Parti communiste de la région du Centre

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Les services publics

 

Discours Pierre EYBEN
du 1er mai 2009

 

Texte du discours

 

5 novembre 2008.

 

Une commission d'enquête fera-t-elle la lumière sur le meurtre de Lahaut?

 
 Le Sénat devrait examiner ce mercredi deux propositions de lois concernant un fait vieux de 50 ans. A savoir l'assassinat de Julien Lahaut, président du Parti communiste belge, assassiné en région liégeoise en août 1950. Un assassinat politique qui n'a jamais été vraiment résolu. Une commission d'enquête parlementaire devrait tenter de faire la lumière sur cette affaire.
11 août 1950, au Parlement, devant les Chambres réunies : Son Altesse Royal a prêté le serment constitutionnel, puis un cri Vive la République… 

C'est pour ce cri que Vive la République, qu'on lui aurait attribué à tort, que Julien Lahaut, aurait été assassiné sept jours plus tard. Député, président du Parti communiste belge, opposant farouche à la monarchie, abattu par balles devant sa maison, à Seraing.

Une enquête est ouverte, elle suivra quelques pistes du côté de la droite nationaliste, de la résistance, les milieux pro-Léopold III et anticommunistes, dans un contexte tendu de Question Royale et de Guerre Froide. Elle n'aboutira jamais. L'affaire est prescrite, en 1970. Depuis des travaux d'historiens et quelques reportages à la télévision flamande, ont livré des membres du commando de tueurs. Jamais pourtant, le dossier n'a été rouvert, sauf que régulièrement, certains appellent à une Commission d'enquête parlementaire, à l'image de la Commission Lumumba.

La Commission de la justice du Sénat entame mercredi, l'examen de deux propositions de loi, visant à mettre sur pied, pour l'une une Commission Julien Lahaut, composée de huit sénateurs, chargés de faire la lumière sur son assassinat, mais aussi sur les carences de l'enquête. L'autre proposition visant elle, à demander une étude scientifique préalable au CGS, le Centre de Recherches et d'histoire, guerre et société contemporaines, déjà auteur en Belgique d'une étude précédente sur les responsabilités, dans les persécutions et la déportation de juifs de Belgique. Le rapport des historiens serait attendu pour septembre 2010.

C’est en toute confiance que Nathalie, son compagnon et leurs deux enfants sont venus s’installer au 217 de la rue Saint-Alphonse. “ Nous habitions dans une maison louviéroise qui devait être vendue. Et nos propriétaires nous ont conseillé cette maison à Bracquegnies ”.

Le couple constate d’emblée que la maison a dramatiquement besoin de travaux: la vitre en façade est fissurée, et le volet doit rester constamment fermé, pour la préserver des vibrations causées par le passage des bus. “ Le propriétaire nous a promis de la remplacer ”, commente le compagnon de Nathalie. Ce qui n’a jamais été fait. Mais là n’est pas le pire: les locataires découvriront vite que leur maison est une véritable éponge propice à la prolifération de champignons. L’eau s’y fraie un chemin partout. “ J’étais prêt à effectuer les travaux moi-même, si le propriétaire me fournissait les matériaux. Mais tout ce qu’il m’a donné, c’est dix rouleaux de papier peint ”.

Michiels à la rescousse

Las, le couple entre en contact avec le conseiller écolo Jean-Pierre Michiels ( communiste élu sur la liste Ecolo, ajout webmaster). “ Je leur ai conseillé de se battre et de faire respecter leurs droits ”, explique ce dernier. En juin dernier, Nathalie sollicite la Ville de La Louvière pour faire constater l’insalubrité de son logis. Les services compétents font leur travail, et le bourgmestre aussi. Il prend un arrêté d’inhabitabilité. Sans travaux, le propriétaire ne pourra plus louer son bien, mais cet arrêté a aussi pour conséquence d’expulser Nathalie et sa famille.

Or, cette dernière travaille à Feluy, et sa fille Aline fréquente une école chapelloise. C’est donc à Chapelle que le couple a tenté, en vain, de retrouver une maison. Jean-Pierre Michiels a d’ailleurs écrit au bourgmestre Moriau. “ Légitimement, il n’était pas obligé d’assumer les conséquences d’un acte pris à La Louvière, mais il s’est montré réceptif et a cherché une solution. Toutefois, il s’est heurté aux habitations sociales chapelloises, qui lui ont rétorqué qu’il fallait suivre strictement le règlement (voir ci-dessous) ”. Désespéré, le couple a écrit à deux reprises à la reine Paola. “ Celle-ci nous a suggéré de contacter le ministre Antoine, en charge du Logement ”. Ce qu’ils ont fait. Pour toute réponse, le ministre leur a envoyé... le fameux règlement.

Nous avons interpellé Jacques Gobert, bourgmestre de La Louvière. Ne pourrait-il trouver un logement de transit? “ Nous n’avons jamais laissé personne sur la rue! Si Madame s’adresse au CPAS, ce dernier l’hébergera, ainsi que sa famille, pour autant qu’elle accepte cette solution transitoire.

À NOTER Vous souhaitez venir en aide à Nathalie et lui proposer un logement?

Contactez là au 0497/33.90.04

 

 

 

Dans le cadre du concours de courts-métrages « 5 sur 5 » (réalisateurs invités par Dragone), Le Soir tente de faire découvrir cette drôle de ville qu'est La Louvière. Comment ? Chaque jour, il demandera à un Louviérois d'associer sa cité à une qualité et de nous présenter un lieu correspondant à celle-ci. Notre Camarade Sandro Baguet y a été invité. (Source: Le Soir du 9 Septembre 2008)

 

Le groupe Ecolo La Louvière solidaire des travailleurs APP !

