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A la mémoire de Julien Lahaut

 En 2001, le Parti Communiste a pris l’initiative de rassembler la signature de personnalités politiques, syndicales, scientifiques, artistiques de toute opinion pour réclamer la constitution d’une commission d’enquête sur l’assassinat de Julien Lahaut, le 18 août 1950. 

Voilà cinquante ans, en effet, le Président du Parti Communiste de Belgique était lâchement assassiné, sur le pas de la porte de son domicile par deux hommes à qui il tendait cordialement la main en signe de bienvenue. Les assassins ne furent jamais inquiétés et, mystérieusement, leur crime resta, pour la justice, un acte isolé. Pourtant de nombreux faits troublants entourèrent cet assassinat politique. 

Le contexte international. A la même époque, le secrétaire général du puissant Parti Communiste japonais est assassiné. Deux figures importantes des Partis communistes italien et français, Palmiro Togliatti et Jacques Duclos, échappent de justesse à des attentats. La guerre froide entre dans une phase active : on ne recule devant aucun moyen pour affaiblir l’adversaire. 

Le contexte national. Après quelques gouvernements d’unité nationale à participation communiste, la normalisation s’opère. Le PCB est irrémédiablement renvoyé dans l’opposition. Après l’euphorie de la Libération, l’électorat communiste s’effrite. Cependant, l’affaire royale a secoué le pays. Les communistes y ont joué un rôle non négligeable. Une répression très violente a frappé certaines manifestations. Il y a eu des morts à Grâce-Berleur. Léopold III démissionne au profit de son fils Baudouin. La cérémonie d’investiture du nouveau souverain a été perturbée par les élus communistes au cri de « Vive la République ! ». On l’attribue à Julien Lahaut. Quelques jours plus tard, celui-ci est assassiné. 

C’est une figure extrêmement populaire du mouvement ouvrier qui disparaît, figure emblématique sur laquelle il n’est pas inutile de revenir. 

Sa vie 

Julien Lahaut naît à Seraing, le 6 septembre 1884 dans une famille ouvrière et socialiste. Il travaille dès l’âge de 14 ans. Très tôt il participe aux actions syndicales et politiques, pour le suffrage universel, pour l’amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière,… En 1908, après un parcours professionnel déjà fort agité, il est choisi comme secrétaire permanent du syndicat « Relève Toi ». Les métallurgistes liégeois forment, à l’époque, une tendance au sein du POB hostile à la participation gouvernementale. Cependant Lahaut ne s’associe pas à la tendance marxiste, tout comme il ne soutient pas l’opposition à la guerre. Au contraire, il s’engage, dans un élan de patriotisme, dans l’armée et est envoyé sur le front russe où il assiste –passivement, il est vrai- à la révolution d’octobre. 

Dès son retour au pays, en 1919, il se jète fougueusement dans la bataille sociale. Réticent à suivre Jacquemotte au moment de la constitution du Parti Communiste de Belgique, il s’oppose néanmoins de plus en plus à la direction sociale-démocrate du syndicat. Les métallos liégeois sont alors engagés dans une très longue grève durant laquelle Lahaut est arrêté pour entrave au droit du travail. Sa détermination révolutionnaire lui vaut d’être exclu du POB. Il constitue alors un syndicat autonome : « Les Chevaliers du travail » dont il deviendra le secrétaire permanent en 1926. 

Auparavant, en 1923, Lahaut a rejoint le PCB, juste après le « grand complot » qui lui a valu  un procès pour trahison, ainsi qu’aux principaux dirigeants du PCB. Son adhésion est déterminante pour l’implantation du Parti Communiste dans la région liégeoise et son rayonnement dans la classe ouvrière. Grâce à lui, le PCB bénéficie d’une influence qui dépasse et de loin sa représentation électorale. 

Assez rapidement, Lahaut « monte » au Bureau politique, mais c’est à la base qu’il continue à déployer l’essentiel de ses activités. Engagé dans un syndicalisme « parallèle », Lahaut met un certain temps avant de rejoindre Jacquemotte militant, lui, pour développer une présence communiste dans les syndicats socialistes. 

