Parti communiste de la région du Centre

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Programme du Parti Communiste

 Elections législatives du 10 juin 2007

Depuis de nombreuses années gouvernements successifs et partis traditionnels ont pratiqué et pratiquent toujours une politique à courte vue sans aucun programme de développement à moyen et long terme. Ils réalisent des investissements très limités ou pire encore des restructurations et rationalisations (dans les services publics et dans l’enseignement par exemple) qui ne solutionnent en rien les problèmes et parfois même les aggravent (licenciements, chômage en augmentation). Une politique d’emplâtre sur jambe de bois !

Dans le même temps, les diverses aides au patronat (réductions de cotisations patronales à la sécurité sociale, abaissement de la taxation du travail sur les heures sup et sur le  travail de nuit,…) se multiplient et les bénéfices des grandes entreprises cotées à Bruxelles explosent.

 

On le voit, l’argent pour une autre politique existe. Nous nous proposons de mettre en place une fiscalité plus juste afin de mettre un frein à la dualisation actuelle de la société (1 Belge sur 7 vit sous le seuil de pauvreté cad avec moins de 770 euros) et à l’explosion des profits spéculatifs et boursiers (+ 33% en 2006 pour + 2.3% pour les salaires).  

Nous proposons de réaffecter cet argent à des politiques utiles pour toute la population.  Nous souhaitons établir un inventaire des besoins réels dans les domaines de la santé, du logement, de l’enseignement, de la sécurité sociale, de l’emploi,……pour ensuite déterminer les moyens financiers nécessaires pour satisfaire ces besoins et enfin planifier les réalisations à court et moyen terme (sur 2, 3 ou 6 ans). 

 Pour la défense et la promotion de la sécurité sociale

Déclaration des droits de l’homme : § Article 22 « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays ».

La sécurité sociale doit rester forte et solidaire. Nous refusons toute mise en cause du système fédéral. Nous voulons une protection sociale de qualité pour tous durant toute la vie : droit à la santé, droit au chômage, droit à une vieillesse heureuse avec un maximum d’autonomie. Nous exigeons un financement suffisant pour une sécurité sociale forte basée sur la solidarité.

Pour un service de santé public, gratuit et de qualité

Depuis les années quatre-vingt, les responsables politiques développent une politique de rationalisation de l’activité hospitalière par une réduction du nombre de lits disponibles et un regroupement des établissements. Même dans les soins de santé, profit et rentabilité prennent une place de plus en plus considérable. « Etre malade » devient hors de prix. Une famille sur trois ne peut plus payer ses factures de soins. Et plus grave encore : dix pour cent des familles reportent leurs soins médicaux par manque d’argent. La kinésithérapie devient pour beaucoup un traitement de luxe.

Chez beaucoup de personnes âgées tomber malade relève du cauchemar et entraîne de graves problèmes financiers et sociaux. Les soins médicaux sont de plus en plus coûteux pour le patient. Au début des années 1980, le patient ne payait de sa poche qu’un franc sur 10 pour ses soins médicaux, sa quote-part en 2003 s’élevait déjà à 4 euros sur 10. Les médicaments sont de plus en plus chers et insuffisamment remboursés. 

On évolue ainsi vers une médecine à deux vitesses, de qualité pour les riches, médiocre et bâclée pour ceux qui ne disposent pas de moyens financiers suffisants.  On constate aussi une tendance à la privatisation du secteur santé par l’apparition d’assurances hospitalisations privées. Les assurances hospitalisations privées contribuent à cette évolution vers une médecine à deux vitesses. Seuls ceux qui ont les moyens peuvent se la payer ! 

Dans les hôpitaux il y a un manque cruel de médecins, d’infirmières, d’infrastructures de soins et de lits. De ce fait les conditions de travail sont de plus en plus pénibles pour le personnel soignant.

Les travailleurs cotisent à la sécurité sociale pendant toute leur vie. Il est anormal de devoir encore payer pour avoir droit à des soins corrects et gratuits pendant et après la vie professionnelle. Nous réclamons :

  • Le droit à des soins de santé gratuits pour tous afin de garantir l’égalité d’accès à une médecine de qualité : prise en charge à 100 % de la prévention et des soins de santé
  • Le remboursement intégral des appareils dentaires, des lunettes, appareils auditifs et autres maladies chroniques
  • Un financement à la hauteur des besoins en personnel soignant et en infrastructures hospitalières
  • La diminution des prix des médicaments et la promotion des médicaments génériques
  • L’intégration dans  l’INAMI des services et avantages octroyés par les « assurances hospitalisation »

Nous marquons aussi clairement notre solidarité avec le personnel soignant pour obtenir de meilleures conditions de travail et une valorisation des salaires

 

Pour une pension décente pour tous 

Pendant des années les dirigeants politiques, les milieux patronaux et les médias ont prétendu que les travailleurs âgés devaient « laisser leur place aux jeunes » Si on était au travail à 55 ans, le gouvernement vous pointait du doigt comme responsable du chômage des jeunes. Quitter son travail avant l’âge de la retraite ne posait pas trop de problème et le système des prépensions était relativement bien accepté et pratiqué dans les entreprises privées et publiques.  

