Le temps des généraux : Pompée

Guerre contre César

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Discours de César à ses troupes

LUCAIN : M. Annaeus Lucanus est le fils de M. Annaeus Méla, le frère cadet de Sénèque. Né à Cordoue en 39, il vint à Rome avec sa famille dès 40. Parmi ses maîtres on trouve le philosophe stoïcien Cornutus. Parmi ses condisciples figurait le poète Perse, un peu plus âge que lui.
Son milieu social et sa précocité littéraire aidant, Lucain devint vite un protégé de Néron qui lui accorder la questure avant l'âge légal ainsi que l'augurat. Lors de sa première apparition en public, le poète obtint le premier prix aux Neronia de 60, en présentant un éloge de l'empereur.
Mais la disgrâce n'allait pas tarder, provoquée par la jalousie de Néron, qui se croyait des talents littéraires, ou peut-être par des raisons politiques, puisqu'on assiste alors à la mise à l'écart de Sénèque et de tout le clan des Annaei. Impliqué dans la conjuration de Pison en 65, Lucain fut contraint au suicide : il avait 26 ans.  Son oeuvre se confond pour nous avec une épopée dont il nous reste dix livres (le dixième est incomplet ou inachevé) : la Pharsale. Ce titre est incorrect et résulte d'une mauvaise interprétation du vers 9,985, où figure l'expression Pharsalia nostra ; Lucain avait intitulé son poème Bellum civile. Mais nous continuons, par habitude, à l'appeler la Pharsale.

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César est à Arminium. 
«Bellorum o socii, qui mille pericula Martis
mecum» ait «experti decimo iam vincitis anno,
hoc cruor Arctois meruit diffusus in arvis
volneraque et mortes hiemesque sub Alpibus actae?
Non secus ingenti bellorum Roma tumultu
concutitur, quam si Poenus transcenderit Alpes
Hannibal: implentur validae tirone cohortes,
in classem cadit omne nemus, terraque marique
iussus Caesar agi. Quid, si mihi signa iacerent
Marte sub adverso ruerentque in terga feroces
Gallorum populi? Nunc, cum fortuna secundis
mecum rebus agat superique ad summa vocantes,
temptamur. Veniat longa dux pace solutus
milite cum subito partesque in bella togatae
Marcellusque loquax et nomina vana Catones.
Scilicet extremi Pompeium emptique clientes
continuo per tot satiabunt tempora regno?
Ille reget currus nondum patientibus annis,
ille semel raptos numquam dimittet honores?
Quid iam rura querar totum suppressa per orbem
ac iussam servire famem? Quis castra timenti
nescit mixta foro, gladii cum triste micantes
iudicium insolita trepidum cinxere corona
atque auso medias perrumpere milite leges
Pompeiana reum clauserunt signa Milonem?
Nunc quoque, ne lassum teneat privata senectus,
bella nefanda parat suetus civilibus armis
et docilis Sullam scelerum vicisse magistrum
utque ferae tigres numquam posuere furorem,
quas, nemore Hyrcano, matrum dum lustra secuntur,
altus caesorum pavit cruor armentorum,
sic et Sullanum solito tibi lambere ferrum
durat, Magne, sitis: nullus semel ore receptus
pollutas patitur sanguis mansuescere fauces.
Quem tamen inveniet tam longa potentia finem?
Quis scelerum modus est? Ex hoc iam te, improbe, regno
ille tuus saltem doceat descendere Sulla.
Post Cilicasne vagos et lassi Pontica regis
proelia barbarico vix consummata veneno
ultima Pompeio dabitur provincia Caesar,
quod non victrices aquilas deponere iussus
paruerim? Mihi si merces erepta laborum est,
his saltem longi non cum duce praemia belli
reddantur: miles sub quolibet iste triumphet.
Conferet exsanguis quo se post bella senectus?
Quae sedes erit emeritis, quae rura dabuntur
quae noster veteranus aret, quae moenia fessis?
an melius fient piratae, Magne, coloni?
Tollite iam pridem victricia tollite signa.
Viribus utendum est, quas fecimus: arma tenenti
omnia dat, qui iusta negat. nec numina derunt;
nam neque praeda meis neque regnum quaeritur armis:
detrahimus dominos urbi servire paratae.»

