là même qui a rétabli les privilèges des chevaliers. C’est un atout pour la défense. Saturninus et Glaucia sont acquittés en 101.

100 : Marius consul, Saturninus tribun, Glaucia préteur : loi agraire. Exil de Metellus

En 100 Saturninus est réélu tribun de la plèbe, quant à Glaucia il est alorst élu préteur tandis que Marius en est à son sixième consulat. Saturninus propose une nouvelle loi agraire pour distribuer des terres aux vétérans de Marius qui ont combattu contre les Cimbres en Gaule cisalpine, pour établir des colonies en Sicile, en Macédoine et en Achaïe pour les latins et pour accorder le droit de cité aux Italiens qui ont envoyé des troupes lors des guerres contre les Germains. A l’époque les légions romaines sont dans leur majorité composées de troupes italiennes et non de citoyens romains. Saturninus se propose de corriger cette anomalie. Marius comme consul soutient les mesures de Saturninus. En tant que partie prenante, les sénateurs doivent jurer de confirmer la mesure prise par les comices. Un seul sénateur refuse : QCM Numidius. Numidius par son refus est forcé de s’exiler suivi par son fils qui reçoit le surnom de Pius pour la dévotion à son père.

Emeutes à Rome

Lors des élections de l'année suivante Saturninus est réélu tribun de la plèbe pour 99. Glaucia pose sa candidature au consulat mais le sénat rejette sa candidature. C’est l’émeute. Saturninus fait assassiner G. Memmius, le candidat du sénat pour le consulat. Résultat : pas d’élection pour le consulat. Le sénat entreprend des démarches contre Saturninus. Saturninus et Glaucia s’emparent du Capitole.

Digression sur le Capitole

Petite digression. Le Capitole est en fait seulement le sommet méridional où se trouve le temple de Jupiter; le sommet au nord est l'Arx (ou la citadelle) : c’est là que se trouve également l'Auguraculum. L'Arx est l’endroit où Titus Tatius avait sa demeure, emplacement plus tard transformé par Camille en temple de Junon Moneta. L'Arx est également l'endroit où se trouve l’étendard, vexillum russi coloris, drapeau qui aura son importance dans la suite de l'histoire. L’ensemble des deux sommets avec la colline qui les sépare s’appelle le Mons Saturnus. C’est seulement plus tard que la colline entière sera appelée le Capitole. Après l'affaire de Manlius, on a interdit aux patriciens de construire sur le Capitole, mais les riches plébéiens, membres des nobiles, ont leurs maisons sur le Capitoline/Saturnus. Au cours de tous ces événements, la maison de Saturninus est brûlée par le sénat. Son emplacement est inconnu. Mais il est probable, qu’avec son cognomen, que la maison de Saturninus se trouvait sur le Mons Saturninus et que comme elle appartenait à un tribun elle représentait un endroit sacro-saint en vertu de la loi. Dire donc que Saturninus et Glaucia "se sont emparés du Capitole" comme le sénat plus tard les en a accusés est probablement inexact. Il est probable que les partisans de la plèbe les ont recueillis dans le sanctuaire de la maison de leur tribun de la plèbe qui se trouvait justement sur le Capitole.

Senatusconsultum ultimum

Le sénat alors lance un senatusconsultum ultimum : c’est seulement la seconde fois qu’il le fait. La première fois c’est en 122 contre Tibérius Gracchus et ses partisans pour empêcher une nouvelle loi des Gracques, la Lex Sempronia de provocatione qui prévoit que des citoyens ne peuvent pas être jugés dans un procès exigeant la peine de mort sans le consentement des comices et qu’on ne peut exécuter un citoyen sans le consentement des comices : c’est la garantie du droit de provocatio. On considère la création du senatusconsultum ultimum en 122 comme une manoeuvre politique du Sénat et on n’est pas encore sûr de sa légalité quand on le propose de nouveau en 100 contre Saturninus. Le senatusconsultum ultimum ordonne au consul de rétablir l'ordre dans la ville par tous les moyens possibles. Or le consul Caius Marius est l'allié de Saturninus.

Marius réprime l’émeute

Marius fait entrer ses troupes dans Rome. Théoriquement elles sont là pour mater les émeutes et pour s’emparer de Saturninus mais c’est aussi un rappel au sénat que c'est à ses vétérans qu’on a promis des terres et que ses légionnaires attendent leur dû. Il y a quelques divergences sur le rôle de Marius dans cette affaire. L'interprétation générale est que Marius, après avoir été l’allié de Saturninus pendant longtemps, lui retire son appui à cause des ses excès qui mènent à ce que Cicéron appellera plus tard "la dictature des tribuns". Cette interprétation est peu fondée. A cette époque les tribuns et les comices sont la véritable autorité politique à Rome, les comices sont à l’apogée de leur pouvoir. Le sénat n’est qu’un comité consultatif et n'a aucune autorité pour édicter un senatusconsultum ultimum. La véritable puissance se trouve dans l'armée de Marius qui est certainement du côté de Saturninus. Marius lui-même tient son pouvoir de l'appui des populares dans le comices et le commandement des légions est voté par les comices. Que Marius se soit rangé du côté du Sénat, que des tribuns aient essayé d'usurper la puissance du sénat et que la constitution ait accordé le pouvoir au sénat de publier un senatusconsultum ultimum c’est un mythe qui a pris naissance après Sylla.

