Le temps des généraux : Marius

Les Cimbres et les Teutons

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102 

victoire à Aix sur les Teutons
4ème consulat

FLORUS : On ne sait rien de Florus. Il écrit une Histoire romaine (-753 - +9). Son oeuvre est publiée à la fin du règne d’Hadrien.

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En Gaule, toujours attendant les ennemis, Marius occupe les troupes en faisant creuser un canal joignant la mer au Rhône, les fossae marianae. Puis fait un tour à Rome pour se faire élire en 103 pour l'année 102. C'est alors son quatrième consulat.

Marius, mira statim velocitate occupatis compendiis, praevenit hostem, prioresque Teutonos sub ipsis Alpium radicibus assecutus, in loco, quem Aquas Sextias vocant, quo, fidem numinum ! proelio oppressit. Vallem fluviumque medium hostes tenebant : nostris aquarum nulla copia. Consultone id egerit imperator, an errorem in consilium verterit, dubium. Certe necessitate aucta virtus victoriae causa fuit. Nam flagitante aquam exercitu : "Si viri estis, inquit, en, illic habetis." Itaque tanto ardore pugnatum est, eaque caedes hostium fuit, ut victor Romanus cruento flumine non plus aquae biberit, quam sanguinis Barbarorum. Certe rex ipse Teutobodus, quaternos senosque equos transilire solitus, vix unum, cum fugeret, ascendit, proximoque in saltu comprehensus insigne spectaculum triumphi fuit; quippe vir proceritatis eximiae super tropaea sua eminebat.

FLORUS, Epitome rerum romanarum, III,IV (partim)

   vocabulaire

Aussitôt avec une rapidité remarquable Marius occupa tous les chemins de traverse et devança l'ennemi. Il rattrapa en premier lieu les Teutons aux pieds mêmes des Alpes et les écrasa dans un endroit appelé Aix-en-Provence (dieu ! quelle bataille!). Les ennemis tenaient la vallée et le fleuve, les nôtres n'avaient pas d'eau. On ignore si le général l'avait fait de façon délibérée ou s'il fit d’une erreur une stratégie. Il est certain que le courage augmenté par la nécessité fut cause de la victoire. Les soldats, en effet, réclamaient de l'eau. "Si vous êtres des hommes, eh bien, dit Marius, vous en avez là." Aussi les Romains combattirent-ils avec une telle ardeur et il y eut un tel carnage d'ennemis que le vainqueur romain but autant de sang des barbares que d'eau dans le fleuve ensanglanté. Le roi Teutobodus lui-même, habitué à sauter successivement sur quatre ou six chevaux, en trouva à peine un pour s'enfuir. Et il fut pris dans un bois voisin et constitua un spectacle remarquable dans le triomphe. Cet homme de haute taille en effet dépassait les trophées.

FLORUS, Epitome rerum romanarum, III,IV (partim)

 

PLUTARQUE, Vie de Marius 

16 - 18

19. Les Teutons, voyant que Marius se tenait toujours tranquille dans son camp, entreprirent de le forcer ; mais, accueillis d'une grêle de traits qu'on fit pleuvoir sur eux des retranchements, et qui leur tuèrent beaucoup de monde, ils résolurent de passer outre, persuadés qu'ils franchiraient les Alpes sans obstacle. Ils plient donc bagage, et passent le long du camp des Romains. Le temps que dura leur passage fit surtout connaître combien leur nombre était prodigieux. Ils furent, dit-on, six jours entiers à défiler sans interruption devant les retranchements de Marius ; et comme ils passaient près des Romains, ils leur demandaient, en se moquant d'eux, s'ils n'avaient rien à faire dire à leurs femmes ; qu'ils seraient bientôt auprès d'elles. Quand ils furent tous passés, et qu'ils eurent pris quelque avance, Marius décampa aussi, et se mit à leur suite. Il se postait toujours près d'eux, choisissait pour camper des lieux forts d'assiette, qu'il fortifiait encore par de bons retranchements, afin de passer les nuits en sûreté. En continuant ainsi leur marche, les deux armées arrivèrent à un lieu qu'on appelle les Eaux de Sextius, d'où il leur restait peu de chemin à faire pour être au pied des Alpes. Ce fut là que Marius résolut de les combattre ; il prit un poste très avantageux, mais où l'eau n'était pas abondante ; il le choisit, dit-on, à dessein, pour animer le courage de ses troupes. Comme la plupart se plaignirent qu'ils allaient souffrir une cruelle soif, Marius leur montrant de la main une rivière qui baignait le camp des Barbares : « C'est là, leur dit-il, qu'il faut aller acheter de l'eau au prix de votre sang. - Pourquoi donc, lui répondirent-ils, ne nous y menez-vous pas tout à l'heure, pendant que le sang coule encore dans nos veines ? - Il faut auparavant, reprit Marius avec douceur, fortifier notre camp. » Les soldats, quoique mécontents, obéirent. Cependant les valets de l'armée, qui n'avaient d'eau ni pour eux ni pour leurs bêtes, descendent en foule vers la rivière avec leurs cruches, armés les uns de haches, les autres de cognées, quelques-uns d'épées ou de piques, parce qu'ils s'attendaient à être obligés de combattre pour avoir de l'eau. Ils furent en effet attaqués par les Barbares, qui ne vinrent d'abord qu'en petit nombre, parce que la plupart étaient à se baigner ou à prendre le repas après le bain. Ce lieu est rempli de sources d'eaux chaudes ; et une partie des Barbares, attirés par la beauté du lieu et par la douceur du bain, ne pensaient qu'à s'amuser et à faire bonne chère, lorsqu'ils furent surpris par les Romains.