LUCAIN, I, 299 - 351

  vocabulaire

Compagnons de combat, vous qui ces dix dernières années avez éprouvé avec moi mille dangers durant la guerre, vous qui avez finalement vaincu, le sang répandu dans les plaines du nord, les blessures, la mort, les hivers passés aux pieds des Alpes n’ont-ils eu que ce résultat? Rome est frappée par l'immense fracas des guerres comme si le Carthaginois Hannibal traversait les Alpes. De jeunes recrues complètent de robustes cohortes, toutes les forêts tombent pour construire une flotte. Sur terre et sur mer le mot d'ordre est la chasse à César. Que se serait-il passé si j'avais été battu, si mes étendards étaient brisés, si des peuples féroces de la Gaule nous attaquaient dans le dos? Maintenant c'est au moment où la chance nous sourit et où les dieux nous appellent vers la gloire que nous sommes attaqués! Que vienne ce chef ramolli par une longue paix avec ses soldats de fortune, que vienne pour faire la guerre ce parti en toge, que vienne ce bavard de Marcellus et ces Catons au nom inutile. Bien entendu les derniers clients que Pompée a acheté le rassasieront d'un règne ininterrompu pendant tant d'années. Il dirigera des chars alors qu'il n'en a pas encore l'âge. Il ne renoncera jamais aux honneurs une fois qu'il les a pris de force. Pourquoi plaindrai-je les campagnes étouffées dans le monde entier et la faim provoquée pour devenir esclave? Qui ne connaît pas ces troupes placées au milieu d'un forum craintif lorsque des glaives scintillants encerclèrent le tribunal tremblant devant ces badauds insolites, quand le soldat osa transgresser les lois et que les étendards de Pompée enfermèrent l'accusé Milon? Maintenant encore, de peur que, devenu simple particulier, la vieillesse ne le fatigue, il prépare des guerres criminelles, habitué qu'il est aux guerres civiles et il s'entraîne à surpasser Sylla, son maître dans le crime. Il est comme les tigres sauvages qui jamais ne déposent leur fureur et qui dans les forêts de l'Hyrcanie reviennent dans la tanière de leurs mères, repus du sang épais des troupeaux égorgés. Tu t'es habitué à lécher le fer de Sylla, Pompée, et ta soif perdure. Nul sang, quand tu ne le reçois qu'une seule fois dans la bouche, ne permet d'apaiser ton gosier souillé. Quelle fin donc trouvera ce trop long pouvoir? Quelle limite à tes crimes? Malhonnête, que ce Sylla t'apprenne du moins à abandonner ton pouvoir. Après les nomades Ciliciens, après les combats de Pont contre un roi fatigué et achevés avec peine par un poison barbare, donnera-t-on César à Pompée comme dernière province parce que je n'ai pas obéi aux ordres de déposer mes aigles vainqueurs? Si on m'enlève le salaire de mes peines, du moins qu'on rende à celles-ci les récompenses d'une longue guerre sans leur chef. Que le soldat triomphe avec n'importe qui. Où se réfugiera après la guerre leur vieillesse exsangue? Quelle maison pour ceux qui ont terminé leur service? Quels champs donnera-t-on à labourer à nos vétérans? Quelle muraille pour ces hommes fatigués? Serait-il préférable, Pompée que ce soient des pirates qui deviennent les colons? Levez, levez donc ces étendard victorieux. Il faut utiliser les forces que nous avons créées. Pour celui qui tient les armes, celui qui lui refuse la justice lui donne tous les droits. Les divinités ne nous laisseront pas tomber. Ce n'est pas du butin ni un royaume que je recherche les armes à la main, nous enlevons les maîtres à une ville prête à devenir esclave.

