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Pendant la saison des pluies il pleuvait énormément.
Quotidiennement, un déluge d’eau nous tombait sur la tête, mais cela
ne durait pas trop
longtemps. La nature, brûlée par la saison sèche reprenait ses belles couleurs,
les savanes, toutes brunes et grillées par le soleil
brûlant, renaissait en verdure, les points d’eau pour les animaux se
remplissaient à nouveau de ce bien précieux élément naturel, la faune
sauvage reprenait vie, des animaux de toutes espèces réapparaissaient
au sein de cette nature sauvage et capricieuse. .jpg)
Pour nos parents, ces périodes étaient cependant pénibles aussi, car
les routes devenaient très boueuses et tous les véhicules restaient
embourbés.
Quand nous devions partir en ville les trajets prenaient certainement
trois heures et pouvaient parfois s'étirer jusqu'à douze heures quand
tout allait bien.
Pour ces déplacements notre père changeait les pneus de la voiture
pour les remplacer par des pneus avec des gros dessins similaires aux
pneus neige actuellement.
Il fallait aussi prévoir de la nourriture pour deux jours, des
boissons, et des jerrycans d’essence
des vêtements de rechange et surtout beaucoup de pièces de monnaie.
UN VERITABLE DEPART POUR UN SAFARI !
Nous, tant bien que mal, nous
poursuivons fastidieusement notre
parcours.
Nous voilà parti pour une véritable expédition, la voiture roule sur
le chemin rendu encore plus difficile par une nouvelle trombe d'eau…
Le dérapage fut inévitable, mais grâce aux réflexes agiles de notre
père, bien agrippé à son volant, nous reprenons le chemin tortueux…
Tout au long de notre parcours, nous voyons des camions enlisés sur
les routes gorgées d'eau, les conducteurs et les indigènes, pelles en
mains, tentant de dégager leurs véhicules embourbés.Nous,
tant bien que mal, nous poursuivons fastidieusement le trajet.
La pluie se remet à tomber ce qui rend la route encore plus boueuse et
glissante, c'est ainsi que notre auto se met à glisser, lentement mais
sûrement, dans la boue, pour finir par y prendre racines... Notre
père, après avoir tenté beaucoup de manœuvres, ne parvient pas cette
fois à dégager notre précieux moyen de transport. Nous voici donc
immobilisés!
Nous devions cependant nous sortir de ce bourbier.
Prenant notre courage à deux mains, nous nous décidons à utiliser
notre "huile de coudes"! Il fallait bien nous sortir
de ce bourbier!!! Nous nous enfonçons dans la gadoue
jusqu'au niveau supérieur des mollets en prenant bien soin de ne pas y
laisser nos chaussures aspirées par cette masse visqueuse....
C'est alors que surgissent des indigènes qui viennent nous proposer de
l'aide contre
des
pièces de monnaies bien évidemment....... Notre père accepte
sans hésiter
leur "transaction", connaissant leurs principes. Ils sont
très
rusés car ils savent très bien où ils doivent se placer pour dépanner
les personnes en difficulté dans ces cas bien précis.
Il faut donc creuser, placer des feuilles, des morceaux de bois sous
les pneus et tous ensemble, nous poussons le véhicule qui se dégage
lentement de ce "piège naturel".
Le
véhicule enfin dégagé et à nouveau prêt à l'emploi,nous finissons par
éclater de rire, il n'y avait plus aucunes différences de couleurs
entre nous, nous étions tous recouverts de cette terre bien rouge qui
recouvrait le sol...Nous étions tous devenus des "peaux rouges" !
Sur une soixantaine de Km, il nous aura fallu une dizaine d'heures
de trajet où nous avons plus d'une fois rencontré ce genre de
problème. Mais nous prenions cela du bon coté, avec le sourire.
Une fois arrivés en ville, les peaux rouges que nous étions devenus se
dépêchaient de prendre leurs bains et de se changer pour retrouver
notre aspect normal. La voiture nettoyée, nous
étions à nouveau prêts pour reprendre le chemin en sens inverse
quelques jours plus tard.....
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