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Famille Piéchon Lucien et Ninette et la famille Rahier

 

 

Lucien, Jeanne, Claude , Ninette

 

 

 

Au cours de mon enfance j’ai rencontré plusieurs soucis de santé, certains bénins et d'autres plus importants.    En voici quelques exemples...

 

Le mal de gorge.

Un tenace mal de gorge me faisait souffrir depuis plusieurs jours...   Le médecin, qui ne parvenait pas à m'en soulager, eu l’idée lumineuse de me faire sucer plusieurs aspirines par jour.   Ce remède fut bénéfique...   Mais je vous assure bien que lorsqu'on laisse fondre ces médicaments dans la bouche, nos papilles gustatives réagissent, C'EST INFECTE, c'est rêche, et de plus, le soir, j'avais droit, en supplément, au BADIGEONNAGE de la gorge au bleu de méthylène ce qui rendait mon haleine détestable et mes urines toutes BLEUES!!!!!

 Le cobaye.

Lorsque nous devions nous rendre à l'hôpital mon frère et moi, pour y subir une piqûre ou un vaccin, le toubib nous demandait toujours par qui il commençait, et mon frère, subtilement, répondait spontanément.........         "PAR MON FREEEREE!!!!!!!!"

A chaque fois j’étais cuit, je servais donc de cobaye!    TRES MALIN LE GRAND FRERE!!!!!!!!!!

 

Le croup .

A l'époque où nous habitions près de Mongbwalu, J’ai attrapé le croup (diphtérie), mais parents durent donc réagir en toute urgence.    Ils me transportèrent donc en toute hâte à l'hôpital de Mongbwalu.    Le diagnostic du docteur confirma bien cette maladie qui pouvait être mortelle.   Mais il se fait que, mauvaise nouvelle,  dans ces endroits éloignés, il n'y avait pas le sérum adéquat pour soigner cette inflammation.    La situation était cependant urgente car mes jours étaient comptés.   Il fallut donc  rapidement commander le médicament en Belgique.   La société de Kilo Moto mis tout en œuvre et affréta un avion.    24 heures plus tard la livraison fut réceptionnée à l’hôpital de Mongbwalu ce qui me sauva la vie.

 

 

 

Jeanne,Gaby, Claude, Lucien ,Ninette

Claude, Lucien, Gaby, Jeanne, Nicolas

 

 

 

Gaby,Claude, Jeanne, Lucien , Ninette

 

 

MERCI Lucien .

Par un beau dimanche après-midi, nous nous rendons au bassin de natation de Mongbwalu.   Haut comme trois pommes (je devais avoir +- 5 ans) et très intrépide, je me décide à piquer une tête dans la piscine en terminant par un majestueux sous l'eau, heureux comme un poisson dans l'eau…   J'arrive ainsi, fier de moi (qui en principe ne savais pas nager) au pied des escaliers en béton.   Mais voilà…   Ils étaient recouverts d'une mousse velouteuse et très visqueuse…   Je m'y agrippais de toutes mes forces mais à chaque fois je lâchais prise…   Fatigué, après avoir avalé de nombreuses tasses d'eau, commençant à sombrer dans les abîmes profonds, je fus miraculeusement extirpé des eaux et propulsé sur le bord de la piscine…

Monsieur Lucien Piéchon (Un ami de mes parents), vigilent, me guettait du coin de l'œil depuis un bon moment et me sauva sans doute la vie ce jour-là…

MERCI LUCIEN PIECHON, grâce à toi, je suis toujours là, et crois moi, j'ai vécu une jeunesse heureuse et pleine de liesse en tous genres…    MERCI…

 

Comme nous n'avions pas beaucoup de jouets, un petit rien suffisait pour nous amuser.

Gaby, Claude et le boys qui était chargé de nous surveiller

 

 

 

 

 

 

 

 

     Entrée de la mine

d'or.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En Afrique, quotidiennement, vers 17h., nos parents se réunissaient pour prendre le thé ou une autre boisson quelque peu alcoolisée (HIPS!)... mais indispensablement désaltérante...    Il faut dire que les familles se plaisaient à se retrouver en fin de journée, il y avait une certaine complicité entre agents...

Une fois chez l'un, une fois chez l'autre...   C'était chouette...   Très bons souvenirs en tous cas...

 

 

 

 

Les œufs de ma tortue.

