Le temps des Gracques

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Résumé historique

150 - 146

La troisième guerre punique

FLORUS : On ne sait rien de Florus. Il écrivit une histoire romaine (-753 - +9). Son oeuvre est publiée à la fin du règne d'Hadrien.

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Chronologie

155 DELENDA EST CARTHAGO CATON
150 DECLARATION DE GUERRE MASSINISSA
146 DESTRUCTION DE CARTHAGE SCIPION-EMILIEN

 

Florus nous donne un résumé succinct de cette guerre.

Introduction historique

Tertium cum Africa bellum, et tempore exiguum, - (nam quadriennio patratum est),- et in comparationem priorum, minimum labore, -(non enim tam cum viris, quam cum ipsa urbe pugnatum est); - sed plane maximum eventu; quippe eo tandem Carthago finita est. Atquin si quis trium temporum momenta consideret, primo commissum est bellum, profligatum secundo, tertio vero confectum est.

Delenda est carthago?

Sed huius causa belli, quod contra foederis legem adversus Numidas quidem, sed paravisset classem et exercitum. Frequens autem Massinissa fines territabat. Sed huic ut bono socioque regi favebatur. Cum de bello sederet, de belli fine tractatum est. Cato inexpiabili odio delendam esse Carthaginem, et cum de alio consuleretur, pronuntiabat; Scipio Nasica, servandum, ne metu ablato aemulae urbis, luxuriari felicitas inciperet. Medium senatus elegit, ut urbs tantum loco moveretur. Nihil enim speciosius videbatur, quam esse Carthaginem, quae non timeretur.

Une défense héroïque

Igitur Manilio Censorinoque consulibus, populus Romanus aggressus Carthaginem, spe pacis iniecta, traditam a volentibus classem, sub ipso ore urbis, incendit. Tum evocatis principibus, si salvi esse vellent, ut migrarent finibus, imperavit. Quod pro rei atrocitate adeo movit iras, ut extrema mallent. Comploratum igitur publice statim, et pari voce clamatum est, ad arma ! seditque sententia, quoquo modo rebellandum, non quia iam spes ulla superesset, sed quia patriam suam mallent hostium, quam suis manibus everti. Qui rebellantium fuerit furor, vel hinc intelligi potest, quod in usum novae classis tecta domuum resciderunt; in armorum officinis aurum et argentum pro aere ferroque conflatum est; in tormentorum vincula crines suos matronae contulerunt.

Scpion-Emilien

Mancino deinde consule, terra marique fervebat obsidio. Operti portus; nudatus est primus, et sequens, iam et tertius murus; cum tamen Byrsa, quod nomen arci fuit, quasi altera civitas, resistebat. Quamvis profligato urbis excidio, tamen fatale Africae nomen Scipionum videbatur. Igitur in alium Scipionem conversa res publica finem belli reposcebat. Hunc Paulo Macedonico procreatum Africani illius magni filius in decus gentis assumpserat, hoc scilicet fato, ut quam urbem concusserat avus, nepos eius everteret.

Anéantissement

Sed, quemadmodum maxime mortiferi morsus solent esse morientium bestiarum, sic plus negotii fuit cum semiruta Carthagine, quam integra. Compulsis in unam arcem hostibus, portum quoque maris Romanus obstruxerat. lIi alterum sibi portum ab alia urbis parte foderunt, nec ut fugerent; sed qua nemo illos nec evadere posse credebat, inde quasi enata subito classis erupit; cum interim iam diebus, iam noctibus, nova aliqua moles, nova machina, nova perditorum hominum manus, quasi ex obruto incendio subita de cineribus flamma, prodibat. Deploratis novissime rebus, XXXVI millia virorum se dediderunt, - quod minus credas, - duce Asdrubale. Quanto fortius femina, et uxor ducis ! quae, comprehensis duobus liberis, a culmine se domus in medium misit incendium, imitata reginam, quae Carthaginem condidit. Quanta urbs deleta sit, ut de ceteris taceam, vel ignium mora probari potest. Quippe per continuos XVII dies vix potuit incendium exstingui, quod domibus ac templis suis sponte hostes immiserant; ut, quatenus urbs eripi Romanis non poterat, triumphus arderet.

