Parti communiste de la région du Centre

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Conseil communal interpellant ce lundi 23 novembre à La Louvière. Trois points de l’ordre du jour étaient à épingler.

1° L’affaire Progès, du nom de cette ASBL bénéficiaire de subventions européennes pour des projets d’économie sociale dans le quartier de Bois du Luc. Ces projets pour lesquels d’importantes sommes ont été versées n’ont jamais vu le jour. L’ASBL, après bien des déboires financiers, a été dissoute. Un litige perdure avec la banque qui avait versé des avances sans garantie de remboursement et s’est retournée vers la ville pour être dédommagée. Une transaction a été proposée mais certains administrateurs la refuse. L’affaire sera donc plaidée l’an prochain. Une enquête est en cours pour déterminer si d’éventuelles malversations dans la gestion de l’ASBL auraient été commises. L’opposition Ecolo et CDH a proposé que la ville se porte partie civile pour que l’on fasse la lumière sur cette affaire dans la mesure où la ville affirme n’avoir aucune responsabilité dans l’affaire. Refus de la majorité socialo-libérale au nom de l’intérêt supérieur de la ville. De connivence, un échevin MR appuie ce principe bien qu’il s’agisse, dit-il, d’un problème « socialo-socialiste » (sic). Il est permis de s’interroger sur les raisons de cette « prudence ». L’intérêt supérieur de la ville n’était-il pas que ces projets aboutissent ? Que les travailleurs qui ont été engagés pour ces projets voient leurs droits respectés, ce qui est loin d’être le cas ? Que les responsabilités dans ce gâchis soient clairement définies ? Que veut-on cacher dans cette affaire et qui veut-on protéger ?

2° L’installation de caméras de surveillance devait donner lieu à un débat promis par la majorité dès le début de la mandature. En fait de débat, le conseil a dû se prononcer sur le principe décidé d’avance par la majorité socialo-libérale, d’acheter des caméras et, dans l’immédiat, de commander une étude de faisabilité (lieux, type de matériel,…). Dans une longue intervention –qui n’a donné lieu à aucune contre-argumentation de la part du Collège- notre camarade Jean-Pierre Michiels (élu au sein du groupe Ecolo) s’est efforcé de montrer le déficit avéré entre l’importance des investissements et le peu d’efficacité sur le terrain, un engrenage vraisemblable vers une politique de plus en plus sécuritaire, la nécessité de mobiliser beaucoup d’agents pour la vidéosurveillance au détriment d’une police de proximité visible sur le terrain,… La majorité bien cadenassée n’a pas bronché. On va donc engager la ville dans des dépenses de plus en plus importantes pour du matériel de vidéosurveillance et du personnel qui y sera affecté, mais on continuera certainement à affirmer que la ville n’a pas les moyens de conforter les équipes d’éducateurs qui mènent dans les quartiers –et dans des conditions très difficiles- un travail de prévention de fond indispensable.

On pensait avoir atteint le sommet de la démonstration de la collusion PS-MR ; on n’était pourtant pas au bout de notre consternation.

3° Un proposition de motion, proposée à la fois par le groupe Ecolo et le PTB, visant à demander un arrêt des exclusions des chômeurs dans un contexte de crise où les offres d’emplois sont réduites à portion congrue, les faillites et les fermetures d’entreprises de plus en plus nombreuses, a donné lieu à un rejet cinglant de la part du PS. Motif : alors que ces motions ont été approuvées dans des villes, à majorité socialiste pourtant, comme Chatelet et Seraing, la situation à La Louvière serait différente. Le problème de La Louvière, en résumé, ne serait pas un manque d’emplois, dixit la chef de groupe PS, mais un déficit de formation des demandeurs d’emplois qui ne peuvent donc occuper des postes apparemment laissés vacants ? Ben voyons ! Le chef de groupe MR s’est fait un plaisir non dissimulé à appuyer cette « brillante analyse » qui exonère de leurs responsabilités le patronat et, plus généralement, un système économique capitaliste en crise profonde. Cela nous amène à trois observations. La première, pourquoi, alors que le PS est présent à tous les niveaux de pouvoir (y compris dans l’enseignement) depuis si longtemps, ce déficit de formation n’a-t-il pas été éradiqué ou à tout le moins réduit ? Pour paraphraser le dramaturge allemand Bertold Brecht, « si les dirigeants sont si remarquables et le peuple aussi peu à la hauteur,…  ne faut-il pas dissoudre le peuple ? » La seconde : la chasse aux chômeurs voulue par le gouvernement fédéral, et que nos édiles appellent pudiquement « accompagnement des chômeurs », a exclu des dizaines de demandeurs d’emplois qui viennent grossir les rangs des personnes qui émargent au revenu d’insertion (ex-minimex) du CPAS de La Louvière (et des autres communes de la région). Il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que la crise économique actuelle va encore aggraver ces exclusions. Cela n’a pas troublé les élus socialistes qui ont voté comme un seul homme avec leur allié libéral.

C’est à partir de ce constat que survient notre troisième observation qui nous stupéfie : l’Union des Villes et Communes demande également au gouvernement de suspendre les mesures excluant les chômeurs en raison de la crise économique et soutient les motions qui vont dans ce sens. Or, il faut savoir que le président de l’Union des Villes et Communes n’est autre que monsieur Jacques Gobert, par ailleurs bourgmestre de… La Louvière qui a voté contre cette motion. Cherchez l’erreur…

Hélas, le social-libéralisme a avec cette majorité encore de beaux jours à La Louvière.

