Pour commencer, consultez la

météo


Les capitaineries des ports affichent le bulletin remis à jour régulièrement.
On l'écoute sur la V.H.F. ou par téléphone.

D'autres moyens sont encore possibles : Internet, fax, BLU

 

 
vous trouverez ici les heures de diffusion V.H.F." côte " et " large "

Maintenant, on peut choisir la ou les zones protégées de la houle et du vent. Consultez les cartes en tenant compte des zones interdites ou réservées.
Prévoyez plusieurs possibilités surtout en haute saison, il peut y avoir du monde. Estimez le temps qu'il faudra pour vous y rendre.

Sur place :

Il va falloir composer avec les autres bateaux. Si il n'y en a pas ou peu, faites un tour des lieux avant de jeter l'ancre. Cela permet de se faire une idée sur le relief et la nature des fonds (zones de sable, rochers, herbiers). Si par contre il y a du monde, évitez de slalomer entre les bateaux, vous représentez un danger pour les baigneurs. Observez plutôt la disposition des bateaux, ils vous donneront une estimation de la topographie des fonds marins : les quillards restent en eau profonde et les petits bateaux moteurs en faible hauteur d'eau. Attention, une zone sans aucun bateau est souvent synonyme de danger à fleur d'eau, un voilier au milieu des moteurs est peut-être un dériveur... prudence donc.


Respectez le balisage et la signalisation mis en place, si il y en a.

Les interdictions         

      ou les réglementations

 

Mouillage interdit

Mouillage réglementé

 
 

Pêche sous-marine interdite

Pêche réglementée

 
 

Ou encore "Ramassage de fruits de mer interdit"

 

etc...

Ces pictogrammes sont apposés sur des bouées ou sur des panneaux à terre.

Bouée de délimitation

bouées de chenal, bâbordet tribord

Il est capital d'avoir une approche en total respect de l'environnement qui nous accueille. Le mouillage doit rester dans son état naturel et intact. Nous ne pouvons ni détruire ni polluer. Nous ne pouvons non plus céder à l'hypocrisie de croire que notre rôle est insignifiant dans la gestion de ces lieux.

Une ancre peut occasionner de graves dégâts dans un herbier de posidonie. Sa croissance est très lente (de 1 à 3 cm par an).

C'est une espèce protégée que l'on ne rencontre qu'en Méditerranée.

Son rôle est important:

 

- production d'oxygène (10 litres d'oxygène/m3 par jour)

- diminution de l'érosion

- abri et source de nourriture pour beaucoup de poissons

De gros efforts sont consentis pour lutter contre le rejet des eaux troubles en Méditerranée. Il n'en faudra quand même pas moins de 3000 ans pour récupérer les herbiers de posidonie disparus au cours de ces 25 dernières années.
Cette plante (qui n'est pas une algue) doit encore survivre à un autre fléau : les caulerpes.


La caulerpa taxifolia :

Cette algue d'origine tropicale a été observée pour la première fois en Méditerranée en 1984 devant Monaco. Plus de 13000 hectares étaient recensés en 2001, contre le mètre carré découvert à l'époque.

Elle vit sur tout type de fond entre zéro et cinquante mètres, résiste à la pollution et au courant fort. Sa croissance est d'une telle rapidité, qu'elle étouffe toute autre plante.
Nous assistons à une homogénéisation des fonds marins et à une bio diversification en régression.
Si la posidonie est source de nourriture pour beaucoup d'espèces animales, il n'en est pas de même pour la caulerpa taxifolia qui est toxique.

La caulerpa racemosa est une autre algue apparue en Méditerranée, tout aussi envahissante.

 

Si en relevant votre ancre, vous remontez un morceau de cette algue, ne la rejetez surtout pas à la mer, mais jetez-la dans une poubelle au port.
Relevez le lieu (profondeur et surface couverte)
et alertez le LEML :

Laboratoire Environnement Marin Littoral
Faculté des sciences/UNSA
06108 Nice cedex 2
Tél 04 92 07 68 46 / fax 04 92 07 68 49
caulerpa@unice.fr / www.caularpa.org

 

Jetez l'ancre, c'est par ici

Vivre au mouillage, c'est par là



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