Le Maître au Feuillage brodé
En 1926, dans son volume consacré à Hugo Van der Goes et aux petits maîtres bruxellois de la fin du XV° siècle, Friedländer rassemble dix oeuvres autour de l’atelier d’un peintre dont il crée le nom de convention: Der Meister mit dem gestickten Laub - le Maître au Feuillage brodé. Il retient comme seuls critères d’attribution déterminants le feuillage stéréotypé, l’éclairage des feuilles par des touches régulières (quatre cents ans avant Seurat), ainsi que la façon de couronner les fonds de paysages avec des architectures et des arbres. Il tire argument des dimensions plutôt importantes des peintures, et des relations avec les tapisseries et la broderie. Friedländer y relève la présence d’arbres aux troncs lisses, d’une souche parfois, de fines plantes grimpantes le long des murs, d’un cerf ou d’un paon, tout un ensemble qui contribue à créer un enchevêtrement dense.



Adam et Eve
D'après Hugo Van der Goes
Seconde moitié du XV°siècle
 


Triptyque de la Vierge à l'enfant dans un paysage
Maître de la Madone Grog (détail)


 
 
 
 
In : Le Maître au Feuillage brodé
Primitifs flamands. Secrets d’ateliers
Editions RMN – Paris- 2005
Exposition Palais des Beaux-Arts - Lille - 2005