Le groupe Ecolo La Louvière (Muriel Hanot, écologiste et Jean-Pierre Michiels, communiste) expriment leur solidarité avec les travailleurs APP de la ville de La Louvière, en préavis à titre conservatoire et donc justement préoccupés pour leur emploi.

Ces agents communaux manifestent leur inquiétude face d’une part à l’indigence politique du gouvernement fédéral, enferré dans la crise institutionnel, qui tarde à se prononcer notamment sur la poursuite (ou non) de la politique des grandes villes dont dépendent les subventions pour les services et les emplois de proximité et de prévention et, d’autre part, face à l’absence de propositions de la majorité louviéroise pour pérenniser les services de proximité utiles à la population.

Depuis que l’incertitude s’est créée à la veille des élections législatives, le groupe Ecolo réclame une réflexion sur la poursuite d’une politique préventive et de proximité qui contribue de l’avis de tous à diminuer le climat d’insécurité ressenti dans certains quartiers. Ils ont également un rôle essentiel pour aider les jeunes à surmonter leurs difficultés de vivre.

Le groupe Ecolo renouvelle donc cette demande qui clarifierait la situation

Muriel Hanot et Jean-Pierre Michiels

Conseillers communaux

Avec la privatisation de La Poste, la mort d’un service public est en marche !

Il est encore possible de dire STOP !

Un gouvernement au service des besoins sociaux devrait défendre et maintenir une poste publique au service et à l’écoute des citoyens, un service grâce auquel chacun est relié à ses proches et accède à l’information (journaux, feuilles d'information,… ) pour une somme modeste, un service de proximité pour celles et ceux qui ne possèdent pas de moyen de transport, un outil de cohésion sociale via le facteur de quartier. Et pourtant…

En 2005, la Belgique a vendu 50% moins une action de la poste (pour une croûte de pain au regard de sa valeur réelle), à une société privée conduite par CVC Capital Partners, un gigantesque groupe financier qui rachète des entreprises publiques en vue de les revendre à court ou moyen terme en faisant de grosses bénéfices.

Depuis, la qualité du service rendu par la poste ne cesse de baisser. Les fermetures de bureaux se succèdent. Une première vague de fermetures avait déjà touché 277 bureaux en 2007. Cette année, la poste veut fermer 200 nouvelles "petites agences postales". 44 bureaux devraient encore être fermés en Hainaut.

Du côté de l’emploi, c’est également une catastrophe sociale. Entre 2003 et 2005 déjà, 4.290 contrats de travail n’avaient pas été renouvelés. Depuis la casse se poursuit. En 2007, 1400 équivalents temps-plein ont encore été sacrifiés. Pour celles et ceux qui restent, les conditions de travail sont de plus en plus pénibles.

Pour les usagers, le prix des timbres augmente : on a mis fin à la plaisanterie « prior » en relevant le coût du timbre. Les files dans les bureaux s‘allongent.

Tout le monde n’y perd pas ! La poste fait aujourd’hui d’énormes bénéfices sur notre dos : plus des 230 € millions en 2007 que se partagent ses propriétaires, à commencer par le patron de la poste qui touche un million d’euros par an. C’est inacceptable !

Tout ceci est la conséquence de la privatisation de la Poste en 2005. Pourtant, la Poste bénéficie encore à ce jour d’une infrastructure incomparable. Son implantation locale constituera – même dans un marché libéralisé – un avantage important dans les années à venir. Le contrat avec CVC Capital Partners arrivant à échéance en 2009, nous proposons de reprendre nos billes et d’en revenir à une poste 100% publique en Belgique.

C’est possible si la gauche en fait une priorité !

 

Signez la pétition sur : www.sauvonslaposte.be

Nom : ………………………………………….. Prénom : …………………………

Adresse : ……………..……………………………………………………………….…………

Localité : ………………………………………. Code Postal : ……………………

Adresse e mail :…………………………………………………………………….

Je désire : □ Recevoir une version papier de la pétition « sauvonslaposte.be »

□ M’abonner au Drapeau Rouge

□ Rencontrer un militant du Parti Communiste

□ Adhérer au Parti Communiste

A renvoyer à la Fédération du Centre du PC - Rue Abelville, 34 à 7100 LA LOUVIERE.  064/22.21.95.

Editeur responsable: Jean-Pierre Michiels, 34, rue Abelville, 7100 La Louvière -  Ne pas jeter sur la voie publique

 

La Libre Belgique - 10/04/2008.
 
La Louvière. Le Parti Communiste a mal à sa Poste
Ettore Rizza

Près de 3 700 pétitionnaires favorables à son retour au public.
Après leurs camarades Liégeois ou Carolos, les communistes louviérois entrent en campagne pour réclamer le retour à une Poste 100 pc publique.

Les militants du parti comptent sillonner l'entité et les communes avoisinantes afin de sensibiliser le public et l'amener à signer une pétition.

"Nous irons également discuter avec les gens sur les marchés, afin de ne pas nous contenter de tracts impersonnels", explique le conseiller communal Jean-Pierre Michiels.

De quoi s'agit-il ? En 2009, la Poste devra revoir le contrat qui la lie, depuis octobre 2005, au consortium privé formé par son homologue danoise et la société CVC Capital Partners. Les communistes voudraient que le gouvernement belge en profite pour reprendre ses billes. Pour eux, la privatisation a montré ses limites, que ce soit en matière d'emplois, de qualité des services ou de proximité.

