Le temps des généraux : Pompée

Guerre contre César

page suivante       page précédente


49

Mort de Pompée

Ptolémée décide la mort

LUCAIN : M. Annaeus Lucanus est le fils de M. Annaeus Méla, le frère cadet de Sénèque. Né à Cordoue en 39, il vint à Rome avec sa famille dès 40. Parmi ses maîtres on trouve le philosophe stoïcien Cornutus. Parmi ses condisciples figurait le poète Perse, un peu plus âge que lui.
Son milieu social et sa précocité littéraire aidant, Lucain devint vite un protégé de Néron qui lui accorder la questure avant l'âge légal ainsi que l'augurat. Lors de sa première apparition en public, le poète obtint le premier prix aux Neronia de 60, en présentant un éloge de l'empereur.
Mais la disgrâce n'allait pas tarder, provoquée par la jalousie de Néron, qui se croyait des talents littéraires, ou peut-être par des raisons politiques, puisqu'on assiste alors à la mise à l'écart de Sénèque et de tout le clan des Annaei. Impliqué dans la conjuration de Pison en 65, Lucain fut contraint au suicide : il avait 26 ans.  Son oeuvre se confond pour nous avec une épopée dont il nous reste dix livres (le dixième est incomplet ou inachevé) : la Pharsale. Ce titre est incorrect et résulte d'une mauvaise interprétation du vers 9,985, où figure l'expression Pharsalia nostra ; Lucain avait intitulé son poème Bellum civile. Mais nous continuons, par habitude, à l'appeler la Pharsale.

Autres textes de Lucain  Retour à la table des matières  Index général

Ptolémée suit l'avis de ses conseillers.

'ius et fas multos faciunt, Ptolemaee, nocentes;
dat poenas laudata fides, cum sustinet' inquit
'quos fortuna premit. Fatis accede deisque,
et cole felices, miseros fuge. Sidera terra
ut distant et flamma mari, sic utile recto.
Sceptrorum uis tota perit, si pendere iusta
incipit, evertitque arces respectus honesti.
libertas scelerum est quae regna invisa tuetur
sublatusque modus gladiis. Facere omnia saeve
non inpune licet, nisi cum facis. Exeat aula
qui vult esse pius. Virtus et summa potestas
non coeunt; semper metuet quem saeva pudebunt.
Non inpune tuos Magnus contempserit annos,
qui te nec victos arcere a litore nostro
posse putat. Neu nos sceptris privaverit hospes
pignora sunt propiora tibi: Nilumque Pharonque,
si regnare piget, damnatae redde sorori.
Aegypton certe Latiis tueamur ab armis.
Quidquid non fuerit Magni dum bella geruntur,
nec uictoris erit. Toto iam pulsus ab orbe,
postquam nulla manet rerum fiducia, quaerit
cum qua gente cadat. Rapitur ciuilibus umbris.
nec soceri tantum arma fugit: fugit ora senatus,
cuius Thessalicas saturat pars magna volucres,
et metuit gentes quas uno in sanguine mixtas
deseruit, regesque timet quorum omnia mersit,
Thessaliaeque reus nulla tellure receptus
sollicitat nostrum, quem nondum perdidit, orbem.
iustior in Magnum nobis, Ptolemaee, querellae
causa data est. Quid sepositam semperque quietam
crimine bellorum maculas Pharon, arvaque nostra
victori suspecta facis? Cur sola cadenti
haec placuit tellus, in quam Pharsalica fata
conferres poenasque tuas? Iam crimen habemus
purgandum gladio. Quod nobis sceptra senatus
te suadente dedit, votis tua fovimus arma.
Hoc ferrum, quod fata iubent proferre, paravi
non tibi, sed victo; feriam tua viscera, Magne,
malueram soceri: rapimur quo cuncta feruntur.
tene mihi dubitas an sit violare necesse,
cum liceat? Quae te nostri fiducia regni
huc agit, infelix? Populum non cernis inermem
aruaque vix refugo fodientem mollia Nilo?
Metiri sua regna decet viresque fateri.
tu, Ptolemaee, potes Magni fulcire ruinam,
sub qua Roma iacet? Bustum cineresque movere
Thessalicos audes bellumque in regna vocare?
Ante aciem Emathiam nullis accessimus armis:Pompei nunc castra placent, quae deserit orbis?
Nunc victoris opes et cognita fata lacessis?
Aduersis non desse decet, sed laeta secutos:
nulla fides umquam miseros elegit amicos.'

