ATHENEE ROYAL CAMPIN ( ex-LYCEE )

Institut communal de Demoiselles
Tournai

Le conseil communal de la ville de Tournai décida d’ouvrir une école communale payante pour jeunes filles le 3 octobre 1870 à la rue des Clairisses. Cet établissement prit le nom d’Institut communal. Il comportait une classe du premier âge, une section primaire et une section supérieure.
Voici les paroles prononcées à cette occasion par l’Echevin CARBONNELLE, délégué pour l’institution publique :
« Messieurs, Mesdemoiselles,
Nous sommes ici réunis pour inaugurer un établissement qui s’ouvre dans des conditions toutes modestes : 33 jeunes élèves entrent aujourd’hui dans cette nouvelle école. Ce fait en lui-même n’a rien de bien important, mais si nous y attachons un grand prix, c’est qu’il est la traduction en fait d’un principe souvent développé dans de magnifiques discours, mais malheureusement appliqué avec une indifférence et une lenteur désespérante. Ce principe, c’est la nécessité de faire un service public de l’instruction du peuple en général, et particulièrement de l’instruction et de l’éducation des jeunes filles de la classe aisée. C’est ici le lieu, Messieurs, de vous faire voir l’importance de l’éducation des filles. Seulement, je ne me sens ni l’autorité ni l’éloquence nécessaires pour aborder un sujet aussi délicat, aussi élevé; je laisserai parler Fénélon. Voici ce que dit l’illustre auteur de Télémaque dans son traité de l'Education des Filles :
« Rien n'est plus négligé que l’éducation des filles. La coutume et le caprice des mères y décident souvent de tout : on suppose qu’on doit donner à ce sexe peu d'instruction. L’éducation des garçons passe pour une des principales affaires par rapport au bien public. Pour les filles, dit-on, il ne faut pas qu’elles soient savantes : la curiosité les rend vaines et précieuses ; il suffit qu’elles sachent gouverner un jour leur ménage et obéir à leurs maris sans raisonner... il est vrai qu‘il faut craindre de faire des savantes ridicules. Les femmes ont d’ordinaire l’esprit encore plus faible et curieux que les hommes... mais que s’ensuit-il de sa faiblesse naturelle des femmes ? Plus elles sont faibles, plus il est important de les fortifier. N’ont-elles pas des devoirs à remplir ? Le monde n’est point un fantôme ; c’est l’assemblage de toutes les familles : et qui est-ce qui peut policer avec un soin plus exact que les femmes qui, outre leur autorité naturelle et leur assiduité dans leur maison, ont encore l’avantage d’être soigneuses, attentives aux détails, industrieuses, insinuantes et persuasives ? Mais les hommes peuvent-ils espérer pour eux-mêmes quelques douceurs dans la vie si leur plus étroite société, qui est celle du mariage, se tourne en amertume ? Mais les enfants qui feront dans la suite tout le genre humain, que deviendront-ils si les mères les gâtent dès leurs premières années. Voilà donc les occupations des femmes, qui ne sont guère moins importantes au public que celles des hommes, puisqu’elles ont une maison à régler, un mari à rendre heureux, des enfants à bien élever. »


La rue du Château et l'église Saint-Nicolas
au XVI°siècle
Plan de Tournai, in Braun et Hogenberg
Civitates orbis terrarum 1575-1594
(détail)

