Chronologie de la déportation
 
1933

30 janvier : Adolf Hitler est nommé chancelier par le Président Hindenburg.

27 février : Incendie du Reichstag

8 mars : Wilhelm Frick, ministre de l'Intérieur, annonce la fondation des camps de concentration.
22 mars : Ouverture du premier camp de concentration à Dachau (près de Munich). Il est destiné aux opposants politiques.


Dachau : crematorium à la libération en 1945

1er avril : Boycott des entreprises et magasins juifs.
7 avril : Interdiction aux juifs d'enseigner dans les universités ou de travailler dans des services publics. 
26 avril : Création de la Gestapo ("Geheime Stat Polizei" - Police secrète d'État) par Hermann Göring.

2 mai : Dissolution des syndicats allemands
10 mai : Autodafé de livres écrits par des juifs, des opposants politiques, ou tout auteur ne se situant pas dans la ligne du parti. 
14 juillet : Loi enlevant la citoyenneté allemande aux réfugiés juifs d'Europe de l'est.
14 juillet : Le parti nazi devient parti unique.

1934

2 août : Mort de Hindenburg, Hitler devient président et chancelier du Reich. 

1935

31 mai : Les juifs sont exclus de l'armée allemande. 
15 septembre : Lois raciales de Nuremberg "pour la protection du sang allemand".

1936

3 mars : Les médecins juifs sont interdits de pratique. 

7 mars : Réoccupation de la Rhénanie.

 
Le coup du 7 mars 1936 est le plus risqué de ceux que joue Hitler. Au mépris des dispositions du traité de Versailles, mais en accord apparent avec le discours si doux qu'il tient moins d'un an auparavant, Adolf Hitler fait pénétrer les troupes allemandes dans la zone démilitarisée du Rhin. En guise de prétexte, Hitler évoque non seulement l'injustice intolérable du traité de Versailles, mais aussi la menace que fait peser sur l'Allemagne et sur la paix en Europe le traité franco-soviétique signé l'année précédente. L'Assemblée nationale française en discute interminablement, ce qui fait craindre au Führer que son prétexte lui soit dérobé. Mais la ratification est en fin de compte adoptée le 27 février 1936. 
L'opération de réoccupation militaire de la Rhénanie est préparée par le haut commandement allemand dans le plus grand secret, pour être exécutée avec la rapidité de l'éclair. Il faut faire d'autant plus vite que nombre d'officiers allemands sont extrêmement sceptiques sur les chances de réussite. Ne disposant que de quelques bataillons, l'État-major fait avancer trois colonnes sur la rive gauche du Rhin, vers Aix-la-Chapelle, Trèves et Sarrebruck. En cas de réaction française, les plans prévoyaient de faire demi-tour et de battre en retraite vers l'autre rive du Rhin. 
Le coup de bluff s'accompagne d'une offensive de propagande en direction des chancelleries française et britannique, auxquelles le ministre des Affaires Étrangères annonce la rupture du traité de Locarno en même temps qu'il leur fait de nouvelles propositions de paix. 
L'épisode a des conséquences incalculables. Hitler renforce sa popularité personnelle auprès du peuple allemand. Il a désormais un ascendant considérable sur les généraux qui ont faibli, et dont il se débarrasse dans les mois qui suivent. Il prouve que ni les Français, divisés par leurs querelles internes, ni les Britanniques, retranchés dans leur splendide isolement, ne sont prêts à en découdre. Il porte un coup fatal à la crédibilité de la France vis-à-vis de ses alliés d'Europe centrale et orientale, en particulier face à l'Union Soviétique, qui n'a plus aucune confiance dans les dispositions des accords conclus avec Paris. La possibilité qui est donnée aux Allemands de mettre en chantier une ligne de fortifications sur sa frontière occidentale change de fond en comble les données stratégiques de l'Europe. Retranchée derrière la ligne Siegfried, face à des Français terrés dans leur ligne Maginot, les Allemands ont les mains libres pour attaquer n'importe le quel de leurs voisins à l'Est. Le scénario de l'automne 1939 est donc déjà en germe dans le premier grand coup de politique internationale d'Adolf Hitler. Sa méthode est fixée. 
La nervosité des généraux allemands est justifiée par leurs craintes d'une réaction des Français, à laquelle l'armée allemande n'est pas en mesure de faire face. Mais les hésitations de Gamelin, qui se contente de renforcer la ligne Maginot, le culot obstiné d'Adolf Hitler, l'inertie des Britanniques, qui font semblant de prendre au sérieux les offres de paix du chancelier allemand pour ne pas avoir à soutenir leur allié, ce faisceau de décisions et d'atermoiements a donné à Hitler sa première victoire. 