Les prépensions étaient utilisées par le patronat pour supprimer des emplois ou encore pour diminuer les salaires en remplaçant les travailleurs âgés par de jeunes moins bien payés et engagés sous des contrats précaires. L’objectif des prépensions n’était pas la création d’emplois mais bien le maintien ou l’augmentation des profits. Le système des prépensions permettait aussi au patronat de restructurer les entreprises à moindre coût social. 

Aujourd’hui, c’est le contraire. Le patronat et les responsables politiques n’en sont plus à une contradiction près ! Tout d’un coup le problème le plus grave de la société serait que trop peu de gens au dessus de 50 ans travaillent. L’objectif est d’en finir avec les prépensions et de retarder de manière conséquente le départ à la retraite.  

Et il faudrait expliquer cette absurdité monumentale de la part du patronat et des responsables politiques qui est de prétendre développer l’emploi pour les jeunes tout en exigeant des personnes âgées de travailler plus longtemps au sein de l’entreprise en retardant l’âge de départ à la retraite.  

Aujourd’hui on assiste aussi à une privatisation d’une partie du secteur pension par le développement de fonds de pension et le développement d’un 2ème et 3ème  piliers. On évolue vers un système à deux vitesses favorisant surtout les pensionnés disposant de revenus financiers suffisants pour financer des pensions complémentaires. 

On constate également des conditions de vie déplorables pour de nombreuses personnes âgées « parquées » dans les maisons de repos privées et publiques et une insuffisance d’aides sociales et médicales aux personnes âgées vivant à domicile. 

Les pensions sont un salaire différé : elles doivent assurer à tous une sécurité d’existence qui ne soit pas en décalage marqué avec les revenus et le pouvoir d’achat de la population active. Nous revendiquons :

  • Non à toute privatisation du secteur des pensions
  • Maintien et développement d’un système public de pension basé sur la solidarité et la répartition (1er pilier)
  • Relèvement substantiel des niveaux de pensions à un niveau minimum de 1200 euros net par mois.
  • Défense du pouvoir d’achat des pensionnés par la liaison au bien-être pour les pensionnés du  privé et par une péréquation automatique et intégrale de toutes les pensions pour les pensionnés des  services publics.
  • Développement de maisons de repos publiques gérées par les communes,  les villes ou la région avec des services de qualité et un personnel suffisant et qualifié et contrôle plus efficace et plus régulier des maisons de repos privées
  • Création dans les communes de centres d’accueil de jour intégrés dans les quartiers avec repas, activités multiples et soins médicaux en réseau
  • Elargissement de l’offre de soins à domicile en la rendant aussi abordable financièrement pour tous les pensionnés

·        Création d’une assurance autonomie pour tous (appelée aussi assurance dépendance) intégrée dans les cotisations prélevées pour la sécurité sociale et financée par l’INAMI. Il s’agit d’octroyer une allocation mensuelle forfaitaire (entre 250 et 500 euros) indépendante des revenus du bénéficiaire et indexée pour les personnes de plus de 60 ans reconnues « dépendantes » c’est à dire incapables de s’assumer seules.

 Pour un logement démocratique et de qualité pour tous 

Le coût du logement constitue de plus en plus une lourde charge pour les familles à revenu modeste. Au cours des années 90, il s’est produit une augmentation importante du coût du logement. Par conséquent, ce sont surtout les personnes socialement vulnérables louant sur le marché privé qui sont obligées de consacrer une part considérable de leur budget au logement. Le loyer d’un petit appartement est souvent exorbitant, et acheter soi même un logement est pour beaucoup de gens devenu impossible financièrement. 

Les personnes à faible revenu peuvent évidement introduire une demande pour obtenir un logement social. Mais il manque aujourd’hui des dizaines de milliers de logements sociaux et les gens sont souvent sur une liste d’attente pendant des années. Nous estimons que : 

  • Le droit au logement doit être accessible à tous quelle que soit la nationalité, la sexualité, le handicap et le statut social du locataire.
  • Il est urgent de bâtir de nouveaux logements sociaux de qualité et correspondant aux besoins réels pour loger correctement les plus démunis.
  • De nombreux logements privés sont inhabités. C’est une situation inadmissible. La réquisition et la rénovation de ces logements abandonnés et inhabités devraient se faire de manière plus systématique par les autorités publiques.
  • Il faut stopper l’inflation incontrôlée des loyers et lutter de façon plus efficace et plus décidée contre la spéculation immobilière
  • Il est utile de développer et d’étendre les Agences Immobilières Sociales (AIS)

Pour une amélioration du pouvoir d’achat et du niveau de vie

Déclaration des droits de l’homme :  Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

On constate une diminution du pouvoir d’achat et du niveau de vie des travailleurs et allocataires sociaux. Il est clair qu’un certain nombre de frais incontournables pèsent sur les budgets des ménages. Le prix du logement, par exemple. Dans une ville comme Bruxelles, 60% de familles ne sont pas propriétaires de leur logement et il est des cas où le loyer représente jusqu’à 50% de leur budget!

A cela, s’ajoute l’augmentation constante des prix de l’énergie et de certains biens de consommation courante. Dans les familles les plus défavorisées, on se demande comment on va arriver à payer le médecin ou la scolarité des enfants.