Les ailes francophones et flamandes du PC ont donc lancé une pétition en ce sens. Le texte existe en versions papier et électronique. Depuis début février, il a recueilli plusieurs milliers de signatures (on en était hier à 3 662 au total).

On retrouve parmi les signataires une kyrielle de responsables syndicaux, tant de la FGTB que de la CSC, ainsi que pas mal de personnalités politiques écolos ou socialistes, dont André Flahaut.


Web :
http://petitions.agora.eu.org/sauvonslaposte/index.html
 

 
 

Le Soir, vendredi 14 mars 2008.

Pour le retour à une poste entièrement publique en 2009

Un collectif de signataires (*)

Le 31 janvier dernier, le Parlement européen a approuvé en deuxième lecture la « libéralisation » (sic) définitive des services postaux en 2011. Voici un nouveau secteur économique qui, sous la pression de l’Union européenne et avec l’assentiment des gouvernements nationaux, va irrémédiablement quitter la sphère publique. C’est un secteur majeur puisqu’il emploie 5,2 millions de personnes dans l’Union et représente 88 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 1 % du PIB total des pays de l’Union. Le fait que les expériences anglaises ou hollandaises soient un désastre du point de vue social n’a pas pesé. Le fait que la distribution du courrier dans toutes les boîtes constitue, selon la théorie économique, un monopole naturel a également été ignoré ; de même que le rôle social important du service public postal – banque de proximité, paiement des petites pensions… – désormais appelé à disparaître.

Si cette libéralisation fait peser d’énormes risques sur l’emploi et la qualité du service rendu à la population, il est utile de rappeler qu’en Belgique, ladite catastrophe est déjà en cours depuis la privatisation (partielle) de la Poste, décidée en 2005.

La précarisation de l’emploi (diminution du nombre d’emplois statutaires et recours de plus en plus au travail intérimaire et à temps partiel), les fermetures massives de bureaux (200 seront encore fermés en 2008 alors qu’une enquête Eurostat pointe déjà le manque de bureaux en Belgique), le recours à des franchisés, les plans Géoroute successifs (durcissement des méthodes de comptages et des normes afin d’augmenter la pression de travail et de supprimer plusieurs milliers d’emplois), tous les reculs sociaux que les travailleurs et les utilisateurs de la poste connaissent aujourd’hui ne sont qu’indirectement liés à une libéralisation qui n’interviendra que dans trois ans. Ils sont par contre directement imputables à la privatisation de 2005 décidée par le gouvernement libéral-socialiste.

Il faut s’interroger sur le choix de l’actionnaire privé fait par le gouvernement en 2005. Il s’agit d’un consortium formé par Post Danmark et CVC Capital Partners. CVC est un groupe financier qui possède actuellement une quarantaine d’entreprises – allant des appâts pour la pêche, aux réfrigérateurs en passant par les services IT et la cordonnerie – dont dépendent plus de 300.000 employés. Le business de CVC consiste tout simplement à racheter des entreprises en vue de les revendre à court ou moyen terme en faisant de grosses plus-values. CVC est par ailleurs le premier actionnaire privé de Post Danmark qu’il a œuvré à restructurer avec à la clé la perte de 10.000 emplois et un taux d’emplois statutaires en chute libre (à peine encore 10 % actuellement). S’agissait-il vraiment d’un choix judicieux ?

Dans le cadre actuel, à savoir la gestion selon une logique de profit (1), il est exact qu’avec la libéralisation et l’arrivée possible de concurrents, la situation risque de s’aggraver – ainsi que c’est déjà le cas pour le courrier de plus de 350 grammes. Pertes d’emplois et baisse supplémentaire de la qualité des services sont à craindre. Le riche patron de la poste (un million d’euros de salaire annuel) et ancien conseiller de CVC Capital Partners (jusqu’en 2004), Johnny Thijs, n’a d’ailleurs pas tardé à lancer une bouée médiatique. Il s’est plaint du service universel que doit assurer la Poste et qui constituera un « handicap » pour son groupe face à la concurrence. L’Etat verse pourtant une dotation de 290 millions d’euros par an à la Poste pour couvrir ses missions de service public. Mais le fait de rendre un service à la population (par exemple, la livraison du courrier tous les jours et dans toutes les boîtes) n’en est pas moins un « handicap » pour le patron de la Poste, qui raisonne uniquement en termes de rentabilité. Voilà la situation grotesque à laquelle nous sommes arrivés. Il est temps de réagir.

La Poste bénéficie encore à ce jour d’une infrastructure incomparable. On peut penser que son implantation locale constituera – même dans un marché libéralisé – un avantage important dans les années à venir. Le contrat de gestion avec le consortium arrivant à échéance en 2009, pourquoi dès lors ne pas reprendre nos billes et en revenir à un service postal 100 % public en Belgique ? Combinée à des exigences fortes pour l’accès de nouveaux prestataires au marché postal – en particulier l’obligation faite à tout entrant d’assurer le service universel de distribution du courrier, ainsi que l’imposition d’un même salaire minimum à tous les postiers après la libéralisation comme vient de le faire l’Allemagne – cette mesure permettra de limiter la casse, en attendant qu’une contre-offensive puisse être mise en place. Si les conditions d’un nouveau contrat de gestion lui sont moins favorables, le consortium sera tenté de revendre ses parts. La valeur de La Poste ayant été largement sous-évaluée lors de l’entrée du secteur privé dans son capital (par le biais d’une augmentation de capital de 300 millions d’euros pour 50 % des actions moins une), le rachat de ses parts au consortium ne devrait pas coûter trop cher – environ 10 fois moins que la nouvelle réforme fiscale prônée par Didier Reynders et 25 fois moins que les réductions annuelles de cotisations patronales.