Mort de Saturninus et de Glaucia

Le plus vraisemblable c’est que Saturninus et Glaucia sont venus voir Marius; selon la tradition ils se sont livrés à lui. Assurés de la protection de Marius, Saturninus et Glaucia écrivent au sénat pour négocier un compromis pour permettre l’élection des consuls. Le sénat les enferme et ensuite assassine Saturninus et Glaucia. Il y a différentes versions sur leur mort. Cicéron prétend dans un procès ultérieur qu’ils ont été tués par un esclave du nom de Scaeva. Une autre version prétend que Marius les enferme dans une cellule et que le sénat arrache le toit et les lapide. Après le sénat s’en prend aux partisans de Saturninus et en tue un grand nombre.

Problème récurrent : les lois agraires

Les problèmes dont on vient de parler ne sont pas résolus par le meurtre d'un tribun et de ses partisans. Le problème c’est la terre pour des vétérans, le droit de cité pour les Italiens, le Parti du Sénat recourant à différents moyens y compris le meurtre pour contrecarrer les décisions des comices et l'usurpation de l'autorité du sénat pour s’opposer à des lois par des édits arbitraires qui vont à l’encontre des lois. En 91 le tribun M. Livivis Drusus propose une autre loi agraire accordant le droit de cité aux Italiens. Pour cela il est assassiné par le parti sénatorial : la guerre sociale éclate et Marius est de nouveau nommé consul pour sauver Rome. Ces événements mènent à la guerre civile entre Marius et Sylla.

Rapport entre Saturninus et Rabirius

Comment tout ceci s’est-il transformé vendetta entre familles? J’y répondrai dans la seconde partie qui parle du procès du sénateur Rabirius pour le meurtre de Saturninus. Mais en résumé : les deux préteurs en 63 au moment du procès sont QCM Celer, le neveu grand de QCM Numidius, et C. Jules César, né l'année de la mort de Saturninus, neveu de Marius et beau-fils de Cinna. C’est une histoire d’intrigue politique et de violence avec un fond de sexe.

 

a, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ac, conj. : et, et aussi
acclamatio, ionis, f. : les cris (à l'adresse de qqn), l'acclamation
ad, prép. : + Acc. : vers, à, près de
agnosco, is, ere, novi, nitum : percevoir, reconnaître
aliquis, a, id : quelqu'un, quelque chose
antea, adv. : auparavant
arbitror, aris, ari, atus sum : 1. être témoin de 2. penser, juger (arbitro, as, are : archaïque)
arguo, is, ere, ui, utum : montrer, prouver, dénoncer
arma, orum,
n. : les armes
at, conj. : mais
aut, conj. : ou, ou bien
autem, conj. : or, cependant, quant à -
C, = Caius, ii, m. : abréviation.
capio, is, ere, cepi, captum : prendre
causa, ae, f. : la cause, le motif; l'affaire judiciaire, le procès; + Gén. : pour
civis, is, m. : le citoyen
clamor, oris, m. : la clameur, le cri
clarissimus, a, um : superlatif de clarus, a, um : célèbre, illustre
commoveo, es, ere, movi, motum : 1. pousser, déplacer 2. agiter 3. émouvoir (commotus, a, um : en mouvement, ému, agité)
concedo, is, ere, cessi, cessum : 1. s'en aller, se retirer 2. abandonner, concéder, admettre, renoncer à, pardonner
confessio, ionis, f. : l'aveu, la confession, la reconnaissance
confiteor, eris, eri, fessus sum : avouer
consolor, aris, ari : rassurer, réconforter, consoler
consul, is, m. : le consul
contineo, es, ere, tinui, tentum : contenir, maintenir
contra, adv : au contraire, en face ; prép+acc : contre
copiosissime, adv. : avec beaucoup d'éloquence
credo, is, ere, didi, ditum : I. 1. confier en prêt 2. tenir pour vrai 3. croire II. avoir confiance, se fier
crimen, inis, n. : l'accusation, le chef d'accusation, le grief, la faute, le crime
cum, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
de, prép. + abl. : au sujet de, du haut de, de
defendo, is, ere, fendi, fensum : défendre, soutenir
dico, is, ere, dixi, dictum
: dire, appeler
doceo, es, ere, cui, ctum : enseigner (+ 2 acc.)
ego, mei : je
eo, is, ire, ivi, itum : aller
et, conj. : et. adv. aussi
etiam, adv. : encore, en plus, aussi, même, bien plus
eum, ACC M SING. de is, ea, id : il, lui, elle, celui-ci...
exspecto, as, are, avi, atum
: attendre
facinus, oris, n. : 1. l'action, l'acte 2. le forfait, le crime
facio, is, ere, feci, factum : faire
facultas, atis, f. : la faculté, la facilité
falsus, a, um : faux
gravior, ioris : comparatif de gravis, e : lourd
hic, haec, hoc : adj. : ce, cette, ces, pronom : celui-ci, celle-ci
hic, adv. : ici
homo, minis
, m. : l'homme, l'humain
Hortensius, i, m. : Hortensius
hostis, is, m. : l'ennemi
iam, adv. : déjà, à l'instant
id, NOM-ACC N. SING. de is, ea, is : il, elle, le, la, ....
imperitus, a, um : ignorant de
in, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
index, icis, m : l'indicateur, le dénonciateur; l'index, l'indication; l'index, le catalogue
indico, as, are : montrer
inquam, v. : dis-je
integer, gra, grum : non touché, sain et sauf ; de integro : de nouveau; ex integro : de fonds en comble; integrum est mihi : j'ai les mains libres
inter, prép. : + Acc. : parmi, entre
interficio, is, ere, feci, fectum : tuer
intersum, es, esse, fui : participer à (interest : il importe, il y a une différence entre)
iste, a, um : ce, celui-ci (péjoratif)
iure, inv. : à bon droit
L, abrév. : Lucius
Labienus, i, m. : Labienus
laus, laudis, f. : la louange, la gloire, l'honneur
levior, oris : comparatif de levis, e : léger
libenter, adv. : volontiers, avec plaisir
maior, oris : comparatif de magnus. plus grand. maiores, um : les ancêtres)
manus, us, f. : la main, la petite troupe
minus, adv. : moins
mors, mortis, f. : la mort
multus, a, um : en grand nombre (surtout au pl. : nombreux)
necesse, adj. inv. : inévitable, inéluctable, nécessaire
nefas, inv. : criminel, sacrilège
nihil, indéfini : rien
nisi, conj. : si... ne... pas ; excepté
non, neg. : ne...pas
numquam, inv. : ne... jamais
nunc, adv. : maintenant
occido, is, ere, occidi, occisum : I. 1. tomber à terre 2. succomber, périr 3. se coucher II. couper, mettre en morceaux, tuer
patruus, i, m. : l'oncle
paucitas, atis, f. : le petit nombre
perturbo, as, are : bouleverser, troubler, inquiéter
populus, i, m. : le peuple
possum, potes, posse, potui : pouvoir
praedico, as, are : dire publiquement, proclamer
pulcherrimus, a, um : très beau
puto, as, are : 1. élaguer, émonder, apurer 2. supputer 3. estimer, penser, croire 4. supposer
Q, abr. pour Quintus
quam, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. faux relatif = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quanto, adv. : combien ?, avec tanto = autant que
qui, 1. n N.M.S ou N.M.PL. du relatif 2. idem de l'interrogatif 3. après si, nisi, ne, num = aliqui 4. Faux relatif = et ei 5. interrogatif = en quoi, par quoi
quid, 1. Interrogatif neutre de quis : quelle chose?, que?, quoi?. 2. eh quoi! 3. pourquoi? 4. après si, nisi, ne num = aliquid
quidam, quaedam, quoddam/quiddam
: un certain, quelqu'un, quelque chose
quin, inv. : pourquoi ne... pas ?, bien plus, construction des verbe de doute négatifs (non dubito quin)
quod, 1. pronom relatif nom. ou acc. neutre singulier : qui, que 2. faux relatif = et id 3. conjonction : parce que, le fait que 4. après si, nisi, ne, num = aliquod = quelque chose 5. pronom interrogatif nom. ou acc. neutre sing. = quel?
quoniam, conj. : puisque
Rabirius, i, m. : Rabirius
Romanus, a, um : Romain (Romanus, i, m. : le Romain)
Saturninus, i, m. : Saturninus
scelus, eris, n. : le crime
sed, conj. : mais
si, conj. : si
sileo, es, ere , ui, -
: se taire
sine, prép. : + Abl. : sans
stultitia, ae, f. : la sottise
sum, es, esse, fui : être
sumo, is, ere, sumpsi, sumptum : 1. prendre, se saisir de 2. choisir 3. s'arroger, s'attribuer 4. admettre
suscipio, is, ere, cepi, ceptum : 1. prendre par-dessous, soutenir, soulever, engendrer, accueillir 2. prendre sur soi, assumer, subir
telum, i, n. : le trait (javelot ou flèche)
testimonium, i, n. : le témoignage, la preuve
testis, is, m. : le témoin
tuus, a, um : ton
ut, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que
utinam, inv. : pourvu que... !, si seulement... !
valeo, es, ere, ui, itum : avoir de la valeur, être fort
vere, adv. : vraiment, conformément à la vérité, justement
vero, inv. : mais
vester, tra, trum : votre
vox, vocis, f. : 1. la voix 2. le son de la voix 3. l'accent 4. le son 5. , la parole, le mot
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