VIII, 483 - 535

  vocabulaire

Le droit des hommes et celui des dieux, Ptolémée, créent beaucoup de coupables. Garder fidèlement une parole donnée attire des ennuis quand on soutient ceux que la Fortune abandonne. Range-toi du côté des destins et des dieux. Suis ceux qui ont de la chance, abandonne les malheureux. Il y a autant de distance entre la terre et les étoiles, entre l'eau et le feu qu'entre le réalisme et la justice. Le sceptre ne sert plus à rien s'il commence à suivre le poids de la justice. Le respect de la parole donnée a détruit des citadelles. C'est la licence dans le crime qui protège les royaumes détestés ainsi que l'usage immodéré des armes. On ne peut pas impunément agir cruellement que si l'on agit. Que celui qui veut être juste quitte le pouvoir. L'honnêteté et le pouvoir suprême ne s'accordent pas. Celui que la cruauté fait rougir aura toujours peur.
Ce n'est pas impunément que Pompée aura méprisé ton âge, lui qui pense que tu ne pourras pas écarter les vaincus de notre rivage. Ce n'est pas un étranger qui va te priver de ton trône : il y a pour toi des garanties plus stables : le Nil et Pharos. Si tu en as assez du pouvoir, rends l'Egypte à la soeur que tu as condamnée. Protégeons du moins l'Egypte des armées romaines. Tout ce qui n'aura pas été à Pompée durant cette guerre, ne sera pas au vainqueur. Il est chassé du monde entier, il ne lui reste plus aucune confiance. Il est à la recherche d'une nation avec qui succomber. Il est enlevé par les ombres de la guerre civile. Il ne fuit pas seulement les armes de son beau-père mais aussi les regards du sénat dont une grande partie rassasie les oiseaux de Thessalie. Il craint les nations qu'il a abandonnées dans un bain de sang. Il craint les rois qu'il a englouti avec lui. Coupable en Thessalie, il est repoussé de partout et cherche un pays qu'il n'ait pas encore perdu. Ptolémée, nous avons contre Pompée de quoi nous plaindre à juste titre.
Pourquoi, Pompée, as-tu souillé du crime de la guerre la neutralité et la tranquillité de Pharos et pourquoi as-tu rendu notre pays suspect au vainqueur? Pourquoi, dans ta chute, avoir choisi cette terre pour y amener les destins de Pharsale et le châtiment que tu dois recevoir ? Déjà nous devons purger une peine parce que, sur tes conseils, le sénat nous a donné le sceptre et que nous avons favorisé de nos voeux ton parti ? Le fer que les destins m’ordonnent de tirer, ce n’est pas contre toi que je l’ai préparé mais contre le vaincu. Je vais devoir te frapper la poitrine, pompée, j’aurais voulu frapper celle de ton beau-père. Nous sommes entraînés où sont emportées toutes les choses. Mets-tu en doute la nécessité que j’ai de te faire violence quand cela m’est permis ? Malheureux, quelle confiance as-tu en notre royaume pour venir ici ! Ne vois-tu pas un peuple sans armes, creusant avec peine les champs amollis par le Nil qui se retire ?
Il convient de mesurer son royaume et d’avouer ses propres forces. Toi, Ptolémée, peux-tu étayer l’écroulement de Pompée alors que Rome s’écroule avec lui. Oses-tu déplacer le bûcher et les cendres de Thessalie et amener la guerre dans notre royaume ? Avant la bataille d’Emathie nous n’avons soutenu aucune armée. Maintenant, alors que le monde l’abandonne, tu te mets aux côtés de Pompée ? Maintenant, vas-tu attaquer les ressources du vainqueur et de fermes destinées? Il ne convient pas de ne pas donner son assistance à ceux qui sont dans le malheur mais uniquement quand on a suivi ceux qui étaient du bon côté. Jamais la loyauté n’a choisi des amis qui étaient dans le malheur.