Ces lignes semblent avoir été écrites pour notre époque. Ce qu’on disait il y a deux siècles on le redit encore de nos jours. Mais il ne suffit pas de proclamer de grandes vérités, de signaler le mal et indiquer le remède, il faut encore pouvoir employer ce remède, mettre en pratique les institutions signalées nécessaires. C’est, Messieurs, ce qu’il nous a été donné de faire dans la mesure de nos attributions. Aussi, je n’en doute pas, vous partagez ma satisfaction en ce moment. Félicitons-nous d’être arrivés au but. Ce qui n’était qu’un voeu il y a trois mois est aujourd’hui la réalité. Le voilà donc établi cet institut communal tant désiré à Tournai. Les classes riantes et bien aménagées ne demandent plus qu’à résonner de la prière qui doit commencer la première leçon. Dans un instant, les élèves seront sur leurs bancs et les institutrices dans leurs chaires. Ce résultat, nous le devons à la sollicitude du Conseil communal pour l’instruction publique ; nous le devons à l’activité, au zèle et surtout à l’esprit d’initiative de tous les membres de la Commission de surveillance des écoles. Je suis heureux de pouvoir les remercier au nom de l’Administration communale et de la population tournaisienne. L’institut est fondé ; il reste à le maintenir digne de la confiance publique et à lui donner tout son développement.
« Ici, Mademoiselle la directrice, commence votre tâche, tâche bien noble, mais aussi bien délicate. Vous saurez en comprendre toute l’étendue et la remplir avec toutes les qualités que développera en vous le sentiment du devoir, sentiment que vous vous efforcerez d’inspirer à vos élèves. La position distinguée que vous vous étiez faite dans un des établissements les plus justement renommés du pays, nous est un sûr garant que vous accomplirez avec honneur la mission qui vous est confiée. Vous serez secondée par deux jeunes institutrices, sorties brillamment des écoles normales. Enfin, Mademoiselle, vous pouvez compter sur le concours toujours bienveillant de la Commission des écoles et sur l’appui sympathique de l’autorité communale. »


Plan du château d'Henri VIII - 1517
En face de l'église Saint-Nicolas, l'Hôpital du Château
(Athénée Campin actuellement)

L’école fut donc dirigée par Mademoiselle Pulchérie GILMET (1). Deux institutrices diplômées la secondèrent. La donation de cette école pour filles constitua un tournant dans l’enseignement à TOURNAI. Elle rompait la relative entente entre l’échevêché et l’Hôtel de ville. En effet, jusqu’à cette époque, l’enseignement catholique occupait la première place à TOURNAI. Cette création fut le point de départ de la dégradation des rapports entre les catholiques et les libéraux tournaisiens.
La presse catholique critiqua la concurrence que faisait l‘Institut : « … à côté de l’enseignement congréganiste jouissant de toute la confiance des familles, nous avions un enseignement laïque privé qui ne laissait rien à désirer, qui permettait le choix, aux parents et auquel il n’était nullement utile de substituer l’enseignement officiel. L’administration n‘a pas le droit ainsi de faire concurrence et de nuire à ceux de ses administrés qui ont ouvert des écoles à leurs risques et périls ».
L’Institut prévoyant l’ouverture d’une section supérieure, mit la situation des catholiques en péril. Aussi, ceux-ci s’empressèrent-ils de dénoncer le caractère antireligieux de l’école. Ils craignaient la fondation à TOURNAI d’un établissement d’instruction secondaire pour filles semblable aux cours d’éducation ouverts à BRUXELLES par Isabelle Gatti de Gamond en 1864. En effet, le 28 mai 1864, celle-ci avait ouvert un établissement payant pour filles qui avait connu d’emblée un remarquable succès. Afin de promouvoir la liberté des cultes, l’enseignement religieux ne figurait pas au programme.


Plan de Tournai 1863 (Bozière)
n°47 : Saint-André ( actuellement Athénée Campin )