LUCAIN, I, 299 - 351

http://www.chez.com/clio/rome/bio/pompee.htm

Rappel de la vie de Pompée

POMPÉE (Cneius Pompeius), dit le Grand, homme d'Etat romain, né en 107 av. J.-C., d'une famille équestre, mort en 48. Il fit ses premières armes sous son père, P. Strabo, puis, de son chef, leva pour Sylla trois légions, qu'il lui amena à travers trois corps ennemis. Sylla le salua du titre d'imperator et, depuis, lui donna le surnom de Grand. Il se l'attacha ainsi.
Après la mort de Sylla, Pompée anéantit ce qui restait du parti de Marius. Il eut le bonheur d'achever les campagnes commencées par d'autres, s'assurant par là une renommée militaire en partie seulement justifiée. C'est ainsi qu'il mit facilement fin à la guerre d'Espagne, écrasa les dernières bandes de Spartacus, et reçut alors le consulat et le triomphe (79).

Jusqu'alors soutien de l'aristocratie, il se tourna vers les chevaliers et la plèbe. Reconnaissant, le peuple lui donna le commandement de la guerre contre les pirates, et cette facile expédition, qui assurait l'approvisionnement régulier de Rome, doubla sa popularité. Lucullus avait épuisé Mithridate. Pompée fut désigné pour l'achever. Celui-ci mourut à propos, et la campagne de Pompée fut une promenade militaire. Mais, au retour, le Sénat refusa de ratifier les actes de son proconsulat; il se ligua alors avec César et Crassus : c'est le premier triumvirat (61).

Ils se partagèrent le monde. Pompée épousa Julie, fille de César ; il eut l'Afrique et l'Espagne, mais ne quitta pas Rome ; César choisit la Gaule, et, pendant que ses rivaux s'usaient en intrigues, acquit richesse et prestige du vrai génie. Crassus mourut. Pompée et César furent seuls en présence.
Le Sénat nomma Pompée, en 52, consul unique. Mais quand, en 49, le Sénat déclara César ennemi public, Pompée ne sut défendre Rome contre le vainqueur des Gaules, et se réfugia en Grèce avec son armée. Pendant ce temps, César soumettait l'Italie, l'Afrique et l'Espagne. Les deux partis se rencontrèrent à Pharsale (48).

Pompée vaincu demanda asile à Ptolémée, roi d'Egypte, qui le fit tuer et envoya sa tête à César. Celui-ci, dit-on, pleura sur le sort de son gendre et ancien allié. Pompée fut un génie médiocre, que les événements portèrent à une situation au-dessus de son mérite. Vainqueur, il eût été un maître aussi absolu mais moins généreux et moins habile, que César.

ac, conj. : et, et aussi
ad
, prép. : + Acc. : vers, à, près de

adversus, a, um
: contraire (prép. + acc. = contre)
ago, is, ere, egi, actum
: 1. mettre en mouvement, pousser 2. faire, traiter, agir
ait
, vb. irr. : dit, dit-il
Alpes, ium,
f. : les Alpes

altus, a, um
: haut, profond, grand (métaph.)
an
, conj. : est-ce que, si (int. ind.), ou (int. double)
annus, i
, m. : l'année
aquila, ae,
f. : l'aigle
arctous, a, um
: du nord
arma, orum
, n. : les armes
armentum, i
, n. : le troupeau de gros bétail

aro, as, arre
: labourer, cultiver
arvum, i
, n. : la terre, le champ, la plaine
atque
, conj. : et, et aussi
audeo, es, ere, ausus sum
: oser
barbaricus, a, um
: barbare
bellum, i,
n. : la guerre

