Quand le jazz est là, la Nolard y va.

En bref

Marianne Nolard se trouvait l’été dernier à Montreux, où elle a assisté au célèbre festival de jazz. Par un concours de circonstance. C’est en effet au cours d’un anniversaire qu’elle a rencontré Ann et José, originaire d’Amérique latine, mais installés en Suisse. José était un ancien collaborateur du festival…


Une artiste tournaisienne expose ses œuvres inspirées par le dernier Festival de Montreux.

Marianne Nolard se trouvait l’été dernier à Montreux, où elle a assisté au célèbre festival de jazz. Par un concours de circonstance. C’est en effet au cours d’un anniversaire qu’elle a rencontré Ann et José, originaire d’Amérique latine, mais installés en Suisse. José était un ancien collaborateur du festival…

Marianne lui explique que, depuis toujours, elle peint, dessine, écrit des poèmes et des petits livres de philosophie. Elle dit aussi qu’elle a été élevée en Savoie, qui se trouve de l’autre côte du lac Leman. Elle raconte que, depuis toujours, elle est plus attirée par les sons bruts que par les grandes symphonies mais qu’elle a beaucoup aimé Miles Davis et la façon fantastique dont il a évolué. Elle lui confie enfin un de ses projets : s’asseoir à coté de musiciens et leur demander de dessiner avec elle un peu de leur vie et de leur gestes.

Et voilà Marianne Nolard invitée à Montreux. Sur place, elle se rend compte que son idée de départ n’est pas réalisable. Les musiciens sont trop occupés par le festival. Et puis, aussi, elle est un peu timide.

Alors elle s’assied par terre, dans le parc Vernex, où se tient une partie du festival off, c’est-à-dire entièrement gratuit. Là, elle va se mettre à dessiner, à beaucoup dessiner, cinquante-trois œuvres en tout, en laissant sa main se laisser guider par les rythmes, par les sons comme encadrés par le public et par le spectacle des enfants qui dansent sur l’herbe.

Une seule fois – parce que davantage, ses moyens ne le lui permettaient pas – elle a assisté à un concert du festival in, au … Miles Davis Hall, où se produisait ce soir-là Roman Susheela, qui fait partie du cercle fermé des Divas.

A Roman Susheela, comme à tous les musiciens qui l’ont inspirée, elle a envoyé des e-mails contenant les dessins qu’elle leur a consacrés. Pour que le festival continue… dit-elle.

De retour à Tournai, elle crée un site internet léger pour permettre a tout un chacun de partager son expérience montreusienne.

Je ne connaissais rien de Montreux, je croyais même, que c’était en France, mais j’y ai comme retrouvé des décors d’un livre que j’avais écrit l’hiver précédent et intitulé La Montagne perdue, nous raconte-t-elle. J’y ai également découvert un sens de la communication, sans agression, que je n’avais pas rencontré ailleurs.

et le jazz ? Il nous enchante toujours, par sa diversité et son évolution, écrit-elle, dans un autre livret, qui est en fait son journal de bord entre le 4 et le 19 juillet 2003. Cette musique qui nous prend les tripes, qui vibres en nous, qui nous fait danser à l’intérieur, s’inscrivant dans la mémoire des hommes. Une musique glorieuse, sans pédanterie, qui nourrit nos cellules d’énergies…

François DESCY