Les communistes du Centre, quant à eux, seront aux côtés des chômeurs et de leurs organisations pour exiger que l’on cesse de sanctionner les chômeurs alors que le chômage s’aggrave.

La section louviéroise du Parti Communiste W/B

La Louvière, le 1er décembre 2009.

 

Vidéosurveillance : intervention de Jean-Pierre Michiels

Lors du conseil communal du 23 novembre à La louvière, notre camarade JP  Michiels est intervenu sur la question des caméras de surveillance. Le  principe d'installer des caméras a été voté à l'unanimité moins 3 non (Ecolo, PTB) et 5 abstentions (CDH).

 A noter que la proposition de motion sur le contrôle des chômeurs déposée  par le groupe ecolo et à laquelle s'était rallié l'élu PTB a été rejetée par  la majorité, PS en tête, sauf Georges Haine (PS) qui s'est abstenu après que  le bourgmestre (PS) ait refusé de suivre sa proposition de reporter le  point,  intervention sidérante de Colette Burgeon (PS) qui estime que la  région du centre et La Louvière ne connaît pas la même situation que Chatelet ou Seraing et qu'il n'y a donc pas lieu de remettre en question le  contrôle des chômeurs. 5 des 6 élus CDH se sont abstenus. Voilà donc qu' une  majorité se dégage (PS-MR-UDSC...et FN) pour ces prises de position bien à droite...

L'intervention de notre conseiller communal à propos de la  vidéo-surveillance:

Dans la déclaration de politique communale, vous vous étiez engagés, je cite  : « dans le cadre de la sécurité des citoyens, à poursuivre le débat relatif  à l'implémentation de caméras de surveillance. ». Nous avions eu la faiblesse de croire que pour cette question, un débat public réunissant des  spécialistes, des représentants d'associations, la police, les élus et les  citoyens serait organisé.  En lieu et place, nous sommes conviés à prendre la décision d'acheter des caméras sans que l'on sache exactement quel usage on va en faire. Le flou de l'échange en commission est révélateur du fait qu'une fois de plus vous voulez nous faire acheter un chat dans un sac. C'est une  illustration supplémentaire du peu de considération que vous avez pour la démocratie participative, qui semblait être aussi un des leitmotiv de votre déclaration.

Vous nous demandez de prendre une décision de principe. Une décision positive bien entendu, mais comment voulez-vous que l'on se prononce sans avoir examiné tous les tenants et aboutissants de la question.

Car cette question de l'installation (je préfère décidément ce mot français au néologisme informatique « implémentation » que vous utilisez) de caméras de surveillance dans les rues de La Louvière mérite pourtant, à nos yeux ce débat public. Vous avez beau tenter de la minimiser, elle n'est pas anodine. L'installation de caméras de surveillance n'est pas une simple réponse technique à un problème d'insécurité, elle touche d'autres aspects importants pour lesquels les citoyens sont aussi très sensibles : le respect de la vie privée, le type de société sécuritaire ou non que nous voulons développer,. Elle concerne encore le rôle de la police, celui de sociétés privées dans le domaine de la sécurité en lieu et place du service public, les relations humaines, les finances communales (et dans ce domaine, le rapport entre l'importance de certains investissements et leur efficacité
sur le terrain),.

Le premier aspect pour lequel les citoyens sont particulièrement préoccupés, c'est évidemment l'insécurité et le sentiment d'insécurité qu'ils ressentent. Comme tout le monde ici, nous considérons que la sécurité est un droit fondamental pour tout citoyen et il est évidemment de notre rôle d'élus de veiller à ce que ce droit soit respecté. Pour cela, la propension à considérer qu'un recours aux technologies comme palliatif aux carences policières est nécessaire s'est fortement développée ces dernières années. Certaines sociétés, comme en Grande-Bretagne ont été à la pointe de ces pratiques. Le bilan est plutôt négatif. Malgré cela, en France, sous la houlette de la garde zélée de Sarkozy, Hortefeux et Alliot-Marie, la droite encourage l'installation de caméras en accordant des subventions pour cela. En Belgique, le gouvernement fédéral encourage également les communes à se doter de cet appareillage à la seule charge des communes évidemment. Cela a amené le parlement à adopter une loi en 2007, loi à ce point bâclée qu'elle a dû être amendée et complétée en octobre 2009. Sans commenter la loi (ce qui n'est pas de notre ressort), il me paraît quand même important de relever un certain nombre d'objections qui ont été faites par certains spécialistes. Ainsi, la loi ne repose pas sur des études probantes qui démontrent l'efficacité des caméras de surveillance. Elle pose quelques balises qui visent à faire respecter la vie privée et à établir certaines limites à l'usage policier des caméras. Il semble aussi selon certains observateurs que la loi ne tient pas compte des différentes réglementations relatives à l'usage de caméras selon les lieux. Ainsi, les dispositions ne sont pas les mêmes selon que vous utilisez des caméras dans un stade, dans une gare, sur une route,. Il y aurait un risque de confusion entre ces réglementations qui sont maintenues et la loi. Cela devrait nous inciter à la prudence car la décision d'installer ou pas des caméras dans notre ville nous appartient. Or, compte tenu du dispositif législatif complexe qui existe, nous ne sommes objectivement pas à même de nous prononcer en toute circonstance de cause quant aux incidences juridiques que pourraient avoir ces installations de caméras.