FLORUS, II, XV.

  vocabulaire

1. Introduction historique

La troisième guerre contre l'Afrique dura peu de temps (elle fut achevée en quatre ans) et en comparaison des deux autres elle demanda peu de peines (en effet on lutta moins contre des hommes que contre la ville elle-même) mais elle fut vraiment grande par son résultat. Carthage finit avec elle. Dans ces conditions, si quelqu'un veut considérer l'importance des trois périodes : d'abord on engagea le combat, puis on porta un coup décisif et enfin on termina.

2. Delenda est Carthago?

La cause de cette guerre provient du fait que Carthage avait préparé une flotte et une armée contre les closes du traité mais pour lutter contre les Numides. En effet Massinissa semait souvent la terreur sur son territoire. Mais il était soutenu en tant que roi favorable et allié. En se fixant sur cette guerre, on s'occupa de la fin de la guerre. Caton déclarait avec une haine implacable qu'il fallait détruire Carthage même quand on demandait son avis sur autre chose. Scipion Nasica voulait qu'on la conserve, de peur que, délivré de la crainte d'une ville rivale, on ne s'abandonne à la mollesse. Le Sénat choisit la voie médiane : la ville changerait simplement de place. Rien ne semblait plus beau qu'une Carthage qu'on ne craindrait plus.

3.  Résistance héroïque

C'est pourquoi sous le consulat de Manilus et de Censerinus, le peuple romain attaqua Carthage. On leur fit miroiter une paix : on incendia leur flotte livrée volontairement sous le regard même de la ville. Alors on fit venir les notables et on leur ordonna de quitter leur territoire s'ils voulaient rester sains et saufs. Devant l'atrocité de la chose, la colère monta au point qu'ils préférèrent en arriver aux extrêmes. On se lamenta aussitôt publiquement et on cria d'une seule voix : Aux armes!. On prit la décision de reprendre la guerre par n'importe quel moyen, non parce qu'il restait un espoir de survivre mais parce qu'ils préféraient une patrie détruite par les mains de l'ennemi plutôt que par les leurs. On peut imaginer quelle fut la fureur des combattants par le fait qu'ils détruisirent les toits de leurs maisons pour construire une nouvelle flotte. Dans les ateliers d'armement, on forgea l'or et l'argent à la place du fer et du bronze. Pour faire des cordages aux machines de guerre, les femmes donnèrent leurs cheveux.

4. Scipion Emilien

Ensuite sous le consulat de Mancinus, on s'activa sur terre et sur mer à assiéger Carthage. Les ports furent fermés; le premier, le second et enfin le troisième mur furent dégagés. Cependant, Byrsa (nom de la citadelle, presque une autre ville) résistait. Bien que la ville fut détruite, cependant le nom des Scipions semblait fatal pour l'Afrique. L'Etat, se tournant vers un autre Scipion, le réclama pour terminer la guerre. Le fils du grand Africain avait adopté pour la gloire de sa famille le rejeton de Paulus Macedonicus. Le destin fit que la ville ébranlée par l'aïeul, c'est son petit-fils qui la renversa.

5.  Anéantissement

Mais comme les morsures des bêtes mourantes sont habituellement plus funestes, on eut plus de travail avec une Carthage à demi détruite que lorsqu'elle était debout. Les ennemis furent repoussés dans la seule citadelle. Les Romains avaient obstrué le port de mer. Les carthaginois en creusèrent un autre d'un autre côté de la ville. Ce n'était pas pour fuir mais là où personne ne pensait qu'on pourrait passer, tout à coup une flotte sortie de nulle part fit irruption. Chaque jour, chaque nuit, une nouvelle digue, une nouvelle machine de guerre, une nouvelle troupe d'hommes prêts à tout surgissaient, comme un incendie maîtrisé, renaît de ses cendres. Finalement en désespoir de cause, 36.000 hommes se rendirent avec, chose à peine croyable, Asdrubal à leur tête. Combien plus courageuse une femme, l'épouse du général! Prenant ses deux enfants, du haut de sa demeure, elle se jeta dans les flammes, imitant en cela la reine qui avait fondé Carthage. On peut juger de la grandeur de la ville détruite par un seul exemple : la durée de l'incendie. Pendant dix-sept jours on ne put éteindre cet incendie qui avait été allumé spontanément par les ennemis dans leurs maisons et leurs temples. Puisque leur ville ne pouvait être arrachée aux Romains, ils mirent le feu à leur triomphe.