En 1930, Lahaut menace de démissionner du PCB. Celui-ci est enlisé dans une position sectaire qui lui fait rejeter toute alliance avec le POB. Or Lahaut, élu au Conseil provincial et au conseil communal de Seraing, apporte son soutien aux socialistes qui ne disposent pas d’une majorité absolue. Sous la contrainte, Lahaut abandonne de tous ses mandats pour ne pas être en porte-à-faux avec les travailleurs liégeois. Un difficile compromis est trouvé qui va permettre à Lahaut de se rapprocher de Jacquemotte afin d’infléchir la ligne du PCB et sortir celui-ci de son isolement. C’est à cette époque, qu’ensemble ils soutiennent les grèves que la crise économique multiplie. 

En 32, dans le Borinage, Lahaut parvient à convaincre les mineurs en grève contre l’avis de leur Centrale de poursuivre la grève générale. Les militants communistes, dont Lahaut, sont à nouveau accusés de complot et arrêtés. Cependant, les élections de cette année-là permettent au PCB de tripler ses effectifs et à Lahaut de rejoindre Jacquemotte, à la Chambre, comme député de Liège. 

La montée du fascisme donne à Lahaut l’occasion de s’illustrer à de nombreuses reprises notamment par des prises de positions publiques spectaculaires qui lui valent parfois d’être arrêté. Toutefois, son sens aigu de l’unité lui permet d’organiser des manifestations antifascistes communes avec le POB, dans le cadre d’un « Front populaire antifasciste ». 

A la mort de Jacquemotte, en 1936, Julien Lahaut forme avec Xavier Relecom et GeorgesVan den Boom, un triumvirat au sein duquel Lahaut use de ses qualités politiques pour traduire dans le concret les directives de l’Internationale communiste. A cette époque, Lahaut joue un rôle déterminant dans la campagne de solidarité avec l’Espagne républicaine, y compris en accueillant des enfants espagnols chez lui. 

Dans la période 39-40, Lahaut continue, tant qu’il peut à jouer un rôle public pour défendre les institutions et la légalité du Parti Communiste. A Liège, il anime des mouvements de grève malgré l’occupation. La grève des 100.000 métallurgistes contre la baisse des salaires, en mai 1941, est victorieuse et donne aux communistes une autorité au sein de la Résistance qui s’affirmera encore dans le Front de l’Indépendance. 

Passé dans la clandestinité, Lahaut est arrêté et incarcéré à la citadelle de Huy d’où il tente à plusieurs reprises de s’évader. Il est ensuite déporté à Neuengamme. Dans les camps, son activité militante, sa générosité, son courage lui valent de la part d’un noble polonais le célèbre surnom de l’ « homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun ». Il survit miraculeusement à la maladie malgré le régime inhumain de Mauthausen où, condamné à mort, il a été envoyé. 

Il revient chez lui fort éprouvé par ses quatre années de déportation. Très estimé dans un Parti grandi par son rôle héroïque dans la Résistance il accepte le poste honorifique de Président du Parti. 

Réélu député, il s’active avec courage lors de l’affaire royale et c’est à lui que l’on attribuera longtemps le cri « Vive la République ! » lors de l’investiture du roi Baudouin.  

Lahaut assassiné, c’est le drapeau du Parti Communiste, un symbole de la classe ouvrière qui est cruellement frappé. 

Devoir de mémoire 

Récemment, une commission parlementaire a permis d’éclairer une période historique plus proche mais également dramatique : l’assassinat, en 1961, de Patrice Lumumba, premier Premier Ministre élu dans un Congo décolonisé. L’enquête a montré la responsabilité de la Belgique dans cet assassinat politique. Elle a montré l’implication active ou passive de personnalités belges au plus haut niveau de l’Etat. Que l’opprobre soit jetée sur elles importe moins que le courage qu’il fallut à la Belgique actuelle de se retourner sur son passé, de regarder la vérité en face. Et de l’admettre. C’est un mérite qu’il nous plaît de souligner. 