Pourquoi, alors que l'efficacité des caméras de surveillance s'avère très relative, pousse-t-on tellement à l'installation de ces caméras ? Cette propension s'inscrit bien dans l'air du temps qui veut que tout est marchandise, y compris la sécurité. Dans une logique sécuritaire, on va donc créer des gadgets de plus en plus sophistiqués (on parle de caméras « intelligentes », capables de se mettre à fonctionner et de s'orienter automatiquement vers la cible à la moindre alerte) et générer le besoin de s'en munir pour assurer sa sécurité. À ces fins, la pression des lobbies des fabricants de caméras de surveillance n'est pas à négliger.

Autre signe des temps, la mise à mal des services publics : je m'explique. Dans un commentaire datant de mai 2006 qui accompagnait la première proposition de loi, il était clairement spécifié que le recours à des caméras impliquait un personnel en nombre suffisant (j'y reviendrai). On peut dès lors regretter que la loi ne conditionne pas l'autorisation d'installer des caméras au respect du cadre complet de la police. Autrement dit, les caméras ne seront pas simplement des aides techniques, un support matériel à la police ; elles pallieront les carences policières et suppléeront à leur absence sur le terrain.

L'efficacité d'une caméra semble avérée dans des lieux fermés. Bien que -que je sache- une caméra n'a jamais empêché un cambriolage (je me souviens, il n'y a pas si longtemps, d'un cambriolage dans un appartement de la rue Debrouckère où le monte en l'air avait poussé la perfection jusqu'à voler la caméra elle-même). Une caméra peut aussi s'avérer utile pour déterminer dans la durée des problèmes de circulation. Encore qu'une fois décelé le problème doit être résolu par des mesures ad hoc et la caméra n'aura alors plus de pertinence à cet endroit.  Mais ce n'est pas seulement de ces cas d'espèce que nous sommes appelés à examiner : il s'agit de l'installation de caméras en ville. Et quoiqu'en disent les partisans, les expériences, y compris à l'étranger en Grande-Bretagne ou au Etats-Unis, ne démontrent pas de résultats probants, à la hauteur des investissements matériels et humains consentis.

Pour plusieurs raisons : Raisons techniques tout d'abord. Les rues commerçantes -surtout, mais pas seulement- où il est question d'installer des caméras sont encombrées d'obstacles divers : mobilier urbain, panneaux de signalisation, végétation,. autant d'objets qui perturbent une bonne visibilité. Dans une municipalité comme La Louvière qui a le beau projet « d'amener la forêt au centre ville », on peut imaginer que l'on va multiplier les obstacles à un usage optimal des caméras. à moins évidemment de les multiplier entre les obstacles. Indépendamment de ces embarras qui contrarient la visibilité en journée, cette visibilité devient nulle la nuit. à moins d'avoir un éclairage particulièrement fort ce qui ne me semble pas être l'option prise dans le cadre de l'aménagement du centre ville qui disposera d'un éclairage doux et écologique. Cela étant, il est démontré qu'un meilleur éclairage aide aussi à faire diminuer la délinquance indépendamment des caméras de surveillance.

La faiblesse ou l'efficacité se mesure également à l'ampleur des objectifs que l'on vise. Plus on se fixe d'objectifs, moins on a de chance de les réaliser. Et là, on peut dire que le catalogue d'objectifs que vous présentez relève de l'Inventaire de Prévert. Il n'y manque que le raton laveur.  On se fixe même comme objectif de détecter. les nuisances sonores avec des caméras. La Louvière, ville de mutants : des yeux qui ont des oreilles. Il n'est pourtant pas difficile de déceler les pollutions sonores : demandez aux riverains du bas de la rue Sylvain Guyaux les jours de braderie ou à ceux du haut de la rue de Bellevue chaque week-end. pas besoin de caméras pour entendre les baffles tonitruants.

Un autre objectif est la lutte contre la délinquance. C'est surtout à cela que pensent bon nombre de « caméraphiles ». A ce propos, deux types d'objectifs sont possibles. Ou bien il s'agit de consolider l'efficacité de la police, de déceler un maximum de délits et de prendre le plus grand nombre possible de délinquants sur le fait, il faudrait pour cela ne pas signaler la présence de caméras ce qui n'est pas permis par la loi. Ou bien l'objectif est une diminution de la délinquance, il faut respecter la loi et tabler que l'apposition de pictogramme aura un effet dissuasif. Ça peut être le cas dans un premier temps mais il semble que cela amène les délinquants potentiels à adapter à la longue leur comportement soit en changeant de lieu de forfait, soit en adaptant leur tactique. L'effet dissuasif s'estompe avec le temps.

Quoi qu'il en soit, l'efficacité d'un système de vidéosurveillance dépend aussi de la réactivité de la police. Si l'objectif est simplement de constater le forfait a posteriori et d'espérer une aide de l'enregistrement pour reconnaître les malfaiteurs, cela risque rapidement de provoquer l'incrédulité envers le système. Non seulement le forfait aura eu lieu mais si l'on se réfère aux données chiffrées d'un des pays qui a le plus recours à la vidéosurveillance, 3 % seulement des forfaits sont résolus grâce aux caméras. Or, nous savons fort bien que c'est le sentiment d'impunité qui à la fois constitue  un encouragement pour les délinquants et une raison de
démoralisation et de crainte pour les victimes.