En 1935 avec le grade de colonel, Jodl est nommé ministre de la défense intérieure du Reich. 
C'est lui qui prépare un compte rendu du plan de réoccupation de la Rhénanie. 

12 juillet : Ouverture du camp de concentration de Sachsenhausen (Allemagne). 
12 juillet : Déportation de Tsiganes à Dachau (Allemagne).
16 juillet : Création d'un camp de Tsiganes à Marzahn (Allemagne).

1937

15 juillet : Construction du camp de concentration de Buchenwald (Allemagne).
5 août : Circulaire ordonnant l'internement des Témoins de Jéhovah.

1938

13 mars : Annexion de l'Autriche au Reich (Anschluss).

26 avril : Enregistrement obligatoire de tous les biens et propriétés juives en Allemagne. 
Mai : Ouverture du camp de concentration de Flossenburg (Allemagne). 
1er août : Adolf Eichmann crée le bureau d'émigration juif à Vienne.
3 août : Lois antisémites en Italie. 

8 août : Ouverture du camp de concentration de Mauthausen (Autriche). 
30 septembre : Conférence de Munich: l'Angleterre et la France accepte l'occupation des Sudètes par l'Allemagne.


Sudètes : la Wehrmarcht souriante franchit la
frontière tchèque, en accord avec
la France et l'Angleterre !

9-10 novembre : Nuit de Cristal : pogrom dans toute l'Allemagne.

 

La " Nuit de cristal ", cet assaut organisé contre les Juifs en Allemagne et en Autriche, a été baptisée de la sorte en raison des débris de verre qui jonchaient les rues de centaines de villes du Reich après cette nuit de violence antijuive du 9 au 10 novembre 1938. 
Depuis quelque temps déjà, le régime nazi se radicalisait sans cesse davantage dans le domaine des politiques juives. Au début de 1938, Goering, en tant que responsable du plan de quatre ans, avait en effet exprimé son désir d’accélérer l’aryanisation, tandis que Heydrich et Himmler se sentaient frustrés du rythme lent adopté par l’émigration juive. Cette situation conduisit dès lors à la déportation de 17.000 Juifs polonais le 28 octobre 1938 à Zaboszyn; le sort de ces Juifs déportés conduisit à son tour à l’assassinat de Ernst vom Rath, le 7 novembre 1938, par Herschel Grynszpan. 

Ernst vom Rath était un membre subalterne du personnel de l’ambassade d’Allemagne à Paris; Grynszpan, Juif polonais de Paris dont les parents avaient été déportés sans ménagement, s’était procuré un pistolet, était entré dans l’ambassade et avait abattu le premier membre du personnel qu’il avait croisé. 

La nouvelle de cet attentat suscita des désordres ponctuels en Allemagne le 8 novembre, jusqu’à ce que le décès de vom Rath soit annoncé le lendemain. Goebbels mit à ce moment tout en œuvre pour que cet assassinat reçoive un traitement à sensation dans la presse d’obédience nazie. Il incita les responsables du Parti nazi, les dirigeants de la S.A. et de la S.S. dans tout le pays à organiser une " action " de représailles contre les Juifs. Les émeutes de la nuit du 9 au 10 novembre 1938 avaient été maladroitement déguisées et la confusion régnait sur le fait de savoir si ces incidents avaient été officiellement organisés. Certains membres du parti tentèrent bien d’arrêter le mouvement, alors que, dans bon nombre d’endroits, les S.S. se tinrent à distance. Plus tard, Himmler lui-même se distança de cette " action " qui avait choqué l’opinion publique allemande et outré le reste du monde. 

