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Aimer ou avoir peur?

Articles de presse

Aimer ou avoir peur ? Myriam Lebrun
« Pour aimer il faut être libre. Et pour être libre, il ne faut pas avoir peur. »

" L’amour ou la peur? " - Revue 3ème Millénaire n° 86 -déc.2007 - www.revue3millenaire.com

L’ORIGINE DE LA PEUR
La peur est une émotion naturelle bénéfique face à un réel danger. A l’époque des cavernes elle était une sauvegarde face au prédateur. C’est une fonction bio-logique de survie qui s’est inscrite dans le cerveau au fur et à mesure de l’évolution.
A l’heure actuelle, bien qu’il n’existe plus de prédateur pour l’homme, le cerveau archaïque, reptilien, continue à fonctionner et à le faire fuir devant des dangers irréels.
Ce phénomène n’a plus aucun lien avec la réalité. Nous avons transposé les dangers réels en dangers hypothétiques imaginaires. Depuis l’époque de l’intellectualisme, la peur est passée dans l’inconscient sans pour autant l’évacuer.
La peur psychologique n’a rien à voir avec la peur ressentie face à un danger concret, réel et immédiat. Elle se présente sous forme d’un malaise,d’une inquiétude, de l’anxiété, de la nervosité, d’une tension, de l’appréhension, de l’angoisse, ... Ce type de peur concerne toujours quelque chose qui
pourrait survenir et non pas ce qui est en train d’arriver. Cela va des peurs circonstancielles, de nature réactive ou émotionnelles (peur de grossir, peur de perdre ses cheveux…) en passant par des peurs essentielles, liée à l’expression ou à l’amour, aux élans de base qui nous motivent (peur d’être inutile, de rater sa vie, de ne pas pouvoir aimer …) jusqu’aux peurs existentielles, qui viennent au monde en même temps que nous, quand nous quittons l’univers unifié de la mère (peur de mourir, de ne plus exister au sein du tout, de ne pas avoir sa place, de ne plus jouir de la vie etc…)
Nous sommes dans l’ici-maintenant, tandis que le mental est dans le futur, et cela crée un hiatus chargé d’anxiété.

LA PEUR LIÉE AU TEMPS
Et plus précisément au futur. Nous quittons sans cesse le présent, nous remémorant nos expériences passées que nous projetons inévitablement dans le futur. Nous vivons (ou plutôt nous survivons) entre mémoire et anticipation. Nous échafaudons des plans, faits de désirs et d’attentes, le plus souvent issus de notre manque, de notre vide intérieur. Ceci ne veut pas dire que nous ne devions pas avoir de projets pour notre vie, mais comment allons-nous mettre en place ce qui est nécessaire sans craindre l’échec ou le succès (ce qui revient au même en fin de compte)
Par nos attentes d’un futur meilleur, nous créons un état interne fait de craintes et d’appréhensions ou d’enthousiasmes et d’exaltations car nous voudrions que les choses soient autrement qu’elles ne sont.