C’est dans ce contexte difficile pour les ménages que les organisations patronales osent réclamer la suppression de la liaison des salaires à l’index afin augmenter la compétitivité des entreprises…

Et pourtant la croissance de l’économie reste positive en Belgique et les bénéfices réalisés par les entreprises explosent. Au total les entreprises du BEL 20 ont réalisé plus de 23 milliards d’euros de bénéfices en 2006 soit une augmentation de 38% par rapport à 2005.

 

Aussi nous exigeons :

·        Une augmentation substantielle du salaire minimum pour tous à 1500 euros net par mois

·        Une liaison de l’index au coût réel de la vie prenant notamment mieux en compte la part du logement et de l’énergie dans le calcul de l’index. Le loyer et les dépenses énergétiques, en constante augmentation, sont des dépenses qui sont de plus en plus lourdes dans le budget des ménages.

·        L’égalité des salaires homme – femme

v    Pour des emplois stables et bien rémunérés

Déclaration des droits de l’homme :

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

Constats :

On compte en Belgique un million de personnes sans emplois ou avec un statut précaire pour 40.000 créations d’emplois annuelles. Mais ces créations d’emplois ne compensent même pas les pertes dues aux multiples restructurations et délocalisations.

Les patrons belges n’arrêtent pas de réclamer une augmentation du temps de travail sans augmentation des salaires. Pour obtenir gain de cause, ils pratiquent sans scrupules le chantage à la délocalisation. Les gouvernements de gauche comme de droite restent passifs et refusent de prendre des mesures concrètes pour empêcher les délocalisations, stopper le massacre de l’emploi et la désertification économique de nos régions.

Faut-il rappeler que le droit au travail est inscrit dans la constitution et que chaque citoyen est en droit d’attendre de ses représentants politiques la mise en œuvre d’une politique efficace de création de véritables emplois et surtout une défense active des travailleurs qui ont perdu leur emploi. Notre objectif reste le plein emploi par un emploi stable et réellement utile pour chacun.

Parce qu’ils sont les seuls et uniques véritables créateurs de richesses, les travailleurs sont en droit d’exiger un emploi de qualité, durable et convenable pour toutes et tous. Nous revendiquons :

·        La mise hors-la-loi du temps partiel imposé et des différents contrats précaires.

·        Des emplois à durée indéterminée et des emplois statutaires. L’emploi statutaire doit être la règle dans les fonctions publiques et les emplois précaires résorbés rapidement.

·        Dans l’octroi d’un emploi, le bannissement de toute discrimination basée sur la nationalité, l’aspect physique, le handicap, la sexualité ou l’âge.

·        La création d’une structure permettant de contrôler les agences intérimaires. Les contrats de travail intérimaire de longue période doivent être transformés en contrat à durée indéterminée.

·        La création d’emplois publics pour rencontrer les besoins sociaux non satisfaits

·        La réduction du temps de travail à 35h sans perte de salaire et avec embauche compensatoire qui peut aussi permettre l’accès à l’emploi 

Rationalisations, fusions, fermetures d’entreprises et délocalisations

Dans le secteur économique, les capitalistes éliminent, restructurent, fusionnent, rationalisent ou délocalisent entreprises et sociétés pour maintenir les taux de profit. 

Les fusions et les restructurations, les fermetures d’entreprises et les délocalisations entraînent des licenciements massifs avec des conséquences sociales et humaines dramatiques et insupportables. L’intensification de la productivité entraîne aussi des conditions de travail de plus en plus pénibles avec en arrière-plan les menaces continuelles de licenciement et de chômage.

Nous exigeons :

·        Le droit au statut de la prépension pour tous les travailleurs ayant atteint l’âge de 50 ans en cas de fermeture, licenciement ou délocalisation. Les travailleurs en dessous de l’âge de 50 ans, victimes d’une restructuration, d’une fermeture d’entreprise ou d’une délocalisation, ont droit à une allocation de chômage complétée par une indemnité patronale afin d’atteindre le montant du salaire perçu avant la perte du travail et ce pendant toute la période nécessaire à la recherche d’un nouvel emploi.

·        L’interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices, et instauration de commissions financières indépendantes pour analyser les comptes de celles qui prétendraient ne pas en faire (afin d’éviter que certaines puissent se mettre artificiellement en difficulté par le biais de l’engineering fiscal).

·        Le remboursement toutes les aides publiques éventuellement perçues pour toute entreprise qui songerait à délocaliser.

 

L’allocation de chômage est un droit, pas une aumône 

Le chômage n’est ni une fatalité, ni un cataclysme, ni un fléau comme le présente souvent le patronat et les partis de droite. Il est la conséquence logique d’un système capitaliste à la recherche de la plus grande productivité et du plus grand profit.  

Les chômeurs ne sont donc pas « des coupables » ne méritant qu’une charité bien ordonnée mais bien des travailleurs sans boulot victimes du système capitaliste. Ils ont donc droit à une allocation de chômage décente leur permettant d’avoir une vie correcte dans l’attente d’un nouvel emploi. 

A l'orée des années 80, une mesure visant à réduire les allocations de chômage était adoptée en Belgique. Il s'agissait de rajouter une catégorie aux deux catégories existantes: isolé (quelqu'un qui vit seul) et chef de ménage (quelqu'un qui a des enfants à sa charge) En 1980 est donc créé le statut cohabitant, qui vise ceux qui ne sont "ni isolés ni chefs de ménage". Ensuite sera adoptée une mesure d'exclusion automatique des chômeurs dits de longue durée... qui ne concerne que les cohabitants (article 80). Actuellement, un chômeur sur deux est cohabitant, mais 75% des cohabitants sont des femmes !!

