STALAG IA
Que la personne qui m'a fait découvrir ces précieux documents trouve ici
l'expression réitérée de mes vifs remerciements.
Les documents ci-après sont mis en ligne parce qu'ils peuvent être utiles
à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire des prisonniers de guerre, des Stalags et autres Oflags.
Il serait inadmissible et scandaleux que ceux qui les utilisent s'octroient ensuite des copyrights.
D'autre part, simplement parce que c'est là, me semble-t-il, une exigence de sérieux,
il serait normal que ceux qui les utilisent citent leurs sources.
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Synthèses de documentation sur la situation des Prisonniers de Guerre et les Déportés du Travail, établies à l'usage du Ministre Des Prisonniers de Guerre, Déportés et Réfugiés
À Paris, d'avril à août 1945, une synthèse de documentation sur la situation des Prisonniers de Guerre et les Déportés du Travail, fut régulièrement établie à l'usage du Ministre Des Prisonniers de Guerre, Déportés et Réfugiés.
Il semble qu'il y eut 14 synthèses; deux d'entre elles ne me sont pas connues.
Je rapporte ci-après, reproduits aussi fidèlement que possible, les extraits des documents en question qui se rapportent au Stalag IA ou à la Wehrkreis I, ou qui apportent des informations ou renseignements généraux intéressants (par exemple : les retours par Odessa...).
J'attire l'attention sur le fait qu'il s'agit de documents français et non pas belges.
- 25 Avril 1945.
Synthèse de Documentation N° 1
Il faut toutefois remarquer que pour toute la partie Nord, les renseignements sont peu complets, cette région étant plus isolée de l'extérieur que le reste du territoire allemand et ce depuis plus longtemps.
Mouvements
Ces trois derniers mois, l'Allemagne a été sillonnée par de vastes mouvements d'effectifs prisonniers qui présentent divers aspects :
1°) Mouvements de repli sur un axe Ouest-Est, vers un point de chûte nettement déterminé, quelquefois avec récidive.
2°) Mouvements de repli "tournant". Circonvolution Ouest-Est, Sud-Ouest, pour finalement aboutir approximativement au point de départ ou tout au moins dans un même Wehrkreis.
3°) Plus particulièrement depuis ce dernier mois, parties des effectifs de différents camps ont été repliés de façon incohérente, ce qui tend à démontrer l'incapacité pour la puissance détentrice de faire effectuer des mouvements d'après des plans établis.
a) Nourriture et discipline
Les étapes se faisant dans la majorité des cas à pieds, le ravitaillement était des plus précaire et surtout irrégulier. Toutefois, les convois de ravitaillement du C.I.C.R. de Geneve ont pu ravitailler les colonnes de P.G. sur les routes leur apportant ainsi un soutien indispensable pour "tenir".
Les camps demeurés sur place ont reçu des effectifs supplémentaires venus de partout et démunis de vivre.
Les rations dans les camps même (camps principaux de Stalag et les Oflag) ont subi des fluctuations importantes.
D'après un contôle de correspondance : 21% d'officiers P.G. écrivent qu'ils se voient menacés de famine (Février 1945).
Dans les hôpitaux, les médicaments devenus standardisés se raréfient.
Le resserrement de la discipline n'est pas général et doit être plus particulièrement considéré comme résultant d'initiative de certains commandants de camp et de leurs subordonnés, selon que ceux-ci s'attendaient ou non à être eux-mêmes prochainement faits prisonniers.
Par contre, les rapports dans les kommandos semblent d'une manière générale moins tendue entre P.G. d'une part et civils et militaires allemands d'autre part. Sur la rive gauche du Rhin, des paysans cachèrent des prisonniers français jusqu'à l'arrivée des troupes alliées.
Toutefois, le travail est toujours aussi pénible... Dans les Stalag, ou bien le long des routes pendant les mouvements, les P.G.ont été astreints à des travaux de défense : barrages anti-chars, tranchées etc...
Toutefois, dans les usines, du fait du manque de matières premières, les conditions de travail semblent avoir été moins dures.