L’enseignement supérieur féminin basé sur la science était à leurs yeux une cause de déchristianisation. Ils considéraient l’école comme un « instrument maçonnique » destiné à écarter de l’Eglise la bourgeoisie tournaisienne. Certains déclarèrent même l’établissement antireligieux, malgré les garanties énoncées en matière d’instruction religieuse par le règlement de l’Institut. Le règlement d’ordre intérieur et le programme des cours prévoyaient en effet l’enseignement de la religion conformément à l’arrêté royal du 15 août 1846.
Le 11 novembre 1870, en signe de protestation, l’évêque refusa de déléguer le curé de Saint-Piat pour donner le cours de religion moyennant une rétribution annuelle de 300 F prélevée sur le budget de la ville. L’administration communale réagit aussitôt : vu qu’aucune loi spéciale ne réglait l’enseignement supérieur pour filles, il décida de placer l’Institut sous la direction et la surveillance exclusive de l’autorité communale en dehors de la loi du 23 septembre 1842. Les rapports entre l’évêché et l’Hôtel de Ville furent tendus, mais finalement la paix reprit ses droits. La religion catholique fut enseignée à l’Institut par les institutrices et le clergé tournaisien conféra les sacrements aux professeurs, aux élèves et à leurs parents. Un modus vivendi s’installa jusqu’en 1875. A cette date, Mgr DUMONT (2), ultramontain intransigeant, ardent adversaire du libéralisme, décida de jeter l’anathème sur l’Institut !


Institut de Demoiselles et Banque Nationale
Rue Royale
(Bourla - Guide illustré - 1884)

Monseigneur DUMONT, intronisé le 2 février 1873 entendit appliquer à la lettre les enseignements de Pie IX. Par le truchement des mandements de carême, le nouvel évêque de Tournai définit les orientations spirituelles et politiques de son action. Il se voulut un évêque combattant pour les fidèles victimes de la guerre à outrance menée contre la religion par la presse libérale. A partir de 1875, son langage se durcit. Il considéra le libéralisme et le catholicisme libéral comme les « doctrines du mal ». La guerre aux « préjugés » déclarée par la directrice, Melle GILMET dans un discours prononcé lors de la distribution des prix à l’Institut, le 15 août 1875, mit le feu aux poudres :

« L’étude des sciences naturelles, par là même qu’elle a la nature pour l’objet, c’est-à-dire les oeuvres du Créateur, épure et ennoblit l’âme et la porte vers le Maître Suprême, la pénétration des secrets de la nature est le plus sûr moyen de détruire en nous les préjugés. Les préjugés ! Quelle plaie de l’humanité ! Sans le préjugé, plus d’attache à certains usages reçus que la raison condamne et dont le progrès souffre ; plus de guerres civiles ni religieuses ; plus de conflits entre les hommes qui sont tous frères et qu'un faux jugement rend ennemis pour une différence de nom, de costume, de l’engage ou de culte extérieur... »
Le Courrier de l’Escaut ne retint que cette partie du discours. D’après ce journal, Melle GILMET désirait rejeter la religion : la guerre aux préjugés était devenue « l’arme maçonnique » ! Le terme « préjugé » exaspérait les catholiques tournaisiens d’autant plus qu’il figurait dans les statuts de la Libre Pensée bruxelloise. D’après ceux-ci, « il s’agissait d’arracher les consciences à l’erreur, aux préjugés, à l’ignorance surtout qui était le dernier appui des religions positives en déclin ».
Cette référence à la Raison provoqua l’irritation du prélat. Dans le mandement de carême du 15 février 1876, Mgr DUMONT critiqua le libéralisme envahissant les écoles. Il dénonça l’intervention de la franc-maçonnerie dans la création de l’Institut. Les édiles communaux furent accusés de vouloir conduire l’enfance « à la perte éternelle par la mauvaise éducation. » Face à une déclaration aussi violente, le Bourgmestre de Tournai, Louis CROMBEZ (3) décida de saisir le conseil communal le 1° avril 1876. Lors de la séance du 29 avril, le conseil communal discuta une nouvelle adresse à Mgr DUMONT. Les membres furent d’accord pour constater que le discours de Melle GILMET n’était pas subversif et qu’il ne constituait en rien un attentat contre la religion. Pour la seconde fois, le prélat refusa de se déjuger. Son antilibéralisme devint une véritable obsession. En janvier 1877, Mgr DUMONT annonçait qu’il n’admettrait pas à la confirmation les enfants fréquentant l’Institut. L’annonce de sanctions du prélat à l’égard de l’institut, provoqua un grand émoi parmi la population de la ville. L’interdit était d’autant moins compris que la religion était enseignée dans l’école.