20. Les cris des combattants en ayant bientôt attiré un plus grand nombre, il eût été difficile à Marius de retenir ses soldats, qui craignaient pour leurs valets. D'ailleurs, les plus belliqueux d'entre les Barbares, ceux qui avaient taillé en pièces les armées de Manlius et de Cépion (c'étaient les Ambrons, et ils faisaient seuls plus de trente mille hommes), coururent précipitamment prendre leurs armes. Ils avaient le corps appesanti par l'excès de la bonne chère ; mais le vin qu'ils avaient bu, en leur donnant plus de gaieté, ne leur avait inspiré que plus d'audace. Ils s'avancèrent donc, non avec le désordre et l'emportement de gens furieux, ou en jetant des cris inarticulés, mais, frappant leurs armes en mesure, ils marchaient tous ensemble en cadence, au son qu'elles rendaient ; et, soit pour s'animer les uns les autres, soit pour effrayer les ennemis, en se faisant connaître, ils répétaient souvent le nom d'Ambrons. Les premiers d'entre les Italiens qui marchèrent contre eux étaient les Liguriens, qui entendirent et reconnurent leur cri ; et, comme ils donnent généralement à toute leur nation le nom d'Ambrons, ils répondirent aux Barbares par le même cri, qui fut ainsi répété plusieurs fois dans les deux armées, avant qu'elles en vinssent aux mains. Les officiers ayant des deux côtés joint leurs cris à ceux de leurs soldats, et cherchant à se surpasser les uns les autres par la force de leurs voix, ces clameurs ainsi multipliées irritèrent et enflammèrent encore les courages. Mais les Ambrons, en passant la rivière, rompirent leur ordonnance, et ils n'avaient pas eu le temps de la rétablir, lorsque les Liguriens chargèrent les premiers rangs avec vigueur, et engagèrent le combat. Les Romains, accourant aussitôt pour soutenir les Liguriens, fondirent de leurs postes élevés sur les Barbares, et les heurtèrent avec tant de roideur, qu'ils les obligèrent de prendre la fuite. La plupart, en se précipitant les uns sur les autres, furent tués sur les bords de la rivière, dont le lit regorgea bientôt de sang et de morts. Les Romains taillèrent en pièces ceux qui étaient passés, et qui, n'osant pas faire tête à l'ennemi, s'enfuirent jusqu'à leur camp et à leurs chariots. Leurs femmes, étant sorties au-devant d'eux avec des épées et des haches, grinçant les dents de rage et de douleur, frappent également et les fuyards et ceux qui les poursuivent ; les premiers comme traîtres, les autres comme ennemis. Elles se jettent au milieu des combattants, et de leurs mains nues s'efforcent d'arracher aux Romains leurs boucliers, saisissent leurs épées, et, couvertes de blessures, voient leurs corps en pièces, sans rien perdre, jusqu'à la mort, de leur courage invincible. Ce premier combat, donné sur le bord du fleuve, fut plutôt l'effet du hasard que de la volonté du général.