La situation des Bataillons de travailleurs est au cours de ces derniers mois devenue des plus tragiques. Toujours sur la brèche, n'ayant peu ou pas de repos, nos prisonniers affectés à ces unités perçoivent à peine une ration d'entretien et doivent travailler dur. Au B.A.B.9 par exemple, la situation alimentaire est ainsi décrite : "Je voudrais manger, mais hélas, si je touche à mon pain, je n'aurai rien demain." Le Stalag XVII A semble par ailleurs faire exception. La moyenne des P.G.? signale qu'ils n'ont pas lieu de se plaindre.
Peu de plaintes de la part des prisonniers des kommandos agricoles.
(...)
(...) Région EST
WEHRKREIS I
Stalag IA Homme de confiance : Asp. DESOINEUX
St CH. VEYZZET
Anciennement à Stablack. La plus grande partie des prisonniers est arrivée dans la Wehrkreis II et marche vers l'Ouest dans la direction du Wehrkreis X.
Quelques Kommandos ont été libérés par les Russes. (...)
Le Wehrkreis est libéré géographiquement par les armées soviétiques. Dans la région Nord en général des représentants du C.I.C.R. sont sur place et assurent le ravitaillement des prisonniers demeurés dans cette région.
- Ier Mai 1945.
Synthèse de Documentation N° 2
Mouvements des camps et libération. Au cours de ces derniers huit jours des mouvements de camps ont été beaucoup moins important. Ils vont d'ailleurs pratiquement cesser puisque l'accord passé entre les gouvernements alliés et Allemand suspend toute évacuation des Stalags vers de nouvelles destinations. Les Oflags, bien que ne bénéficiant pas d'une pareille mesure, semblent également stabilisés.
Les dernières opérations militaires ont libéré les Stalag suivants : II A - V B - VII A - VII B - X B - X C. Il reste donc à l'heure actuelle entre les deux zones d'avance les camps suivants qui ne sont pas encore délivrés :
Au Nord de la jonction : Stalag IA et IB déplacés dans la Wehrkreis II.
(...) Les déplacements de ces camps se sont effectués pour la plupart dans des conditions pénibles pour les Prisonniers. Des rapports qui nous sont parvenus à ce sujet on peut déduire que 80% des effectifs seront trouvés au moment de la libération dans un état physique lamentable. On relève notamment que les Officiers étaient obligés de marcher avec les pieds gonflés chargés d'ampoules souvent gelés ou infectés dans un état d'épuisement complet on signale de nombreux décès pendant ces marches dont beaucoup ont atteint 2 à 300 Kilomètres.
(...)
Prisonniers en instance de rapatriement dans les pays étrangers.
A/ En POLOGNE. Il y a en Pologne quatre centres principaux d'hébergement pour les Prisonniers français libérés. Ce sont les centres de Lublin - Rembertow - Wlodawa - Hrudibleszow - où les Prisonniers passent leur quarantaine et où les malades sont soignés.
Dans un faubourg de Varsovie il existe également pour les prisonniers français un hôpital et un centre d'accueil; enfin ont été mises à la disposition de ces mêmes prisonniers français des maisons de repos dans quatre stations balnéaires de Pologne. Arrivés sur territoire polonais, les prisonniers reçoivent des vêtements convenables des cartes d'alimentation et de l'argent. Certains prisonniers pour témoigner leur reconnaissance au Gouvernement qui les accueille de cette façon travaillent volontairement à la reconstruction des voies ferrées en attendant leur rapatriement en France.
Au début du mois de Février 1945, 150.000 prisonniers de guerre français étaient en territoire polonais. Le rapatriement doit être organisé par le gouvernement français, la Pologne ne pouvant résoudre le problème des transports maritimes.
B/ En RUSSIE. Le 20 mars 1945 il y avait à Odessa en provenance des Stalag IA et IB 3.997 Prisonniers de Guerre Français. Il faut ajouter à ce nombre 48 requis civils et quelques femmes.
Il y aurait d'après les déclarations de P.G.
4.000 soldats et 60 Officiers à WRESZEN
4.065 Français à URLE
4.000 Français à UFA
220 Français à EYLAU
1.000 Français à BIALYSTOCK
257 Français à SOLDAU
100 Français à MEINDEBURG.
Enfin, d'après Moscou, les Prisonniers qui seraient à LUBLIN seraient au nombre de 3.800 et les Français bloqués à KOENIGSBERG au nombre de 20.000.