Nous doutons que la réactivité de la police soit plus vive parce qu'il y aurait des caméras. Il y a plusieurs raisons à cela. L'exploitation de la vidéosurveillance se fera sur base de l'effectif. Or nous savons tous que l'effectif est limité, que les tâches administratives mobilisent un grand nombre d'agents et que les heures supplémentaires sont nombreuses et les conditions de travail loin d'être idéales. Or, vous allez distraire une partie plus ou moins importante du personnel pour se former tout d'abord. C'est une formation pointue indispensable qui ne se fait pas en quelques jours. N'importe quel quidam n'est pas apte à lire des images de vidéosurveillance. Vous parlez d'utiliser les gardiens de la paix : mais quelles compétences auraient-ils pour assurer le visionnage des films vidéos ? Fallait-il leur trouver une occupation pour justifier leur existence ? Ou bien ces gardiens de la paix étaient-ils prévus pour conforter la police de proximité ? Quelle que soit la solution envisagée, se posera rapidement la question du nombre d'agents que vous allez orienter vers cette tâche spécifique. C'est aussi une question cruciale que l'on ne peut pas remettre au lendemain, c'est-à-dire après avoir décidé d'acheter des caméras. Comme l'est aussi celle de savoir s'il y aura autant d'écrans que de caméras. Il s'agit d'une question technique qui n'est en rien anodine.  Ou bien il n'y a pas d'écran visualisé en permanence et vous vous contentez de visionner les enregistrements après coup ; vous êtes sûr alors de rater tous les forfaits et vous pouvez faire une croix sur la réactivité de la police. Ou bien vous avez un nombre inférieurs d'écrans et les surveillants doivent alors zapper, ce qui diminue les chance de détecter un délit sur le coup. Ou bien vous avez autant d'écrans que de caméras et il faut avoir le personnel en nombre pour visionner, détecter et réagir à bon escient. 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, bien entendu. Imaginez alors le boulot à réaliser. Regarder des écrans où il ne se passe rien la plupart du temps (cela provoque de la somnolence, des dérivatifs sont utilisés comme la lecture, mots croisés,.), rester suffisamment vigilant pour détecter à tout moment ce qui pourrait être un acte délictueux et juger qu'il est suffisamment probant pour alerter une équipe d'intervention. Combien de personnes allez vous mobiliser pour exécuter ce travail assommant au lieu de les mobiliser pour un travail de proximité ? Vous savez pertinemment bien que vous n'aurez pas les moyens de remplir pleinement ce type de mission que vous avez admis - en commission- être très onéreux, bien au-delà des chiffres que vous avancez pour nous amadouer.

Une autre hypothèse c'est que vous ayez recours à une société privée spécialisée pour la lecture des images -la loi le permet sous l'autorité du chef de corps. Nous mettons alors le doigt dans l'engrenage de la privatisation larvée d'une des missions essentielles du service public : la sécurité des citoyens.

La question devient dès lors véritablement un choix de société : quelle ville voulons-nous réellement ? Dans quel type de société voulons-nous la faire évoluer ?

Les caméras dualisent l'espace urbain entre zones dignes de surveillance et zones qui ne le sont pas. Ou bien vous placez des caméras dans tous les endroits où se manifeste un sentiment d'insécurité pour mettre tous les citoyens sur un pied d'égalité (c'est matériellement impossible compte tenu de nos moyens) ; ou bien en sélectionnant les lieux vous ajouterez au sentiment d'insécurité un sentiment de frustration, d'abandon, de rejet et d'injustice aussi car vous allez faire payer l'ensemble de la population pour réduire le sentiment d'insécurité de quelques uns qui plus est n'habitent pas nécessairement sur place.  Si l'on prend le cas du Centre ville qui selon
toute vraisemblance disposera de caméras fixes, lutter durablement contre le sentiment d'insécurité qui est supposé y régner c'est avant tout prendre des mesures concrètes pour assurer l'occupation des logements disponibles au-dessus des magasins ? Ca c'est une solution de fond et non un stratagème cosmétique comme vos caméras de surveillance.
 

Lorsque vous exprimez l'intention d'installer des caméras sur la place Mansart ou à la rue Albert 1er, les exemples ne viennent jamais au hasard, il est clair que l'on vise les rassemblements de jeunes. Il est vrai que ces rassemblements donnent parfois lieu à des bagarres. Cela on le sait mais est-ce la présence de caméras qui va empêcher ces rixes ? Ne vaudrait-il pas mieux assurer une présence physique d'éducateurs de rue de façon préventive, voire de policiers ce qui aurait peut-être un effet dissuasif, pourquoi pas pédagogique, la parole valant toujours mieux a priori qu'un coup de matraque. Cette présence physique apporterait bien davantage un sentiment de sécurité aux badauds et aux commerçants. Permettez-moi de citer un court extrait de la note de commentaire relative à la proposition de loi : « Une présence visible de la police sur le domaine public reste un principe
essentiel de la gestion de la sécurité. La surveillance par caméras ne peut pas porter atteinte au concept de police de proximité, à la présence visible de la police sur le terrain, police qui non seulement exerce une fonction répressive mais aussi que le citoyen peut solliciter à tout moment pour des problèmes mineurs ou majeurs. » Ce ne sont manifestement pas des caméras qui vont favoriser cette proximité. Quelle que soit l'hypothèse choisie, il me paraît très clair que l'interposition de caméras de surveillance dans le dispositif policier va diamétralement à l'opposé de la police de proximité dont se revendique notre zone de police.

Voulons-nous dès lors une ville où le dialogue prime ou une ville où la seule relation entre la jeunesse et la police est d'office conflictuelle ?