Les travailleurs sont en droit de s’indigner du matraquage systématique qui vise à culpabiliser les chômeurs en général et les chômeurs âgés en particulier. Il faut refuser toute mesure visant leur remise d’autorité sur le marché du travail.

Nous réclamons : 

Ø      La suppression du statut de « cohabitant » et de «  chômeurs longue durée »

Ø      L’arrêt de la chasse aux chômeurs, chômeuses et minimexé(e)s

v    Racisme, exclusions sociales, centres fermés

Les immigrés « sans papiers » sont enfermés « manu militari » dans les centres fermés comme s’ils étaient des voleurs, des assassins ou des bandits de grands chemins. Aucun respect de la personne humaine ! Aucun respect des droits de l’homme !

Nous exigeons :

·         La suppression  de tous les centres fermés

·         Une politique active de régulation et d’intégration des sans-papiers

·         La lutte contre toutes les formes de racisme et d’exclusions sociales à l’école, sur les lieux de travail  et dans la société civile en général

 

Pour la défense et la promotion d’une école publique, laïque et démocratique 

Aujourd’hui les enfants ne sont pas toujours égaux devant l’école. Par son fonctionnement, ses structures, ses contenus et programmes, l’école continue à reproduire les inégalités et les cloisonnements sociaux : enseignement général et supérieur pour les plus favorisés, enseignement technique ou professionnels pour les autres.

Les conditions de travail et l’enseignement dans les écoles se sont terriblement dégradés suite aux politiques d’économie et de rationalisation des gouvernements successifs. 

Il est  nécessaire de lutter contre toute forme directe ou indirecte de privatisation  ou de soumission de l’enseignement aux lois du marché. Nous revendiquons : 

·        La défense et  promotion d’une école publique, laïque et démocratique.

·        La gratuité totale de l’enseignement pour les niveaux primaires et secondaires d’étude

·        Une forte réduction du minerval et la gratuité des syllabus de cours dans l’enseignement supérieur et dans l’enseignement de promotion sociale.

·        La création de normes d’encadrement plus favorables aussi bien dans le primaire que dans le secondaire en permettant un dédoublement de classe plus rapide. Le maximum de 20 élèves par classe ne devrait pas être dépassé.

·        La suppression progressive de l’enseignement professionnel et promotion d’un enseignement technique de qualité

  • La revalorisation de la profession pour permettre le recrutement de nouveaux enseignants jeunes et motivés.

·        Le maintien de possibilités de dégagement professionnel du personnel enseignant à partir de 55 ans et ce dans de bonnes conditions salariales.                                                                               

  • Pour réaliser toutes ces revendications un refinancement conséquent de l’enseignement est une impérieuse nécessité

Pour la promotion de services publics de qualité et accessibles à tous. 

Ces deux dernières décennies la privatisation et l'assujettissement des services publics à la concurrence ont partout gagné du terrain. Conduit par de vifs intérêts économiques et une offensive néo-libérale, il y a eu un transfert important des capitaux publics vers le secteur privé. Nous réclamons :

·        L’arrêt immédiat de toute privatisation et la renationalisation ou la remise sous statut public des entreprises et services privatisés;

·        L’extension des services publics à d’autres secteurs de la vie sociale et économique avec des moyens financiers à la hauteur des besoins.

·        L’intégration dans le Traité de la Communauté Européenne du droit pour les états de créer des monopoles publics dans les secteurs du transport, de la poste, de la télécommunication, de l'énergie, de l'enseignement et de la santé ainsi que de l’autorisation pour ces mêmes états d’octroyer des subventions à leurs entreprises publiques.

v    Pour des transports publics de qualité, non polluants, gratuits ou à prix démocratiques pour tous

Arguments sociaux :

Développer les transports collectifs c’est améliorer la condition des plus démunis : ceux qui n’ont pas les moyens financiers de posséder un moyen de transport individuel. Les jeunes (les étudiants notamment) et les personnes âgées sont les premiers touchés par le coût prohibitif des transports publics, tout comme les familles. Dans une société qui prône la solidarité entre générations, cela s’explique mal !

Les transports collectifs offrent une plus grande convivialité ; ils permettent des contacts entre les citoyens, les générations, les classes sociales.

Une limitation du trafic automobile consécutive à la gratuité des transports publics aurait un impact positif sur la santé publique. Le trafic auto affecte en effet la santé des citoyens par la pollution de l’air, par le stress qu’il génère (embouteillages, agressivité des conducteurs, …) et par les accidents de la circulation.

Arguments environnementaux :

Développer les transports publics c’est réduire les nuisances dues au trafic automobile : pollution de l’air, bruit, accidents de la circulation, bétonnage.

Si la gratuité était instaurée, l’augmentation du nombre de passagers serait d’environ 30%, ce qui représenterait un nombre important d’autos en moins en ville.

Le trafic auto rend la ville inhospitalière par l’aménagement de l’espace public qui en découle. Le bruit, les espaces confisqués aux piétons et le danger permanent induit par le trafic auto font de la ville un lieu désagréable.

La qualité de vie serait améliorée avec le développement des transports publics rendus gratuits.

