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Points de sutures .

 

 

Bien pratique les fourmis soldats. Certaines populations (races) d’indigènes s'en servaient pour se faire naturellement des points de sutures en cas de blessures graves. Ils posaient ces insectes sur leurs plaies et se laissaient pincer de chaque coté de la blessure ce qui provoquait un rapprochement des lèvres de l'entaille douloureuse, c'est alors qu'ils coupaient la tête de l'insecte salvateur, dès lors, leurs pinces se crispaient et  restaient bien fermées.

 

 

 

La scarification .

 


En nous promenant dans le village on tombait parfois sur une séance de scarification que nous trouvions cruelle mais qui faisait indéniablement partie de "us et coutumes" des indigènes.
La peau était coupée avec une lame de rasoir et ils y faisaient des entailles triballes, des dessins parfois compliqués, ensuite, les lèvres de la blessure étaient écartées et bourrées de cendres, toutes ces coupures se répartissaient sur toutes les parties du corps, visage compris, sans la moindre hygiène, sans anesthésie locale...  Une fois ce rituel terminé, le sang qui se répandait sur la peau était essuyé avec un chiffon pas trop propre, et, surtout...   !!!!NE PAS SE LAVER PENDANT PLUSIEURS JOURS AFIN DE NE PAS FAIRE PARTIR LES CENDRES OU LE CHARBON DE BOIS PILE!!!


 

 

Outils pour la scarification

 

 

 

 

 

 

 

Serpents des bananiers. 

Au Congo nous jouions volontiers où nous le voulions, dans la

savane, en forêt, sur les bords des rivières.   Nous n'avions guère conscience des dangers auxquels nous étions exposés...  

Tels les serpents, crocodiles, fauves, et bien d’autres encore...   

Nous étions jeunes et insouciants, mais il est vrai que si nous avions dû penser à tout cela, nous serions restés cloîtrés dans nos maisons sans pouvoir mettre le nez dehors...    Un seul endroit nous était permis... "Les champs de bananiers», car ces arbres cachaient dans leurs feuillages et dans leurs régimes de bananes un petit serpent vert (mamba vert) qui était aussi venimeux que le cobra, nous n'avions en cas de morsures, que quelques heures pour être soignés car en brousse il était impossible de se rendre à l'hôpital qui se situait bien trop loin.

 

La saison des pluies.

Pendant la  saison des pluies il pleuvait énormément.   

Quotidiennement, un déluge d’eau nous tombait sur la tête, mais cela ne durait pas trop longtemps. La nature, brûlée par la saison sèche reprenait ses belles couleurs, les savanes, toutes brunes et grillées par le soleil brûlant, renaissait en verdure, les points d’eau pour les animaux se remplissaient à nouveau de ce bien précieux élément naturel, la faune sauvage reprenait vie, des animaux de toutes espèces réapparaissaient au sein de cette nature sauvage et capricieuse.   

 Pour nos parents, ces périodes étaient cependant pénibles aussi, car les routes devenaient très boueuses et tous les véhicules restaient embourbés.

Quand nous devions partir en ville les trajets prenaient certainement trois heures et pouvaient parfois s'étirer jusqu'à douze heures quand tout allait bien.

Pour ces déplacements notre père changeait les pneus de la voiture pour les remplacer par des pneus avec des gros dessins similaires aux pneus neige actuellement.

Il fallait aussi prévoir de la nourriture pour deux jours, des boissons, et des jerrycans d’essence des vêtements de rechange et surtout beaucoup de pièces de monnaie.  UN VERITABLE DEPART POUR UN SAFARI ! Nous, tant bien que mal, nous poursuivons fastidieusement notre parcours. Nous voilà parti pour une véritable expédition, la voiture roule sur le chemin rendu encore plus difficile par une nouvelle trombe d'eau…   Le dérapage fut inévitable, mais grâce aux réflexes agiles de notre père, bien agrippé à son volant, nous reprenons le chemin tortueux…

Tout au long de  notre parcours, nous voyons des camions enlisés sur les routes gorgées d'eau, les conducteurs et les indigènes, pelles en mains, tentant de dégager leurs véhicules embourbés.Nous, tant bien que mal, nous poursuivons fastidieusement le trajet.

La pluie se remet à tomber ce qui rend la route encore plus boueuse et glissante, c'est ainsi que notre auto se met à glisser, lentement mais sûrement, dans la boue, pour finir par y prendre racines...    Notre père, après avoir tenté beaucoup de manœuvres, ne parvient pas cette fois à dégager notre précieux moyen de transport.   Nous voici donc  immobilisés! Nous devions cependant nous sortir de ce bourbier.    Prenant notre courage à deux mains, nous nous décidons à utiliser notre "huile de coudes"!    Il fallait bien nous sortir de ce bourbier!!!    Nous nous enfonçons dans la gadoue jusqu'au niveau supérieur des mollets en prenant bien soin de ne pas y laisser nos chaussures aspirées par cette masse visqueuse....    C'est alors que surgissent des indigènes qui viennent nous proposer de l'aide contre des pièces de monnaies bien évidemment....... Notre père accepte sans hésiter leur "transaction", connaissant leurs principes.   Ils sont très rusés car ils savent très bien où ils doivent se placer pour dépanner les personnes en difficulté dans ces cas bien précis.    Il faut donc creuser, placer des feuilles, des morceaux de bois sous les pneus et tous ensemble, nous poussons le véhicule qui se dégage lentement de ce "piège naturel".

Le véhicule enfin dégagé et à nouveau prêt à l'emploi,nous finissons par éclater de rire, il n'y avait plus aucunes différences de couleurs entre nous, nous étions tous recouverts de cette terre bien rouge qui recouvrait le sol...Nous étions tous devenus des "peaux rouges" !    Sur une soixantaine de Km, il nous aura fallu une dizaine d'heures de trajet où nous avons plus d'une fois rencontré ce genre de problème. Mais nous prenions cela du bon coté, avec le sourire.    Une fois arrivés en ville, les peaux rouges que nous étions devenus se dépêchaient de prendre leurs bains et de se changer pour retrouver notre aspect normal.    La voiture nettoyée, nous étions à nouveau prêts pour reprendre le chemin en sens inverse quelques jours plus tard.....

 

Potopote = boue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les perroquets établissent leurs nids dans de grands arbres à une hauteur de 30m dans la cavité d'une grosse branche.  Le nid peut avoir 60cm de profondeur garnit de bois en décomposition.

Pour dénicher et s'approprier les jeunes perroquets les indigènes grimpent jusque la moitié de l'arbre pour en couper le tronc, la partie supérieure une fois sectionnée bascule et s'écrase inévitablement sur le sol.   Dans ces énormes chutes de branchages, les petits volatiles étaient bien souvent éjectés de leur habitation et finissaient écrasés, quand aux survivants, il ne restait plus aux braconniers qu'à les recueillir pour ainsi pouvoir les revendre.