Une des rares études pour déterminer quels sont les cibles privilégiées des caméras provient des Etats-Unis. Elle montre que 86 % des individus surveillés ont moins de 30 ans, que 93 % sont de sexe masculin et que les individus noirs ont deux fois plus de chance de faire l'objet d'une attention particulière que les individus blancs. Nous ne sommes pas à l'abri, chez nous, de ce comportement de type xénophobe. L'exemple de l'assassinat de Joe Van Holsbeeck est révélateur à cet égard. Remarquons tout d'abord que la présence de caméras n'a hélas pas empêché ce meurtre d'être commis mais de plus, alors que le film de l'agression a été diffusé abondamment, les enquêteurs ont recherché pendant des semaines des jeunes de type arabe, exacerbant dans la population un sentiment anti-arabe. Le risque de stigmatisation d'une catégorie de citoyens jeunes au teint sombre n'est donc pas à exclure à La Louvière non plus. Cela irait à l'encontre des traditions d'accueil dont La Louvière s'est toujours enorgueillie, à maints égards à juste titre.

Avec l'installation de caméras de surveillance, vous vous apprêtez à franchir une étape irréversible vers une société de plus en plus sécuritaire. Je dis bien irréversible parce que c'est un engrenage logique. Projetons-nous dans un an : on mettra en exergue quelques affaires résolues, l'on taira les innombrables heures passées derrière les écrans et l'on conclura que quelques caméras supplémentaires permettront de tendre vers la sacro-sainte excellence. Pourquoi en serait-il autrement : c'est exactement ce qui se passe au niveau de la police qui nous présente chaque année des statistiques globalement positives ( que nous ne sommes pas les derniers à
saluer d'ailleurs) mais réclame néanmoins toujours plus de moyens.

Le corollaire de cette dérive sécuritaire, c'est un recul de plus en plus sensible des libertés. Libertés collectives : qui peut garantir aujourd'hui que des caméras ne seront pas utilisées pour filmer les manifestants lors de mouvements sociaux ? Qui peut garantir aujourd'hui qu'une distribution de tracts sur le marché ne sera pas interprétée comme une perturbation de la tranquillité publique ?

Libertés individuelles aussi : on entend souvent dire « Moi ça ne me gène pas d'être filmé car je n'ai rien à me reprocher. » Cette affirmation est révélatrice d'une certaine inconscience de bonne foi face au rapport entre droit, technologie et démocratie, rapport qu'Antoinette Rouvroy, chercheuse à l'université de Namur a analysé et qui conclut que « Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée ».

Je me refuse de considérer cette décision d'installer des caméras que nous allons prendre comme logique, sensée, indispensable, de la considérer comme une évidence. Même si elle est minimisée, elle est révélatrice d'un choix de société qui m'inquiète. Et ce choix de société, nous ne pouvons pas le faire à la place des citoyens. Nous devons le faire avec eux. C'est la raison pour laquelle nous vous demandons de reporter la décision, y compris de principe. Et d'entamer enfin et réellement le débat promis en début de mandature. Car nous n'avons pas le droit de substituer au sentiment d'insécurité une illusion de sécurité.
 

Au dernier conseil communal, le groupe Ecolo a proposé une motion de soutien aux producteurs de lait.

Les deux conseillers communaux du groupe écolo de La Louvière -Jean-Pierre Michiels (PC) et Muriel Hanot- ont proposé lors du dernier conseil communal une motion de soutien aux producteurs de lait. Cette motion a été approuvée par l'ensemble du conseil communal avec quelques petits amendements.Plusieurs actions de "promotion" des fermes situées sur le territoire louviérois sont d'ores et déjà menées par la Ville. lire la suite
 

Proposition de Motion :
 

Monsieur le Bourgmestre,
 

Le mouvement des agriculteurs, producteurs de lait, a pris, ces derniers jours, une tournure particulièrement dramatique, signe d'une situation désespérée. Quand des travailleurs détruisent le produit de leur travail, c'est comme s'ils se taillaient les veines. Notre groupe considère que ce mouvement touche l'ensemble des citoyens dans leur quotidien. C'est donc une question éminemment communale. Nous proposons donc de prendre diverses initiatives qui témoignent de la solidarité des louviéroises et des louviérois et de leurs représentants communaux.
 

1) Une motion de solidarité nous semble être un point de départ élémentaire;
 

2) Des actes concrets, à l'instar d'autres communes, peuvent être concrétisés:
 

- l'achat de lait aux producteurs de la région et sa distribution dans les homes, hôpitaux et écoles;
- l'accompagnement par des agriculteurs, notamment dans les écoles, nous paraît une démarche éducative très opportune (dans l'imaginaire des enfants, le lait provient d'une bouteille ou d'une "brique" achetée au supermarché ; il n'est pas nécessairement un produit fini, fruit du travail humain.)
- l'Echevinat de l'enseignement ne pourrait-il pas dans la foulée, recommander la visite pédagogiques de fermes aux écoles de l'entité.
Notre groupe estime que La Louvière peut et doit montrer l'exemple, mais nous sommes d'avis que des initiatives étendues à l'ensemble de la communauté urbaine gagneraient en efficacité.
 

Proposition de motion :

Le conseil communal, réuni ce lundi 21 septembre 2009, exprime sa solidarité avec les producteurs de lait dont le travail, pourtant vital pour l'ensemble de la société, est sous payé en raison des contraintes européennes.
- appuie les revendications de ces travailleurs qui demandent une juste rémunération de leur travail qui leur permette de vivre et de faire vivre leur famille;
- décide d'acheter du lait à juste prix aux producteurs régionaux et de le redistribuer dans les institutions de la ville (homes, écoles, hôpitaux, CPAS,...);
- invite les louviéroises et louviérois à acheter directement du lait à la ferme;
- se propose d'organiser des rencontres entre agriculteurs et consommateurs à l'occasion des distributions ou ventes directes de lait;
- recommande aux écoles des visites pédagogiques de fermes de la région;
- propose aux communes de la Communauté urbaine du Centre de joindre leurs efforts en vue d'une solidarité plus efficace avec les producteurs de la région.