21. Les Romains, après avoir taillé en pièces la plus grande partie des Ambrons, regagnèrent leur poste, à la nuit tombante ; mais l'armée ne fit pas entendre, comme il était naturel après un si grand avantage, des chants de joie et de victoire. Loin de penser à boire dans leurs tentes, à s'égayer en prenant ensemble leurs repas, ils ne se permirent même pas le délassement le plus agréable pour des hommes qui ont heureusement combattu, la douceur d'un sommeil paisible : ils passèrent toute la nuit dans le trouble et dans la frayeur. Leur camp n'avait ni clôture, ni retranchement. Il restait encore plusieurs milliers de Barbares qui n'avaient pas combattu ; et ceux des Ambrons qui s'étaient sauvés de la défaite s'étant joints à eux, ils poussèrent toute la nuit des cris horribles, qui ressemblaient non à des plaintes ou à des gémissements humains, mais à des hurlements, à des mugissements de bêtes féroces, mêlés de menaces et de lamentations ; les cris de cette multitude immense faisaient retentir les montagnes voisines et les concavités du fleuve. Ce bruit affreux remplissait toute la plaine ; les Romains étaient saisis de terreur, et Marius lui-même, frappé d'étonnement, s'attendait à un combat de nuit, dont il craignait le désordre. Mais ils ne sortirent de leur camp, ni cette nuit, ni le jour du lendemain : ils les employèrent à se préparer et à se disposer pour la bataille. Cependant Marius, sachant qu'au-dessus du camp des Barbares il y avait des creux assez profonds et des vallons couverts de bois, y envoya Marcellus avec trois mille hommes de pied, pour s'y mettre en embuscade, et charger les ennemis par derrière, quand l'action serait engagée. Il ordonna au reste de ses troupes de prendre leur repas de bonne heure, et ensuite de se reposer. Le lendemain, dès la pointe du jour, il les range en bataille devant les retranchements, et envoie sa cavalerie dans la plaine. Dès que les Teutons l'eurent aperçue, ils n'attendirent pas que les Romains fussent descendus au pied de la colline, où ils auraient pu les combattre à avantage égal, sur un terrain uni. Frémissant de colère, ils s'arment avec précipitation, et vont les attaquer sur la hauteur même. Alors Marius envoie ses officiers porter dans tous les rangs l'ordre de s'arrêter, et d'attendre que l'ennemi soit à la portée du trait ; de lancer alors leurs javelots, de mettre ensuite l'épée à la main, et de le pousser vigoureusement en le heurtant de leurs boucliers. Comme on était sur un terrain glissant, il avait prévu que les coups portés par les Barbares n'auraient point de force, et que leur ordonnance ne pourrait se maintenir, parce que leurs corps seraient sur ce terrain inégal, comme sur une mer orageuse, dans une agitation continuelle.

22. Marius, aussi adroit que personne à manier les armes, et supérieur à tous en audace, était le premier à exécuter les ordres qu'il donnait. Les Barbares, arrêtés par les Romains, qu'ils s'efforçaient d'aller joindre sur la hauteur, pressés ensuite vivement, lâchèrent pied, et regagnèrent peu à peu la plaine, où les premiers rangs commençaient à se mettre en bataille sur un terrain uni, lorsque tout à coup on entendit de grands cris partis des derniers rangs, qui étaient dans la confusion et dans le désordre. Marcellus avait saisi le moment favorable : le bruit de la première attaque n'était pas plutôt parvenu sur les hauteurs qu'il occupait, que, faisant lever sa troupe, il avait fondu avec impétuosité sur les Barbares en poussant de grands cris, et, les prenant en queue, il avait fait main-basse sur les derniers. Cette attaque imprévue, en obligeant ceux qui étaient les plus proches de se retourner pour soutenir les autres, eut bientôt mis le trouble dans l'armée entière. Chargés vigoureusement en tête et en queue, ils ne purent résister longtemps à ce double choc ; ils furent mis en déroute, et prirent ouvertement la fuite. Les Romains, s'étant mis à leur poursuite, en tuèrent ou en firent prisonniers plus de cent mille. Devenus maîtres de leurs tentes, de leurs chariots et de tout leur bagage, ils arrêtèrent, d'un commun consentement, de tout donner à Marius, excepté ce qui aurait été pillé. Quelque magnifique que fut ce présent, il parut encore bien au-dessous du service que ce général venait de rendre à sa patrie en la délivrant d'un si grand danger. Quelques historiens ne conviennent pas du don de ces dépouilles, ni du nombre des morts ; ils disent seulement que depuis cette bataille les Marseillais firent enclore leurs vignes avec les ossements de ceux qui avaient été tués ; que les corps consumés dans les champs, par les pluies qui tombèrent pendant l'hiver, engraissèrent tellement la terre, et la pénétrèrent à une si grande profondeur, que l'été suivant elle rapporta une quantité prodigieuse de fruits ; ce qui vérifie ce mot d'Archiloque, que rien n'engraisse plus la terre que les corps qui y pourrissent. On dit aussi, avec beaucoup de vraisemblance, que les grandes batailles sont presque toujours suivies de pluies abondantes : soit qu'un dieu bienfaisant, pour laver et purifier la terre, l'inonde de ces eaux pures qu'il lui envoie du ciel, ou que l'air, qui s'altère facilement et éprouve de plus grands changements pour la plus légère cause, se condense par les vapeurs humides et pesantes qui s'exhalent du sein de cette corruption.