FLORUS, II, XV.

 

 

Massinissa, allié de Rome

http://majed.multimania.com/tunisie/histoire/numidie/numidie.pp

Au IIIe siècle avant J.-C., pendant qu'une fédération maure se constituait dans le nord du Maroc actuel, deux royaumes numides apparurent, celui des Masaesyles à l'ouest, entre la Mulucha (Moulouya) et Cirta (Constantine), celui des Massyles, aux confins des territoires carthaginois. Syphax, roi des Masaesyles, apparut comme un puissant personnage ; il domina toute l'Algérie actuelle et choisit pour capitale Cirta, que son site naturel rendait presque inexpugnable. En 203, cependant, cette puissance s'effondrait.

Le royaume massyle était beaucoup plus petit que son rival. Syphax en entreprit la conquête et réduisit à une vie de proscrit Massinissa, fils du roi défunt Gaïa. Massinissa était d'une trempe et d'une habileté exceptionnelles. En pleine guerre entre Rome et Carthage, il s'allia à Scipion. Il bénéficia de la victoire romaine. Son entrée par surprise à Cirta, en 203, mit fin au royaume masaesyle. Il fut bientôt le maître de tous les pays situés entre la Mulucha et le territoire laissé à Carthage au nord-est de l'actuelle Tunisie.Massinissa régna plus d'un demi-siècle et son œuvre fut considérable. Avant tout, il s'efforça de sédentariser ses sujets nomades et de les convertir à l'agriculture.  Il mit en valeur de très vastes espaces, dit l'historien Polybe. Son but était d'accroître les ressources du pays et ainsi de pouvoir prélever des impôts qui fourniraient les ressources financières indispensables à l'État qu'il voulait créer. D'autre part, les nomades étaient de perpétuels rebelles ; des sédentaires seraient beaucoup plus disposés à accepter un pouvoir politique central. Les nouveaux cultivateurs furent groupés dans des bourgs fortifiés ; ainsi se développa une véritable urbanisation. Les villes reçurent des constitutions inspirées de celles des cités puniques de la côte : elles furent administrées par des suffètes. Cirta devint une capitale où s'élevèrent des monuments.Massinissa, dit Tite-Live, proclamait que l'Afrique devait appartenir aux Africains, et non aux étrangers, qu'ils fussent romains ou phéniciens. La civilisation qui se développa dans son État devait cependant beaucoup à Carthage. Les inscriptions montrent un emploi simultané de la langue punique et de la langue libyque. Sur le plan religieux, l'influence carthaginoise fut profonde. Massinissa demeura cependant fidèle à l'alliance romaine, ce qui lui permit d'accroître ses possessions vers l'est. En 162, il occupa la région des emporia des Syrtes (la Tripolitaine). En 153, il annexa une importante partie du territoire carthaginois. Carthage dut alors se défendre et son réarmement fut le prétexte que saisit Rome pour déclencher la troisième guerre punique (149-146) qui s'acheva par la destruction totale de la capitale punique. Peut-être les Romains avaient-ils voulu surtout prévenir une annexion du territoire carthaginois par les Numides, ce qui aurait reconstitué un empire africain puissant et dangereux.

 

 

a, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ab, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
ac, conj. : et, et aussi
ad, prép. : + Acc. : vers, à, près de
adeo, adv. : tellement ; adeo... ut + subj : tellement... que
adversus, a, um : contraire (prép. + acc. = contre)
aemulus, a, um : qui cherche à imiter, émule, rival (aelulus, i, m. : l'émule, le rival)
aes, aeris, n. : le bronze, l'argent.(aes alienum : la dette)
Africa, ae, f. : l'Afrique
Africanus, a, um : africain
aggredior, eris, i, agressus sum : aller vers, s'approcher, attaquer
aliqui, qua, quod : quelque
alius, a, ud : autre, un autre
alter, era, erum : l'autre (de deux)
ardeo, es, ere, arsi, arsurus : brûler
argentum, i, n. : l'argent
arma, orum, n. : les armes
arx, arcis, f. : la citadelle
Asdrubal, alis, m. : Asdrubal
assumo, is, ere, sumpsi, sumptum : adopter
atquin, conj. : eh bien, et pourtant, dans ces conditions
atrocitas, atis, f. : l'atrocité, la barbarie, la cruauté
aufero, fers, ferre, abstuli, ablatum : emporter
aurum, i, n. : l'or
autem, conj. : or, cependant, quant à -
avus, i, m. : l'ancêtre, l'aïeul, le grand-père
bellum, i, n. : la guerre
bestia, ae, f. : la bête
bonus, a, um : bon (bonus, i : l'homme de bien - bona, orum : les biens)
Byrsa, ae, f. : Byrsa (citadelle de Carthage)
Carthago, inis, f. : Carthage
Cato, onis, m. : Caton
causa, ae, f. : la cause, le motif; l'affaire judiciaire, le procès; + Gén. : pour
Censorinus, i, m. : Censorinus
ceteri, ae, a : pl. tous les autres
cinis, eris, m. : la cendre
civitas, atis, f. : la cité, l'état
clamo, as, are : crier
classis, is, f. : la classe, la flotte
committo, is, ere, misi, missum : confier qqch à qqn, (- proelium) : engager le combat, se risquer, s'exposer
comparatio, ionis, f. : la comparaison
compello, is, ere, puli, pulsum : pousser
comploro, as, are : pleurer, se lamenter
comprehendo, is, ere, prehendi, prehensum : saisir, prendre, comprendre
concutio, is, ere, cussi, cussum : agiter, secouer
condo, is, ere, didi, ditum : cacher, enfermer, enterrer (condere urbem : fonder une ville)
confero, fers, ferre, tuli, latum : 1. apporter, amasser 2. rapprocher, 3. faire porter sur; me - : se réfugier
conficio, is, ere, feci, fectum : 1. faire (intégralement) 2. réaliser 3. réduire 4. venir à bout de 5. accabler, épuiser
conflo, as, are : gonfler, tourner par mélange, forger
considero, as, are : considérer, examiner
consul, is, m. : le consul
consulo, is, ere, sului, sultum : consulter
continuus, a, um : ininterrompu
contra, adv : au contraire, en face ; prép+acc : contre
converto, is, ere, verti, versum : tourner complètement
credo, is, ere, didi, ditum : I. 1. confier en prêt 2. tenir pour vrai 3. croire II. avoir confiance, se fier
crinis, is, m. : le cheveu, la chevelure
culmen, inis, n. : le sommet, le toit
cum, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
de, prép. + abl. : au sujet de, du haut de, de
decus, oris, n. : la gloire, l'honneur
dedo, is, ere, dedidi, deditum : livrer, remettre
deinde, adv. : ensuite
deleo, es, ere, evi, etum : détruire
deploro, as, are : se lamenter, déplorer, désespérer, renoncer à
dies, ei, m. et f. : le jour
domus, us, f. : la maison
duo, ae, o : deux
dux, ducis, m. : le chef, le guide
eius, Gén. Sing. de IS-EA-ID : ce, cette, son, sa, de lui, d'elle
eligo, is, ere, legi, lectum : choisir
enascor, eris, i, enatus sum : naître, pousser
enim, conj. : car, en effet
eo, 1. ABL. M-N SING de is, ea, is : le, la, les, lui... ce,..; 2. 1ère pers. sing. de l'IND PR. de eo, ire 3. adv. là, à ce point 4. par cela, à cause de cela, d'autant
eripio, is, ere, ere, ripui, reptum : arracher, enlever