Nous avons une compulsion à nous replonger dans le passé qui nous confère une sorte d’identité, établie par l’expérience, et à nous projeter dans le futur qui comporte une promesse de satisfaction sous une forme ou une autre, alors que la créativité, les solutions sont liées au moment présent, au silence et au calme de la présence à soi-même.
Le passé et le futur sont des illusions. Rien ne s’est jamais produit dans le passé. Au moment où cela s’est passé c’était «». Rien ne se produira jamais dans le futur, cela se produira dans le présent.
Seul le présent est vivant et réel. En prendre conscience dans l’instant nous y ramène automatiquement. C’est le travail le plus importantsans cesse se ramener au présent, à la paix de la présence à soi…La peur est liée au futur, les regrets et les culpabilités au passé. La paix, l’amour sont liés au présent.
Les FORMES DE LA PEUR
Dans notre vie, la peur se présente essentiellement sous deux formesla peur de perdre quelque chose, ou la peur de ne pas obtenir quelque chose (amour, succès, argent, santé, éveil…).
Nous éprouvons le besoin d’avoir quelque chose en plus qui nous permettrait d’être plus. Si nous ne l’obtenons pas, nous nous sentons amoindris et avons le sentiment de perdre de la valeur, qui entraîne une perte d’estime et d’amour de soi, pouvant aller jusqu’à la peur d’être annihilé.
Nous nous plongeons dans le
faire et dans une quête effrénée de nous apporter plus pour être mieux (plus d’amour, plus de temps, plus d’argent…). Par nos désirs et attentes, nous quittons l’être, justement. Penser «besoin» est une histoire que l’on se raconte et qui nous fait souffrir en nous séparant de Ce Qui Est. En réalité, si nous observons bien, nous avons toujours, dans l’instant, exactement ce dont nous avons besoin.
Une inversion de paradigme s’imposenous sommes dans
avoir - faire - être, alors que nous devrions être pour faire et avoir.
QUEL EST LE PIRE QUI PUISSE ARRIVER?
La peur nous fait créer inconsciemment toutes sortes de scénarios plus effrayants les uns que les autres. Nous vivons souvent mentalement le pire qui puisse nous arriver car le cerveau et le subconscient ne font pas la différence entre le virtuel et le réel, l’imaginaire et le concret.
Nous passons notre vie à croire les histoires que nous avons crées en cherchant les preuves de leur véracité, en trouvant les «» qui sous-tendent notre souffrance, tout en cherchant à nous en échapper.
L’issue à ce mode de vie est de questionner intérieurement ces scénarios. Se faisant nous pouvons constater que ceux-ci n’ont aucune teneur réelle, les «» de nos vérités s’évanouissant sous le projecteur de l’investigation.
La réalité peut causer tout au plus de la douleur mais jamais de la souffrance. Celle-ci est issue du mental confus.

LES TYPES DE PEUR
J’ai classé 3 grands types de peurs qui comportent des «». Ceci afin de discerner, se rapprocher et appréhender ses propres peurs. En définitive toutes les peurs reviennent au même.
La peur de la
solitude qui inclut la peur de l’abandon, du rejet, des conflits, de l’insignifiance…
La peur de l’
inconnu, sous forme de peur de l’insécurité, la peur du jugement d’autrui, la peur de perdre le contrôle… Et la peur de la mort et de la souffrance qui recouvre la peur de l’extinction (surtout de l’ego), les peurs physiologiques, émotionnelles, mentales et spirituelles…
Chacune de ses peurs, investiguées peut mener à son antidote ainsi qu’au besoin réel qu’elle cache car toute peur psychique cache en réalité un désir, qui recouvre lui-même un besoin plus profond et fondamental.
Toutes les peurs sont ainsi liées à l’identité et à l’attachement au moi, à l’image que l’on a de soi-même. Que celle-ci soit flatteuse ou au contraire dévalorisante est sans importance pour ce faux moi, cet ego qui entretient la souffrance comme preuve matérielleson existence.
MORT DE LA PEUR
Il faut du courage pour affronter ses peurs.
Les démons hors des églises représentent les peurs que nous laissons derrière nous quand nous pénétrons dans le sanctuaire (de l’amour). Dans le conte de fée, le héros doit conquérir ou terrasser le dragon (ou démon) avant l’heureux dénouement. De même nous devons nous abandonner et renoncer à nos illusions sur qui nous sommes, car ce sont elles qui créent l’enfer. Il nous faut mourir à notre ancienne vie. La «» des constituants de l’ego, qui ne sont qu’illusoires, conduit à la clarté de l’être.
LA GUÉRISON DE L’ÂME
La peur et ses corollaires, la haine, la culpabilité, la honte etc. sont des poisons de l’âme qui provoquent malaises et maladies, car, chez l’homme, toute réalité de l’âme se traduira tôt ou tard par une réalité du corps. De même la peur sous toutes ses formes…à l’intérieur de soi, amènent des épreuves dans la vie se manifestant à l’extérieurperte d’êtres chers, faillites, ruptures, accidents corporels, licenciements…
Cela est compréhensible quand on sait que la cause de tout ce qui arrive à l’homme doit être recherché exclusivement en lui-même. L’être attire à lui, de l’extérieur, ce qu’il est à l’intérieur (loi d’attraction). Apprendre à quitter le cercle vicieux (malheureux) de la peur pour entrer dans le cercle vertueux (heureux) de l’amour est donc une démarche indispensable à notre bien-être à long terme.