cado, is, ere, cecidi, casum
: tomber
caedo, is, ere, cecidi, caesum
: abattre, tuer
Caesar, aris
, m. : César, empereur
castra, orum,
n. pl. : le camp militaire
Cato, onis,
m. : Caton
Cilices, um
, m. : les Ciliciens
cingo, is, ere, cinxi, cinctum
: ceindre, entourer
civilis, e
: civil
classis, is
, f. : la classe, la flotte
claudo, (cludo) is, ere, clausi, clausum
: enfermer, fermer
cliens, entis
, m. : le client
cohors, ortis
, f. : la cohorte
colonus, i,
m : le paysan, l'agriculteur, le fermier, l'habitant d'une colonie
concutio, is, ere, cussi, cussum
: agiter, secouer, ébranler
confero, fers, ferre, tuli, latum
: 1. apporter, amasser 2. rapprocher, 3. faire porter sur; me - : se réfugier
consummo, as, are
: 1. additionner 2. accomplir, achever
continuus, a, um
: ininterrompu
corona, ae
, f. : la couronne, les badauds
cruor, oris,
m. : le sang
cum
, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
currus, us
, m. : le char
decimus, a, um
: dixième
depono, is, ere, posui, positum
: déposer, abandonner
descendo, is, ere, di, sum
: descendre
desum, es, esse, defui
: manquer
detraho, is, ere, traxi, tractum
: tirer, enlever
diffundo, is, ere, fudi, fusum
: verser, répandre, épanouir
dimitto, is, ere, misi, missum
: 1. envoyer dans tous les sens 2. disperser 3. renvoyer, laisser partir 4. renoncer à, abandonner
do, das, dare, dedi, datum
: donner
doceo, es, ere, cui, ctum
: enseigner (+ 2 acc.)
docilis, e
: disposé à s'instruire, qui apprend aisément, docile
dominus, i,
m. : le maître
dum
, conj. : 1. + ind. = pendant que, jusqu'à ce que 2. + subj. : pourvu que, le temps suffisant pour que
duro, as, are
: durcir, endurcir, rendre dur
dux, ducis
, m. : le chef, le guide
ego, mei
: je
emereo, es, ere, ui, itum
: 1. mériter, gagner 2. achever de remplir son service militaire
emo, is, ere, emi, emptum
: acheter
eripio, is, ere, ere, ripui, reptum
: arracher, enlever
et
, conj. : et. adv. aussi
ex
, prép. : + Abl. : hors de, de
experior, iris, iri, expertus sum
: éprouver, essayer
exsanguis, e
: qui n'a pas de sang, blême
extremus, a, um
: dernier
facio, is, ere, feci, factum
: faire
fames, is
, f. : la faim
fauces, ium
: la gorge, le défilé
ferox, ocis
: sauvage, féroce
ferrum, i
, n. : le fer (outil ou arme de fer)
ferus, a, um
: sauvage, barbare
fessus, a, um
: fatigué
finis, is
, f. : la limite, la fin ; pl., les frontière, le territoire
fio, is, fieri, factus sum
: devenir
fortuna, ae
, f. : la fortune, la chance
forum, i
, n. :le marché, le forum
furor, oris
, m. : la fureur, la folie furieuse
Gallus, i
, m. : Gaulois
gladius, i
, m. : le glaive, l'épée
Hannibal, alis
, m. : Hannibal
hic, haec, hoc
: adj. : ce, cette, ces, pronom : celui-ci, celle-ci
hiems, hiemis
, m. : l'hiver
honos, oris
, m. : l'honneur, l'hommage, la charge, la magistrature, les honoraires
Hyrcanus, i,
m. : l'Hyrcanie
iaceo, es, ere, cui, citurus
: être étendu, s'étendre
iam
, adv. : déjà, à l'instant

ille, illa, illud
: adjectif : ce, cette (là), pronom : celui-là, ...
impleo, es, ere, evi, etum
: emplir ( - fidem) = donner l'apparence de
improbus, a, um
: malhonnête
in
, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre

ingens, entis
: immense, énorme
insolitus, a, um
: inaccoutumé à ( avec ad ou gén ou inf) ; inusité, insolite
invenio, is, ire, veni, ventum
: trouver
iste, a, um
: ce, celui-ci (péjoratif)
iubeo, es, ere, iussi, iussum
: 1. inviter à, engager à 2. ordonner
iudicium, ii
, n. : le jugement, la décision
iustus, a, um
: juste, équitable, raisonnable