erumpo, is, ere, rupi, ruptum : faire sortir violemment, éclater
et, conj. : et. adv. aussi
eum, ACC M SING. de is, ea, id : il, lui, elle, celui-ci...
evado, is, ere, vasi, vasum : s'échapper ; finir par devenir
eventus, us, m. : l'événement, le résultat
everto, is, ere, verti, versum : bouleverser
evoco, as, are : attirer, provoquer (evocati, orum : les rappelés, les vétérans rappelés en service)
ex, prép. : + Abl. : hors de, de
excidium, i, n. : le coucher du soleil; la destruction
exercitus, us, m. : l'armée
exiguus, a, um : exigu, petit
exstinguo, is, ere, stinxi, strinctum : éteindre, faire disparaître, faire mourir
extremus, a, um : dernier
fatalis, e: fatal, funeste
fatum, i, n. : la prédiction, le destin, la fatalité, la destinée
faveo, es, ere, favi, fautum : être favorable à, s'intéresser à
felicitas, atis, f. : bonheur
femina, ae, f. : la femme
ferrum, i, n. : le fer (outil ou arme de fer)
ferveo, es, ere, ferbui, - : être bouillonnant, être agité
filius, ii, m. : le fils
finio, is, ire, ivi, itum : délimiter, finir
finis, is, f. : la limite, la fin ; pl., les frontière, le territoire
flamma, ae, f. : la flamme
fodio, is, ere, fodi, fossum : creuser, déterrer en creusant, déchirer, piquer, percer
foedus, deris, n. : le traité
fortius, adv. : plus courageusement
frequens, entis : fréquenté, populaire
fugio, is, ere, fugi : s'enfuir, fuir
furor, oris, m. : la fureur, la folie furieuse
gens, gentis, f. : la tribu, la famille, le peuple
hic, haec, hoc : adj. : ce, cette, ces, pronom : celui-ci, celle-ci
hinc, adv. : d'ici
homo, minis, m. : l'homme, l'humain
hostis, is, m. : l'ennemi
iam, adv. : déjà, à l'instant
igitur, conj. : donc
ignis, is, m. : le feu
ille, illa, illud : adjectif : ce, cette (là), pronom : celui-là, ...
imitor, aris, ari : imiter
immitto, is, ere, misi, missum : envoyer dans, laisser aller, laisser flotter
impero, as, are : commander
in, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
incendium, ii, n. : l'incendie
incendo, is, ere, cendi, censum : allumer, embraser, brûler
incipio, is, ere, cepi, ceptum : commencer
inde, adv. : de là, donc
inexpiabilis, e : inexpiable, implacable
iniicio, is, ere, ieci, iectum : jeter sur
integer, gra, grum : non touché, sain et sauf ; de integro : de nouveau; ex integro : de fonds en comble
intelligo, is, ere, egi, ectum : comprendre
interim, adv. : pendant ce temps, entre-temps
ipse, a, um : (moi, toi, lui,...) même
ira, ae, f. : la colère
labor, oris, m. : la peine, la souffrance, le travail pénible
lex, legis, f. : la loi, la (les) condition(s) d'un traité
liberi, orum, m. pl. : les enfants (fils et filles)
locus, i, m. : le lieu, l'endroit; la place, le rang; la situation
luxurio, as, are : s'abandonner à la mollesse
Macedonicus, a, um : Macédonien
machina, ae, f. : l'engin, la machine
magnus, a, um : grand
malo, mavis, malle, malui : préférer
Mancinus, i, m. : Caius Mancinus (consul)
Manilius, i, m. : Manilius
manus, us, f. : la main, la petite troupe
mare, is, n. : la mer
Massinissa, ae, m. : Massinissa
matrona, ae, f. : la matrone, l'épouse, la mère de famille
maxime, adv. : surtout
maximus, a, um : superlatif de magnus, a, um : grand
medium, ii, n. : milieu, centre
medius, a, um : qui est au milieu, en son milieu
metus, us, m. : la peur, la crainte
migro, as, are : émigrer
mille, n. pl. ia, ium : mille (milia : quand il s'agit de plusieurs milliers)
minimus, a, um : très petit
minus, adv. : moins
mitto, is, ere, misi, missum : I. 1. envoyer 2. dédier 3. émettre 4. jeter, lancer II. laisser aller, congédier