C’est là une revendication gouvernementale forte que la gauche devrait avoir. C’est ce que nous demandons avec l’initiative sauvonslaposte.be.

(1) La Poste a réalisé en 2007 un bénéfice opérationnel normalisé de 234 millions d’euros, en hausse de 10 % par rapport à 2006.

 

(*) André Beauvois (Ancien secrétaire général CGSP Liège), Jean Bricmont (Professeur à l’UCL), Jean Marie Coen (Porte parole d’Attac Wallonie-Bruxelles), Nico Cué (Président de la MWB-FGTB), Céline Delforge (Députée régionale Ecolo), Pascal Durand (Professeur à l’ULg), Pierre Eyben (Secrétaire politique de la Fédération de Liège du PC, coordinateur francophone de l’initiative « sauvonslaposte.be »), André Flahaut (Ancien ministre de la Défense, député fédéral PS), Jean-Claude Galler (Secrétaire fédéral CGSP secteur Gazelco), Marc Goblet (Président FGTB Liège-Huy-Waremme), Corinne Gobin (Politologue et directrice du Graid à l’ULB), Thierry Jacques (Président national du MOC), Jacques Lespagnard (Secrétaire régional CGSP secteur poste), Jean Pierre Michiels (Président de l’ACJJ et conseiller communal communiste à La Louvière), André Mordant (Ancien Président de la FGTB), Jean-Marc Namotte (Président de la CSC Liège-Huy-Waremme), Jean-François Pontégnie (Porte parole de l’initiative UAG), François Schreuer (Ancien président de la FEF, journaliste), Jean-Marie Schreuer (Secrétaire fédéral du MOC de Liège-Huy-Waremme), Michel Vrancken (Président national CGSP secteur enseignement).

  

Solidaire, décembre 2007

Portrait Marcel Couteau :: Un conseiller communal communiste depuis 37 ans

Une vie de combat et de service aux gens, pour ce communiste de toujours, réélu au conseil communal du Rœulx pour la sixième fois lors des dernières élections communales.

Maria McGavigan
 

Marcel Couteau est né en 1933 dans une famille qui avait le communisme dans les gènes, comme il aime dire, mais qui a toujours fait montre d’ouverture. Son père a été tout naturellement résistant pendant la guerre et lui-même a rejoint le parti communiste dès qu’il a commencé à travailler, à l’âge de 14 ans.

 

Sa vraie vie a commencé cependant en 1956, lorsqu’il est entré à Anglo-Germain à La Louvière, une usine qui fabriquait du matériel roulant pour chemins de fer, ainsi que des camions poubelles. Il y est rapidement devenu délégué syndical malgré le peu de sympathie qu’avait la FGTB de l’époque pour les communistes. Pour lui, il n’était pas question de vouloir « noyauter » la délégation. C’était à travers les personnes que le parti avait de l’influence. « Il ne faut pas être plus révolutionnaire que la classe ouvrière, dit-il, courir 200 m à l’avance. On ne peut pas non plus ignorer les problèmes de tous les jours… » Ce qui ne l’a pas empêché d’organiser en 1966 une heure d’arrêt de travail et une collecte dans l’usine pour soutenir les mineurs de Zwartberg au Limbourg, qui se battaient pour empêcher la fermeture de la mine.

Le grand moment de sa vie fut en 1967. La direction a annoncé la fermeture d’Anglo-Germain et les 400 travailleurs, ouvriers, employés et cadres, ont décidé comme un seul homme d’occuper l’usine, une première à l’époque. Leurs revendications : la continuation de l’usine, l’application des accords de Zwartberg (qui prévoyaient un plan de reclassement en cas de fermeture) et un volet social. Pendant 17 jours et 17 nuits, une extraordinaire expérience humaine, faite de forte camaraderie et soutenue par un vaste mouvement de solidarité va marquer ces hommes et leurs familles. L’occupation avait été préparée en front commun FGTB-CSC. La FGTB y était largement majoritaire, mais Marcel, se rendant compte de l’importance de l’unité des travailleurs, a proposé d’organiser une messe un dimanche dans l’usine. Ce qui fut fait.

Marcel Couteau, devenu député communiste entre-temps (dans le canton du Rœulx, le PCB a eu 10 % des voix aux élections de 1968), est intervenu deux fois au Parlement au sujet de cette « catastrophe de La Louvière ». Il n’aimait pas trop les mondanités de la vie parlementaire, mais appréciait la fraternité des autres députés communistes (ils étaient cinq à l’époque). En 1970 il a été élu pour la première fois au conseil communal du Rœulx sur la liste Alliance démocratique, qui donnera naissance plus tard à l’Union démocratique et progressiste (UDP). Devenu échevin des travaux en 1977, il fut même bourgmestre du Rœulx entre 1983 et 1985.

 

La Dernière Heure-13 décembre 2007.

 Bibliothèque de Thieu : le retour des grincements de dents...

LE ROEULX.  Il est des héritages dont on se passerait bien. C'est probablement ce que se disent les élus de la majorité quand on évoque les travaux d'aménagement de la bibliothèque de Thieu.

Le conseil réuni mardi soir au Roeulx a en effet évoqué de nouvelles dépenses pour le chantier dont les investissements commencent sérieusement à peser sur les nerfs des conseillers de la minorité.

