SAINT-LEGER Ouvrages publiés par Bachy Pierre
- Amicale des Résistants de Péruwelz :
• Un Maquis dans le Val de Verne 1974 (500 p.)
• Vie et Mort du Val de Verne 1979 (500 p.)- 1914-1918. Basècles à l’heure allemande.
in : annales du Cercle Royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath. Tome XLIX. 1982-1983- 1940-1945 : quarante-deux Résistants hébergés dans une ferme.
in : mémoires de la Société Royale d’Histoire et d’Archéologie de Tournai. Tome III. 1982- Saint-Léger à l’ombre des Templiers 1988 (400 p.)
- L’internat Walter Ravez Tournai 1990 (250 p.)
- Athaeneum Tornacense Tournai 1991 (250 p.)
- Une Ecole Industrielle Péruwelz 1994 (250 p.)
- Autres études :
• Sports dans la ville Tournai 1976
• Das Besetzte Tournai 1985
• Le Tournaisis : une terre industrielle 1987
• Tournai républicain 1989
• 1944 : Tournai libéré 1994
• Ray Jean
• Steeman Stanislas-AndréIl subsiste à Saint-Léger des vestiges de la Commanderie majeure que l'Ordre du Temple avait fondée à cet endroit au Xllle siècle. Les vestiges de cette époque ne sont pas nombreux, car des générations se sont succédé sur les lieux. Il ne reste pas grand chose, mais le peu que l'on retrouve est d'un grand intérêt. Les bâtiments actuels ne reflètent que bien peu la taille des anciens édifices, ainsi la grange qui servait à l'époque de grenier collectif devait avoir des dimensions plus respectables. On a retrouvé des fondations qui laissent supposer une longueur de trente mètres sur plus de quinze de large. Il reste néanmoins assez de vestiges, de vieilles pierres pour faire rêver de la puissance des Templiers.
Petit village qui porte le nom de son protecteur, il est situé à l'Ouest du Hainaut. Son sol très fertile et sans relief en fait une localité essentiellement agricole. On y trouve une station de captage d'eau qui alimente les châteaux d'eau de la Flandre Occidentale. Le territoire de la commune est traversé par le canal de l'Espierres qui va de l'Escaut à Roubaix et se continue jusqu'à la Deule. Il possède une belle église ogivale du XVe siècle avec des parties du XlIle siècle qui offre des détails remarquables. Cet édifice a été maintes fois saccagé et incendié.
La ferme du Temple [ à l'avant - plan : forme carrée près du canal ]
Cette photo a été prise en 1988.
C'était l'époque d'un village bucolique!
Le
corps de logis actuel de la ferme du Temple. Le volume primitif est conservé
à gauche sur deux travées.
L’étage
fut détruit sur une longueur de six travées, en 1764, comme
l’indique le millésime sur la toiture.
A
noter le clocheton destiné à scander l’heure des repas.
La ferme du temple
On raconte que lors de leur fuite, ayant fait déferrer les chevaux, le commandeur ordonna de replacer les fers enlevés - la tradition veut qu'ils aient été d'argent - en position inverse sur les sabots des montures. Cette besogne achevée, les frères-soldats se mirent « en couleurs », entendez en civil et quittèrent Saint-Léger sans se retourner. Quand le prévôt de Tournai muni d'ordres royaux, se présenta avec ses hommes à la commanderie, il fut effrayé de constater, aux traces laissées par les chevaux, qu'un grand nombre de chevaliers étaient venus renforcer la garnison et jugea prudent de se retirer. A la découverte du stratagème, les fugitifs étaient loin...
Si l'on en croit Saint-Hilaire, auteur de « La Flandre mystérieuse », le petit groupe de cavaliers, lourd de ses secrets, s'enfonça silencieusement dans le brouillard des bords de l'Escaut,vers une destination connue des quelques seuls initiés. Ces événements s'étaient passés le 13 octobre 1307...
On peut se demander raisonnablement si Saint-Léger ne serait pas devenu une grande ville, les Templiers n'ayant pas quitté les lieux !Le village a payé un lourd tribut à la première guerre mondiale et durant la seconde, il fut l'un des hauts lieux de la Résistance. Depuis lors, Saint-Léger vit en somme en marge de la société et se contente d'être un lieu hors du commun.
L’église
est une construction en pierre.
Le
clocher se termine par quatre petits clochetons en encorbeillement et par
une flèche recouverte d’ardoises.
Dans
le haut sur trois de ses pans, s’ouvre une fenêtre géminée
gothique du XIV° siècle, avec larmiers.
Ils
se continuent en cordons sur toute la largeur de la façade.
D’autres
cordons coupent encore la façade en quatre étages.
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