
Parti communiste de la région du Centre
bureau (0032) 064/22.21.95
télécopie (0032) 064/22.21.95
34 rue Abelville
7100 La louvière
LE DRAPEAU ROUGE MAGAZINE
(hebdomadaire édité par le Parti Communiste) n° 8, du samedi 19 février 1966 titrait :
Un grand
militant ouvrier disparaît. René Beelen, vice – président du Parti
Communiste est mort.
Ci-dessous, la biographie de René Beelen, telle
qu’elle était écrite en page 20 …
La mort a frappé René Beelen à la tribune d’un
meeting ouvrier.
A la fin de la guerre, rentré au pays, il est
dirigeant du parti communiste dans la région du Borinage puis Huy et
puis enfin à Liège. Il est élu au bureau du parti communiste en 1954
au congrès de Vilvorde.
Mil neuf cent cinquante et un le retrouve à la
présidence de la Jeunesse Populaire de Belgique. Cela répondait à
une aspiration de René Beelen. Le gouvernement avait imposé les 24
mois de service militaire et la lutte pour la paix allait prendre le
caractère concret qu’affectionnait Beelen.
La jeunesse de notre pays lui doit d’avoir su, en
dépit des difficultés de l’époque, animer la résistance aux 24 mois
et en organisant l’action des jeunes préparer les conditions qui
devaient permettre de revenir au service de 12 mois que nous
connaissons aujourd’hui.
Des manifestations de jeunes et de soldats bientôt
appuyées par des grèves ouvrières forcèrent le gouvernement à la
diminution du service militaire à 21 puis à 18 mois. Le chemin de la
victoire était pris.
En juin 1954, René Beelen entrait au Bureau
politique.
Un immense travail de correction commençait sous
l’impulsion dynamique du camarade Beelen. Il fut véritablement
l’animateur convaincant de l’effort de recherche, de discussion, de
remise en cause des schémas sectaires.
C’est à Vilvorde que triompha la thèse de
l’importance capitale de la FGTB dans le rassemblement de toutes les
forces syndicales et ouvrières.
C’est à Vilvorde que triompha la thèse du respect
complet, scrupuleux, de la solidarité syndicale, de la lutte pour sa
démocratie interne la plus large. Les communistes devaient cesser
d’être les censeurs omniscients, de se décréter l’avant – garde pour
prendre leur place modestement aux côtés des autres militants
ouvriers, entreprendre avec eux une discution patiente, lutter pour
que souffle à l’intérieur des syndicats un vent nouveau de confiance
dans la force ouvrière par le développement de leur démocratie
interne.
C’est à Vilvorde que triompha la thèse de la
nécessité pour les partis ouvriers d’être les porte – parole fidèles
de la volonté non des minorités éclairées, mais des masses ouvrières
s’exprimant dans les assemblées de syndiqués.
C’est à Vilvorde que triompha l’idée que les
militants ouvriers y compris les communistes acquérant des mandats
syndicaux doivent être les porte – parole de tous les syndiqués.
En 1960, il prend une part très large à la grève
contre la loi unique ; au lendemain de celle – ci, au moment où le
Mouvement Populaire Wallon se fonde, il participe à la lutte pour
son organisation.
Il est un combattant de la Wallonie convaincu et
chaque fois que le Mouvement Populaire Wallon l’appelle, il répond
« présent » .
Il a été élu vice – président du parti communiste au
congrès d’Anvers en 1963, et, enfin, il fut membre du conseil
général du MPW.
La caractéristique essentielle de son activité fut
une lutte passionnée pour l’unité ouvrière et syndicale. Pour donner
aux syndicats la place qui leur revient dans la nation.