VIII, 483 - 535

Corneille, la mort de Pompée (1642)

Photin.
Seigneur, quand par le fer les choses sont vidées,
la justice et le droit sont de vaines idées ;
et qui veut être juste en de telles saisons,
balance le pouvoir, et non pas les raisons.
Voyez donc votre force, et regardez Pompée,sa fortune abattue et sa valeur trompée.
César n' est pas le seul qu' il fuie en cet état :
il fuit et le reproche et les yeux du sénat,
dont plus de la moitié piteusement étale
une indigne curée aux vautours de Pharsale ;
il fuit Rome perdue, il fuit tous les Romains,
à qui par sa défaite il met les fers aux mains ;
il fuit le désespoir des peuples et des princes
qui vengeroient sur lui le sang de leurs provinces,
leurs états et d' argent et d' hommes épuisés,
leurs trônes mis en cendre, et leurs sceptres brisés :
auteur des maux de tous, il est à tous en butte,
et fuit le monde entier écrasé sous sa chute.
Le défendrez-vous seul contre tant d' ennemis ?
L' espoir de son salut en lui seul étoit mis ;
lui seul pouvoit pour soi : cédez alors qu' il tombe.
Soutiendrez-vous un faix sous qui Rome succombe,
sous qui tout l' univers se trouve foudroyé,
sous qui le grand Pompée a lui-même ployé ?
Quand on veut soutenir ceux que le sort accable,
à force d' être juste on est souvent coupable ;
et la fidélité qu' on garde imprudemment,
après un peu d' éclat traîne un long châtiment,
trouve un noble revers, dont les coups invincibles,
pour être glorieux, ne sont pas moins sensibles.
Seigneur, n' attirez point le tonnerre en ces lieux :
rangez-vous du parti des destins et des dieux,
et sans les accuser d' injustice ou d' outrage,
puisqu' ils font les heureux, adorez leur ouvrage ;
quels que soient leurs décrets, déclarez-vous pour eux,
et pour leur obéir, perdez le malheureux.
Pressé de toutes parts des colères célestes,
il en vient dessus vous faire fondre les restes ;
et sa tête, qu' à peine il a pu dérober,
toute prête de choir, cherche avec qui tomber.
Sa retraite chez vous en effet n' est qu' un crime :
elle marque sa haine, et non pas son estime ;
il ne vient que vous perdre en venant prendre port ;
et vous pouvez douter s' il est digne de mort !
Il devoit mieux remplir nos voeux et notre attente,
faire voir sur ses nefs la victoire flottante :
il n' eût ici trouvé que joie et que festins ;
mais puisqu' il est vaincu, qu' il s' en prenne aux destins.
J' en veux à sa disgrâce, et non à sa personne :
j' exécute à regret ce que le ciel ordonne ;
et du même poignard pour César destiné,
je perce en soupirant son coeur infortuné.
Vous ne pouvez enfin qu' aux dépens de sa tête
mettre à l' abri la vôtre et parer la tempête.
Laissez nommer sa mort un injuste attentat :
la justice n' est pas une vertu d' état.
Le choix des actions ou mauvaises ou bonnes
ne fait qu' anéantir la force des couronnes ;
le droit des rois consiste à ne rien épargner :
la timide équité détruit l' art de régner.
Quand on craint d' être injuste, on a toujours à craindre ;
et qui veut tout pouvoir doit oser tout enfreindre,
fuir comme un déshonneur la vertu qui le perd,
et voler sans scrupule au crime qui lui sert.
C' est là mon sentiment. Achillas et Septime
s'attacheront peut-être à quelque autre maxime :
chacun a son avis ; mais quel que soit le leur.
Qui punit le vaincu ne craint point le vainqueur.