Vous remerciant pour votre bonne attention, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Bourgmestre, l'expression de nos salutations distinguées.
 

Le groupe Ecolo
Muriel Hanot et Jean-Pierre Michiels
conseillers communaux



 

Conseil communal du 26 janvier 2009

1) Enseignement communal. (Jean-Pierre Michiels) 

Fin 2008, la CGSP enseignement a tenu une conférence de presse pour exprimer le malaise vécu dans le corps enseignant louviérois. J’épingle deux problèmes pour lesquels je souhaiterais entendre la position du Collège ;

a) Les garderies scolaires : il s’agit d’une question que j’ai déjà posée et qui revient à l’avant plan étant donné que le problème n’a toujours pas été résolu. Le problème : le remplacement des enseignants qui ne veulent plus assurer ces gardes dans les conditions de rémunération qui leur sont faites par du personnel ALE qu’il faut former pendant un an et placer devant des responsabilités lourdes pour un dédommagement de quelque 5 euros brut (soit environ 3 € net de l’heure). Il semble qu’à ces conditions, les candidats ne se bousculent pas au portillon. Quelles mesures compte prendre le Collège pour répondre à la demande des parents ?

b) Fidèle Mengal : voilà un an, le Collège s’était engagé devant le personnel de l’école Fidèle Mengal pour apporter une solution aux conditions d’insalubrité dans lesquelles il travaillait depuis de fort nombreuses années et malgré de nombreuses promesses faites lors de précédentes législatures. La solution envisagée : l’aménagement du site de l’ancienne école communale Reine Astrid de La Croyère pour y accueillir progressivement le personnel de Fidèle Mengal et à terme en faire un pôle de l’enseignement spécial à La Louvière. A ce jour, rien n’a été fait. Comment expliquez-vous ce statu quo total qui fait fi des demandes du personnel mais aussi des besoins des enfants ? Pourquoi les engagements solennels du Collège ne sont-ils pas respectés ? Quand les travaux d’aménagements débuteront-ils ?

2) Rond point Cora et mobilité. (Muriel Hanot)

La presse a récemment fait état d'une réflexion en cours sur l'éventuel
élargissement du rond point Cora à l'origine de nombreuses difficultés de
circulation aux heures de grandes affluences commerciales et autres.

Qu'en est-il de cette réflexion? Dans quel timing doit-elle aboutir?
Quelle place prend-elle dans le futur plan de mobilité de la ville?
Où en est ce plan de mobilité qui doit intégrer contournement, nouveau
quartier Boch et nouveau plan de circulation au centre ville? Des pistes sont-elles développées?
En quel sens? Selon quel agenda?

3) Médiathèque. (Jean-Pierre Michiels)

En septembre dernier, je vous interpellais à propos de l’avenir de la médiathèque de La Louvière. La réponse de l’échevin indiquait que la question était toujours à l’étude, que de nombreux contacts étaient pris,... A Mons, une solution semble avoir été trouvée pour le site qui était également dans le collimateur. Vous aviez été mandaté par le Collège pour poursuivre les négociations. Avez-vous pu avancer ? Y a-t-il une solution envisageable pour le site de La Louvière.

4) Situation des bibliothèques communales. (Muriel Hanot)

Le réseau des bibliothèques communales est un important moyen de
socialisation et de découverte de la culture. Certaines donnent aujourd'hui l'impression d'être abandonnées... tant par les lecteurs qui les désertent que par la ville qui en néglige l'entretien. Comment la ville promeut-elle ces bibliothèques ? Les stocks de livre sont-ils régulièrement renouvelés ? Les bâtiments sont-ils régulièrement entretenus ? L'accueil des citoyens y est-il repensé ? De nouveaux projets, de nouvelles approches sont-ils régulièrement proposés ?

5) Travaux au parc Gilsoco : suivi et pouvoir de contrainte de la commune. (Muriel Hanot)


Récemment, la régie des bâtiments a obtenu l'autorisation d'élaguer deux
arbres remarquables dans le parc où se construit le nouveau palais de justice.
Sans revenir sur l'aberration qu'il y a de construire dans un parc,
pourriez-vous nous confirmer que cet élagage tiendra réellement compte,  comme prévu par le permis, du caractère patrimonial des arbres (qui ont 600 ans à eux deux) et qu'il sera donc réalisé « bout de branche », de manière légère ?

N'y a-t-il pas un risque, aux fins de faciliter les travaux d'édification du
bâtiment, de purement et simplement ajuster la couronne des arbres à la
nouvelle destination immobilière du parc ?

Quels sont les moyens, pour la ville, de veiller au respect strict de ce
permis ? Les services de la ville peuvent-ils assister à l'opération ? Un
accompagnement, des contrôles sont-ils prévus ?

De même, qu'en est-il des moyens dont dispose la ville pour contraindre
l'entrepreneur de ce chantier à remplir son obligation de nettoyer les
trottoirs -constamment boueux et par conséquence inaccessibles - aux abords immédiats du chantier ? La ville ne peut-elle elle-même procéder au nettoyage aux frais de l'entreprise ? 

6) Solidarité avec la population de Gaza. (Jean-Pierre Michiels)

L’actualité internationale a été marquée en ce début 2009, par les bombardements de l’armée israélienne sur la bande de Gaza, bombardements qui sous le prétexte de viser les militants du Hamas, ont fait plus de 1100 morts dont plus de 400 enfants et près de 200 femmes. On dénombre en outre plus de 5000 blessés. Le type d’armes dont semble s’être servi Tsahal laisse à penser que les blessures dont sont victimes de très nombreux civiles auront des effets irréversibles. 

