Page 1

Comme nous, de nombreuses familles belges, françaises, grecques et d'autres nationalités ont pris la décision de s'expatrier soit par curiosité pour l'aventure que pouvait leur apporter ce mystérieux pays ou tout simplement pour changer le mode de vie  que l'Europe ne pouvait leur donner.    LE DESTIN, en quelque sorte...

Ce récit est dédié à mes parents, aux personnes qui ont travaillé à Kilo - Moto et à toutes celles qui ont vécu dans ce merveilleux  pays.

Ce récit sera illustré par de nombreuses photos, certaines avec des noms de famille, d’autres sans.

Si vous reconnaissez un parent ou un ami, si vous constatez une erreur dans un nom, faites-le moi savoir car la mémoire d'un enfant est tellement fragile.

Ma famille a vécu 20 années au Congo, en poste de brousse, loin des villes.

Il arrivait qu'une à dix familles vivent dans ces postes.   Certains de ceux-ci étaient très confortables (électricité, piscine, bowling, dispensaire), mais d'autres ne possédaient même pas l'électricité et la lampe à pétrole était la bienvenue.

Le plus pénible pour ma mère était de se retrouver seule dans la brousse. Aucun voisin à des kilomètres à la ronde pendant plus d’un an. Surtout au début de son arrivée au Congo, trop habituée à la Belgique où il suffisait de sortir de la maison pour pouvoir discuter entre voisins.

Notre père  a quitté la Belgique pour le Congo en 1945. Il partit le premier afin d'aménager la maison et acheter tout ce qui était nécessaire pour notre venue.

Enfin arriva le grand jour, et le commencement de la grande aventure pour notre famille  en Afrique. .Notre père, prenant son courage à deux

mains, alla rejoindre les trois autres agents de Kilo Moto qui attendaient déjà à Anvers où ils embarquèrent sur le COPACABANA le 19 septembre 1945.