Ce premier assaut d’envergure contre les Juifs allemands s’était soldé par le décès de 91 personnes, alors que des centaines d’autres avaient été rouées de coups et que pas moins de 30.000 Juifs avaient été maintenus en détention préventive dans des camps de concentration. En outre, plus de 900 synagogues avaient été totalement détruites ou affreusement saccagées et des milliers de commerces juifs anéantis. À la suite de cette opération, la communauté juive avait été condamnée, d’une part, à verser une amende d’un milliard de Reichsmarks au titre de punition pour l’assassinat et, d’autre part, à reverser à l’État toutes les primes d’assurance obtenues pour la réparation des dommages causés. Dans les mois qui suivirent cette opération, le processus d’aryanisation s’accéléra et les candidats à l’émigration furent de plus en plus nombreux. Le Président Roosevelt traduisit la consternation de l’opinion publique aux États-Unis en rappelant l’ambassadeur américain en poste à Berlin. Très peu d’autres manifestations de désapprobation furent toutefois de cette gravité et la direction du Parti nazi en tira les principales leçons, à savoir, premièrement, que la population allemande tolérerait des " actions " brutales contre les Juifs et, deuxièmement, que le reste du monde ne se souciait guère du sort réservé à ces derniers. 

12 novembre : Décret forçant tous les juifs à céder leurs entreprises à des aryens. 
15 novembre : Les élèves juifs sont exclus de toutes les écoles allemandes. 
Décembre : Construction du camp de Ravensbrück (Allemagne).
13 décembre : Mise en service du camp de Neuengamme (Allemagne).

1939

30 janvier : Discours d'Hitler au Reichstag menaçant les juifs d'extermination en cas de guerre en Europe. 
15 mars : L'Allemagne occupe la Tchécoslovaquie. 
15 mai : Premiers convois au camp de Ravensbrück (Allemagne).
23 août : Signature du pacte Molotov-Ribbentrop (non-agression entre l'Allemagne et l'URSS). 


Josef Stalins und Joachim von Ribbentrop

1er septembre : L'Allemagne envahit la Pologne. Début de la Seconde Guerre Mondiale.
2 septembre : Mise en service du camp de Stutthof (Pologne).
21 septembre : Heydrich émet des directives établissant des ghettos en Pologne occupée. 
23 septembre : Mise en service du camp de Sachsenhausen.
Octobre : Instituts "d'euthanasie" sur le territoire de Reich pour éliminer les malades mentaux.
12 octobre : Premières déportations de juifs autrichiens et tchèques en Pologne. 
28 octobre : Premier ghetto juif en Pologne établi à Piotrkow.
23 novembre : Les juifs de Pologne occupée doivent porter un brassard avec une étoile de David.
1er décembre : Décret d'Hitler sur l'élimination des infirmes et des malades mentaux.
17 décembre : Gazage de malades mentaux polonais.

1940

30 janvier : Conférence d'Heydrich sur la déportation de l'ensemble des Juifs vers la Pologne.
18 février : Réouverture de Dachau.
9 avril : L'Allemagne envahit le Danemark et la Norvège. 
7 mai : Création du ghetto de Lodz (Pologne).
10 mai : L'Allemagne attaque la Belgique, la Hollande, la France et le Luxembourg. 
20 mai : Ouverture du camp de concentration d'Auschwitz (Pologne). 
4 juin : Ouverture du camp de concentration de Neuengamme (Allemagne). 
14 juin : Premiers convois de Polonais vers Auschwitz
22 juin : Capitulation de la France. 
16 juillet : Un Français naturalisé peut être déchu de sa nationalité après avis du Conseil d'Etat.
17 juillet : Les Français qui ne sont pas nés de pères français sont exclus des cabinets ministériels.
8 août : Début de la Bataille d'Angleterre. 
27 août : Abrogation du décret Marchandeau qui réprimait le délit d'injure ou de diffamation raciale.
20 septembre : Ouverture du camp de concentration de Breendonck (Belgique). 
27 septembre : Axe Rome-Berlin-Tokyo.
27 septembre : Tous les juifs de la zone occupée doivent se faire recenser. Les juifs propriétaires de fonds de commerce doivent apposer une affiche "entreprise juive" sur leur vitrine.
3 octobre : Premier Statut des juifs adopté par Vichy : est considéré comme juive toute personne "issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race si le conjoint est lui-même juif".
Les fonctions publiques sont interdites aux juifs, qui sont exclus des métiers de la presse et du cinéma.
4 octobre : Les préfets en France sont autorisés à interner les juifs étrangers dans des camps spéciaux (Les Miles, Gurs, Argelès) ou à les assigner à résidence.
Recensement des juifs en zone occupée et début de la spoliation de leurs biens.
18 octobre : Toute affaire juive doit avoir un administrateur provisoire.
16 novembre : Création du ghetto de Varsovie.

