SENNELAGER    1914-1918   






On y arrivait par trains : 40 hommes par wagon.
Dans les premiers temps, nombre de prisonniers logèrent dans des tentes.

Furent internés à Sennelager des Belges, des Français, des Britanniques et des Russes, rapidement groupés par nationalité (les Belges et les Français auraient toutefois été rassemblés).
La guerre ne cessant d'engranger ses moissons, le camp situé d'abord près du camp allemand, fut agrandi et réorganisé à plusieurs reprises. Il y eut ainsi Senne I, Senne II, etc... puis, le camp de Staumühle situé au nord de Sennelager, dans l'enceinte du champ de manoeuvre.


A côté de ceux-ci existait également un camp de civils, recevant, par exemple, les Belges qui avaient été pris lors d'une tentative de passer en Hollande, et condamnés par les Tribunaux militaires d'occupation ...





Reproduction interdite. ©  Philippe CONSTANT









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Ci-dessus : camarades de la première heure : quelques Belges -dont un soldat du 2e Lancier-, quelques Britanniques et des Français. Il n'y a pas de plaque d'identité; chaque prisonnier porte une bande de tissu avec son numéro d'identification.

Ci-dessous, à droite : éventail des nationalités. On remarquera aussi la présence d'ecclésiastiques.
Dans les armées belges et françaises, ils étaient mobilisés comme brancardiers. A la demande de l'évêque de Paderborn, ou avec son appui, ils obtinrent de pouvoir reprendre la soutane ou des vêtements ecclésiastiques.
A gauche : lors des premières semaines de la guerre, la population civile allemande venait de loin pour voir et photographier la diversité bigarrée des P.G.; les vedettes incontestées étaient les soldats français et leurs uniformes colorés.





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Les prisonniers n'échappèrent à la famine que grâce aux colis, envoyés par leurs familles (au prix de quels efforts pour les familles belges, dont le pays était soumis à la famine !) ou envoyés par leurs gouvernements.

La plupart d'entre eux travaillaient en Kommandos, à l'extérieur du camp. Y restèrent notamment ceux qui servirent aux lazarets, qui soignaient les prisonniers des différentes armées.




Personnel soignant et un des lazarets de Sennelager

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La majorité des prisonniers belges et français rentrèrent chez eux en novembre 1918. Certains toutefois ne quittèrent le camp qu'en janvier 1919.










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Janvier 2006.


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