Aujourd’hui, un cessez-le feu semble se dessiner. Hélas les problèmes pour la population palestinienne restent entiers. 

Je me permets de vous interpeller non pas sur la question politique du conflit qui n’est pas de compétence communale mais il me semble que, La Louvière, ville de paix, se doit de prendre certaines dispositions en la circonstance.  

Je pense tout d’abord aux enfants palestiniens pour lesquels nous pouvons manifester notre solidarité de deux manières. A l’instar du bourgmestre de Charleroi, ne pourriez-vous pas interpeller les deux hôpitaux de la ville pour qu’ils proposent d’accueillir des enfants grièvement blessés pour y être soignés. 

Les images de Gaza montrent des villes et camps entièrement dévastés ; des écoles ont été rasées. Une opération de récolte de matériel scolaire dans les écoles louviéroises au sein de nos deux réseaux si possible mais à tout le moins dans le réseau officiel me paraîtrait également utile. 

Par ailleurs, ne conviendrait-il pas de mandater les administrateurs louviérois à l’assemblée et au CA de Dexia pour dénoncer le fait que, par l’intermédiaire de sa filiale israélienne, dénommée Otzar Hashilton Hamekomi (« Trésor du Pouvoir local »), spécialisée dans le financement des communes et collectivités locales israéliennes, Dexia participe au financement d’une politique illégale de colonisation du territoire palestinien et souhaiter sensibiliser et interpeller à ce sujet les membres du Conseil d’Administration de Dexia ainsi que ses actionnaires publics afin qu’il soit mis fin immédiatement à cette pratique qui soutient une stratégie d’enlisement du conflit, contraire au droit international. Je tiens à préciser que La Louvière ne serait pas isolée en défendant une telle position puisque notamment Viroinval et Forest ont décidé de le faire. Veuillez trouver ci-dessous, une proposition de motion en ce sens. 

Proposition de motion:

Le conseil communal de La Louvière

Dénonce le soutien financier et les crédits accordés par Dexia Israël, filiale de Dexia S.A.

Demande en urgence au Holding Communal de saisir le conseil d’administration de Dexia S.A. afin que celui-ci :

* dénonce publiquement la politique de sa filiale israélienne
* limoge pour faute grave les responsables de sa filiale israélienne
* redéfinisse clairement et publiquement les missions de sa filiale israélienne
* mette sous tutelle sa filiale israélienne afin que plus aucune colonie illégale israélienne ne soit financée par Dexia
* mène une enquête interne afin de savoir quels responsables de Dexia S.A. ont soutenu ou connaissaient la politique menée par sa filiale israélienne

Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, l’expression de nos salutations distinguées.

Muriel Hanot et Jean-Pierre Michiels
Conseillers communaux 

Délibération du Conseil Communal par 32 oui et 2 abstentions :

Document pdf 

Images :

Conseil communal du 23 juin 2008.

* Décrochez la lune

150.000 € transférer à la RCA pour la prochaine édition de Décrochee la lune qui seraient couverts  par la provision constituée à cet effet et qui s’élève à 75.000 €. Fort bien mais d’où proviennent les 75.000 autres € ?

Je suis ensuite retourné dans la réponse que vous m’aviez adressée le 28 février 2007. Vous me disiez qu’à l’époque le coût direct s’élevait à 150.000 € dont 50.000 provenant directement de la ville. 50.000 € de la Région wallonne, 25.000 de la Communauté, 20.000 de la Maison du tourisme et 5.000 du Centre culturel. A cela il fallait ajouter 66.000 € de coûts indirects, dont 10.000 provenant de Dragone (son personnel et le coût du feu d’artifice) et donc 56.000 essentiellement des frais de personnel mais à disposition par des organismes ou services plus ou moins liés à la ville (contrats de sécurité, protocole, Maison du tourisme, Travaux, Indigo, Pompiers (15.250 €), communication et police (33.847 €). Les coûts directs et indirects pour la ville (et ses services dérivés) auraient donc été de 131.000 €. La provision mise à disposition de la RCA est donc déjà sensiblement plus élevée que l’intervention communale pour l’édition 2006. Bien entendu, je m’abstiendrai de proposer que le PS et le MR incluent le coût de Décrocher la Lune dans leurs dépenses électorales, puisque par le plus pur des hasards, la prochaine édition aura encore lieu à la veille d’élections. Les questions que je voudrais poser, c’est : est-ce que cette provision va constituer l’enveloppe pour couvrir l’édition 2009 ? Des subventions régionale et communautaire vont-elles venir s’ajouter à cette somme ? La maison du tourisme, et le Centre culturel seront-ils sollicités comme en 2006 ? Les coûts indirects pour les frais de personnel notamment des pompiers et de la police sont-ils inclus dans les 150.000 € de provision ou sont-ils à ajouter ? Si des apports financiers complémentaires arrivent, cela signifie-t-il qu’il faille additionner toutes ces sommes ce qui signifierait une édition 2009 beaucoup plus onéreuse que celle de 2006. Soit, mais alors, dans un souci d’équité, envisage-t-on d’indexer des activités telles que le Centre culturel et les carnavals qui, jusqu’à preuve du contraire, restent les vecteurs et les manifestations les plus emblématiques de notre patrimoine folklorique et culturel ?

* Contrat de gestion ACTV.

Je demande que l’on prenne acte au PV que Muriel Hanot ne participe pas à la discussion sur ce point en raison de son statut professionnel.