Marcel Couteau monta en première ligne : "Lors du précédent conseil, vous nous avez dit que nous approchions de la finalisation des travaux. Ce 27e état d'avancement ne serait donc pas, encore, le dernier ?"

Le bourgmestre reconnaît la chose : "Il nous reste encore à payer cette facture pour que le chantier se termine enfin. Selon l'entrepreneur, il devrait rester tout au plus trois jours de travail".

Du reste, le conseiller de la coalition UDP-PS-Écolo s'est penché sur le montant global dédié aux aménagements de la bibliothèque de Thieu.

"Si mes calculs sont exacts, nous avoisinons les 450.000 €", estime M. Couteau. "À mes yeux, les responsabilités de ce gâchis sont claires : elles incombent notamment au pouvoir communal et au service des travaux."

De son côté, le bourgmestre Friart s'est engagé à fournir le décompte des sommes engagées pour la bibliothèque au prochain conseil, soit le 8 janvier prochain.

Jean-Louis Wastiau (UDP-PS-Écolo) a interpellé le collège communal à propos du transfert d'une employée du centre Joseph Faucon à l'administration communale.

Prise de manière unilatérale, sans concertation avec le CA du centre culturel, cette décision risque, selon le conseiller, de "compromettre l'unité du centre culturel et l'image de la culture au Roeulx".

Pour la petite histoire, l'employée en question se chargeait, entre autres choses, de l'attribution des salles. En réponse, le mayeur a signalé que "cette directive a été imposée par le receveur communal, qui estime que la gestion des salles communales doit être assurée au sein de l'administration".

Privé d'un mi-temps (désormais occupé par la ville), le centre culturel devra se contenter de ce qui reste, à savoir un mi-temps. Cela va pourtant à l'encontre du contrat programme, qui définit nommément l'employée débauchée par la ville comme étant une personne attachée à temps plein au centre Joseph Faucon...

FVC

 

La Dernière Heure 27/02/2008 Repas scolaires : tarifs "indigestes"

Le CPAS a augmenté les prix des repas dans les écoles communales. Tollé général

LA LOUVIÈRE Les parents d'élèves des écoles communales de La Louvière ont le brûlant. Depuis le 1er février 2008, les tarifs des repas scolaires ont augmenté de manière vertigineuse.

Servis par le personnel du CPAS louviérois, les repas complets sont passés de 3,31 € à 4,40 € et les demi-repas de 2,28 € à 3,67 €. Soit respectivement une hausse de 30 et 60 %.

À l'étonnement des premiers jours s'est substituée la colère et "l'indigestion" d'une mesure perçue comme discriminatoire pour les petits revenus.

Interpellés à ce propos, les conseillers Écolo de La Louvière ont relayé l'inquiétude des parents en séance du conseil.

"Le risque est gros de voir des enfants cesser de prendre des repas chauds à l'école ou de ne plus les prendre que de temps en temps. On rend aléatoire une mission de service public importante en pratiquant de telles augmentations, et les conséquences vont être pénibles pour les familles défavorisées qui peinaient déjà à offrir un repas complet quotidien", souligne Jean-Pierre Michiels.

Le tarif pour les familles de deux enfants s'élève à 29,36 € par semaine. Soit environ 120 € sur le mois.

"Faut-il rappeler, comme l'indique le rapport communal, que La Louvière est la commune dont le revenu moyen par habitant est le plus bas (après Anderlues) de la région ?", s'interrogent les conseillers.

Pour étayer son argumentation, Écolo précise que les prix louviérois sont mêmes prohibitifs par rapport à d'autres villes ou d'autres traiteurs.

L'explication fournie par la présidente du CPAS de La Louvière, Danièle Staquet (PS), est purement économique : "nous n'avons fait que répercuter l'augmentation du prix de revient. Si nous ne l'avions pas fait, la perte s'élèverait à 75.000 €".

F.Sch.

 

 

La Libre Belgique, 20/12/2007

La Louvière - conseil communal

Pas encore de budget...  

Une première depuis très longtemps dans la cité des Loups.
C'était le dernier conseil communal de l'année lundi à La Louvière. Et pour la première fois depuis... longtemps, le budget n'a pas été voté. " Nous ne votons pas en prétextant que le Fonds des communes n'a pas été réformé et reportons le budget à janvier, cela me semble court pour une réforme" , ironise Muriel Hanot (Ecolo). Selon le bourgmestre, trop de communes ont inscrit des " inscriptions revendicatives ", mais n'ont pas reçu l'aval de la tutelle. " Nous espérons ne pas en arriver là. Nous voulons des éléments clairs et précis avant de nous lancer. "

Lundi, il s'agissait de la première séance mixte entre conseil communal et conseil de l'aide sociale. L'administration communale en a profité pour présenter son rapport d'activité pour 2006, qui marque l'approche "qualité" mise sur pied dans le cadre d'une auto-évaluation de la fonction publique. Ce rapport a fourni aux conseillers une série d'indicateurs de fonctionnement en toutes matières.

Notons l'interpellation du conseiller Jean-Pierre Michiels, quant au plan logement. Celui-ci s'interroge sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à exclure des projets introduits quasi tous ceux qui ont trait au logement social, et ce qu'il en adviendra. Sur 160 logements demandés, seuls 42 ont été octroyés. Le gouvernement qualifie le programme de "très bon", mais souligne le peu de mixité dans les logements sociaux. Ont été choisis : les logements relatifs au plan de rénovation urbaine du centre-ville, deux logements d'insertion, six logements sociaux et dix-neuf logements moyens sur le site Fagrobel, six logements AIS en centre-ville, six logements sociaux acquisitifs construits par le Foyer louviérois et un immeuble à appartement au Ravin Madelon. Ce qui représente au total 76 logements sociaux.