23. Après la bataille, Marius ayant choisi parmi les armes et les dépouilles des Barbares les plus belles, les mieux conservées, les plus propres à relever la pompe de son triomphe, fit entasser tout le reste sur un grand bûcher, et en fit aux dieux un sacrifice magnifique. Toute son armée environnait le bûcher, couronnée de laurier : lui-même, vêtu de pourpre et ceint à la romaine, prit un flambeau allumé, et, l'élevant de ses deux mains vers le ciel, il allait mettre le feu au bûcher, lorsqu'on vit venir à toute bride quelques-uns de ses amis, dont l'arrivée fit faire un grand silence, dans l'attente des nouvelles qu'ils apportaient. Dès qu'ils furent près de Marius, ils sautèrent à terre, et courant l'embrasser, ils lui annoncèrent qu'il était consul pour la cinquième fois, et lui remirent les lettres qui lui annonçaient sa nomination. La joie vive que causa cette nouvelle mit le comble à celle qu'on ressentait déjà d'une si grande victoire. Toute l'armée témoigna le plaisir qu'elle en avait par des cris de triomphe, qu'elle accompagna du bruit guerrier des armes ; et les officiers ayant de nouveau couronné Marius de laurier, il mit le feu au bûcher, et acheva le sacrifice. (suivant)

Chronologie de l’arrivée des Romains en Gaule

-154 Q.Opimius mène une expédition contre les Oxybiens et les Déciates qui bloquaient Antibes et Nice, colonies de Marseille.
-125 M.Fulvius Flaccus vient au secours de Marseille. Victoire sur les Voconces et les Salyens.
-124 Sextus Calvinus bat les Salyens et détruit Entremont.

ETABLISSEMENT D’UN CAMP ROMAIN AVANCE A AQUAE SEXTIAE : AIX

-122 Cn. Domitius Ahenobarbus franchit les Alpes et écrase les Allobroges.
-121 8 août : Les Arvernes, venus au secours des Allobroges, sont battus. Bituitos, le chef Arverne est fait prisonnier.

CREATION DE LA PROVINCIA.

Création de Narbo Martius, première colonie romaine en dehors de l’Italie ; elle va concurrencer Marseille.
-109 Les Cimbres battent une armée romaine.
-106 Nouvelle victoire des Cimbres sur les Romains. Marius vient à la rescousse . Il séjourne en Gaule.

La Gaule

http://www.cliohist.net/antique/rome/repub/cours/chap5.html

1) Le cadre indigène
Il faut distinguer deux populations. A l'est du Rhône, l'implantation de populations pré-indoeuropéennes : les Lygurgues. Ceux-ci ont vu se mêler à eux des celtes. A l'ouest du Rhône, au IIIe siècle, s'installent des Gaulois aux côtés des Ibères. Les Gaulois composent deux peuples cousins, dans la région de Nîmes : les Volques Arécomiques ; plus à l'ouest, entre Narbonne et Toulouse les Volques Tectosages.
Ces tribus ont développé une civilisation dans ce sud de la Gaule qui a subi une forte influence commerciale étrusque, puis une influence culturelle grecque. On reconnaît cette influence étrusque aux tessons de poterie correspondant à de la céramique étrusque. Avec la fondation de Marseille en 600 par les Phocéens, les Etrusques sont écartés et l'influence grecque sera commerciale et culturelle.
Cette influence marseillaise se relève, par exemple à Glanum, avec la présence de maisons avec péristyle.