Institut de Demoiselles
n°26 - rue Royale
(oblitération postale 5/07/1903)

Le 18 mars 1878, une circulaire interdisant d’admettre à la première communion les élèves qui fréquentaient l’Institut « GILMET »  fut adressée à tous les curés du diocèse par le vicaire général HALLEZ. La diffusion de la lettre suscita la consternation. En mai, Mgr DUMONT adressa une nouvelle circulaire au clergé pour le prémunir contre le catholicisme libéral. Il s’attaqua également à la Jeune garde libérale. Il s’agissait vraisemblablement d’une société identique à celle crée à VERVIERS en 1876 à l’instigation des cercles populaires de la section de la Ligue de l’enseignement. Cette association mettait l’accent sur le devoir des travailleurs de confier leurs enfants à l’école plutôt que de les envoyer à l’usine. La Jeune Garde tournaisienne, créée en 1877, désirait favoriser les écoles communales en procurant des livres et des bourses aux enfants pauvres. Pour l’évêque de TOURNAI, ces jeunes gens propageaient l’irreligion.
Alerté à plusieurs reprises par diverses personnalités, Mgr VANNUTELLI, nonce apostolique à BRUXELLES, décida d’exposer la situation à ROME. « L’affaire DUMONT » commençait. Elle se termina par la nomination d’un administrateur apostolique Mgr DU ROUSSAUX, le 22 novembre 1879 et par la révocation de Mgr DUMONT, le 22 octobre 1880.. Cependant, cette guerre de tendance à l’école GILMET avait augmenté la tension. Le clergé ne sut comment agir et prit des mesures dispersées. Parmi les parents, les uns se tournèrent vers le protestantisme libéral ; d’autres quittèrent l’Eglise ; d’autres encore proposaient d’envoyer leur enfants dans une ville voisine pour recevoir les sacrements. La tension s’accrut de jour en jour. La guerre scolaire longtemps demeurée en veilleuse, éclata au grand jour en 1879. Les catholiques mécontents des augmentations d’impôts imputables, selon eux, aux dépenses scolaires de la ville souhaitèrent vérifier l’utilisation des deniers publics. Ils exigèrent un droit de contrôle à l’Hôtel de ville. Lors des élections communales du 25 octobre 1881, les catholiques tournaisiens firent de ce droit de contrôle leur slogan électoral. Ils revendiquèrent l’administration de la ville. A l’issue du scrutin, les catholiques rompirent la majorité libérale : Henri DESCLEE, Antoine DUBUS, Adolphe LESCHEVIN et Jules STIEMON du PRE entrèrent à l’Hôtel de ville. Quelques années plus tard, l’Institut communal de Demoiselles était toujours l’objet de critiques virulentes. Citons un organe catholique qui écrivait :

« Cet affreux monument à coûté à la Ville 550.000 francs ! Le terrain seul a été payé, à M. CROMBEZ, 160.000 francs. Et M. le Bourgmestre daignait la somme de 4,5 % ! Très désintéressé, n’est-ce pas, ce bourgmestre libéral et millionnaire ? ... Cet institut est encore célèbre pour sa directrice, Melle Préjugé. L’aimable dame ne touche pas moins de 7.000 francs par an ! Il joue de malheur depuis quelque temps, l’Institut. L’histoire de la Bergère, celle plus récente d’une institutrice qui a fait quelque tapage, bien qu’on ait essayé de faire silence autour, nous ont montré comment se pratique la libre morale dans le monde scolaire gueux. » (Le Tournaisien, dimanche 26 avril 1885)


Rue du Château - Eglise Saint-Nicolas
En face, un hospice qui accueillait les malades
(Bozière - 1864)