Il est des souffrances inévitables et d’autres que nous nous créons.
En alimentant mentalement notre douleur, nous rouvrons inlassablement nos blessures.
Travailler à discerner le vrai (la réalité) du faux (la croyance par rapport à la réalité) ramène la paix du mental qui se met au service du cœur.
Le Travail d’investigation intérieure sert à nous libérer des peurs qui nous gouvernent, peurs basées sur des croyances non-examinées, non pas en cherchant à l’extérieur les raisons de celles-ci mais en investiguant et en trouvant les réponses à l’intérieur de soi.
Grâce à l’investigation intérieure, toutes les expériences que j’ai vécues m’ont amenée à réaliser qu’il n’y a rien … à chercher, à atteindre, à purifier, à obtenir, à faire, à mériter, à devenir…Pour obtenir QUOI?
Lorsque je me suis mise à
douter de mes concepts, idées, opinions, à mettre en cause les traditions, les philosophies, idéologies, à questionner mes désirs et mes peurs, j’ai pu cesser de douter de ma nature profonde et m’ouvrir à la réalité du monde tel qu’il est et non comme je voulais qu’il soit.

Le Jeu de la Vie consiste à se rencontrer, encore et encore, à l’intérieur de soi, dans le cadre de situations données, qui ne sont que le reflet de notre monde intérieur projeté à l’extérieur.
Ce mirage appelé communément l’ego ou l’illusion de soi, nous fait croire que nous sommes des entités séparées et nous fait nous agiter dans des rôles divers pour être reconnu, aimé, respecté…Une quête effrénée qui nous remet sans cesse à la case départ de …rien. Pour repartir de plus belle afin de "gagner" le bonheur, le succès, l’argent,santé, le paradis, l’illumination…,nous éloignant sans cesse de l’éveil à Ce Qui Est en recréant systématiquement l’anxiété de la quête.

Aucune technique, aucun maître ne peut nous installer dans notre vraie nature. Le Travail intérieur consiste simplement à«dé-faire» toutes les constructions mentales qui nous séparent de notre essence.

