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Claude Rahier

Nicolas Rahier le matin

   

 

Le Kawa.

Pour boire une tasse de café au Congo, il ne suffisait pas d'aller au magasin pour en acheter un paquet.   Là-bas, il nous fallait acheter le grain encore vert et le torréfier nous-mêmes. On plaçait les grains dans un cylindre que l'on mettait au-dessus de braises chaudes et on le faisait tourner sur lui- même. Quand ces grains étaient torréfiés, ils  étaient mis à refroidir, et enfin moulu...    C'est seulement à partir de toutes ces tâches accomplies que l'on pouvait enfin déguster un bon KAWA.

 

 

Kawa = café 

 

 

 

Filtres à eau.

Pour avoir de l'eau potable, nous avions des filtres en grès, munis de cartouches poreuses à travers desquelles passait l’eau préalablement bouillie et refroidie, puis elle était vidée dans de grands filtres.   A la base de ceux-ci il y avait un robinet où l'on pouvait se servir. Il devait être  souvent nettoyé.

Protection des meubles et des aliments contre les insectes rampants.   Les aliments qui ne devaient pas aller au frigo étaient mis dans un garde-manger, celui-ci était fait en toile de moustiquaire

 

 

Au petit matin

Passe une bonne journée au travail papa

   

 

 

Oufti!!!   Qu'est-ce que m'ennuie.....

Où sont mes copines ???

 

 

La BONANA à Améma .

 

 

 

 

La BONANA 

La BONANA est un terme qui signifie Bonne Année en congolais.   La coutume veut que les premiers jours de l'an chaque passant du pays souhaitait la BONANA en s'octroyant le droit de couper une fleur de votre jardin et de la présenter à la maîtresse de maison en lui présentant ses vœux  en contrepartie d'un pourboire ou  " matabiche ".

Comme chaque année, pour présenter leurs vœux à tous les blancs du poste, les villageois se rassemblaient et animaient gaiement les rues du village drapeaux et tam-tam en tête…   C'était beau à voir et typique au folklore local.

Hélas, les réjouissances terminées, après leur départ on ne pouvait que constater, impuissants, les dégâts causés par leur passage bien sympathique mais quelque peu agité!!!   La larme à l'œil, maman examinait tristement son jardin dévasté et " sans dessus-dessous"...............
. Elle qui adorait s'adonner a
ux travaux de jardinage dans ses parterres, qu'elle transformait magnifiquement de ses mains habiles en un véritable petit paradis fleuri, très coloré et délicatement parfumé…   Courageuse et persévérante, elle  retrouvait vite le sourire, et, se retroussant les manches, elle se remettait au travail avec
complaisance, redonnant sans tarder aux abords de la maison un paysage enchanteur. "A cœur vaillant, rien n'est impossible…"

"A cœur vaillant, rien d'impossible…"

 

 

Notre famille et Ninette Piéchon

Famille Jérôme et la mienne

   

 

 

Les hommes "léopard".

Lorsque l'on recommença à reparler des hommes "léopard", monsieur Jérôme  bricola le poste de radio de notre père.   Il nous suffisait de tourner un bouton et cet appareil  devenait un émetteur récepteur. De cette manière nous pouvions transmettre les dernières nouvelles pour ainsi prévenir chacun d'entre nous si la situation devenait dangereuse. L’alerte était diffusée à tous les blancs et permettait de porter secours aux familles qui étaient en danger.

 

   

   

 

L''école des soeurs de FATAKI

 

   
       Gaby chez les Jérôme.
   

 

 Epidémie 

Après une épidémie de paralysie infantile à l'école de Fataki et suite à la fermeture de celle-ci, j'ai été placé dans la famille Jérôme afin de  ne pas être en contact avec mon frère Claude et la  fille Jérôme.

 

Mon frère fut interne au pensionnat de Fataki de 1948 à 1950

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Départ des enfants de Vieux-Kilo vers l'école de Fataki.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon frère

 

Dans la cour de l'école

 

   

 

 Les élèves du pensionnat dans les bois près de l’école de Fataki

 

FAIRE SON GROS BESOIN" NOCTURNE" A L'INTERNAT de Fataki…

 

Quand cela vous prends, ben il faut bien éliminer…

Pour le "pipi", cela convenait, il y avait un pot à notre portée…   Nous pouvions nous soulager aisément…

Mais, mon cher frère, une nuit, éprouva le besoin de se libérer d'un plus gros paquet.

Pour ce faire, il fallait aller à l'extérieur, déjà qu'il faisait noir, ce n'était guère encourageant, mais il en était ainsi.

Prenant son courage à deux mains il se rendit donc à l'endroit prévu pour se libérer aisément les entrailles et en fut très soulagé…   OUF !   Cela fait du bien se dit-il.

Mais encore fallait-il en sortir de cet endroit, car, à l'extérieur se trouvait le gros chien de garde qui remplissait très bien son rôle !   

Chaque fois que mon frère ouvrait la porte du "WC" pour regagner le dortoir l'animal grognait le maintenant en respect.

Ce manège dura assez longtemps, au grand désespoir de mon frère qui ne demandait qu'une chose, regagner son lit….

Finalement le chien se soumit en abandonnant la partie…

Quant à Colodi, je trouve qu'il a été bien patient et courageux.

 

GRRRRRRRRRRRRRRRRRR………………