(...)
WEHRKREIS I
Stalag IA Homme de confiance : Asp. DESOLNEUX
Serg. Chef VEYSSET
Anciennement à Stablack. La plus grande partie des P.G. est arrivée dans la Wehrkreis II et marche vers l'Ouest dans la direction du Wehrkreis X. Quelques Kommandos(GOLBAT) et (GUMBINNEM) passés en mains russes.
Le Wehrkreis est libéré géographiquement par les Armées Soviétiques. Dans la région Nord en général des représentants du C.I.C.R. sont sur place et assurent le ravitaillement des Prisonniers demeurés dans cette région.
(...)
- Le 14 MAI 1945
Synthèse de Documentation N° 3
LISTE DES CAMPS DE PRISONNIERS DE GUERRE
Au moment où nous faisons paraître cette liste, la libération des camps de prisonniers de guerre en Allemagne est pratiquement terminée. Nous nous bornerons donc à fournir ici la position de ces camps au moment de la capitulation, afin de situer le lieu d'où s'opérera leur rapatriement.
WEHRKREIS I
Stalag IA Homme de confiance : Asp. DESOLNEUX
St CH. VEYSSET
Anciennement à STABLACK. La plus grande partie des P.G. est arrivée dans le Wehrkreis II et marche vers l'Ouest dans la direction du Wehrkreis X.
900 Asp. sont passés au Stalag III A.
(...)
RAPATRIEMENT.
L'Allemagne a capitulé ! Cette nouvelle qui met un terme à tant de souffrances est l'annonce officielle de la fin de la captivité. Nous entrons de plein pied dans la phase de rapatriement. Le dispositif étudié de longue date va pouvoir fonctionner normalement sans être paralysé par les opérations militaires en cours comme il le fut jusqu'à présent. Certes, une grosse entrave s'oppose encore au rapatriement rapide de certains prisonniers de guerre : la zone d'occupation des Armées soviétiques. En effet, les prisonniers libérés dans cette zone doivent toujours être rapatriés par la Russie, ce qui prolonge d'autant leur captivité. Aucun accord n'est intervenu jusqu'alors entre les Alliés afin de rapatrier les ressortissants français directement par l'Ouest; mais il est toutefois permis d'espérer qu'un jour prochain une mesure intervien,dra en ce sens.
Des centres de rassemblement se sont formés à l'intérieur de l'Allemagne non loin des frontières hollandaise, belge et française. Tels ceux de WESEL, KEVALAER, REES, HAMMINKEIN, BOCHOLT. Des comptes-rendus sur les aspects du rapatriement nous sont parvenus récemment.
Ces centres de rassemblement sont les premiers points de concentration où affluent les libérés arrivant par groupes, à pied ou par tous autres moyens de locomotion récupérés sur les Allemands.
Etablis dans les ruines, ils se composent pour la plupart d'un camp constitué par les maisons encore habitables avec un appoint de quelques tentes. La discipline y est librement consentie. Les nationalités ne se mêlent pas. Commandés par des Britanniques assistés d'équipes françaises, ces centres sont organisés de façon satisfaisante.
Les évacuations vers la France par trains ou camions se poursuivent à une cadence telle qu'aucun Français ne devrait demeurer pratiquement plus de quatre jours dans ces centres. Priorité est donnée dans cette région aux prisonniers sur les déportés du travail. Tous les Français qui passent ainsi dans ces centres comprennent les difficultés du rapatriement et sont heureusement étonnés de la rapidité de leur retour en France.
A ESSEN, par exemple, fonctionne un Assembly-center : le camp de GAULLE XIII, dirigé par l'officier de rapatriement de 5e classe Gilbert CHEVRON. D'une capacité de 2.000 hommes, il peut acheminer journellement 400 rapatriés vers la France ayant accompli toutes leurs formalités.
En Rhénanie, on note les camps de rassemblement de SIEGEN, BEUELER, ENGELHARD, COBLENTZ recevant les personnes déplacées de toutes catégories et de toutes nations.