Conférence de presse du groupe Ecolo. Intervention de JP Michiels, élu communiste au sein du groupe écolo

Cette première année de mandature communale appelle plusieurs observations. Indéniablement, il y a une sorte de frénésie à « faire », sans doute, mais à « montrer » surtout. Beaucoup de chantiers sont ouverts à La Louvière. Quelques mégas travaux sont en cours d’achèvement (la piscine) ou en projet ( le centre administratif). Le bourgmestre est présenté comme un fonceur. Un peu à la Sarkozi, il est omniprésent, écrasant souvent les pieds de ses échevins comme le tout petit Napoléon d’Outre-Quiévrain écrase ceux de ses ministres. La presse a comparé le bourgmestre à un taureau. Un taureau, ça fonce, en effet. Mais où ???? 

C’est une autre observation que l’on peut faire  après un an : l’avenir de La Louvière paraît être dans l’immobilier, dans les briques et le béton. Nul ne contestera l’utilité d’une politique de logements – j’y reviendrai. Cela se fait en dépit d’un projet de ville cohérent, sans laisser de place à la participation citoyenne pourtant promise à l’entame de la mandature, reléguant les urgences humaines à plus tard et, omettant de faire jouer à La Louvière son rôle de pôle régional notamment sur le plan économique.

Je m’explique en quelques exemples :

1° Le logement et l’urbanisme :

Nous avons voté positivement le plan logement présenté par l’Echevin parce que les propositions reposaient sur une étude précise des besoins. Ainsi, alors que La Louvière atteint le quota imposé par la région wallonne pour les logements sociaux, la politique du logement maintiendra la construction de ce type d’habitations, compte tenu de la situation économico-sociale de la population. Nous estimons également que la mixité de l’habitat est une démarche positive pour éviter le phénomène de ghettos de pauvreté que l’on rencontre dans certaines cités. Enfin, la poursuite d’une politique de réhabilitation de logements au centre-ville rencontre des propositions que nous avons avancées depuis longtemps et qui figuraient dans notre programme.

Cependant, nous restons sceptiques et donc vigilants sur certains aspects de la politique du logement.

Il y a la question de la transparence : avant les élections, et par la suite au conseil communal, nous avons posé un certain nombre de questions qui sont restées sans réponse à ce jour. Ces questions avaient notamment trait aux marchés. Cela reste extrêmement obscur ; il suffit de constater le tout petit nombre d’entreprises qui se partagent le marché de l’immobilier pour deviner l’opacité qui subsiste. De plus nous ne sommes pas rassurés sur les risques de confusion d’intérêt entre les affaires privées et les responsabilités publiques. Je rappelle que dès la séance d’installation du nouveau conseil, nous avons demandé à ce que toute la transparence soit faite sur les mandats privés des élus ; ce, afin d’évacuer toute suspicion. Nous n’avons eu droit qu’à de l’ironie ou à un silence total de la part des mandataires de la majorité.

Il est notoire également que les libéraux –et vraisemblablement certains socialistes-veulent encourager l’implantation d’habitations de luxe pour attirer une population plus fortunée et, partant de là, élargir l’assiette fiscale de la ville. Présenté comme cela, cela n’a rien de répréhensible. Mais à la condition que les règles soient les mêmes pour tous. Il n’y a ainsi aucune raison de ne pas respecter le schéma de structure qui établit un certain nombre de règles en matière d’urbanisme lorsqu’il s’agit de lotissements huppés et de devoir les respecter lorsqu’il s’agit d’autres types de logements. Encore une fois, la plus grande transparence devrait être de rigueur pour clarifier toutes les situations et garantir l’éthique politique dans ce domaine sensible.

De même, la capacité des entreprises à respecter leurs engagements devrait être examinée avec beaucoup plus de rigueur et distincte clairement d’autres intérêts particuliers. Faute de cette vigilance, des dizaines de logements restent inoccupés au Foyer louviérois parce que les transformations, réparations, restent en rade. Quand on évoque cela au conseil, on vous regarde d’un air désabusé sans répondre valablement aux questions et surtout sans envisager de mesures contraignantes pour pallier ces manquements.

2° Les APP :

Faut-il voir dans la manière dont ce dossier a été mené la marque du traitement qui va être réservé aux problèmes sociaux et humains qui se posent et vont se poser dans notre ville ? La question est brutale à l’image du sort qui attend les services de proximité si un changement n’est pas adopté par la majorité. Résumons : présumant que la politique des grandes villes va être abandonnée par le toujours futur gouvernement fédéral, la majorité a été la première de toutes les villes bénéficiant de ces subventions, à distribuer leur préavis aux agents concernés. D’autres villes ont attendu et fait pression –y compris sur le PS- pour qu’une solution au moins transitoire soit apportée afin de pérenniser les actions entreprises grâce à ces fonds. La mesure prise par la majorité louviéroise a porté un coup indéniable aux agents ainsi qu’à celles et ceux qui bénéficiaient de leurs actions. Comble, il a été publiquement reconnu le rôle indispensable de ces agents pour faciliter une démarche de l’ONEm et de la Mission Régionale de l’Emploi vers des jeunes rencontrant des difficultés pour s’insérer sur le marché de l’emploi : ces agents eux-mêmes menacés de licenciement. Il y a quelque chose de cynique dans cette attitude.