Une baisse du trafic auto au profit des transports publics entraînerait une baisse de la consommation de carburant (pétrole). Vu les divers problèmes que le pétrole -énergie fossile- génère, une telle baisse ne serait que salutaire.

Arguments économiques :

Développer les transports publics c’est réduire les coûts externes et indirects liés au trafic automobile : usure accélérée des infrastructures routières, coûts pour la santé, coûts liés à la sécurité routière et aux accidents. De plus, les investissements voués à l’automobile pourraient êtres réduits suite au développement des transports publics (routes, parkings, …).

Développer les transports publics c’est créer des emplois dans ce secteur d’activité. L’augmentation du nombre d’usagers, estimée à environ 30%, nécessiterait une adaptation de l’offre, et par conséquent la création d’emplois.

La gratuité des transports publics augmenterait l’attractivité de la région : elle favoriserait le tourisme, les manifestations et évènements d’ampleur organisés, et l’implantation d’entreprises et d’organisations internationales. 

Revendications :

·        Refus de toute libéralisation et privatisation des moyens de transports

·        Nationalisation ou mise sous statut public des transports privatisés ou en voie de privatisation (Aviation, chemin de fer, tram, bus)

·        Développement de transports publics variés, rapides, de qualité et non polluants 

·        Les services publics de base doivent êtres gratuits. Les transports publics font partie de ces services publics de base. Ils doivent êtres financés par une redistribution des richesses réalisée essentiellement par la fiscalité

·        Gratuité des transports en bus, en tram et en métro en ville et vers le centre ville avec création de parkings périphériques à la cité facilement accessibles et à proximité des points d’arrêts ferroviaires

·        Promotion du transport urbain par tramways et bus et développement du métro là où c’est possible.

·        Développement de sites propres afin de fluidifier la circulation des transports en commun  dans les villes ainsi que vers les gares routières et ferroviaires.

·        Le transport suburbain doit être desservi par des lignes d’autocars confortables ou par des tramways vicinaux au départ des principales gares ferroviaires. Augmentation de la fréquence et diversification de l’offre des bus dans les campagnes. Favorisation des liaisons transversales (c.-à-d. entre communes en périphérie des grandes villes)

·        Remise en service de certaines lignes ferroviaires secondaires supprimées et utiles à la population et remise en fonction de nombreuses petites gares

·        Promotion du ferroutage par la mise en service de wagons conçus pour le transport des camions et par l’installation de gares spécialisées dans le transbordement rapide des marchandises entre trains et camions

·        Instauration rapide d’un réseau de type RER dans plusieurs grandes villes (Liège, Bruxelles,…) via les infrastructures ferrées existantes

·        Prévoir dans les wagons des emplacements spécifiques et gratuits pour les vélos.

·        Développer aux abords des gares des parkings vélos abrités et gratuits

·        Prévoir à l’avant des bus des « accordéons à vélos » comme cela se fait dans d’autres pays afin de privilégier la complémentarité « vélo-bus »

 

Pour une écologie bien intégrée dans notre combat anti-capitaliste

Nous vivons dans un monde dominé par les multinationales, la recherche de la rentabilité maximale, la concurrence, la production et la consommation effrénée de biens pas toujours socialement utiles et les gaspillages. Tout cela cadre mal avec la protection de la nature et une meilleure qualité de vie.

Ecologie ne rime pas avec capitalisme. La chasse au profit et la concurrence effrénée l’emportent sur les considérations écologiques et empêchent de prendre efficacement en compte la protection de notre environnement et la recherche d’un autre développement. Politique écologique et protection de l’environnement sont incompatibles avec toute forme de société capitaliste car l’exploitation de l’homme et le pillage de la nature est la condition d’existence du capitalisme.

L’exigence d’un autre développement, prenant mieux en compte l’écologie et la protection de notre environnement, s’intègre parfaitement dans notre combat anti-capitaliste et dans notre recherche d’une autre société plus juste et plus humaine.

Nous revendiquons un meilleur environnement et un mode de vie sain et équilibré moins axé sur la consommation de biens superflus ainsi qu’une lutte plus effective contre les gaspillages et l’utilisation irrationnelle des ressources

 Gestion de l’énergie (électricité, gaz) 

La libéralisation du secteur énergétique a et aura un impact majeur sur les choix de notre pays en matière de gestion des énergies.  Lors de la libéralisation des secteurs du gaz et de l’électricité, notre pays a sacrifié la plupart des organismes publics qui intervenaient dans le contrôle des tarifs (régulation et prix unique) et des investissements (choix des infrastructures de transport et des modes de production) du secteur.  Contrairement à ce que certains prétendent, une politique énergétique écologique est donc bien plus incertaine aujourd’hui que les multinationales de l’énergie ont les mains libres.  

Nous sommes pour une politique énergétique publique, rationnelle, écologique, à un coût    démocratique et identique pour tous les citoyens. 

La S.A. Electrabel qui indirectement fut largement financée par les deniers publics réalise aujourd’hui de plantureux bénéfices (2 milliards d’euros en 2005 et en 2006) en particulier grâce à l’utilisation des centrales nucléaires. Dans le même temps, cette société n’investit quasi pas dans les énergies renouvelables.  