labor, oris
, m. : la peine, la souffrance, le travail pénible
lambo, is, ere
: lécher
lassus, a, um
: épuisé
lex, legis
, f. : la loi, la (les) condition(s) d'un traité
longus, a, um
: long
loquax, acis
: bavard, loquace, verbeux
lustrum, i
, n. : I. le sacrifice expiatoire II. le bouge, la tanière III la pérode de cinq ans, le lustre
magister, tri
, m. : le maître (d'école)
magnus, a, um
: grand
Magnus, i
, m. : Pompée
mansuesco, is, ere, suevi, suetum
: 1. apprivoiser, adoucir 2. s'apprivoiser
Marcellus, i
, m. : Marcellus
mare, is,
n. : la mer
Mars, Martis
, m. : Mars
mater, tris
, f. : la mère
mecum
, conj.+pron. : avec moi
medius, a, um
: qui est au milieu, en son milieu
melius
, adv. : mieux
merces, edis
, f. : le salaire, la récompense, le prix
mereo, es, ere, rui, ritum
(mereri, eor, itus sum) : mériter, gagner; merere ou mereri (stipendia) : toucher la solde militaire
meus, mea, meum
: mon
mico, as, are, cui, -
1. s'agiter, tressaillir 2. pétiller, scintiller
miles, itis
, m. : le soldat
mille
, n. pl. ia, ium : mille (milia : quand il s'agit de plusieurs milliers)
Milo, onis
, m. : Milon
misceo, es, ere, ui, mixtum
: mélanger
modus, i,
m. : la mesure, la limite, la manière
moenia, ium
, n. : les murs, les murailles
mors, mortis
, f. : la mort
nam
, conj. : de fait, voyons, car
ne
, adv. : ... quidem : pas même, ne (défense) ; conj. + subj. : que (verbes de crainte et d'empêchement), pour que ne pas, de ne pas (verbes de volonté)
nec
, adv. : et...ne...pas
nefandus, a, um
: impie, criminel
nego, as, are
: nier
nemus, oris
, n. : la forêt, le bois
neque
, adv. : et ne pas
nescio, is, ire, ivi, itum
: ignorer
nomen, inis
, n. : 1. le nom, la dénomination 2. le titre 3. le renom, la célébrité (nomine = par égard pour, à cause de, sous prétexte de)
non
, neg. : ne...pas
nondum
, adv. : pas encore

noster, tra, trum
: adj. notre, nos pronom : le nôtre, les nôtres
nullus, a, um
: aucun
numen, inis
, n. : l' assentiment, la volonté ; la volonté des dieux, la puissance divine; un dieu, une divinité
numquam
, inv. : ne... jamais
nunc
, adv. : maintenant
o
, inv. : ô, oh (exclamation)
omnis, e
: tout
orbis, is
, m. : le cercle, le globe. - terrarum : le monde
os, oris
, n. : le visage, la bouche, l'entrée, l'ouverture
pareo, es, ere, ui, itum
: paraître, apparaître, se montrer; obéir
paro, as, are
: préparer, procurer (paratus, a, um : prêt, préparé à, bien préparé, bien fourni)
pars, partis
, f. : la partie, le côté
patiens, entis
: + gén., accoutumé à endurer, endurci à ; indulgent, flegmatique
patior, eris, i, passus sum
: supporter, souffrir, être victime de, être agressé par
paveo, es, ere, pavi
: être troublé, craindre, redouter
pax, pacis,
f. : la paix
per
, prép. : + Acc. : à travers, par
periculum, i
, n. : 1. l'essai, l'expérience 2. le danger, le préril
perrumpo, is, ere, rupi, ruptum
: fracasser; passer de force à travers
pirata, ae
, m. : pirate
Poenus, i
, m. : Carthaginois