Le gouvernement qui gère toujours les affaires courantes est tombé d’accord pour accorder un rabiot de six mois à la politique des grandes villes. Ce qui a permis de suspendre les préavis. Fort bien, mais d’après des informations provenant de bonne source, rien n’a été proposé pour savoir ce qu’on allait faire dans six mois. A notre connaissance, aucune réflexion, aucun débat, donc aucun projet ne permet d’envisager l’avenir de ces services de proximité tellement nécessaires.

3° Les sans papiers :

Nous aurions mauvaise grâce de ne pas reconnaître l’aide apportée par la ville aux sans-papiers pendant l’occupation de l’église Saint-Joseph. Mais qu’est-ce qui a été fait pour tenter de sortir ces gens de cette situation inextricable ? A nos interpellations, et malgré le vote majoritaire du conseil d’une motion réclamant des mesures urgentes de relogement de ces personnes, nous avons eu droit à un replis systématique sur la légalité la plus étroite, un argumentaire comptable pour expliquer les efforts consentis par la ville, un manque total de volonté d’entraîner les autres communes de la région dans un mouvement de solidarité permettant de trouver une solution digne pour ces personnes. Au lieu de cela, nous avons eu droit au sempiternel boniment du genre « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». J’attire votre attention, au passage, que le fait que La Louvière aide à nourrir et se laver les occupants de l’église n’a pas entraîné un afflux de miséreux désireux de bénéficier de ces largesses. Aujourd’hui, le problème reste entier dans un petit baraquement de Morlanwelz et, tel Ponce Pilate, les autorités louviéroises s’en lavent les mains.

4° La Louvière pôle régional ?

Le cas de la cession de l’ICES à la Province est révélateur d’un manque d’ambition des autorités louviéroises pour la ville et pour la région. J’affirme que l’intention de départ était une mesure économique. Je reconnais que le sort du personnel a été pris en compte et que, globalement, l’on a veillé à ce qu’il ne sorte pas perdant dans le transfert. C’est important, bien sûr, mais la question ne s’arrête pas là. Qu’a-t-on fait pour que cette école que l’on se plaisait à présenter comme modèle occupe une place déterminante dans les mutations qui vont toucher l’enseignement technique dans les années à venir ? De l’aveu des autorités même, y compris aveu par le silence : rien !

Bref rappel des enjeux en question : les bassins d’éducation et des pôles d’excellence. C’est au sein des bassins scolaires que va s’harmoniser l’offre dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel en pleine restructuration. Le débat est largement ouvert sur la déliquescence de l’enseignement technique, sa dévalorisation au nom d’une course à l’image positive que pourrait donner une école secondaire d’enseignement général. Résultat : toutes les écoles ont essayé d’adopter le même profil au détriment d’un enseignement technique qui s’avère plus que jamais nécessaire. L’ICES avait pourtant maintenu le cap mais, manifestement, pas soutenu par les pouvoirs publics locaux. Le coche a été raté de jouer un rôle moteur dans un réseau formant quelque 3000 élèves et d’éviter à notre région à n’être dans ce domaine qu’un modeste appendice écrasé entre les régions de Mons et de Charleroi. Autre enjeu : les Centres de Technologies Avancées (CTA). Le coche a été raté de construire une articulation cohérente entre les capacités éducatives et formatives  de cette école et les industries de pointe de la région. C’est vrai dans le domaine de la biotechnologie. Le coche a aussi été raté d’innover dans le domaine de la logistique puisqu’un centre de compétence existe à la gare autoroutière d’Houdeng mais qu’aucune formation n’a été créée dans ce domaine dont on a voulu faire un pôle d’attraction de notre région. La trimodalité des transports, le développement du PACO, les problèmes de mobilité,… sont pourtant des questions centrales pour la région. Sans qu’aucune volonté ni courage politique n’émerge pour leur apporter des réponses.

Une année de mandature, malgré la turbulence évoquée plus haut, n’a hélas pas donné lieu à un changement profond en ce domaine.

La Louvière, le 12 octobre 2007

 
LE SOIR mardi 05 juin 2007

*Candidat pour de vrai Robert Guillaume, 9e sur la liste du Parti Communiste
Robert, un octogénaire survolté et révolté
SCHIAVETTO,FABRIZIO