Acte I, Scène I

Plutarque, vie de Pompée

LXXXIII. Ptolémée était extrêmement jeune; mais Photin, qui exerçait sous son nom toute l'autorité, assembla sur-le-champ un conseil des principaux courtisans, qui tous n'avaient d'autre pouvoir que celui qu'il voulait bien leur communiquer, et leur ordonna de dire chacun son avis. Il était déjà bien humiliant pour le grand Pompée que son sort dépendît de la délibération d'un Photin, valet de chambre du roi ; d'un Théodote de Chio, gagé par le prince pour lui enseigner la rhétorique, et de l'Égyptien Achillas; car ces trois hommes, pris entre les valets de chambre du roi et parmi ceux qui l'avaient élevé, étaient ses principaux ministres : voilà le conseil dont Pompée, arrêté à l'ancre loin du rivage, attendait la décision, lui qui n'avait pas cru qu'il fût de sa dignité de devoir sa vie à César. Les opinions furent tellement opposées, que les uns voulaient qu'on renvoyât Pompée, les autres qu'on le reçût; mais Théodote, pour faire parade de son art de rhéteur, soutint qu'il n'y avait de sûreté dans aucun de ces deux avis ; que recevoir Pompée, c'était se donner César pour ennemi et Pompée pour maître; que si on le renvoyait, il pourrait les faire repentir un jour de l'avoir chassé, et César de l'avoir obligé de le poursuivre : le meilleur parti était donc de le recevoir et de le faire, périr; par-là ils obligeraient César, sans avoir à craindre Pompée : « Car, ajouta-t-il en souriant, un mort ne mord pas. »

a, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ab
, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
accedo, is, ere, cessi, cessum
: 1. aller vers, s'approcher de, marcher sur 2. venir s'ajouter, s'ajouter
acies, ei
, f. : la ligne de bataille; le regard
adversus, a, um
: contraire (prép. + acc. = contre)
Aegyptus, i
, f. : l'Egypte
ago, is, ere, egi, actum
: 1. mettre en mouvement, pousser 2. faire, traiter, agir
amicus, a, um
: ami (amicus, i, m. : l'ami)
an
, conj. : est-ce que, si (int. ind.), ou (int. double)
annus, i
, m. : l'année
ante
, prép. : +acc., devant, avant ; adv. avant
arceo, es, ere, ui
: contenir, retenir, empêcher
arma, orum
, n. : les armes
arvum, i
, n. : la terre, le champ, la plaine
arx, arcis
, f. : la citadelle
audeo, es, ere, ausus sum
: oser
aula, ae
, f. : 1. la cour d'une maison, la cour d'un prince, la puissance d'un prince 2. la marmite 3. la flûte, la joueuse de flûte
bellum, i
, n. : la guerre
bustum, i
, le bûcher
cado, is, ere, cecidi, casum
: tomber
castra, orum
, n. pl. : le camp militaire
causa, ae
, f. : la cause, le motif; l'affaire judiciaire, le procès; + Gén. : pour
cerno, is, ere, crevi, cretum
: distinguer, comprendre, décider
certe
, adv. : certainement, sûrement
cinis, eris
, m. : la cendre
civilis, e
: civil
coeo, is, ire, ii, itum
: 1. aller ensemble, se réunir, en venir aux mains, combattre 2. contracter (une alliance)
cognosco, is, ere, novi, nitum
: 1. apprendre à connaître, étudier ; pf. : savoir 2. reconnaître 3. instruire (une affaire)
colo, is, ere, colui, cultum
: honorer, cultiver, habiter
confero, fers, ferre, tuli, latum
: 1. apporter, amasser 2. rapprocher, 3. faire porter sur; me - : se réfugier
contemno, is, ere, tempsi, temptum
: mépriser
crimen, inis
, n. : l'accusation, le chef d'accusation, le grief, la faute, le crime
cuius
, 1. GEN. SING. du pronom relatif 2. idem de l'interrogatif 3. faux relatif = et eius 4. après
si, nisi, ne, num = et alicuius
cum
, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
cuncti, ae,
a : tous ensemble
cur
, adv. : pourquoi ?
damno, as, are
: condamner
decet
, imp. : il convient, il est convenable que
desero, is, ere, ui, desertum
: abandonner
desum, es, esse, defui
: manquer
deus, i
, m. : le dieu
disto, as, are
: être distant; distat : il y a une différence