L’assassinat de Julien Lahaut, cinquante ans après, doit également faire l’objet d’une enquête parlementaire. De nombreux travaux journalistiques ont, tout comme d’autres l’avaient fait pour Patrice Lumumba, soulevé des hypothèses. Les carences de l’enquête judiciaire, les lenteurs et les freins, l’impunité des coupables pourtant retrouvés, les faux-fuyants, et pour finir, la prescription, tout cela a semé et continuera à semer le trouble dans les esprits. La chape opaque maintenue sur cet événement porte atteinte à la démocratie. La Belgique n’aura pas à rougir d’avoir osé affronter cette autre vérité. 

Cette vérité est d’autant plus nécessaire qu’elle répond à un besoin réel de réhabiliter le et la politique avec les citoyens sur une base plus transparente, plus saine et, au bout du compte, plus démocratique. 

Les signataires de cette pétition demandent solennellement aux représentants des partis démocratiques d’adopter et de constituer une commission d’enquête parlementaire sur l’assassinat de Julien Lahaut, Président du Parti Communiste de Belgique, le 18 août 1950.

Appel pour la création d'une commission parlementaire sur l'assassinat de Julien Lahaut.

Le cinquantième anniversaire des événements tragiques de 1950 vient d'être célébré.

 En Belgique, tous les mouvements progressistes s'en souviennent, la fusillade de Grâce-Berleur et l'assassinat de Julien Lahaut ont vivement marqué les esprits. Ces événements seront commémorés dans la région liégeoise par tous les progressistes du pays.

 En ce qui concerne plus particulièrement l'horrible attentat qui coûta la vie, le 18 août 1950, à Julien Lahaut, Président du Parti Communiste de Belgique, les commanditaires n'ont jamais été vraiment dénoncés. Pourtant, comme pour l'assassinat de Patrice Lumumba pour lequel une commission d'enquête vient d'être enfin créée, les responsables peuvent être montrés du doigt.

 C'est pourquoi, nous soussignés, réclamons du Parlement fédéral qu'il installe une commission parlementaire pour en établir  les responsabilités.