LE CERCLE VICIEUX DE LA PEUR
La pratique de l’investigation, pour moi comme pour les autres auxquels je transmettais ce processus depuis de nombreuses années m’a un jour brusquement révélé une sorte de cercle vicieux de peur dans lequel nous tournons tous.
Je me suis mise à observer de plus près ce phénomène qui apparaissait systématiquement dans les entretiens. Parallèlement, j’ai pu «voir» les constituants d’un cercle vertueux de l’amour dont je conçus ensuite 7 points essentiels dans les deux cas.
On peut entrer dans le cercle vicieux par l’une ou l’autre «porte». L’une est le
manque d’amour, sensation plus que réalité, qui advient souvent dans l’enfance, lié au sentiment de séparation et à la découverte de l’amour conditionnel des parents. La perception d’une non reconnaissance, non acceptation, non appréciation… vont façonner l’enfant puis l’adulte en provocant une blessure d’âme intolérable qui s’exprimera souvent sous forme de syndromed’abandon, de rejet, d’injustice, etc. selon l’histoire personnelle de chacun. Cette blessure originelle provoque un profond ressentiment, plus ou moins conscient, vis-à-vis des parents. Le plus souvent refoulé parce que condamné par la société, ce sentiment se tournera vers l’intérieur sous forme d’auto destruction ou vers l’extérieur sous forme de jugements, critiques… Insidieusement, les croyances du style «suis mauvais(e) si je suis en colère» génère une forme de culpabilité; attitude mentale fort commune, une fuite et une résistance au changement qui ronge l’âme jusqu’à la dépression, si actuelle dans nos sociétés, en renforçant le système de croyances négatives et l’anxiété car «qui dit coupable dit châtiment». Cette forme de peur, viscéralement inscrite est si courante et indécelable qu’elle crée un état de tension interne dont le sujet cherchera à mettre un terme par l’auto-punition, cause de nouvelles souffrances - morales, psychiques – entraînant une dévalorisation de soi. Non estime de soi, négation de soi glissent vers le désamour de soi et cette sensation éprouvante de manque l’amour. La boucle est bouclée.
CERCLE VERTUEUX DE L’AMOUR
La tendance habituelle est de fuir, de bloquer ou de lutter contre les sensations désagréables que nous ressentons face à certaines situations…Nous résistons à la réalité de ce qui est en voulant mentalement la changer, imposant nos conditions à la Vie elle-même, source de stress inépuisable…
L’alternative a consisté, pour moi, à accueillir pleinement et sans condition, la sensation, l’émotion, la situation et d’en prendre la mesure en l’observant puis en l’investiguant.
Pour transformer la peur en amour, j’ai du apprendre à l’accueillir, la reconnaître et l’
accepter.
Par le
regard intérieur, la réalité est vue sous un angle nouveau qui permet une réalisation (compréhension) des phénomènes, des situations, et de ce qu’ils provoquent dans notre vie.
Vivre et exprimer les émotions qui apparaissent dans ce corps sans m’y complaire ou m’y morfondre m’ouvre à la
compassion qui développe naturellement une foi nouvelle dans une capacité de régénération. (C’est le sens du «» des Ecritures).
Par l’investigation du monde de mes pensées, J’ai réalisé peu à peu, que les peurs ne sont que des avertissements de l’âme. En cela, les peurs, comme absolument tout Ce Qui Est, a une valeur intrinsèque, un sens, un but, une raison d’être…
La Conscience en éveil permet «
d’avoir moins peur d’avoir peur» et j’ai pu m’ouvrir à une attitude nouvelle : la présence à Ce Qui Est.
L’énergie peut circuler de plus en plus librement au fur et à mesure de sa transmutation et l’Amour se fait communication bien-veillante, action juste, créativité, harmonie… Un espace qui me ramène à l’éternelle essence de mon être «connais-toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux».
TRANSMUTER LA PEUR EN AMOUR
En allant à la rencontre du cercle vicieux de la peur nous pouvons aussi découvrir le cercle vertueux de l’amour qui est son antidote .Travailler à discerner le vrai (la réalité) du faux (la croyance par rapport à la réalité) ramène la paix du mental qui se met au service du cœur, du sentiment, de l’âme
Ce n’est pas la peur elle-même mais
la peur de la peur qui cause des dommages, la fuite de la peur qui empêche de lui faire face pour l’observer. La peur n’a pas à être vaincue, ni surmontée mais à être transmutée et intégrée en tant qu’énergie. Celle du plomb qui se transformerait alchimiquement en or qu’est la paix et l’amour.
Il y a une seule énergie, l’Amour (qu’on l’appelle Amour inconditionnel, Conscience Infinie, Energie Absolue, le Tout… ou Dieu) lorsque la peur est transmutée. . (UNI VERS – VERS UN).
L’AMOUR DE LA PEUR
«Cherche d’abord le Royaume de Dieu et sa justice (justesse). Le reste te sera donné de surcroît.»
Dans la quiétude où me laisse l’investigation des phénomènes, des pensées et des peurs qui surgissent, se fait jour une attitude d’écoute, d’accueil, d’observation et d’acceptation qui n’a rien d’une résignation ni d’une soumission.
Sans histoire à y appliquer, sans scénario créé, sans imagination pour y répondre ou réagir, se révèle alors la présence. Dans cet espace est l’absence de peur, de jugement, de croyance... Dans ce vide, je découvre la Paix, l’Impersonnel, l’Intemporel. Dans cette tranquillité, je n’ai plus de besoin de chercher, de faire, d’atteindre, de devenir.
Rien. Liberté, Légèreté, Joie. Juste Ce Qui Est.
Cette rencontre ultime se fait sans bruit, sans «spéciaux» et se poursuit dans le quotidien de ma vie, dans cette réalisation et la Présence qui prend son espace et m’installe peu à peu dans l’Unicité.

«La peur de la mort est le dernier obstacle cachant la peur de l’amour. L’esprit regarde le rien et l’appelle “quelque chose”, pour se garder de percevoir ce qu’il est lui-même. Chaque peur est la peur de l’amour, puisque découvrir la vérité de toute chose, c’est découvrir qu’il n’y a personne, pas de “faiseur,” pas de moi pour créer la souffrance, ou pour s’identifier à quoi que ce soit. Sans rien de tout ça, il n’y a plus que l’amour.
Si vous voyez vraiment quel miracle le travail intérieur est pour vous, vous finirez par vous réjouir du pire qui puisse arriver, parce que vous ne trouverez plus un seul problème qui ne puisse être résolu de l’intérieur. Le mystère, c’est d’avoir jamais pu penser qu’il y avait un problème —jamais. C’est le paradis retrouvé.»
Byron Katie


Extraits du livre de Myriam Lebrun :
" Mais de quoi donc avons-nous si peur? "


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