do, das, dare, dedi, datum
: donner
dubito, as, are
: douter, hésiter
dum
, conj. : 1. + ind. = pendant que, jusqu'à ce que 2. + subj. : pourvu que, le temps suffisant pour que
ego, mei
: je
eligo, is, ere, legi, lectum
: choisir
Emathia, ae
, f. : l'Emathie (province de Macédoine), la Macédoine
et
, conj. : et. adv. aussi
everto, is, ere, verti, versum
: bouleverser
exeo, is,ire, ii, itum
: 1. sortir de, aller hors de 2. partir
facio, is, ere, feci, factum
: faire
fas
, n. indécl. : le droit divin ; fas est : il est permis par les dieux de...
fateor, eris, eri, fassus sum
: reconnaître, avouer
fatum, i
, n. : 1 - la prédiction, l'oracle, la prophétie. - 2 - le destin, la destinée, la fatalité, la volonté des dieux. - 3 - le sort, la condition, la fortune. - 4 - la durée de la vie. - 5 - l'accident, le malheur, la calamité, la disgrâce. - 6 - la ruine, la destruction, la perte, le fléau, la peste. - 7 - la mort naturelle, la mort.
felix, icis
: heureux
ferio, is, ire
: frapper ; - foedus : conclure un traité
fero, fers, ferre, tuli, latum
: porter, supporter, rapporter
ferrum, i,
n. : le fer (outil ou arme de fer)
fides, ei
, f. : 1. la foi, la confiance 2. le crédit 3. la loyauté 4. la promesse, la parole donnée 5. la protection (in fide : sous la protection)
fiducia, ae
, f. : la confiance
flamma, ae
, f. : la flamme

fodio, is, ere, fodi, fossum
: creuser, déterrer en creusant, déchirer, piquer, percer
fortuna, ae
, f. : la fortune, la chance
foveo, es, ere, fovi, fotum
: réchauffer, choyer, soutenir
fugio, is, ere, fugi
: s'enfuir, fuir
fulcio, is, ire, fulsi, fultum
: soutenir