Un jour, alors que j'étais très petit et bien mignon, je reçu une très belle tortue...   Ma mère m'expliqua que ces reptiles chéloniens pondaient des œufs!!!

Imaginez-vous bien que dans ma petite tête d'enfant, tout ceci me paraissait magique et surtout TRES intéressant...  Alors...   Je me mis donc à surveiller sa caisse et après beaucoup de temps,

RIEN DE RIEN!!!   J'étais déçu...

Me vint alors l'idée lumineuse de subtiliser les œufs de poules dans le frigo...

Une fois tous les œufs installés dans la caisse, je pose la tortue dessus pour la faire "couver", et... très émoustillé... je préviens maman en hurlant <-Elle a pondu, elle a ponduuuuuuuu !!!!!!!!!.>   Ma mère, intriguée, viens voir le résultat du fruit de mon imagination...   MON DIEU!!!  

Abasourdie, son visage s'allongea et vira du rose au vert...    Il y avait de quoi!   Tous les œufs que j'y avais précieusement installés étaient réduits en omelette...    Quelle engueulade mémorable ce jour-là...   Il faut dire que les œufs étaient rares en brousse...    J'eu donc droit, une fois de plus, à prendre la direction, ILLICO PRESTO, de "L'arbre des punis..."

MAIS ce souvenir nous fait encore bien rire aujourd'hui .....

 

 

Les djiques.

 

  djiques

 

 

 

Les djiques.

Amusant de jouer dans le " Potopote" (la boue) et dans le sable mais attention aux djiques, Gaby, Claude

et ma copine du bac à sable Germaine Frapart (Pépée)

"Tunga pénétrant" aussi appelée puce "djique" ou "chique" est très répandue dans le sable et la poussière en milieu tropical. Elle s'incruste sous la peau des personnes qui marchent pieds nus.

Comme je courais souvent pieds nus ou en sandales, j' en attrapais souvent.   Ces bestioles se logeaient et pondaient bien volontiers sous les ongles des doigts de pieds ce qui provoquaient d'intenses démangeaisons et boursouflures.

Pour les enlever, pas besoin de médecin!   il n'y avait qu'un seul moyen!   Faire appel en toute confiance à notre personnel indigène qui était passé maître en la matière.   Ils utilisaient une aiguille ou une épine avec laquelle ils trouaient la poche  pour pouvoir extraire ces djiques et leurs œufs.   Ce qui se faisait, en général, sans douleurs.

 

 

"Les oxyures.".

Un autre parasite nous pourrissait aussi la vie.   Les minuscules vers blancs !   Ils pondent dans la terre et le sable.   Nous, petits enfants, tout en nous amusant, nous n'avions pas conscience du danger, malgré les recommandations de nos parents.   Les œufs, absolument invisibles, s'incrustaient sous les ongles des doigts de la main!    ET GARE A QUI NE SE LAVAIT PAS LES MAINS!!!     Si vous aviez le malheur de manger à ce moment là, vous avaliez inévitablement ces foutus œufs, qui éclosaient sans vergogne dans notre organisme  pour ressortir ensuite bien aisément par notre angélus.. (PARDON!!!)   notre ANUS... en nous infligeant également d'horribles démangeaisons..........    Il n'y avait dans ce cas que deux remèdes...   Soit se rendre à l'hôpital pour se munir d'un vermifuge (très efficace!) mais encore fallait il que l'état des routes soit praticable (voir saison des pluies) ou alors, les extraire à la main!   Il fallait donc pincer ces "boutons" qui étaient le nid de ces horribles petites bébêtes microscopiques.   Ce soin très douloureux et particulier était en général pratiqué en ultime recours par nos mamans afin de tenir jusqu'à la bonne saison pour pouvoir nous rendre à l'hôpital sans désagréments..

 

 

PIOU-PIOU petit poussin, mon copain...

 

 

Chef de village

Transport de feuilles de manioc

 

Sombe-saka saka-pudu.

 

 

Retour de la chasse

 

 

  

 

 

 

Retour du champ de maïs

Enfants du village

 

 

et du puit

 

 

 

Préparation du sombé (autres noms : saka-saka,  pudu          ( feuilles de manioc)

REPOS!  Ils fument la pipe.. Rude travail pour les hommes !!!!

 

Pas évident, mais très bon!!!