P H I L I P P E V I L L E

L i b e r t é,  é g a l i t éf r a t e r n i t é


P H I L I P P E V I L L E

La ville en 1714. Plan anonyme des archives du Génie à Vincennes.

    Le 1er octobre 1555, plus de cinq mille hommes creusaient les premières fondations de la place forte. Le choix du site s'était arrêté, après pas mal de discussions sur un plateau situé à l'Ouest du village d'Echerennes aujourd'hui disparu : la vue y était dégagée pour la surveillance, deux ruisseaux serpentaient à proximité et les sources y sourdaient en nombre.

    Conçu par l'architecte Sébastien Van Noyen à la demande de Marie de Hongrie, le fort avait à faire face à celui de Charlemont près de Givet, à la menace des armées françaises d'Henri II qui venaient d'investir Mariembourg. La situation stratégique de la nouvelle place barrant la route de l'Entre Sambre et Meuse, en fit rapidement un bastion fort convoité. Pourtant Philippeville demeura espagnole pendant plus d'un siècle. Mais en application des clauses du Traité des Pyrénées en 1659, la place forte passa à la France qui la conservera jusqu'en 1815. Le 20 novembre de cette année, la seconde Paix de Paris la remet à la Hollande qui administrera la ville jusqu'à l'indépendance de la Belgique en 1830.

    Le plan de la place, baptisée du nom du nouveau roi d'Espagne Philippe II, adopte le type radioconcentrique. Cinq remparts de longueurs inégales renforcés par autant de bastions à orillons dessinaient un pentagone irrégulier que des fossés secs ceinturaient. L'accès au fort était jadis garanti par deux portes diamétralement opposées, l'une à l'Ouest, côté France, l'autre à l'Est, côté Meuse. Les dix rues convergent vers la place d'Armes et sont recoupées pour la plupart par deux voies annulaires, dont l'une épouse le tracé des remparts.

    Hormis l'église décentrée dans la ville, pratiquement aucun bâtiment contemporain - ou peu s'en faut - de la fondation de la place n'a survécu.

    A un premier demi-siècle passablement agité, succède une ère de paix relative sous le règne des Archiducs. Pourtant, très peu de témoins monumentaux subsistent de cette époque. Mais dès 1659, les Français dotent la ville des derniers perfectionnements, face au progrès de la poliorcétique (*). Vauban, ingénieur militaire de Louis XIV, repense les fortifications : tout en partant du tracé primitif de Van Noyen, il donne aux défenses un développement plus ample et un aspect étoilé caractéristique, en dotant nouvelles courtines et bastions de nombreux ouvrages extérieurs. De ceux-ci, subsistent quelques vestiges sur le terrain au Nord et au Sud-Est de la ville, ainsi qu'une partie du réseau souterrain de contre-mine, encore accessible près de la chapelle des Remparts, boulevard de l'Enseignement. En outre, c'est également à la deuxième moitié du XVIIe siècle qu'appartiennent bon nombre de bâtiments militaires conservés et plusieurs logements civils, que les siècles suivants altéreront sérieusement.

    Le XVIIIe siècle verra la construction et la transformation d'un grand nombre de maisons particulières. Et c'est encore aux Français qu'il faut attribuer la Halle actuelle et la Caserne de 1785.

    Au mains des Hollandais, la place sera restaurée. Certaines casernes disparaîtront ou recevront de nouvelles affectations. Les fortifications, partiellement démantelées en 1820, auront entièrement disparu en 1853. Mais ce n'est qu'à la fin des années 1970 que s'estompera toute présence militaire dans l'ancien périmètre.

    La physionomie actuelle de la ville est largement tributaire du XVIIIe siècle. C'est en effet à cette époque que remontent la plupart des maisons, souvent en brique et pierre bleue, qui ont respecté la tracé primitif de la place forte.

    Sur le site de l'ancienne École moyenne, rue de Namur, trône l'imposante statue de la première reine des Belges, Louise-Marie. La place d'Armes possède en son centre un édicule rappelant l'ancien puits, probablement du XVIIe siècle et détruit en 1875.

(*) technique du siège des villes

Philippeville aujourd'hui

           

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Philippeville vue aérienne 04-04-1997.jpg (372695 octets)

Photo aérienne prise le 4 avril 1997

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Place de Philippeville vue aérienne 10-08-2003.jpg (147842 octets)

Photo aérienne prise le 10 août 2003

Photo aérienne prise en novembre 2006

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Curiosités et noms typiques de rues.

Chapelle Notre-Dame des remparts (Ancien magasin à poudre)

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Philippeville_eglise_st_philippe.jpg (33362 octets)

Eglise paroissiale Saint-Philippe et rue de l'Église Saint-Philippe

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Justice de Paix

dont les cloches du campanile proviennent du vieux puits. Inscription sur la plus grosse : 1555. C'est probablement là l'une des plus anciennes de l'Entre Sambre et Meuse. elle pèse environ 300 kg. Les deux autres cloches pèsent environ 30 kg chacune. Sur l'une on lit : Alberto et Isabelle Archiducibus.

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Hôtel de Ville

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Philippeville_halle.jpg (80414 octets)       

Ancienne Halle

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Philippeville_ancienne_poste.jpg (71199 octets)

Ancienne poste

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Place d'Armes et son édicule rappelant le puits

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Syndicat d'Initiative et Foyer socioculturel

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Avenue Charles Quint

Avenue Vauban

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Philippeville_partie_du_boulevard _et_ecole_des_filles.jpg (21896 octets)

Boulevard de l'Enseignement

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Boulevard des Fortifications

Boulevard du Centenaire

Rue de l'Arsenal

Rue de la Balance

Rue des Brasseurs

Rue des Casernes

Cour des Cavaliers

Rue de la Fabrique

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Rue de France

   

Rond-point : Rue de France - Rue de Neuville - Rue de l'Ancienne Gare

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Rue de l'Hôpital

Rue de la Calamine

Rue du Moulin

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Rue de Namur

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 Rue de la Petite Roche

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Quartier brûlé

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Rue de la Reine (Anciennement rue de l'Abreuvoir)

Rue des Religieuses

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Louise Marie d'Orléans - Site de l'Ancienne  École Moyenne

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 Surnom : les Chitârds


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Le patrimoine monumental de la Belgique, Province de Namur volume 2 PHILIPPEVILLE

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Dernière modification : dimanche 14 septembre 2014