gens, gentis
, f. : la tribu, la famille, le peuple
gero, is, ere, gessi, gestum
: 1. porter 2. exécuter, faire
gladius, i
, m. : le glaive, l'épée
habeo, es, ere, bui, bitum
: avoir (en sa possession), tenir (se habere : se trouver, être), considérer comme
hic, haec, hoc
: adj. : ce, cette, ces, pronom : celui-ci, celle-ci
honestus, a, um
: honnête, qui correspond à son rang
hospes, itis
, m. : l'hôte
huc
, adv. : ici (question quo)
iaceo, es, ere, cui, citurus
: 1 - être étendu, être couché, être alité, être gisant (blessé ou mort), être malade. - 2 - géographiquement : jacere = esse, situm esse : être situé, s’étendre. - 3 - être abattu, être démoralisé. - 4 - rester dans l’oubli, être négligé, être abandonné. - 5 - végéter, être en ruines. - 6 - être bas (---> prix). - 7 - être calme (---> mer).
iam
, adv. : déjà, à l'instant
in
, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
incipio, is, ere, cepi, ceptum
: commencer
inermis, e
: désarmé
infelix, icis
: malheureux
inpune
, adv. : impunément
inquit
, vb. inv. : dit-il, dit-elle
invisus, a, um
: 1. odieux, haï 2. sans être vu
iubeo, es, ere, iussi, iussum
: 1. inviter à, engager à 2. ordonner
ius, iuris,
n. : le droit, la justice
iustior, oris
: comparatif de iustus, a, um : juste
iustus, a, um
: juste, équitable, raisonnable
lacesso, is, ere, ivi, itum
: harceler, exciter, attaquer
laetus, a, um
: 1. joyeux 2. agréable 3. favorable 4. plaisant 5. riche, abondant
Latius, a, um
: latin
laudo, as, are
: 1. louer, approuver, vanter 2. prononcer un éloge 3. citer, nommer
libertas, atis
, f. : la liberté
liceo
, v. impers. : il est permis ; conj. + subj. : bien que
litus, oris
, n. : le rivage
maculo, as, are
: salir, souiller
magnus, a, um
: grand
Magnus, i
, m. : surnom de Pompée
malo, mavis, malle, malui
: préférer
maneo, es, ere, mansi, mansum
: rester
mare, is
, n. : la mer
mergo, is, ere, mersi, mersum
: plonger, tremper
metuo, is, ere, ui, utum
: craindre
misceo, es, ere, ui, mixtum
: mélanger
miser, a, um
: malheureux
modus, i
, m. : 1 - la mesure, la dimension, la proportion; l'étendue, l'extension; la quantité; la hauteur, la longueur; le contour, le tour, la circonférence. - 2 - la mesure (objet qui sert à évaluer les quantités). - 3 - la mesure, le rythme, la cadence (musicale, oratoire), la mélodie, le chant, le mode musical, la musique. - 4 - la mesure, la règle, la loi, la prescription; la juste mesure, la modération. - 5 - les bornes, les limites, la fin, le terme. - 6 - la manière, la façon, le procédé, la méthode, le genre, la sorte, le mode. - 7 - le mode, la forme (t. de gram.).
mollis, e
: mou, fluide, souple, flexible
moveo, es, ere, movi, motum
: déplacer, émouvoir
multus, a, um
: en grand nombre (surtout au pl. : nombreux)
nec
, adv. : et...ne...pas
necesse
, adj. inv. : inévitable, inéluctable, nécessaire
neu
, conj. : et que ne pas
Nilus, i
, m. : le Nil
nisi
, conj. : si... ne... pas ; excepté
nocens, entis
: nuisible, coupable
non
, neg. : ne...pas
nondum
, adv. : pas encore
nos, nostrum
: nous, je
noster, tra, trum
: adj. notre, nos pronom : le nôtre, les nôtres
nullus, a, um
: aucun
nunc
, adv. : maintenant
omnis, e
: tout
ops, opis
, f. : sing., le pouvoir, l'aide ; pl., les richesses
orbis, is
, m. : le cercle, le globe. - terrarum : le monde
os, oris
, n. : le visage, la bouche, l'entrée, l'ouverture
paro, as, are
: préparer, procurer (paratus, a, um : prêt, préparé à, bien préparé, bien fourni)
pars, partis
, f. : la partie, le côté
pello, is, ere, pepuli, pulsum
: chasser
pendo, is, ere, pependi, pensum
: peser, apprécier, être puni, payer
perdo, is, ere, didi, ditum
: 1. détruire, ruiner, anéantir 2. perdre (perditus, a, um : perdu, malheureux, excessif, dépravé)
pereo, is, ire, ii, itum
: périr
Pharsalicus, a, um
: de Pharsale
Pharus, i
, f. : Pharos (île au large d'Alexandrie)
piget
, impersonnel : je suis chagriné (accusatif de la personne, gén. de la chose), + inf. = il en coûte