polluo, is, ere, pollui, pollutum
: souiller
Pompeianus, a, um
: de Pompée
Pompeius, i
, m. : Pompée
pono, is, ere, posui, situm
: 1. poser 2. déposer 3. placer, disposer 4. installer 5. présenter, établir
Ponticus, a, um
: du Pont (-Euxin)
populus, i
, m. : le peuple
possum, potes, posse, potui
: pouvoir
post
, adv. : en arrière, derrière; après, ensuite; prép. : + Acc. : après
potentia, ae,
f. : 1. la force 2. la puissance, le pouvoir, l'autorité, l'influence
praeda, ae
, f. : le butin, les dépouilles, la proie
praemium, ii
, n. : la récompense
pridem
, adv. : depuis longtemps
privo, as, are
: priver de + abl. (privatus, a, um : particulier) (privatus, i, m. : le simple particulier)
proelium, ii
, n. : le combat
provincia, ae
, f. : la province
quae
, 4 possibilités : 1. N.F.S. N.F.PL. N.N.PL., ACC. N. PL. du relatif = qui, que (ce que, ce qui) 2. idem de l'interrogatif : quel? qui? que? 3. faux relatif = et ea - et eae 4. après
si, nisi, ne, num = aliquae
quaero, is, ere, sivi, situm : chercher, demander
quam
, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. faux relatif = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quas
, 1. ACC. FEM. PL. de pronom relatif. 2. ACC. FEM. PL. de l'adjectif ou du pronom interrogatif. 3. Après si, nisi, ne, num = aliquas 4. Faux relatif = et eas.
quem
, 4 possibilités : 1. acc. mas. sing. du pronom relatif = que 2. faux relatif = et eum 3. après si, nis, ne num = aliquem : quelque, quelqu'un 4. pronom ou adjectif interrogatif = qui?, que?, quel?

queror, eris, i, questus sum
: se plaindre
qui
, 1. n N.M.S ou N.M.PL. du relatif 2. idem de l'interrogatif 3. après si, nisi, ne, num = aliqui 4. Faux relatif = et ei 5. interrogatif = en quoi, par quoi
quid
, 1. Interrogatif neutre de quis : quelle chose?, que?, quoi?. 2. eh quoi! 3. pourquoi? 4. après
si, nisi, ne num = aliquid
quilibet, quaelibet, quodlibet
: n'importe qui (quoi), le premier venu
quis
, 1. pronom interrogatif N. M. S. 2. pronom indéfini = quelqu'un 3. après si, nisi, ne, num = aliquis 4. =
quibus
quo, 1. Abl. M. ou N. du pronom relatif. 2. Abl. M. ou N. du pronom ou de l'adjectif interrogatif. 3. Faux relatif = et eo. 4. Après si, nisi, ne, num = aliquo. 5. Adv. =où ? (avec changement de lieu) 6. suivi d'un comparatif = d'autant 7. conj. : pour que par là
quod
, 1. pronom relatif nom. ou acc. neutre singulier : qui, que 2. faux relatif = et id 3. conjonction : parce que, le fait que 4. après si, nisi, ne, num = aliquod = quelque chose 5. pronom interrogatif nom. ou acc. neutre sing. = quel?
quoque
, adv. : aussi
rapio, is, ere, rapui, raptum
: 1. emporter 2. ravir, voler, piller 3. se saisir vivement de

recipio, is, ere, cepi, ceptum
: 1. retirer, ramener 2. reprendre 3. recevoir, accepter, admettre 4. se charger de
reddo, is, ere, ddidi, dditum
: 1. rendre 2. payer, s'acquitter de rapporter 3. retourner, traduire 4. accorder
regnum, i,
n. : le pouvoir royal, le trône, le royaume

rego, is, ere, rexi, rectum
: commander, diriger
res, rei
, f. : la chose, l'événement, la circonstance, l'affaire judiciaire; les biens
reus, i,
m. : l'accusé
rex, regis,
m. : le roi
Roma, ae,
f. : Rome
ruo, is, ere, rui, rutum
: se précipiter, se ruer; tomber, s'écrouler