Portrait
S 'il n'affichait quelques rides, Robert Guillaume ne serait sans doute pas octogénaire. Dans l'esprit du moins. À 85 ans - qu'il franchira le premier jour de l'été - ce militant de gauche, propagandiste de la République Espagnole, ancien secrétaire de la fédération du Centre du Parti Communiste et ancien délégué syndical, a gardé l'oeil alerte et le regard aiguisé de ses vingt ans.
Robert Guillaume, qui fut conseiller provincial pendant seize ans, détient sans doute un record avec quelque quarante-trois ans de présence en tant que conseiller communal à Manage. Il y est entré en 1964. Un engagement qui ne faiblit pas, à l'instar de ses interpellations, parfois peu orthodoxes, en séance du conseil. « Je suis de plus en plus révolté, insiste celui que l'on surnomme, y compris dans ses propres rangs, le perturbateur. Je veux la Justice. Que l'on vienne en aide à tout le monde, et surtout les petites gens. »
Qu'on ne s'y trompe pas. Sa présence à la neuvième place sur la liste PC à la Chambre ne doit rien au hasard. S'il se souvient bien, ce doit d'ailleurs être la 4 e ou la 5 e candidature dans sa carrière. Robert Guillaume fut suppléant de Marcel Couteau (ancien bourgmestre du Roeulx) et de Willy Frère, d'Erquelinnes. Le candidat de La Hestre s'est lancé aujourd'hui dans la course électorale. Mais pas seulement avec l'objectif de soutenir sa tête de liste, Jean-Pierre Michiels. Il bondit sur son siège lorsqu'il s'agit d'évoquer les pensions. « On nous a retiré les primes de bien-être depuis pas mal d'années, s'insurge ce Robin des Bois de Mariemont. Et maintenant, on parle de les augmenter de 12 %. On se fout de notre g... Pourquoi ne l'a-t-on pas fait avant les élections ? Et comment va-t-on payer ? Plus j'avance, pis c'est ! Et puis, il y a le problème de la police, qui coûte très cher aux communes et qui ne dispose pas d'agents de quartier. J'ai été le seul sur 27 à voter contre la réforme. Car un gendarme ne sera jamais un agent de quartier et un agent de quartier ne sera jamais un gendarme ! »
17 usines dans sa carrière
Le regard du trublion frétille lorsque sa révolte et ce nouvel engagement fédéral le ramènent sur les chemins du souvenir et de la lutte syndicale. « J'ai travaillé dans 17 usines et chaque fois, j'y ai pris la parole. » Élevé par son grand-père, il fut envoyé à Baume-Marpent à l'âge de 14 ans. Il y apprendra le métier de mouleur de fonderie. Le vieil homme sourit lorsqu'il évoque les graffitis que ses compagnons traçaient à la chaux. Aujourd'hui, auprès de sa compagne Margot, il carbure à l'humour, au moka-praline, préfère une Leffe et un sandwich que le resto. « Je nourris une haine féroce contre les exploiteurs et l'extrême droite. Je suis pour la lutte des classes. J'espère qu'il y aura le 10 juin un élu communiste et une progression du PC pour montrer aux gens qu'il y a d'autres solutions. »
 
 
Intervention de notre Camarade Pierre Eyben sur la Première (radio)...
http://old.rtbf.be/media/radio/alademande/prem_face_1812/JE_prem_face_1812.mp3
 
 
La Nouvelle Gazette  22 mai 2007
 
http://storage.canalblog.com/53/71/72222/13662587.jpg

La dernière Heure mai 2007

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Les communistes veulent « combler le manque » à gauche

SCHIAVETTO,FABRIZIO
Le Soir, vendredi 18 mai 2007

Son retour sur les bancs du conseil communal à La Louvière, par le biais d'un accord avec Écolo, a donné des ailes à la petite formation communiste. Ses objectifs sont désormais la Chambre et le Sénat. Elle se présentera en Hainaut avec la ferme intention de faire entendre une voix à gauche.

« Entre les partis traditionnels, c'est toujours la course au pouvoir, soulignent Sandro Baguet, 4 e suppléant à la Chambre et Jean-Pierre Michiels, tête de liste hennuyère. Nous ne nous retrouvons pas dans le discours de la gauche, face à la droitisation des mentalités. Il y a pour nous un manque à gauche, dont nous nous pouvons être la voix, discordante, alternative et antilibérale ».

Le PC a retenu cinq priorités pour le scrutin du 10 juin. D'abord, signifier l'arrêt des privatisations et promouvoir des services publics « plus proches des citoyens ». Ensuite, mettre fin à la précarité en portant le revenu minimum net à 1.500 euros par mois. « Un Belge sur sept vit sous le seuil de pauvreté ».

Le PC veut aussi promouvoir le maintien du système fédéral de sécurité sociale, avec refus d'une privatisation même partielle. L'écologie sociale constitue leur 4 e priorité, avec la mise en place d'une politique de transports collectifs. Et pour financer toutes ces propositions ? L'antienne communiste pour la taxation des grosses fortunes a encore de beaux jours devant elle.

L’occupation

Depuis le 10 avril, l’église St Joseph est bondée. Les sans – papiers … s’affichent ! Des iraniens, des rwandais, des congolais, … Des individus et des familles. Des mômes aussi.  Les amis du comité de soutien aux demandeurs d'asile de Morlanwelz s’organisent. Freddy Bouchez (Droits Devant), Jean – Marie Moreau, Freddy Bailly ou Jean-Pierre Favarin (Ecolo) sont vraiment présents. D’autres passent. On reconnaît des militantes et militants du MOC, de la FGTB, de la CGSP …

Une équipe de la chaîne ARTE filme un sujet pour le journal télévisée. La journaliste michèle Hayez  et Antenne Centre Télévision suivent de près cette lutte.

La députée Olga Zrihen et la conseillère communale écologiste Muriel Hanot sont passées.

Nos Camarades sont là aussi. Jean-Pierre Michiels ou Sandro Baguet.

Lula et Martine Godenir ont apporté quelques délicieuses friandises pour les plus petits. Des livres et des peluches aussi. Quelques sourires. C’est pas mal, aussi, dans ce monde de brutes !

On sort un communiqué …

Communiqué

La section louviéroise du Parti Communiste exprime sa totale solidarité avec les demandeurs d’asile qui occupent l’église St Joseph de la place Maugrétout à La Louvière depuis ce lundi 10 avril.

Elle rappelle son appui au comité de soutien de la région qui aide les réfugiés dans leurs revendications, notamment la régularisation de leurs papiers et l’empêchement des expulsions. Elle réclame un traitement digne et respectueux de ces personnes par les autorités belges.

Le gouvernement Verhofstad - Onkelinkx ne peut rester sourd aux voix qui s’élèvent pour revoir fondamentalement la politique d’accueil des réfugiés en conformité avec les conventions internationales.

Banlieue Rouge, texte & photos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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