pignus, oris
, n. : le gage, le cadeau (pignora auferre : exiger une caution)
pius, a, um
: pieux, juste
placeo, es, ere, cui, citum
: 1.plaire, être agréable (placitus, a, um : qui plaît, agréable) 2. paraître bon, agréer
poena, ae
, f. : le châtiment (dare poenas : subir un châtiment)
populus, i
, m. : le peuple
possum, potes, posse, potui
: pouvoir
postquam
, conj. : après que
potestas, atis
, f. : 1. la puissance, le pouvoir 2. le pouvoir d'un magistrat 3. la faculté, l'occasion de faire qqch.
premo, is, ere, pressi, pressum
: presser, accabler, écraser
privo, as, are
: priver de + abl. (privatus, a, um : particulier) (privatus, i, m. : le simple particulier)
profero, fers, ferre, tuli, latum
: présenter, faire paraître, remettre, reporter
propior, oris
: plus proche
Ptolemaeus, i
, m. : Ptolémée
pudeo, es, ere, ui, itum
: avoir honte ; surtout impers. : me pudet + gén. : j'ai honte de...
purgo, as, are
: dégager, nettoyer (se-) se disculper
puto, as, are
: 1. élaguer, émonder, apurer 2. supputer 3. estimer, penser, croire 4. supposer
qua
, 1. ablatif féminin singulier du relatif. 2. Idem de l'interrogatif. 3. après si, nisi, ne, num = aliqua. 4. faux relatif = et ea 5. adv. = par où?, comment?
quae
, 4 possibilités : 1. nominatif féminin singulier, nominatif féminin pluriel, nominatif ou accusatif neutres pluriels du relatif = qui, que (ce que, ce qui) 2. idem de l'interrogatif : quel? qui? que? 3. faux relatif = et ea - et eae 4. après
si, nisi, ne, num = aliquae
quaero, is, ere, si(v)i, situm
: chercher, demander
quam
, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. faux relatif = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quas
, 1. ACC. FEM. PL. de pronom relatif. 2. ACC. FEM. PL. de l'adjectif ou du pronom interrogatif. 3. Après si, nisi, ne, num = aliquas 4. Faux relatif =
et eas.
quem, 4 possibilités : 1. acc. mas. sing. du pronom relatif = que 2. faux relatif = et eum 3. après si, nisi, ne num = aliquem : quelque, quelqu'un 4. pronom ou adjectif interrogatif = qui?, que?, quel?
querella, ae
, f. : ae, f : plainte, lamentation, chant plaintif
qui
, 1. nominatif masculin singulier ou nominatif masculin pluriel du relatif 2. idem de l'interrogatif 3. après si, nisi, ne, num = aliqui 4. faux relatif = et ei 5. interrogatif = en quoi, par quoi
quid
, 1. Interrogatif neutre de quis : quelle chose?, que?, quoi?. 2. eh quoi! 3. pourquoi? 4. après
si, nisi, ne num = aliquid
quietus, a, um
: paisible, calme, sans ambition
quisquis, quidquid ou quicquid
: quiconque
quo
, 1. Abl. M. ou N. du pronom relatif. 2. Abl. M. ou N. du pronom ou de l'adjectif interrogatif. 3. Faux relatif = et eo. 4. Après si, nisi, ne, num = aliquo. 5. Adv. =où ? (avec changement de lieu) 6. suivi d'un comparatif = d'autant 7. conj. : pour que par là
quod
, 1. pronom relatif nom. ou acc. neutre singulier : qui, que 2. faux relatif = et id 3. conjonction : parce que, le fait que 4. après si, nisi, ne, num = aliquod = quelque chose 5. pronom interrogatif nom. ou acc. neutre sing. = quel?
quorum
, 1. GEN. MASC. ou N. PL. du relatif. 2. GEN. MASC. ou N. PL. de l'adjectif ou du pronom interrogatif. 3. Après si, nisi, ne, num = aliquorum. 4. Faux relatif =