rus, ruris,
n. : la campagne
saltem
, inv. : au moins, du moins

sanguis, inis,
m. : le sang, la vigueur
satio, as, are
: 1. rassasier, satisfaire 2. fatiguer, lasser, dégoûter
scelus, eris
, n. : le crime
scilicet
, adv. : il va de soi, bien entendu
se
, pron. réfl. : se, soi
secundus, a, um
: second, favorable
secus
, adv. : 1. autrement, mal 2. prép : le long de 3. = sexus : le sexe
sedes, is,
f. : le siège, la place
semel
, adv. : une (seule) fois
senectus, utis,
f. : la vieillesse
sequor, eris, i, secutus sum
: 1. suivre 2. poursuivre 3. venir après 4. tomber en partage
servio, is, ire, ii ou ivi, itum
: être esclave, (jur.) avoir une servitude
si
, conj. : si
sic
, adv. : ainsi ; sic... ut : ainsi... que
signum, i,
m : le signe, l'enseigne, l'oeuvre d'art
sitis, is,
f. : la soif
socius, a, um
: associé, en commun, allié (socius, ii : l'associé, l'allié)
soleo, es, ere, solitus sum
: avoir l'habitude de (solitus, a, um : habituel, ordinaire)
solutus, a, um
: évanoui, dégagé, libre, relâché, négligent
sub
, prép. : + Abl. : sous
subito
, inv. : subitement, soudain
subitus, a, um
: soudain, subit
suesco, is, ere, suevi suetum
: s'habituer, habituer
Sulla, ae
, m. : Sylla

Sullanus, a, um
: de Sylla
sum, es, esse, fui
: être
summus, a, um
: superlatif de magnus. très grand, extrême
superus, a, um
: qui est au dessus ; Superi : les dieux
supprimo, is, ere, pressi, pressum
: 1. faire enfoncer, couler 2. contenir, arrêter 3. retenir, détourner, étouffer, supprimer
tam
, adv. : si, autant
tamen
, adv. : cependant
tempto, as, are
: chercher à saisir, éprouver, essayer, attaquer
tempus, oris,
n. : 1. le moment, l'instant, le temps 2. l'occasion 3. la circonstance, la situation
teneo, es, ere, ui, tentum
: 1. tenir, diriger, atteindre 2. tenir, occuper 3. tenir, garder 4. maintenir, soutenir, retenir 5. lier 6. retenir, retarder, empêcher
tergum, i
, n. : le dos
terra, ae
, f. : la terre
tigris, is,
m. : tigre
timeo, es, ere, timui
: craindre
tiro, onis,
m. : le jeune soldat, le débutant, l'apprenti
togatus, a, um
: vêtu de la toge, donc : citoyen romain
tollo, is, tollere, sustuli, sublatum
: 1. soulever, élever, porter, élever 2. lever, enlever, supprimer
tot
, adv. : tant, si nombreux
totus, a, um
: tout entier
transcendo, is, ere, endi, ensum
: dépasser
trepidus, a, um
: tremblant, frémissant
tristis, e
: 1. triste, affligé 2. sombre, sévère, morose
triumpho, as, are
: 1. obtenir les honneurs du triomphe 2. triompher, remporter un triomphe

tu, tui
: tu, te, toi
tumultus, us,
m. : le tumulte, le bruit
tuus, a, um
: ton
ultimus, a, um
: dernier
urbs, urbis
, f. : la ville
ut
, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que
utor, eris, i, usus sum
: utiliser
vagus, a, um
: vagabond, errant, nomade, incertain, indéfini, déréglé
validus, a, um
: bien portant, fort, solide ; agissant, efficace, puissant
vanus, a, um
: vide, creux, vain, sans consistance
venenum, i,
n. : le poison, le venin
venio, is, ire, veni, ventum
: venir
veteranus, a, um
: vieux, ancien (veteranus, i, m. : le vétéran)
victrix, icis
: victorieuse
vinco, is, ere, vici, victum
: vaincre
vires, ium
, f. : les forces
vix
, adv. : à peine
voco, as, are
: appeler
vulnus, eris,
n. : la blessure
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