modo, adv. : seulement ; naguère, il y a peu (modo... modo... tantôt... tantôt...)
moles, is, f. : la masse, la digue, le poids, la charge; l'effort, la difficulté
momentum, i, n. : le mouvement, l'influence, le poids
mora, ae, f. : le délai, le retard, l'obstacle
morior, eris, i, mortuus sum : mourir
morsus, us, m. : la morsure
mortifer, era, erum : mortel, fatal
moveo, es, ere, movi, motum : déplacer, émouvoir
murus, i, m. : le mur
nam, conj. : de fait, voyons, car
Nasica, ae, m. : Nasica (cognomen de Scipion)
ne, adv. : ... quidem : pas même, ne (défense) ; conj. + subj. : que (verbes de crainte et d'empêchement), pour que ne pas, de ne pas (verbes de volonté)
nec, adv. : et...ne...pas
negotium, ii, n. : l'affaire, la mission
nemo, neminis : personne, nul... ne, personne
nepos, otis, m. : le petit fils ; péj. : le dissipateur, le dépensier
nihil, indéfini : rien
nomen, inis, n. : 1. le nom, la dénomination 2. le titre 3. le renom, la célébrité (nomine = par égard pour, à cause de, sous prétexte de)
non, neg. : ne...pas
novissime, adv. : finalement
novus, a, um : nouveau
nox, noctis, f. : la nuit
nudo, as, are : 1. mettre à nu, déshabiller 2. dépouiller, piller 3. priver 4. dévoiler
Numida, ae, m. : le Numide
obruo, is, ere, obrui, obrutum : écraser
obsidio, onis, f. : siège (d'une ville)
obstruo, is, ere, struxi, structum : construire devant, fermer, obstruer
odium, i, n. : la haine
officina, ae, f. : l'atelier
operio, is, ire, perui, pertum : couvrir, fermer
os, oris, n. : le visage, la bouche, l'entrée, l'ouverture
par, aris : semblable, pareil par, paris, m. : le couple, la paire)
paro, as, are : préparer, procurer (paratus, a, um : prêt, préparé à, bien préparé, bien fourni)
pars, partis, f. : la partie, le côté
patria, ae, f. : la patrie
patro, as, are : accomplir, exécuter
paulo, adv. : un peu
Paulus, i, m. : Paulus
pax, pacis, f. : la paix
per, prép. : + Acc. : à travers, par
perdo, is, ere, didi, ditum : 1. détruire, ruiner, anéantir 2. perdre perditus, a, um : perdu, malheureux, excessif, dépravé)
plane, adv. : vraiment, complètement, clairement
plus, adv. : plus, davantage
populus, i, m. : le peuple
portus, us, m. : le port
possum, potes, posse, potui : pouvoir
primus, a, um : premier
princeps, ipis, n. m. et adj. : premier, chef, empereur
prior, oris : d'avant, précédent
pro, prép. : + Abl. : devant, pour, à la place de, en considération de
probo, as, are : éprouver, approuver, prouver
procreo, as, are : donner la vie à, engendrer
prodeo, is, ire, prodii, proditum : s'avancer, sortir; paraître en public
profligo, as, are : porter un coup décisif, abattre, renverser
pronuntio, as, are : déclarer, déclamer
publice, adv. : publiquement, officiellement, aux frais de l'Etat, en masse
publicus, a, um : public
pugno, as, are : combattre
qua, 1. ABL. FEM. SING. du relatif. 2. Idem de l'interrogatif. 3. après si, nisi, ne, num = aliqua. 4. faux relatif = et ea 5. adv. = par où?, comment?
quadriennium, i, n. : l'espace de quatre ans
quae, 4 possibilités : 1. N.F.S. N.F.PL. N.N.PL., ACC. N. PL. du relatif = qui, que (ce que, ce qui) 2. idem de l'interrogatif : quel? qui? que? 3. faux relatif = et ea - et eae 4. après si, nisi, ne, num = aliquae
quam, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. faux relatif = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quamvis, conj. : bien que
quantus, a, um, pr. excl et interr : quel (en parlant de grandeur)
quasi, conj. : comme si; adv. : pour ainsi dire, environ
quatenus, conj. : + subj. : puisque
quemadmodum, inv. : de quelle manière, comme
qui, 1. N.M. S., N. M. PL. du pronom relatif = qui 2. faux relatif = et is - et ei 3. NMS ou N.M.PL. de l'interrogatif = qui? quel? 4. après si, nisi, ne, num = aliqui 6. en quoi