2) L'arrivée des romains
Les Marseillais se sont sentit menacés par les Lygurgues et notamment par le peuple des Saliens, un peuple guerrier : un de leur sanctuaire présentait un bas relief avec des têtes coupées.
En 125, les romains envoient le consul Marcus Fluvius Flaccus au secours de Marseille. Il triomphe des Voconces et des Saliens.
En 124, Sex. Calvinus prend la citadelle d'Entremont, capitale des Saliens, et fonde à ses pieds en 122, un camp militaire : Aquae Sextiae. Il y installe une garnison chargée de contrôler les routes et la circulation à l'est du Rhône méridionale, alors que les Saliens survivants se réfugient chez les Allobroges.
En 122-1 : deux consuls, Cnaeus Domitius Ahenobarbus et Quintus Fabius Maximus, chacun leur tour, ils vont triompher des Allobroges et des Arvernes, protecteurs des Saliens.
Ces campagnes militaires ont permis à Rome de mettre la main sur la région.

3) La province romaine
Elle est l'œuvre de Domitius resté de 122 à 117 dans la région avec le titre de proconsul.
En 118, est crée la première colonie de citoyens en Gaule composée de vétérans et de civils. C'est Norbo Martius.
Puis il trace une route de Beaucaire jusqu'en Espagne : la via Domitia. C'est ainsi aussi qu'il crée la provincia, ensemble considérable, de la frontière jusqu'à Toulouse et Genève (Paca, Languedoc, Midi-Pyrénées et Haute-Savoie).
La famille Domitia va exercer un véritable patronage sur la province, ses habitants devenant leurs clients.

4) Marseille
Elle demeure une ville libre, sous protectorat romain néanmoins. En tout cas, avec la main mise sur la provincia, les negotiatores débarquent et monteront jusqu'en Gaule chevelue, au-delà de la provincia.
Cette influence romaine se sent dans l'usage monétaire : en Gaule, la drachme marseillaise et le denier romain se répandent, tandis que les barbares de la Gaule chevelue les imitent.
Entre 106-2, les Gaulois du sud ont eu à subir une invasion redoutable, celle des Cimbres et des Teutons.

 