A RHEDA (à l'Ouest de HAMM) un camp d'une capacité de 100.000 hommes est en mesure d'absorber 6.000 hommes par jour. L'ancien Oflag VI A de SOEST a été transformé après le départ des officiers (6.000) rapatriés en quatre jours, en camp de regroupement pour les prisonniers de la région. Le Colonel MEUNIER, doyen de cet Oflag, avait désigné un Etat-Major avant son départ pour assurer l'administration du camp sous la direction de son successeur, le Colonel LACASSIE, l'évacuation se poursuit à partir du camp de LIPPSTADT sous la direction du Capitaine FERRAIL.
(...)
POLOGNE
En ce qui concerne les prisonniers actuellement dans les camps de Pologne, la situation est la suivante : pour tout ce qui concerne le logement et la nourriture, les armées soviétiques ont pris en charge les militaires, et la Croix-Rouge polonaise, les civils. La presque totalité des Français est en bon état physique, mais il apparaît nécessaire de hâter leur rapatriement pour une question de moral. Dans cette région, les Alsaciens-Lorrains faits prisonniers dans la Wehrmacht sont également soumis à un contrôle sévère.
(...)
RAVITAILLEMENT
Le Comité International de la Croix-Rouge a fait pour le ravitaillement des Prisonniers de Guerre en Allemagne un effort magnifique pendant la période critique de Février, Mars, Avril, où se sont effectués les déplacements de camps les plus importants.
Il ne paraît pas inutile de rappeler ici les grands traits du programme de secours du C.I.C.R. durant cette période.
Les prisonniers évacués en toute hâte n'ont pu dans la plupart des cas, emporter avec eux que le strict nécessaire. La délégation du C.I.C.R. à BERLIN ayant eu connaissance de l'état de santé et de la situation alimentaire particulièrement critique des prisonniers en marche organisa immédiatement des secours.
En Février, deux camions totalisant 20 tonnes devivres furent, tout d'abord, anvoyés à LUBECK où se trouvait la base de dépôt de ravitaillement pour l'Allemagne Septentrionnale. Une grande partie des prisonniers de guerre en marche se trouvait dans les environs de NEUBRANDENBOURG, 18 wagons et 2 camions de vivre furent concurremment acheminés vers cette ville, non sans avoir pu en chemin constituer un dépôt à DEMMIN et ravitailler des colonnes. Pour assurer le ravitaillement des différentes colonnes en marche, des dépôts secondaires furent constitués dans la région de NEUBRANDENBOURG à ANKLAM - WAREN - NEUSTRELITZ - PARCHIM et TETEROW, un système de contrôle fut institué afin d'éviter les pertes de colis, ainsi que la remise des quittances par les Hommes de Confiance; en une semaine 20.000 colis furent ainsi distribués.
En Mars et Avril, d'autre part trois trains bloc composés d'environ 50 wagons chacun furent acheminés vers le Stalag VII A à MOOSBURG en vue de ravitailler le Stalag lui-même et de constituer un dépôt pour les camps de l'Allemagne centrale.
Début Avril, deux trains spéciaux de 20 wagons ont été envoyés au Stalag VB, VILLINGEN. Un train bloc de 50 wagons destiné à ravitailler les camps d'Autriche ne put malheureusement quitter la frontière suisse, tout trafic ferroviaire ayant été interrompu avec l'Autriche. Toutefois, juste avant cette interruption, un train bloc de 30 wagons avait pu être expédié le 10 avril vers les Stalag XVIII A/H et XVIII A/Z et un autre train de 42 wagons était parti le 4 avril vers les Stalag XIII A, XIII B et 383 HOENFELS, sans toutefois que son arrivée ait pu être confirmée.
Courant d'Avril, un dépôt de vivres a été créé à RAVENSBURG (20 kms Nord de CONSTANCE) en vue de ravitailler les camps de l'Allemagne méridionale. Enfin, dans la Ière quinzaine d'Avril, 50 camions de 5 tonnes ont été dirigés sur le Wehrkreis IV.
En Pologne la situation au point de vue ravitaillement est critique dans le pays ruiné. Le délégué du Gouvernement provisoire de la République Française en Pologne signale la nécessité impérieuse qu'il y a à envoyer de gros stocks de vivres ainsi d'ailleurs que médicaments, vitamines et des couvertures.