1941

21-26 janvier : Actions anti-juives en Roumanie, des centaines de juifs sont massacrés. 
1er février : Début du transfert des juifs polonais vers le ghetto de Varsovie.
Mars : Adolf Eichmann est nommé chef du département des Affaires Juives au sein du service de sécurité du Reich, Section IV B 4 . 
29 mars : Création du Commissariat aux questions juives.
6 avril : L'Allemagne attaque et occupe la Yougoslavie et la Grèce.
26 avril : Loi autorisant les administrateurs provisoires à vendre les entreprises juives à des aryens ou à les liquider s'ils ne trouvent pas d'acquéreurs.
Mai : Ouverture du camp de Gross-Rosen (Pologne).


Himmler en visite à Dachau

1er mai : Mise en service du camp de concentration de Natzweiler-Struthof (France).
14 mai : Premières rafles de juifs nés à l'étranger. Elles se poursuivent en août et décembre.
Ouverture des camps de Beaune-la-Rolande, Pithiviers, Drancy et Compiègne.
2 juin : Second Statut des juifs en France: recensement des juifs en zone libre.
Nouvelles professions interdites aux israélites : la publicité, la banque, la finance et l'immobilier. Numerus clausus pour les dentistes, les médecins, les avocats...
21 juin : Création du camp de Royallieu près de Compiègne. 
22 juin : L'Allemagne attaque l'Union Soviétique. 
Juillet - Août : Massacre de dizaines de milliers de juifs dans les territoires occupés de l'est.
Août : Ouverture du camp de Drancy.
13 août : Ordonnance interdisant aux juifs de posséder de postes de TSF.
20 août : Deuxième rafle de juifs à Paris (4 232 arrestations)
Automne : Ouverture du camp d'extermination de Belzec (Pologne). 
3 septembre : Premier gazage de masse au zyklon B à Auschwitz.
28-29 septembre : 34.000 juifs sont massacrés à Babi Yar, près de Kiev. 
30 septembre : Ouverture du camp d'Auschwitz II (Birkenau).
Octobre : Massacre de près de 48.000 juifs à Odessa.
Octobre : Mise en service du camp d'extermination de Majdanek (Pologne).
10 octobre : Création du ghetto de Theresienstadt (Tchécoslovaquie).
7 décembre : Attaque japonaise sur Pearl Harbor. 

7 décembre : Application du décret "Nacht und Nebel" (Nuit et Brouillard) signé par Keitel.
8 décembre : Le camp d'extermination de Chelmno (Pologne) entre en activité.
11 décembre : Les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne et au Japon.

1942

20 janvier : Conférence de Wannsee à Berlin: Heydrich présente les grandes lignes d'un plan visant à l'extermination totale des juifs en Europe. 
7 février : Ordonnance interdisant aux juifs de sortir de chez eux entre 20 heures et 6 heures.
10 février : Loi interdisant aux juifs de changer de nom.
Février : Début de l'extermination de masse dans les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau.
17 mars : Les exterminations commencent à Belzec.
14 mars : Premières déportations de juifs de Galicie à Belzec.
24 mars : Premières déportations de juifs d'Allemagne à Belzec.
26 mars : Premières déportations de juifs slovaques à Auschwitz
27 mars : Premières déportations de juifs de France à Auschwitz
Mai : L'extermination par gaz débute à Sobibor (Pologne). 
6 mai : Premières déportations au camps de la mort de Sobibor et de Maly Trostinets
Mai juin : Port de l'étoile jaune obligatoire pour les juifs des Pays-Bas et de Belgique