quia, conj. : parce que
quidem, adv. : certes (ne-) ne pas même
quippe, inv. : car, assurément
quis, 1. pronom interrogatif N. M. S. 2. pronom indéfini = quelqu'un 3. après si, nisi, ne, num = aliquis 4. = quibus
quod, 1. pronom relatif nom. ou acc. neutre singulier : qui, que 2. faux relatif = et id 3. conjonction : parce que, le fait que 4. après si, nisi, ne, num = aliquod = quelque chose 5. pronom interrogatif nom. ou acc. neutre sing. = quel?
quoque, adv. : aussi
quoquo, inv. : abl.masculin et neutre sing. de quisquis : n'importe quel
rebello, as, are : combattre à nouveau
regina, ae, f. : la reine
reposco, is, ere : réclamer, redemander
res, rei, f. : la chose, l'événement, la circonstance, l'affaire judiciaire; les biens
rescindo, is, ere; scidi, scissum : séparer, ouvrir, détruire, casser
resisto, is, ere, stiti : demeurer, résister à, s'arrêter
rex, regis, m. : le roi
Romanus, a, um : Romain (Romanus, i, m. : le Romain)
salvus, a, um : en bonne santé
scilicet, adv. : il va de soi, bien entendu
Scipio, onis, m. : Scipion
se, pron. réfl. : se, soi
secundus, a, um : second, favorable
sed, conj. : mais
sedeo, es, ere, sedi, sessum : 1. être assis 2. siéger 3. séjourner, demeurer
semirutus, a, um : à demi écroulé
senatus, us, m. : le sénat
sententia, ae, f. : l'avis, l'opinion
sequor, eris, i, secutus sum : 1. suivre 2. poursuivre 3. venir après 4. tomber en partage
servo, as, are : veiller sur, sauver
si, conj. : si
sic, adv. : ainsi ; sic... ut : ainsi... que
socius, a, um : associé, en commun, allié (socius, ii : l'associé, l'allié)
soleo, es, ere, solitus sum : avoir l'habitude de (solitus, a, um : habituel, ordinaire)
speciosius, comparatif adverbial ou neutre de speciosus, a, um : beau, brillant
spes, ei, f. : l'espoir
sponte, inv. : d'après la volonté de quelqu'un (mea, tua, sua -)
statim, adv. : aussitôt
sub, prép. : + Abl. : sous
subitus, a, um : soudain, subit
sum, es, esse, fui : être
supersum, es, esse, fui : demeurer, survivre
suus, a, um : adj. : son; pronom : le sien, le leur
taceo, es, ere, cui, citum : se taire
tam, adv. : si, autant
tamen, adv. : cependant
tandem, adv. : enfin
tantum, adv. : tant de, tellement ; seulement
tectum, i, n. : le toit, la maison
templum, i, n. : le temple
tempus, oris, n. : 1. le moment, l'instant, le temps 2. l'occasion 3. la circonstance, la situation
terra, ae, f. : la terre
territo, as, are : effrayer, épouvanter
tertius, a, um : troisième
timeo, es, ere, timui : craindre
tormentum, i, n. : la machine de guerre, la torture
tracto, as, are : toucher; manier, prendre soin, ; se comporter
trado, is, ere, didi, ditum : 1. transmettre, remettre 2. livrer 3. enseigner
tres, ium : trois
triumphus, i, m. : le triomphe (entrée solennelle à Rome d'un général victorieux)
tum, adv. : alors
ullus, a, um : un seul ; remplace nullus dans une tournure négative
unus, a, um : un seul, un
urbs, urbis, f. : la ville
usus, us, m. : l'usage, l'utilité
ut, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que
uxor, oris, f. : l'épouse, la femme
vel, adv. : ou, ou bien, même, notamment (vel... vel... : soit... soit...)
vero, inv. : mais
video, es, ere, vidi, visum : voir (videor, eris, eri, visus sum : paraître, sembler)
vinculum, i, n. : le lien, la chaîne, l'attache, le cordage
vir, viri, m. : l'homme, le mari
vix, adv. : à peine
volo, vis, velle : vouloir
vox, vocis, f. : 1. la voix 2. le son de la voix 3. l'accent 4. le son 5. , la parole, le mot
XVII, inv. : dix-sept
XXXVI, 36
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