- Le 29 MAI 1945
Synthèse de Documentation N° 4
RAPATRIEMENT
(...) Dans la zone russe les rapatriements par ODESSA se font à une cadence excessivement lente. Les pourparlers sont toujours en cours entre l'Etat-Major suprême des groupes d'Armées Anglaises et Américaines et le haut-Commandement Soviétique en vue d'un rapatriement direct par l'Ouest de l'Allemagne.
(...)
CENTRES DE RASSEMBLEMENT
(...)
POLOGNE - Les P.G. sont groupés dans les 6 camps suivants : PRAGUE, LUBLIN, CRACOVIE, LODZ, KIELCE et RZESZOW. Bien que leur nombre se soit sans doute notablement augmenté, nous pouvons donner les chiffes suivants :
| BIALYSTOCK | 4200 P.G. | Logement précaire |
| PRAGUE | 580 P.G. | |
| CRACOVIE | 4000 P.G. | |
| KATOWICE | quelques centaines | |
| LUBLIN | 600 P.G. |
Dans l'ensemble l'état physique est bon mais en raison de leur état moral il serait nécessaire de hâter le rapatriement.
Dans les camps de Pologne, l'alimentation est peu substantielle, mais les rapatriables étant libres de circuler peuvent se procurer quelques vivres à titre onéreux.
(...)
RUSSIE - A ODESSA, l'alimentation est suffisante, les P.G. sont soumis au régime de l'internement.
Le 8 Mars 1945, un convoi de rapatriement est parti d'Odessa à destination de MARSEILLE à bord du steamer norvégien "BERGENSFORD"; il comprenait 116 militaires français et 1.675 personnes de diverses catégories dont 109 femmes et quelques malades. La plupart viennent du camp de rassemblement de CRACOVIE; certains ont été libérés à AUSCHWITZ. Le convoi ne s'est pas arrêté à ISTAMBUL.
La lenteur du rapatriement par la Russie rend urgent et nécessaire l'établissement d'une correspondance régulière entre les libérés et leurs familles.
Le 11 Mai il était demandé à la M.F.R.A. de faire distribuer le plus rapidement possible les cartes de correspondance aux rapatriables qui se trouvent actuellement hospitalisés.
Cette mesure doit s'étendre à tous les rapatriables sans distinction.
LISTE DES CAMPS DE PRISONNIERS DE GUERRE
WEHRKREIS I
| Camps | Hommes de Confiance | Observations |
| Stalag IA | Asp. DESOLNEUX Serg. Ch. VEYSSET |
Anciennement à STABLACK. Les P.G. se trouvent dans la Wehrkreis II. 900 Asp. sont au Stalag III A (région occupée par les Russes) . |
- Le 2 Juin 1945
Synthèse de Documentation N° 5
Renseignement sur le rapatriement des P.G.
WEHRKREIS I
| Camps | Hommes de Confiance | Observations |
| Stalag IA |
Sergent-Chef VEYSSET |
Anciennement à STABLACK. 900 aspirants sont au Stalag III A. Le Stalag a été entièrement évacué le 28 janvier 1945. Seuls sont demeurés sur place les grands malades intransportables sous la surveillance du médecin capitaine HILAIRE et de 4 infirmiers. A la date du 23 Mai, on compte une centaine de rapatriés, les derniers ayant voyagé par avion. Il s'agit exclusivement d'isolés. |
- Le 16 Juin 1945
Synthèse de Documentation N° 7
- LISTE DES CAMPS DE PRISONNIERS DE GUERRE -
Renseignements sur le rapatriement des P.G. à la date du 12 Juin 1945.
| WEHRKREIS I | Hommes de Confiance | |
| Stalag IA | Sergent-Chef VEYSSET | Anciennement à STABLACK. Seuls sont demeurés sur place les grands malades sous la surveillance du médecin capitaine HILAIRE. A la date du 23 Mai, on compte une centaine de rapatriés; il s'agit exclusivement d'isolés. |
Manque la synthèse N° 8
- Le 30 Juin 1945
Synthèse de Documentation N° 9
- LISTE DES CAMPS DE PRISONNIERS DE GUERRE -
Ainsi qu'il a été déclaré dans notre dernière synthèse, le rapatriement dans la zone Anglo-Franco-Américaine est entré dans la période dite de "ratissage".