Magasins juifs interdits par les nazis

29 mai : Ordonnance imposant le port de l'étoile jaune à tout juif âgé de plus de 6 ans (appliquée le 7 juin).
Juin : Des unités de partisans juifs s'établissent en Biélorussie et dans les Etats Baltes.
1er juillet : Radio-Londres dénonce l'existence des chambres à gaz
8 juillet : Ordonnance interdisant aux juifs de fréquenter les établissements de spectacles. Ils ne peuvent faire leurs courses dans les magasins qu'entre 15 heures et 16 heures. A Paris, il ne peuvent voyager que dans le dernier wagon des rames de métro.
15 juillet : Premières déportations de juifs néerlandais à Auschwitz.
16-17 juillet : Rafle du Vel' d'Hiv à Paris et en région parisienne visant les familles juives étrangères.
12 884 arrestations dont 4051 enfants (pour la plupart de nationalité française).
17 juillet-30 septembre : en 11 semaines, 33 convois sont partis de France à destination du camp d'extermination d'Auschwitz.
22 juillet : Début des déportations quotidiennes des juifs de Varsovie vers le camp d'extermination de Treblinka (Pologne).
4 août : Premières déportations de juifs de Belgique à Auschwitz
26 août : rafles des juifs étrangers dans 40 départements de la zone libre.
2 octobre : Rafle de 13 000 juifs aux Pays-Bas
25 octobre : Juifs norvégiens déportés à Auschwitz.
11 novembre : Loi rendant obligatoire la mention "Juif" sur les documents délivrés aux israélites français et étrangers.
11 novembre : Invasion de la zone libre par les troupes allemandes.
Départ du 43e et dernier convoi de 1942.
Occupation par les Italiens de 8 départements du sud-est.
Décembre : Décret sur la déportation de tous les Tsiganes vers Auschwitz 
Hiver : Déportation des juifs d'Allemagne, Grèce et Norvège vers les centres d'extermination.

1943

13-14 janvier : Rafle de juifs à Rouen (familles françaises pour la première fois).
18 janvier : révolte dans le ghetto de Varsovie contre les déportations.
23-25 janvier : Rafle de juifs à Marseille.
10 février : Deuxième grande rafle visant les familles juives à Paris.


Chambre de torture de la Gestapo à Paris 

Mars : Liquidation des ghettos de Cracovie, Lemberg, Czestochowa, Bialystok, Minsk, Wilno et Riga .
3-22 mars : Déportation des juifs de Thrace et de Macédoine vers Tréblinka.
15 mars : Premières déportations de juifs de Salonique à Auschwitz.
17 mars : La Bulgarie refuse la déportation des juifs.
17 avril : La Hongrie refuse la déportation des juifs.
19 avril-16 mai : Révolte du ghetto de Varsovie et liquidation.
30 Avril : Mise en service du camp de Bergen-Belsen (Allemagne).
11 juin : Himmler ordonne la liquidation de tous les ghettos de Pologne et d'Union Soviétique. 
22 juin : Premiers gazages à Stutthof (Pologne).

27 juin : Arrivée du premier grand convoi de Français à Buchenwald.
2 août : Révolte des travailleurs forcés à Treblinka.
28 août : Ouverture du camp de Dora (Allemagne).
8 septembre : Invasion par les troupes allemandes de la zone italienne où les juifs étaient protégés (grandes rafles sur la Côte d'Azur).
14 octobre : Révolte au camp d'extermination de Sobibor.
16 octobre : Rafle du ghetto de Rome : un millier de Juifs déportés à Auschwitz, le 18.
Octobre-Novembre : Sauvetage des juifs danois. 
Novembre : Liquidation des camps de Treblinka, Sobibor et Belzec.
3 novembre : Massacre de 42 000 juifs à Majdanek et dans les camps voisins.