Contrairement à ce que certains lobbies tentent de laisser croire, ni le fossile (charbon) ni le nucléaire ne constituent des alternatives à moyen terme pour la production d’énergie car il s’agit d’énergies disponibles en quantité limitée. Même si le défi est conséquent, il est également faux de dire qu’il est impossible de passer complètement aux renouvelables à terme.  Il est par contre exact que c’est un choix coûteux et qui ne correspond pas à la logique de profit à court terme des entreprises privées. 

Sans un retour à la gestion publique des capacités de production et de distribution existants (que ce soit au niveau national, régional ou plus local), sans un investissement public important dans le développement d’outils de production d’énergie verte, il n’y aura pas de solution écologiquement acceptable.  La seule véritable solution est le passage aux énergies renouvelables (éolienne, solaire, géothermique,…) et la régulation de la consommation (en constante augmentation). 

Nous proposons : 

  • Le démantèlement progressif des centrales nucléaires et une plus grande utilisation des énergies renouvelables (énergie solaire et éolienne, énergie géothermique)
  • La création d’un Comité National de L’Energie chargé de contrôler le secteur énergétique en Belgique (producteurs, transporteurs, distributeurs et vendeurs) et création d’un comité de contrôle qui fixe un prix de vente unique sur tout le territoire.
  • Le maintien ou la création de  services publics fournissant le gaz et l’électricité à des prix démocratiques, stables et identiques pour toutes les régions du pays.
  • A terme, la mise sous statut public des diverses filières du secteur énergétique (infrastructures existantes liées à la production, au transport et à la distribution).
  • La création d’une entreprise publique de production d’électricité verte à grande échelle.
  • Le développement de subsides publics pour aider à la création de petites coopératives locales de production d’électricité verte.
  • Un plan national « négawatt » d’envergure : isolation logements (audits bâtiments publics, règles d’urbanisme, aide isolation,…)

 Gestion de l’eau 

L’eau potable est une richesse importante dont manquent déjà 1.7 milliards d’être humains. Dans les pays industrialisés, l’eau est surconsommée (en autre via l’agriculture industrielle) et deviendra dans les prochaines années un bien très précieux. Il plane dès lors sur son extraction, son épuration et sa distribution d’énormes risques de privatisation. 

Nous réclamons : 

Ø      L’eau doit être constitutionnellement reconnue en tant que richesse nationale non privatisable

Ø      La gestion de l’eau (extraction, épuration, distribution,…) doit en conséquence être uniquement confiée à des entreprises publiques

Ø      Un accès minimum gratuit à l’eau doit être assuré pour tous 

Ø      Un large plan public d’installation de citernes d’eau de pluie (dans les bâtiments publics et à destination des particuliers) 

Relocalisation de l’économie et agriculture locale 

Des marchandises circulent aujourd’hui à travers la planète ce qui a des conséquences sociales et écologiques gravissimes Par exemple, on note 25% de transport routier en plus en 7 ans en Belgique dont 83,2% à des fins de transport. Le coût global de ces déplacements de biens de consommation sur de longues distances est énorme. Face à cette mondialisation capitaliste du commerce, il faut favoriser quand c’est possible une relocalisation économique. Ce qui peut être produit localement dans le respect des normes sociales doit l’être. 

Nous proposons : 

  • De rediriger résolument les aides publiques vers les petites entreprises et non plus vers multinationales tout en conditionnant cette aide à la présence d’une représentation syndicale.
  • D’investir massivement dans les coopératives et les entreprises publiques du secteur alternatif. 
  • De promouvoir une agriculture biologique et locale. De décréter un moratoire sur les OGM.
  • La mise en place de quotas C02  en direction des entreprises qui rejettent du CO2 et du  secteur de transport de marchandises.
  • Une taxe sur le kérosène (le seul carburant non taxé) afin de mettre en frein au transport par avion.
  • Le développement de carburants alternatifs : biodiesels (avec modération et réflexion sur les impacts écologiques), recyclage des huiles, filière bois, hydrogène,…

Mobilité 

Si les marchandises circulent, c’est également le cas des citoyens qui doivent parfois parcourir de longues distances pour atteindre leur lieu de travail.  Le sous-investissement dans des infrastructures de transport public et le « tout a la voiture » a été pointe dans notre précédent chapitre.  C’est bien le manque d’alternatives efficaces et peu couteuses qui incite à utiliser l’auto.  Nous proposons par ailleurs :

  • La lutte contre la pollution dans les villes en limitant les déplacements en voiture et en privilégiant les transports en commun (bus, tram, métro). (cfr. Supra)
  • Le développement massif des voies cyclables.

Nous proposons par ailleurs afin de financer ses diverses mesures écologiques l’instauration d’une taxe spéciale auprès des multinationales du pétrole pour financer ces mesures écologiques.   

Pour une fiscalité plus juste et mieux répartie  

Les citoyens ne sont pas égaux devant l’impôt. Les réformes fiscales ont surtout bénéficié aux revenus les plus élevés mais que tous, y compris les plus pauvres, les ont payées par la hausse d’autres taxes indirectes sur la consommation.  

Ce sont donc les revenus bas et moyens qui ont payé la réforme fiscale au profit des tranches supérieures. 

La baisse des impôts profite aux revenus supérieurs et augmente leur capacité d’épargne puisqu’ils ont déjà un surplus de revenus qu’ils ne consomment pas. C’est ce qui a d’ailleurs alimenté la bulle spéculative sur les biens mobiliers et immobiliers. Ce lien est flagrant entre l’amnistie fiscale (DLU) et la hausse des prix de l’immobilier. 