(1) Pulchérie GILMET, née à POTTES, le 15 octobre 1845 et décédée à TOURNAI, le 6 avril 1929. D’origine paysanne, elle étudia au pensionnat Sainte-Waudru à MONS. Institutrice aidante à Pottes de 1863 à 1865, elle devint ensuite professeur à l'Institut communal de BRUGES en novembre 1865 (dirigé par Mademoiselle MULLER). Elle occupa ce poste jusqu’à sa nomination, en août 1870, à l’Institut communal de Demoiselles à TOURNAI. Directrice à la fois de l’Institut, du jardin d’enfants et du pensionnat, elle exerça ses fonctions jusqu’en août 1903, date de sa mise à la retraite. Elle faisait partie d’une dynastie scolaire libérale : la famille GILMET, originaire de POTTES. Adolphe GILMET, directeur d’école payante pour garçons à TOURNAI, fut nommé inspecteur cantonal à FRASNES-LEZ-TOURNAI en 1879. Il succéda à Edouard HUBIN en 1881 comme inspecteur principal. Léonie GILMET, institutrice communale à POTTES, fut chargée en 1869 et en 1880 de l’inspection de l’enseignement et de l’ouvrage.

(2) DUMONT (Edmond - Joseph - Hyacinthe), né à Saint-Amand-les-Gosselies, le 24 octobre 1828 et décédé à Villers-Perwin, le 20 novembre 1892. Etudiant en théologie au séminaire de Tournai de 1846 à 1852, il acheva sa formation au collège romain. Animé d’un zèle profond, il part en Amérique du Nord en 1856 pour évangéliser les peuplades indiennes des Grands Lacs. A son retour en Belgique, il devient professeur de théologie, puis est nommé vice-président au collège américain à Louvain. Désigné par Rome, il est sacré 96° évêque de Tournai, le 2 février 1873. Au début de son ministère, il fonde de nombreux collèges, se met à la tête de pèlerinages et développe, dans son diocèse, une véritable dévotion au pape. A partir de 1875, il lutte ouvertement contre le libéralisme.

(3) Les interventions de représentants exerçant un mandat civil local lors de la discussion du projet de loi VAN HUMBEECK permettent de nous faire idée de l’état d’esprit de certains édiles communaux face à la réforme proposée. Louis CROMBEZ, député-bourgmestre libéral, fut le seul parlementaire tournaisien à prononcer un discours à la Chambre. Il fut un témoin très précieux pour présager du sens dans lequel la loi serait appliquée à Tournai.  Pour justifier son adhésion au projet de loi, CROMBEZ évoqua les démêlés de l’administration communale de TOURNAI avec Mgr DUMONT lors de la fondation de l’Institut communal de Demoiselles en 1870. Il rappela l’extrême violence des mandements épiscopaux de 1876 et de 1878. Selon lui, le clergé ne voulait plus de cette loi depuis longtemps parce qu’elle ne lui donnait pas une part assez grande dans la direction de l’enseignement primaire. Au lendemain des élections de 1878, le parti catholique aurait fait volte face. Il se serait mis à « révéler l’idole qu’il avait renversée quelque temps plus tôt ». L’adhésion de CROMBEZ au projet de loi VAN HUMBEECK fut négative. Il considéra que la loi 1842 succombait à l’intolérance et aux exagérations du clergé. Malgré ces paroles considérées comme un gage de pur radicalisme par les catholiques, CROMBEZ a fait preuve durant toute sa carrière d’une grade modération au point de vue des rapports de l’Eglise et de l’Etat. Il n’a manifesté aucune haine contre le christianisme. Longtemps partisan de la loi de 1842, ce ne fut qu’à regret qu’il décida, en 1870, suite au refus du clergé de venir donner l’enseignement religieux à l’Institut communal de Demoiselles, de mettre l’établissement sous un régime communal en dehors de la loi.


Couvent des Dames de Saint-André
(carte postale antérieure à 1905)


 

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