 Signataires  

Manuel ABRAMOWICZ, Coordinateur de la revue RésistanceS ; Mateo ALALUF, Professeur à l’ULB ; Pierre ANSAY, Philosophe et membre de la direction bruxelloise du PSC ; Anne-Marie APPELMANS, Secrétaire générale de la Régionale FGTB/Bruxelles ; Pierre BAL, Echevin de Tournai ; André BEAUVOIS, Secrétaire régional de la FGTB/Liège ; Pierre BEAUVOIS, Président du Parti Communiste ; Philipp BEKAERT, Germaniste ; Jacques BENTHUYS, Premier Echevin de la ville d’Ottignies/LLN ; Marcel BERGEN, Président de la Fédération de Liège du PC ; Francis BIESMANS, Conseiller communal à Flémalle, professeur à l’université de Nancy2 ; Mathieu BIETLOT, Chercheur à l’ULB ; Mirello BOTTIN, Président de la Régionale de la FGTB/Charleroi ; Michel BOUFFIOUX , Journaliste ; Mark BRAET, Auteur-traducteur ; Bernard BRAGLIA, Secrétaire de la Régionale de la FGTB/Centre ; Raymond BRUYER, Professeur à l'UCL et membre du Cercle républicain ; Willy BURGEON, Président honoraire du Parlement Wallon, conseiller communal à Binche ; Xavier CANONE, Directeur du Musée de la Photographie ; Olivier CHARLES, Journaliste ;  Le Collège des Bourgmestre et Echevins d’Engis (Mr Vicky Albert, bourgmestre, Mmes et Mrs Marcelle Gérard, Vivian Wiliquet, Roger Gilson et Serge Manzatto, Echevins) ; Marcel COOLS, Avocat, conseiller communal à Flémalle ; Christine CORNET, Secrétaire régionale de la CGSP-Enseignement/Liège ; Georges COTTINEAU, Ancien collaborateur de Pierre Beregovoy ; Pierre COURCELLES, Journaliste à Regards ; Marcel COUTEAU, Ancien député PCB, conseiller communal à Le Roeulx, ;  Nico CUE, Secrétaire national de la Centrale des Métallurgistes de Belgique (FGTB) ;  Guillaume CUMPS, ancien Parlementaire ; Marc CUMPS, Secrétaire du CPAS d'Anderlecht ; Patrice DAGNELIE, Président de la Régionale CGSP-Cheminot/Charleroi ; Georges DEBUNNE, ancien Secrétaire Général de la FGTB ; Vincent DECROLY, Député Ecolo ; A. DEGUEE, Secrétaire provincial de la CGSP-TEC/Liège ; Philippe DEJENEFFE, a/Directeur du Centre Culturel du Centre ;  Claude DEMELENNE, Polémiste ; Xavier DESGAIN, Député régional ECOLO ; Josy DUBIE, Sénateur Ecolo, Président de la Commission de la Justice ; René DEPREZ, Historien, ancien inspecteur de la Communauté française ; Bruno DREWSKI, Maître de Conférence à Nanterre ; Gérard de SELYS, Journaliste ; Marcel DRIESMANS, Bourgmestre de Remicourt ; Bruno DUBOISDENGHIEN, Conseiller communal PS à Jodoigne ; Maud DUCHATEAU-MAILLET, ancienne Conseillère communale à Ottignies ; Germain DUFOUR, ex-Sénateur ; Jan DUMOLYN, Historien, assistant à l’Université de Gand ; Isabelle EMMERY, Députée bruxelloise ; Jacques FAUCONNIER, Bourgmestre de Morlanwelz ; Albert FAUST, Président FGTB/Bruxelles et Secrétaire Général SETCa/Bruxelles-Halle-Vilvoorde ; José FONTAINE, Directeur de la revue républicaine "Toudi" ; Pierre GALAND, Maître de conférence à l'ULB ; Julien GALLENI, Secrétaire régional de la Fédération des Métallurgistes/Chenée-Sclessin ; Jean-Claude GALLER, Président national de la CGSP-Gazelco ; Nadia GEERTS, Enseignante et secrétaire générale du Cercle républicain ; Gérard  GELMINI, Secrétaire régional de la CGSP/Charleroi ; André GILLES, Député permanent de la Province de Liège ; Ernest GLINNE, ancien Ministre ; Jean-Géry GODEAUX, Echevin de Liège ; Michel GRAINDORGE, Avocat ; Thierry GRIGNART, Secrétaire régional de la Fédération des Métallurgistes/Liège ; Philippe GROMBEER, Directeur général des "Halles de Schaerbeek" ; Jean GUY, ancien Rédacteur en chef du Journal & Indépendance ; José HAPPART, Ministre de la Région Wallonne ; Arnold HAUWAERT, Journaliste ; Yves HERLEMONT, Président de la Ligue des Droits de l'Homme (Centre) et Président de la Régionale CGSP-Enseignement/Centre ; Paméla HIGGINS, Docteur es Sciences ULB ; Marcel HOTTERBEEK, Universitaire ; Chanoine François HOUTART, Professeur émérite de l'UCL ; Serge HUSTACHE, Président de la Fédération du Hainaut occidental du Parti Socialiste ; David JAMAR, Chercheur ; P. JAMART, Secrétaire adjoint de la CGSP Poste/Liège ; Jules JASSELETTE, Echevin de l’Instruction publique de Liège ; Bernard JEHU, Fondateur du Groupe d'Actions Sociales de Thuin ; Jacky KEVERS, Président régional de la CGSP-Poste/Liège ; Véronique LAMBERT, Historienne, assistante à l’Université de Gand ;  Denise LAURENT, Bourgmestre de Trooz ; Ivan LAVALLEE, Professeur d’Université ; Jenny LEVEQUE, Bourgmestre d’Esneux ; Gilbert LIEBEN, Secrétaire régional de la CGSP-ALR/Liège ; Anne-Marie LIZIN, Sénatrice-Bourgmestre de Huy ; Ludo LOOSE, ancien Président du KP ; Paul LOOTENS, Secrétaire fédéral de la Centrale Générale (FGTB) ; Jean LOUVET, Auteur dramatique ; Serge LUCHET, Président de la délégation FGTB Cockerill/Liège ; Madeleine LUTJEHARMS, Professeur ; Maurice MAGIS, a/Rédacteur en chef d'Avancées ; Lucien MAHIN, Vétérinaire et écrivain ; Maurice MALPOIX, Docteur en droit ; Guy MATHOT, Bourgmestre de Seraing ; Jean MATHY, Echevin de Seraing ; Jean-Pierre MICHIELS, Président de la Fondation Joseph Jacquemotte ; Jean MIERMANS, Président National des Pensionnés et Prépensionnés de Gazelco-FGTB ; André MORDANT, Secrétaire général de l’Interrégionale de la CGSP ; Edouard MOMMENS, Vice-Président Maison Syndicale, directeur administratif et du Personnel SETCa/B-H-V ; Anne MORELLI , Professeur d’Université ULB ; Patrick MORIAU, Député-Bourgmestre de Chapelle-lez-Herlaimont ;  Daniel MOUCHARD, Professeur ; Jean-Marie MUSETTE, Secrétaire régional de la FGTB/Liège ; Marie NAGY, Chef de groupe Ecolo au Sénat ; Michel NOLLET, Président de la FGTB ; Gaston ONKELINX, Député-Bourgmestre honoraire de Seraing ; Luc PARMENTIER, Secrétaire de la Régionale Ecolo-Charleroi ; Jaak PERQUY, Secrétaire politique du KP ; Freddy PIETERS, coordinateur Wallonie Libre Charleroi ; Jules PIRLOT, Historien, Président du CARCOB ; Jean POTIER, Président de la Fédération métallurgiste/Liège ; Henri POUILLAUDE, ancien Président national du syndicat du livre FGTB ; Jean-Claude RAILLON, Président de la Régionale CGSP-Enseignement/Charleroi ; Andrea REA, Professeur à l’ULB ;  Eric REMACLE, Professeur à l’ULB ; Claude RENARD, ex-Sénateur ; Milou RIKIR, archiviste, animateur du Club républicain wallon pour l'Indépendance de la Wallonie" ; Vincent ROBEYNS, Membre fondateur de Galilea ; Daniel ROCHETTE, Historien ; Jean-Maurice ROSIER, Professeur à l'ULB ; Carine et Gino RUSSO ; Gaston SCHOONBROODT, Prêtre ouvrier ; le Secrétariat Fédéral d’Ecolo (Brigitte Ernst, Jacques Bauduin, Philippe Defeyt) ; Roger SOMVILLE, Artiste peintre ; Nicole STRUVAY, Echevine de Liège ; Willy TAMINIAUX, Bourgmestre de la Louvière ; Robert TANGRE , Président du Secours Populaire Wallonie-Bruxelles ;  Francis TIHON, Président de la Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremmes ; Paul TIMMERMANS, Député fédéral ; Jean-Claude VANDERMEEREN, Secrétaire général de l’Interrégionale wallonne de la FGTB ; Jacques VAN GOMPEL, Bourgmestre de Charleroi ; Michel VAN HOORNE, Professeur de l’Université de Gand ; Claudine VAN OOTEGHEM, Enseignante retraitée ; Paul VAN PRAAG, Professeur à l'Université de Mons-Hainaut :  Véronique VERCHEVAL, Artiste photographe ; Michel VRANCKEN, Président régional de la CGSP-Enseignement/Liège ; Grégoire WALLENBOM, Chercheur ; Bernard WESPHAEL , Député wallon et communautaire Ecolo ; Jos WOLLES, Président d’Imavo ; Jacques YERNA, ancien Secrétaire de la Régionale FGTB/Liège-Huy-Waremme ; Maggy YERNA, Echevine de Liège ; S. ZATOUNI, Chercheuse ; Michèle ZEVART, militante wallonne et Présidente des femmes libérales de Visé.  

Je signe la pétition... jp.michiels@skynet.be

 

 

 

« Vive la République ! » Ce cri qui retentit dans l’enceinte du Parlement le 11 août 1950 lors de la prestation de serment de Baudouin est le début d’une affaire dramatique. Issu des bancs communistes de l’Assemblée, il est attribué à leur président Julien Lahaut. Quelques jours plus tard, ce dernier est assassiné devant son domicile à Seraing