Il est  nécessaire de réaliser une plus grande justice fiscale par une meilleure répartition de l’impôt en prenant les mesures suivantes :

·        Stop aux défiscalisations des entreprises

·        Une fiscalité plus juste par une répartition de l’impôt en fonction des revenus

·        Une taxation des grosses fortunes et des entreprises à haut taux de profit.

·        Mettre fin au régime spécial injuste des centres de coordination pour les multinationales.

·        Une lutte plus effective et plus concrète contre la grande fraude fiscale 

·         Suppression de la TVA sur les produits de première nécessité

Pour une démocratie plus vivante et plus directe

Nous vivons aujourd’hui à l’heure de « l’illusion démocratique ». Dans les pays capitalistes, la cause principale de l’échec du projet démocratique réside dans l’existence de structures socio-économiques et politiques qui s’opposent ou freinent tout élargissement de la démocratie au niveau politique mais aussi  sur les lieux de travail et milieux de vie.

Une authentique démocratie se comprend comme un système permettant aux citoyens de participer à l’exercice du pouvoir dans tous les domaines de l’activité humaine. La démocratie que nous connaissons dans nos pays capitalistes est uniquement du type «démocratie représentative». Elle fonctionne à base d'élections de représentants qui ont pleins pouvoirs durant leur mandat. Dans une démocratie de type «représentative», la population signe périodiquement « un chèque en blanc»  et confie  administration et gestion totale du «bien public» aux représentants des partis politiques qui la courtisent.

La délégation de pouvoir entraîne une scission entre élus et couches populaires et écarte le peuple de toute décision politique, sociale et économique. La démocratie représentative est particulièrement limitée. La scène politique est ainsi dominée par quelques partis et hommes politiques omniprésents dans le temps et bien éloignés des préoccupations fondamentales et soucis quotidiens des citoyens. La démocratie représentative est entre les mains de politiciens professionnels.

Des inégalités de moyens empêchent toute véritable expression démocratique pluraliste au moment des scrutins électoraux. Les grandes formations politiques disposent de moyens financiers considérables pour la campagne publicitaire et l’accès aux médias est pratiquement impossible pour les petites formations politiques qui devraient pourtant aussi pouvoir s’exprimer et présenter leur programme.

Les milieux industriels et financiers échappent à tout contrôle démocratique : la démocratie, représentative, s’arrête aux portes des entreprises et des institutions financières.

La crise économique, les exclusions, le chômage causés par le capitalisme et couplés à la crise de confiance à l’égard de la démocratie représentative constituent un terreau favorable au développement des idées d’extrême droite et fascisantes et donc une menace contre toute évolution  démocratique.

On assiste aussi à une banalisation et une déformation du concept de « démocratie ». Tout le monde, ou presque, se veut et s’affirme « démocrate » mais peu le considère dans sa signification première : « le pouvoir pour le peuple et par le peuple »

Droit de vote et suffrage universel ne suffisent pas pour assurer une véritable démocratie.

Par ailleurs on constate, à la suite des événements du 11 septembre 2001, qu’une série de lois liberticides, dites anti-terroristes, ont été votées en Belgique comme un peu partout dans le monde, faisant reculer plus encore la démocratie. En Belgique, l’affaire Bahar Kimyongür, est une parfaite illustration de la menace que constituent de tels lois pour les militants de gauche et les mouvements sociaux, lesquels peuvent être condamnés non plus en raison leurs actes mais en raison des idées qu’ils défendent.

Le développement de la lutte pour plus de démocratie implique donc :

Ø      de rebâtir sur le terrain social de nouvelles solidarités populaires,

Ø      d’agir avec le plus grand nombre et pas seulement pour le plus grand nombre,

Ø      de lutter pour que les citoyens investissent les lieux de décisions qui concernent leur travail et leur espace de vie,

Ø      de redonner confiance aux couches populaires pour qu’elles investissent temps et énergie dans une vie sociale active et contestataire,

Ø      De créer les conditions pour une participation plus importante et plus active des femmes à la vie sociale, économique et politique car elles représentent en effet plus de la moitié de l’humanité.

Ø      D’abroger les lois (dites) antiterroristes qui constituent une menace avérée pour nos libertés.

v     Pour une solidarité internationale active dans le combat pour la paix et le désarmement

Nous ne pouvons plus rester passifs face aux interventions militaires successives des USA et de l’OTAN dans le monde. Le gouvernement américain, le Pentagone et l’Alliance Atlantique n’ont aucun droit de dicter leurs lois et de décider de l’avenir et de l’orientation politique des pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et de l’Europe de l’Est et ce, au mépris des lois internationales et du respect du droit des peuples à l’indépendance et à l’autodétermination. Nous exigeons : 

·        Le développement de la lutte contre toute forme d’intervention militaire, même sous couvert d’humanitaire, pour résoudre les conflits et problèmes mondiaux

·        La dissolution de l’OTAN : Le développement du combat pour la paix dans le monde implique qu’il soit mis fin à l’existence d’une organisation militaire qui n’a plus sa raison d’être et qui justifie surtout son existence par son rôle de gendarme dans le monde et sa soumission aux objectifs stratégiques, économiques et financiers des USA !