et eorum.
rapio, is, ere, rapui, raptum
: 1. emporter 2. ravir, voler, piller 3. se saisir vivement de
recipio, is, ere, cepi, ceptum
: 1. retirer, ramener 2. reprendre 3. recevoir, accepter, admettre 4. se charger de
rectus, a, um
: droit, correct
reddo, is, ere, ddidi, dditum
: 1. rendre 2. payer, s'acquitter de rapporter 3. retourner, traduire 4. accorder
refugus, a, um
: qui fuit, qui échappe, qui se dérobe
regno, as, are
: régner
regnum, i
, n. : le pouvoir royal, le trône, le royaume
res, rei,
f. : la chose, l'événement, la circonstance, l'affaire judiciaire; les biens
respectus, us
, m. : la pensée, la considération, le respect
reus, i
, m. : l'accusé
rex, regis
, m. : le roi
Roma, ae
, f. : Rome
ruina, ae
, f. : la chute, l'écroulement, l'effondrement, la catastrophe, la ruine
saevus, a, um
: cruel
sanguis, inis
, m. : le sang, la vigueur
saturo, as, are
: rassasier, repaître
scelus, eris
, n. : le crime, l'attentat, les intentions criminelles, le malheur, le méfait, le scélérat
sceptrum, i
, n. : le sceptre
sed
, conj. : mais
semper
, adv. : toujours
senatus, us
, m. : le sénat
sepono, is, ere, posui, positum
: reléguer
sequor, eris, i, secutus sum
: 1. suivre 2. poursuivre 3. venir après 4. tomber en partage
si
, conj. : si
sic
, adv. : ainsi ; sic... ut : ainsi... que
sidus, eris,
n. : l'étoile, l'astre
socer, eri
, m. : le beau-père
sollicito, as, are
: 1. remuer, agiter, ébranler 2. troubler 3. exciter à, provoquer à 4. solliciter, attirer
solus, a, um
: seul
soror, oris
, f. : la soeur
suadeo, es, ere, suasi, suasum
: conseiller
sub
, prép. : + Abl. : sous
sum, es, esse, fui
: être
summus, a, um
: superlatif de magnus. très grand, extrême
suspicio, is, ere, spexi, spectum
: regarder au-dessus, soupçonner, estimer, lever les yeux
sustineo, es, ere, tinui, tentum
: soutenir, supporter
suus, a, um
: adj. : son; pronom : le sien, le leur
tantum
, adv. : tant de, tellement ; seulement
tellus, uris
, f. : la terre, le sol, le terrain, le pays
teneo, es, ere, ui, tentum
: 1. tenir, diriger, atteindre 2. tenir, occuper 3. tenir, garder 4. maintenir, soutenir, retenir 5. lier 6. retenir, retarder, empêcher
terra, ae
, f. : la terre
Thessalia, ae
, f. : la Thessalie
Thessalicus, a, um
: de Thessalie
timeo, es, ere, timui
: craindre
tollo, is, tollere, sustuli, sublatum
: 1. soulever, élever, porter, élever 2. lever, enlever, supprimer
totus, a, um
: tout entier
tu, tui
: tu, te, toi
tueor, eris, eri, tuitus sum
: 1. regarder, observer 2. veiller sur, protéger
tuus, a, um
: ton
umbra, ae
, f. : l'ombre
umquam
, inv. : une seule fois ; avec une négation : jamais
unus, a, um
: un seul, un
ut
, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que
utilis, e
: utile
victor, oris
, m. : le vainqueur
vinco, is, ere, vici, victum
: vaincre
violo, as, are
: traiter avec violence, profaner, outrager
vires, ium
, f. : les forces
virtus, utis
, f. : le courage, l'honnêteté

vis, -
, f. : la force
viscus, eris
, n. : la chair, les entrailles
vix
, adv. : à peine
voco, as, are
: appeler
volo, vis, velle
: vouloir
volucris, is
, f. : l'oiseau
votum, i
, n. : le voeu, l'offrande
texte
texte
texte
texte