Premier argumentaire en réponse à la mise en garde faite aux étudiants français en Belgique sur le site de la FFP
(http://www.psychomotricite.com/spip.php?article290)

L'Union Professionnelle est bien au courant de cette information et de la situation.
Depuis de nombreuses années, les représentants des psychomotriciens français souhaitent limiter le nombre d'étudiants français en Belgique. C'est bien en effet de leur ressort et de leur responsabilité, en tant que représentants de leurs professionnels et en lien avec leurs écoles, que de vouloir diminuer ce nombre.
La problématique vue de la Belgique est différente et plus complexe qu'exprimée par nos collègues français dans cette mise en garde, notamment vu les 17000 étudiants français actuellement en formation en Belgique, tous types de formation confondus. Deux députés français et une Ministre sont venus en Belgique dernièrement afin d’étudier le problème et évaluer ce qui pousse un si grand nombre d'étudiants à venir chez nous, notamment à partir du système scolaire français qui leur est proposé. Il s’agit donc d’une problématique globale qui dépasse le cadre de la psychomotricité.
En Belgique, pour cette problématique, nous dépendons d’abord de la législation européenne, puis des décisions ministérielles et enfin de la réalité de chaque école. L'Union, elle, est chargée de la promotion et de la défense de la psychomotricité, de sa spécificité (en partenariat avec les écoles) et de ses membres.
Sur le plan européen, la législation européenne favorise la libre circulation au niveau de la formation mais aussi des travailleurs. L’on observe aujourd’hui que beaucoup de pays tentent de trouver des stratégies en interne, afin de développer un certain protectionnisme. Les recours aux instances Européennes seront donc une piste dans l’avenir en cas de problème de reconnaissance.

L'autre problématique évoquée dans le document est la reconnaissance de la formation et du psychomotricien en Belgique francophone. Il est faux de dire aujourd'hui qu'ils ne sont pas reconnus. Dans la revue n°10 de l’Union et sur son site (ci-dessous), se trouve un texte reprenant  les reconnaissances officielles, tant de la formation qu'au niveau des différentes législations belges francophones (Santé Mentale, MR-MRS, AWIPH ) et de nouvelles reconnaissances au niveau de la région francophone sont en cours d’élaboration.
Il est important de rappeler que le bachelier paramédical belge est bien de niveau bac + 3 suivant les canevas européens et a été validé par le Ministre de l’enseignement supérieur après acceptation par les différentes administrations de l’Enseignement francophone, les conseils de l'Enseignement Supérieur francophone et notamment de la section paramédicale. Il s’agit donc bien d’un bachelor paramédical reconnu.
Il se fait que le titre de paramédical, au niveau non pas de la formation mais en tant que métier de la Santé, est encore une matière nationale et dépend toujours aujourd'hui d'une administration nationale. Notre pays est un pays complexe au niveau de ses structures politiques. Le Conseil national des professions paramédicales (majoritairement néerlandophone) et composé des professions déjà reconnues, a émis un avis. La Ministre de la santé nous a répondu qu'elle tiendrait compte de notre argumentation et de nos réactions sur cet avis, que nous lui avons envoyé dès le mois de juin. Pour information, nous étions présents dans le groupe de travail, face aux représentants des métiers de la santé déjà reconnus. Nous ne sommes donc qu’au stade d’un avis, même si certains pourraient tenter de profiter de la situation actuelle pour forcer un choix.
Nous sommes actuellement en contact avec plusieurs responsables politiques francophones afin de faire reconnaître la justesse de nos réactions sur ce qui n'est encore qu’un avis, et non un texte de loi ! La formation de type paramédical du bachelier en psychomotricité est déjà reconnue, la reconnaissance du métier de psychomotricien est, elle, en cours.

L'Union Professionnelle est aux premières loges et reste très vigilante quant à la défense de la profession et des psychomotriciens. Pour rester informé en permanence de l'évolution de la situation, vous pouvez consulter notre site. N'hésitez pas à passer ce message autour de vous. Vous pouvez également prendre contact avec l'Union Professionnelle ou directement avec Jean-Pierre Yernaux.

 

Le 5 octobre 2013

Pour l’UPBPF,
Yernaux Jean-Pierre, président f.f.
Jean.pierre.yernaux@skynet.be