Ne resteraient encore sur place que quelques isolés qui seront groupés et dirigés sur la France au fur et à mesure de la prospection. Nous pouvons donc considérer que le rapatriement en général est virtuellement terminé dans la zone Ouest.
En conséquence nous ne ferons paraitre dorénavant sur notre liste de camps mis à jour hebdomadairement que les renseignements concernant les camps de prisonniers dont les effectifs se trouvent partiellement ou totalement en zone russe.
| WEHRKREIS I | Hommes de Confiance | |
| Stalag IA | Sergent-Chef VEYSSET | Anciennement à STABLACK. Seuls sont demeurés sur place les grands malades sous la surveillance du médecin capitaine HILAIRE. |
Manque la synthèse N° 10
- Le 13 Juillet 1945
Synthèse de Documentation N° 11
Nous ne publierons plus dorénavant de liste complète de camps de P.G. En effet, ainsi que nous l'avons annoncé dans une précédente synthèse, seule la zone russe est encore en cours de rapatriement. Par ailleurs, on peut prévoir que le rapatriement dans cette zone se fera sans tenir compte des camps d'origine. Les P.G. sont en effet groupés indistinctement dans les centres de rassemblement et sont évacués au fur et à mesure de la formation des convois. Une liste n'a donc plus son utilité dans ces conditions. Nous continuerons toutefois à fournir les quelques renseignements qui pourraient nous parvenir sur tel ou tel camp en particulier.
Nous prions les lecteurs, qui désireraient la liste complète pour mémoire, de bien vouloir se reporter à notre synthèse n°7.
RENSEIGNEMENTS SUR LES STALAG et OFLAG
Stalag IA - 250 aspirants sont encore en Prusse Orientale.
Oflag IVD - Le groupe de malades de HOYERSWERDA a été dirigé en convoi sur ODESSA via BREST-LITOWSK; au 27 Mai se trouvaient dans cette ville : 675 officiers dont 600 venant de HOYERSWERDA, 75 de ZEITHAIN, ainsi que 1.525 hommes, en majorité du Wehrkreis VIII, et quelques uns du Wehrkreis IV.
Stalag VIII C Les P.G. ont d'abord été dirigés lors de la libération vers OELS puis sur ODESSA, ils se sont arrêtés à (phonétiquement) TCHEPETOSKA à environ 300 Km. d'Odessa où ils attendent leur rapatriement.
Le nombre des P.G. des Stalag VIII A, VIII B, VIII C, encore en zone russe atteindrait 10.000.
- Le 20 Juillet 1945
Synthèse de Documentation N° 12
PRISONNIERS DE GUERRE
Renseignements sur les camps de prisonniers.
Stalag IA - IB - XXB
Plusieurs centaines de prisonniers des Stalag IA, IB et XX B sont arrivés à Paris le 9 juillet en provenance d'ODESSA via Marseille où ils ont subi les formalités réglementaires. Ils avaient été embarqués à ODESSA le 22 juin avec un groupede 2.000 P.G. Rassemblés une première fois à KONITZ, puis à BROMBERG où existait un centre particulièrement important, ils ont été dirigés sur ODESSA aux environs du 10 Mai après avoir séjourné quelque temps à LUBLIN. Il leur avait été annoncé officiellement à ODESSA que le rapatriement par mer était terminé. Les 7.000 P.G. français rassemblés restant actuellement dans la région d'ODESSA seront rapatriés par chemin de fer.
Par ailleurs, un convoi de 1.200 P.G. des Stalag IA, IB et IIIC est arrivé à PARIS le 16 juillet par VALENCIENNES. Rassemblés depuis plus d'un mois au camp de CHEPEZTOWSKA (?) 75 Kms de KIEW, ils avaient été évacués le 26 Juin par : LEMBERG - BRESLAU - KATTOWICE - DRESDE - MAGDEBOURG - ALSBERDORF (passage en zone anglaise) GENNEP (Hollande) - BRUXELLES et VALENCIENNES. Au 25 Juin : 4.000 Français se trouvaient à CHEPEZTOWSKA. Le 26 Juin, le camp était entièrement évacué.