1944

10 janvier : Rafle des juifs français de Bordeaux par la police française.
2 mars : Début de la déportation des juifs de Grèce vers Auschwitz
19 mars : L'Allemagne occupe la Hongrie. 
6 avril : Arrestation des 44 enfants de la maison d'Izieu (Ain) par la Gestapo de Klaus Barbie.


Klaus Barbie

7 avril : Évasion d'Auschwitz de 2 Juifs Slovaques qui établissent un rapport détaillé
28 avril : Premières déportations des Juifs de Hongrie à Auschwitz. 
Mai : Epidémie de typhus à Bergen-Belsen.
6 juin : Débarquement allié en Normandie. 
Juin : Début des "marches de la mort" : évacuation des juifs devant l'avancée des troupes soviétiques.
10 juin : La division SS "das Reich" massacre les habitants d'Oradour-sur-Glane.
Début juillet : Début des expériences d'inoculation de la tuberculose à Neuengamme.

20 juillet : Attentat contre Hitler. 

31 juillet : Aloïs Brunner, commandant du camp de Drancy, ordonne la déportation de plus de 300 enfants raflés durant les dernières semaines de l'Occupation.


Aloïs Brunner

4 août : Arrestation d'Anne Frank et sa famille à Amsterdam.
15 août : Dernier convoi de Compiègne vers Buchenwald.
17 août : Départ du dernier convoi de Drancy.
1er septembre : Évacuation de Natzweiler-Struthof sur Dachau.
7 octobre : Révolte du "Sonderkommando" à Auschwitz (un crématoire détruit).
Novembre : Les juifs de Theresienstadt sont déportés vers Auschwitz. 
Novembre : "Marches de la mort" dans toute l'Europe de l'est.
3 novembre : Arrivée à Auschwitz du dernier convoi de Juifs.
8 novembre : Début de la marche de la mort de 40.000 juifs de Budapest en Autriche.
26 novembre : Himmler ordonne de détruire les crématoires d'Auschwitz-Birkenau.

1945

17 janvier : Evacuation d'Auschwitz (marches de la mort).
25 janvier : Evacuation de Stutthof (marches de la mort).
27 janvier : Libération d'Auschwitz par les troupes soviétiques.
10 février : Révolte au camp de Mauthausen.
12 février : Évacuation de Gross-Rosen.
Février : Évacuation de Ravensbrück vers Mauthausen et Bergen-Belsen.
3 avril :¨Évacuation de Dora vers Bergen-Belsen.
6-10 avril : Marche de la mort des prisonniers de Buchenwald.
11 avril : Libération de Buchenwald et de Dora.
15 avril : Libération de Bergen-Belsen. 
21 avril : Évacuation du camp de Neuengamme.
21 avril : Marche de la mort des déportés de Sachsenhausen (jusqu'au 1er mai).
22 avril : Libération de Sachsenhausen. 
23 avril : Libération de Flossenburg.
28 avril : Libération de Ravensbruck.
29 avril : Libération de Dachau.
29 avril : Dernier gazage à Mauthausen.
30 avril : Hitler se suicide.
5 mai : Libération de Mauthausen. 
8 mai : Libération de Theresienstadt.
8 mai : Capitulation du Troisième Reich. 

2 septembre: Capitulation du Japon, fin de la Seconde Guerre Mondiale.


 
 

La dignité est une chose profonde

On peut tuer un homme, le torturer physiquement, le torturer mentalement,
le mutiler, l'isoler, mais un homme pourra toujours avoir sa dignité. C'est
une chose essentielle qu'on ne peut enlever à un homme, c'est à l'homme de
la perdre ou de la conserver. L'homme est maître de son destin, comme il est
maître de sa dignité.
Ce peut être une raison de vivre. La dignité est une chose qui peut
rester jusqu'au bout, parfois même alors que les flammes de l'espoir se sont
éteintes. La mort la sacre, l'anoblit, la justifie. Mourir avec sa dignité,
c'est se donner raison, c'est donner raison au fait d'avoir voulu la garder.
Elle met hors de portée des autres.
Elle est. La dignité est, car elle dépend des autres et de nous. Quand
on nous attaque, seules nos réponses, notre silence nous la gardera fidèle.