Page 21
Un peu sorcière ? .
|
Lorsqu'un enfant du poste ou une autre personne avait un orgelet ils s'adressaient à ma mère, elle le signait plusieurs fois par jour avec son alliance en or et ce "compère-loriot" disparaissait très rapidement. Pour les blessures infectées et qui ne cicatrisaient pas, elle les badigeonnait avec du miel de thym, y apposait un pansement et l'infection disparaissait en quelques jours........ Pour les "poireaux" sur la peau, il nous suffisait de mouiller une craie, et à chaque fois que l'on y pensait, de la frotter sur ce "bouton mal venu" , en peu de temps nous en étions libérés........... Ma mère était elle un peu sorcière... Qui sait????? L'Afrique, le pays des mystères .
|
|
Une danse guerrière |
Jambo Bwana |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
La super colle. Parfois, le soir, nous faisions des travaux de bricolage et de collage pour passer le temps. Lorsqu'il nous arrivait de manquer de colle, notre mère, toujours très débrouillarde, prenait un peu de farine et la mélangeait avec de l’eau ou du blanc d'œuf. Nous pouvions ainsi continuer nos travaux de collage avec ces procédés bien efficaces...
Les Pygmées de l’Ituri 1948-1950.
|
|
|
|
|
|
|
Merci à mon brave Ernest Je devais avoir huit ou neuf ans à cette époque au Congo. J'étais "relativement" turbulent et toujours à l'affût d'un "mauvais coup".... Ma mère, désespérée de me voir toujours très animé, se résolu à appliquer la bonne vieille méthode... LA fessée!!!!!! Elle m'attrapait, me posait énergiquement sur ses genoux, me mettait le derrière à l'air, et me donnait la correction du siècle. Pûûûrééééeeeee, mes fesses et mes cuisses s'en souviennent!!!! J'ai encore aujourd'hui l'impression d'avoir gardé la marque de ses doigts sur mes belles petites fesses qui n'en pouvaient rien ! MAIS, ces tortures ne m'effrayaient pas du tout, bien au contraire, cela me faisait rire de plus belle...."Bwana Cheka ", ou "l'homme qui rit", c'était bien moi! Il m'était, de cette manière, facile d'atténuer la douleur, ce qui déroutait complètement ma mère... Ne sachant plus à quel saint se vouer, elle décida de me corriger à l'aide d'une fine branche mais comme j'avais bien repéré son manège, dès que je l'apercevais avec son morceau de bois, je me mettais à courir tout autour de la maison. Il était rare qu'elle me rattrape, car étant donné mon jeune âge, j'étais bien plus subtil et rapide qu'elle... Et puis j'avais un fidèle complice!!! Notre brave boy ERNEST!!! Dés qu'il voyait ma mère s'acharner sur un arbre quelconque pour s'approprier un rameau Ernest le subtilisait et le jetait et lorsque ma mère l'interrogeait il lui répondait, aberré, qu'il avait fait disparaître le branchage car... ON NE FRAPPAIT UN ENFANT AVEC CA!!!! Jamais je ne pourrai oublier ce précieux compagnon... MERCI ERNEST!!!!
|