(...)
Oflag IV D
Le 16 Juillet, 40 Officiers parmi lesquels plusieurs officiers supérieurs sont arrivés à PARIS en provenance du camp de SARAJE-DOROGHU (au sud de MINSK) d'où ils étaient partis le 3 juillet.
Ils ont effectué en chemin de fer le trajet : SARAJE-DOROGHY - BREST-LITOWSK - VARSOVIE - POSEN - FRANCFORT s/ODER - BERLIN - MAGDEBOURG.
- Le 23 Juillet 1945
Synthèse de Documentation N° 13
PRISONNIERS DE GUERRE
RENSEIGNEMENTS SUR LES CAMPS DE P.G.
Stalag IA - IB - XXB
Un millier de P.G. de ces stalags est arrivé le samedi 20 juillet à PARIS. Ces rapatriés venaient de la zone russe notamment de GUMBINNEN et BROMBERG. Le groupe venant de GUMBINNEN était en route depuis le 30 Juin. Par ailleurs, 1.532 sous-officiers et hommes de troupe des mêmes stalags sont arrivés le 23 à PARIS. Ils avaient effectué par chemin de fer le trajet : GUMBINNEN - INTERSBUORG - BERLIN - MAGDEBOURG - HANOVRE - BRUXELLES - PARIS.
Le camp de GUMBINNEN doit être considéré comme entièrement évacué.
A MAGDEBOURG, où les rapatriés ont séjourné pendant plusieurs jours se trouvent encore 20.000 P.G. environ dont le retour est imminent.
LAVAL, homme de Confiance du Stalag IA est actuellement sur le chemin du retour.
Oflag II D
16 Officiers de l'Oflag II D sont arrivés le 23 à PARIS, ils venaient de SARAJE-DOROGHY (près de MINSK) d'où ils étaient partis le 2 Juillet pour rejoindre le groupe de GUMBINNEN à ROTTENFELD-VOLSBOURG. Le camp de SARAJE-DOROGHY groupait environ 10.000 P.G. français venant des camps de WRESNIA, GUMBINNEN, VIENNE, KUSTRIN et LANDSBERG, ce camp avait été créé le 15 Mai. Le rapatriement a coimmencé le 2 Juillet et il est actuellement en cours.
Stalag III C
Les P.G. du Stalag III C ont été évacués sur ODESSA, mais en cours de route deux trains de ce convoi ont été dirigés sur POSEN pour ensuite prendre une direction inconnue.
(...)
RAPATRIEMENT
I. Zone Russe
L'Officier de rapatriement de 2ème Classe MARQUIE, Chef d'Etat-Major de la mission militaire de rapatriement en U.R.S.S. (ndlr : le reste du texte du rapport est manquant).
- Le 4 Août 1945
Synthèse de Documentation N° 14
PRISONNIERS DE GUERRE
RENSEIGNEMENTS SUR LES CAMPS DE P.G.
Un convoi de rapatriés des Stalag I B, II B, II D, III B, III D, VIII C, est arrivé le 24 Juillet à Paris.
Un nombre important de P.G. de ce convoi venaient du camp de BERDITCHEN (près de JITOMIR en Ukraine). Ils avaient été transportés aux environs de BERLIN (zone Russe) et avaient de là réussi à se rendre à WIESENGRUND (banlieu Sud-Ouest de BERLIN - en zone américaine). Beaucoup d'entre eux sont rapatriés du centre de SLOWTA (Nord-Est de MINSK).
Ce centre serait complètement évacué, tous les P.G. ayant été dirigés sur BERLIN.
3 convois venant des Stalag IA, IB, IB, IIB et XXB, sont arrivés le 27 Juillet. Certains d'entre eux venant du camp de BRONICE (59 kms au sud de MOSCOU) déclarent que ce camp a été totalement évacué le 2 juillet après le départ de 1.500 P.G. qui s'y trouvaient encore. Le retour s'est fait de BRONICE (2 Juillet) à MAGDEBOURG (25 juillet) par BRIANSK, VARSOVIE et BERLIN.
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