adsequor, eris, i, secutus sum : 1. atteindre, attraper 2. parvenir à, obtenir
ago, is, ere, egi, actum : 1. mettre en mouvement, pousser 2. faire, traiter, agir
Alpes, ium
, f. : les Alpes
an, conj. : est-ce que, si (int. ind.), ou (int. double)
aqua, ae
, f. : l'eau
Aquae Saxtiae : Aix-en-Provence
ardor, oris, m. : le feu, l'embrasement, l'ardeur, la passion
ascendo, is, ere, ascendi, ascensum : gravir, monter
augeo, es, ere, auxi, auctum : augmenter, accroître, enrichir
barbarus, a, um : barbare
bibo, is, ere, bibi, bibitum : boire
caedes, is, f. : le meurtre, le massacre
causa, ae, f. : la cause, le motif; l'affaire judiciaire, le procès; + Gén. : pour
certe, adv. : certainement, sûrement
compendium, i, n. : le gain, l'économie, l'abrégé (compendia, orum : les chemins de traverse)
comprehendo, is, ere, prehendi, prehensum : saisir, prendre, comprendre
consilium, ii, n. : le projet, le plan, le conseil
consulo, is, ere, sului, sultum : 1. délibérer, prendre des mesures, avoir soin de, veiller à 2. consulter
copia, ae, f. : l'abondance, la possibilité, la faculté (pl. les richesses, les troupes)
cruentus, a, um : sanglant, sanguinaire
cum, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
ea, 1. ABL. FEM. SING - NOM-ACC. N. PL. de is, ea, id (ce, cette, le, la...) 2. adv. : par cet endroit
egero, is, ere, gessi, gestum : emporter dehors, retirer, enlever
emineo, es, ere, ui, - : s'élever au-dessus de, être saillant
en, suivi du nom. ou de l'acc. : voici
equus, i, m. : le cheval
error, oris, m. : l'erreur, la tromperie
exercitus, us, m. : l'armée
eximius, a, um : sortant de l'ordinaire, remarquable, rare
fides, ei, f. : 1. la foi, la confiance 2. le crédit 3. la loyauté 4. la promesse, la parole donnée 5. la protection (in fide : sous la protection)
flagito, as, are : demander avec instance, réclamer d'une manière pressante
flumen, inis, n. : le cours d'eau, le fleuve, la rivière
fluvius, i, m. : le courant, la rivière
fugio, is, ere, fugi : s'enfuir, fuir
habeo, es, ere, bui, bitum : avoir (en sa possession), tenir (se habere : se trouver, être), considérer comme
hostis, is, m. : l'ennemi
id, NOM-ACC N. SING. de is, ea, is : il, elle, le, la, ....
illic, adv. : là
imperator, oris, m. : le général, l'empereur
in, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
inquit, vb. inv. : dit-il, dit-elle
insignis, e : remarquable, extraordinaire (insigne, is, n. : la marque, le signe, l'insigne, la décoration)
ipse, a, um : (moi, toi, lui,...) même
itaque, conj. : c'est pourquoi, aussi, par conséquent
locus, i, m. : le lieu, l'endroit; la place, le rang; la situation
Marius, i, m. : Marius
mirus, a, um
: étonnant
nam, conj. : de fait, voyons, car
necessitas, atis, f. : la nécessité, l'inévitable
non, neg. : ne...pas
noster, tra, trum : adj. notre, nos pronom : le nôtre, les nôtres
nullus, a, um : aucun
numen, inis, n. : l' assentiment, la volonté ; la volonté des dieux, la puissance divine; un dieu, une divinité
occupo, as, are : se saisir de, envahir, remplir, devancer, couper (la parole)
opprimo, is, ere, pressi, pressum : opprimer, accabler
plus, adv. : plus, davantage
praevenio, is, ire, veni, ventum : prendre les devants, devancer
prior, oris : d'avant, précédent
proceritas, atis, f. : l'altitude, la hauteur, la haute taille
proelium, ii, n. : le combat
proximus, a, um : proche
pugno, as, are : combattre
quam, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. faux relatif = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quaternus, a, um : quatre à la fois
quem, 4 possibilités : 1. acc. mas. sing. du pronom relatif = que 2. faux relatif = et eum 3. après si, nisi, ne num = aliquem : quelque, quelqu'un 4. pronom ou adjectif interrogatif = qui?, que?, quel?
quippe, inv. : car, assurément
quo, 1. Abl. M. ou N. du pronom relatif. 2. Abl. M. ou N. du pronom ou de l'adjectif interrogatif. 3. Faux relatif = et eo. 4. Après si, nisi, ne, num = aliquo. 5. Adv. =où ? (avec changement de lieu) 6. suivi d'un comparatif = d'autant 7. conj. : pour que par là
radix, icis
, f. : la racine, la base
rex, regis, m. : le roi
Romanus, a, um : Romain (Romanus, i, m. : le Romain)
saltus, us, m. : 1. les pâturages boisés 2. le défilé, la gorge, le passage
sanguis, inis
, m. : le sang, la vigueur
seni, ae, a : chacun six
si, conj. : si
soleo, es, ere, solitus sum : avoir l'habitude de (solitus, a, um : habituel, ordinaire)
spectaculum, i, n. : 1. le spectacle, la vue, l'aspect 2. le spectacle (au cirque...) 3. (spectacula, orum, n. : les places au cirque, ...)
statim, adv. : aussitôt
sub, prép. : + Abl. : sous
sum, es, esse, fui : être
super, prép. : + Abl. : au dessus de, au sujet de
suus, a, um : adj. : son; pronom : le sien, le leur
tantus, a, um : si grand ; -... ut : si grand... que
teneo, es, ere, ui, tentum : 1. tenir, diriger, atteindre 2. tenir, occuper 3. tenir, garder 4. maintenir, soutenir, retenir 5. lier 6. retenir, retarder, empêcher
Teutobodus, i, m. : Teutobodus (chef des Cimbres)
Teutoni, orum, m. : les Teutons
transilio, is, ire, ivi, - : traverser, sauter au-dessus de, sauter (il changeait de cheval lors des batailles)
triumphus, i, m. : le triomphe (entrée solennelle à Rome d'un général victorieux)
tropaeum, i, n. : le trophée
unus, a, um
: un seul, un
ut, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que
vallis, is, m. : la vallée
velocitas, atis, f. : la rapidité
verto, is, ere, verti, versum : tourner, changer, traduire
victor, oris, m. : le vainqueur
victoria, ae, f. : la victoire
vir, viri, m. : l'homme, le mari
virtus, utis, f. : le courage, l'honnêteté
vix, adv. : à peine
voco, as, are : appeler
texte
texte
texte
texte