·        Le refus de toute implantation de missiles américains en Europe

·        La fermeture des bases américaines en Belgique et en Europe

·        Le retrait immédiat des troupes de la coalition de l’Irak et de l’Afghanistan,

·        La relance le combat pour la paix dans le monde en exigeant le désarmement et la réduction des budgets militaires

·        La destruction progressive et totale des armes nucléaires en Europe et dans l’ensemble des pays du monde.

Pour une solidarité active avec les peuples du Tiers-monde 

Constats

Les peuples du tiers-monde furent et sont toujours victimes de la rapacité des capitalistes. Les multinationales imposent leur domination pour mieux piller les produits énergétiques, les matières premières et les produits agricoles des pays sous-développés. Le pillage des ressources naturelles se fait au seul profit des actionnaires des groupes multinationaux, des banques et souvent aussi de dirigeants corrompus. Des milliards d’êtres humains sont ainsi victimes de la faim, de la pauvreté, de l’analphabétisme, des maladies et du chômage. 

Le service de la dette absorbe la plus grande part des ressources des pays sous développés. Il ne reste plus rien ensuite pour financer les investissements sociaux. A travers le mécanisme des prêts et du remboursement de la dette, les organismes internationaux au service des multinationales (Fonds monétaire international, Banque mondiale…) imposent des politiques économiques libérales rétrogrades qui empêchent tout développement économique et social. Hors ce sont précisément les capitalistes de l’époque coloniale et aujourd’hui les multinationales qui portent la lourde responsabilité de la misère et du dénuement du tiers-monde. En effet, pendant des dizaines d’années, les capitalistes des pays en voie d’industrialisation ont colonisés de nombreux territoires d’Asie, d’Afrique et d’Amérique. Ils se sont enrichis en pompant les richesses énergétiques et minérales des pays sous-développés tout en exploitant honteusement une main d’œuvre à bon marché. Aujourd’hui les multinationales capitalistes poursuivent sous une forme plus sournoise le pillage et l’exploitation des pays sous développés. Ce sont en fait ces multinationales, descendantes d’un capitalisme industriel et colonial, qui ont une dette colossale à l’égard de ces peuples exploités.  

Le nouveau millénaire annonce davantage de déséquilibres entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest, entre riches et pauvres, entre femmes et hommes, entre jeunes et âgés, entre villes et campagnes. 

Notre solidarité internationale doit se manifester de manière très concrète en prenant mieux en compte les problèmes graves que vivent les peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. 

Les milliards d’êtres humains dont les besoins les plus élémentaires ne sont pas satisfaits, constituent un véritable affront à l’humanité. La situation dramatique et scandaleuse de ces peuples interpelle l’ensemble des mouvements et organisations progressistes en Europe et dans le monde 

Dans les pays sous-développés, le chômage endémique atteint presque la moitié de la population potentiellement active et ce sans aucune protection sociale ! Quinze millions d’enfants meurent chaque année de faim (40.000 par jour !) de sous-alimentation  et de manque de soins (une véritable hécatombe banalisée par les capitalistes  pourtant responsables indirects de ce massacre déguisé). Des millions d’enfants sont abandonnés ou enlevés pour le trafic d’organes ou la prostitution. Il y’a dans ces pays 1,7 milliards de personnes qui ne disposent pas d’eau courante ! Les droits de l’homme élémentaires (droit à un logement décent, droit à la santé, droit à la protection sociale, droit à l’éducation, droit au respect de la personne humaine) sont quotidiennement bafoués  par les pilleurs du Tiers-monde. 

Les peuples du Tiers Monde subissent des contraintes imposées par la haute finance internationale et qui freinent le développement économique et le progrès social. Citons quelques unes de ces contraintes :

·        Pour octroyer aux pays sous-développés des prêts financiers nécessaires aux investissements et au développement, le Fonds Monétaire International exige en échange un ajustement structurel draconien 

·        De nombreux pays pauvres consacrent la moitié de leurs devises à l’importation de nourriture qu’ils pourraient pourtant produire eux-mêmes.

  • Les bénéfices de ces entreprises aux mains des multinationales ne permettent pas le décollage économique et social des peuples du Tiers-Monde car ils retournent dans les coffres des banques des pays industrialisés.
  • Les prix des produits tropicaux sont fixés par les institutions commerciales et financières du capitalisme international. Là encore la dépendance est totale !

Et pourtant les moyens existent pour changer une telle situation. L’humanité produit des richesses en quantité considérables et les possibilités potentielles existent de nourrir toute la planète. Les capacités de production agricole permettraient aujourd’hui de nourrir sans difficulté 12 milliards de personnes soit le double de la population mondiale actuelle.

On estime à 50% la part du potentiel productif mondial inutilisé ou utilisé soit à des manœuvres spéculatives soit à des objectifs destructeurs  industrie de l’armement

Une utilisation rationnelle des ressources existantes à des fins productrices, non spéculatives et utiles, sortirait le Tiers-monde du sous- développement et de la misère sans pour autant porter atteinte au niveau de vie des pays industrialisés. Nous revendiquons : 

  • l’annulation immédiate de la dette des pays sous-développés.
  • l’établissement d’une autre conception des échanges commerciaux prenant enfin en compte les besoins essentiels des populations concernées et permettant ainsi un décollage économique et social de ces pays.