Si je peux comprendre que la ville de La Louvière établisse des contrats de gestion avec les ASBL qui lui sont propres, je m’étonne qu’elle le fasse avec Antenne Centre Télévision. Pour deux raisons : la première, le fonctionnement et les missions de service public d’une télévision régionale sont régis par un décret spécifique de la Communauté française (c’est-à-dire une loi) et contrôlés par un organisme indépendant, le CSA. La seconde, ACTV n’est pas la télévision de La Louvière, mais une télévision régionale. Imaginons les autres communes subsidiant ACTV établissant chacune un contrat de gestion avec Antenne Centre. Cela n’a pas de sens.

Mais puisque proposition de contrat, il y a, je voudrais faire plusieurs remarques à son propos.

A l’article 1, qui porte sur la durée du contrat, il est question de renouveler le contrat de 3 en 3 ans. Plus loin, on parle de « proroger de plein droit le contrat ». Ces deux notions sont juridiquement contradictoires. En effet, la prorogation signifie que l’on allonge de facto la durée du contrat par sa tacite reconduction. Il convient mieux dans le cas d’un contrat de le réévaluer et d’en établir un nouveau après chaque échéance 

L’article 3 définit les engagements de l’ASBL. Je reviens sur ma première remarque préliminaire ; en matière d’audio-visuel, les engagements des télévisions régionales sont définis de façon beaucoup plus précises par un décret. Ou bien ce sont les mêmes que ceux du décret et cet article fait donc double emploi ; ou bien la ville souhaite d’autres engagements et il faut donc les préciser (par exemple, la commande d’une série d’émissions spécifiques sur le patrimoine louviérois) mais il faut alors que la ville donne des garanties de subventionnement complémentaire à la télévision.

On parle, dans l’article 4 des « tâches de service public confiées par le présent contrat » alors que dans l’article 3 on parle de « missions de service public ». Je pense que le terme « missions » convient mieux que le mot « tâches » trop réducteur (on pense aux tâches ménagères). Mais ici encore, ces missions sont précisées dans le décret. S’il s’agit d’autres missions souhaitées par la ville dans le cadre du contrat, il est indispensable de les préciser.

L’article 6 est sans objet dans un contrat pour la télévision : « L’ASBL s’engage à traiter les  utilisateurs de ces biens et services… » Qui sont les « utilisateurs » ? Quels sont ces biens ? Cet article ne veut rien dire dans ce cas-ci.

L’article 8 est une véritable fausse bonne idée. Je le cite « toute publication, annonce, publicité, invitation, établies à l’attention des usagers, bénéficiaires, membres du secteur associatif, sans que cette liste soit exhaustive (ouf !), ainsi que tout support technique et publicitaire utilisé lors de manifestations publiques ou privées, devront indiquer la mention suivante : « avec le soutien/avec la collaboration de la ville de La Louvière ». Donc, on peut s’attendre à  ce que chacune des autres entités, qui font partie d’ACTV, réclament à leur tour qu’il soit fait mention de leur propre label. Au-delà du côté un peu ridicule de cette exigence, il y a une question de fond, politique qui se pose. Cette identification systématique me paraît être un recul dommageable par rapport au caractère régional que les fondateurs d’Antenne Centre ont voulu donner à notre télévision. C’est aussi un recul regrettable par rapport au rôle fédérateur de la région du Centre que La Louvière a toujours et, j’espère, veut toujours assurer. De grâce ne transformons pas ACTV en « Clochemerle-télévision ».

La procédure d’évaluation du contrat de gestion évoquée en fin d’article 10 est floue. Encore une fois, est-ce notre rôle de vérifier si les missions définies par un décret ont été respectées, alors que le CSA le fait déjà. Si ce sont les missions spécifiques demandées par la ville qu’il faut vérifier ; que ces missions soient alors spécifiées. Enfin, faut-il aussi se substituer au CA et à l’AG dont une partie des membres émanent de notre conseil et qui est composé en tenant compte des prescrits du pacte culturel ?

Dernier point relatif au titre chapeautant les derniers articles du contrat,  intitulé « résolution du contrat et autres dispositions ». L’utilisation du terme « résolution » impliquerait que le constat d’un défaut dans l’application du contrat par ACTV ait un effet rétroactif, c’est-à-dire qu’il met la télévision dans l’obligation de rembourser les subventions obtenues antérieurement à partir de la signature du contrat. Illustration : on signe le contrat en juillet 2008 qui court jusqu’en décembre 2010 ; il est reconduit jusqu’en décembre 2013 ; une évaluation négative est alors fait ; elle impliquerait que la télé rembourse les subventions reçues depuis… 2008. Cela paraît invraisemblable. Juridiquement, il conviendrait de modifier le terme « résolution du contrat », par « résiliation du contrat ».

Je termine par un constat de carence dans le contrat. A aucun moment, la ville ne garantit l’indépendance des journalistes. Si l’on estime que des choses déjà dites ailleurs doivent être répétées dans ce contrat de gestion, cet engagement vis-à-vis des journalistes, s’il va évidemment sans dire, irait tout aussi bien en le disant. A moins évidemment que l’on assiste à –passez moi l’expression et le jeu de mot facile- à une « goberlusconisation » d’ACTV.

* Expropriation « Plat Marais »

J’interviens sur ce point mais c’est aussi valable pour d’autres cas. Lorsqu’un dossier refait surface au conseil, comme c’est le cas pour les expropriations au Plat marais, ce serait utile d’avoir un bref résumé exposant les rétroactes du dossier. Je sais que ce point a été mis à l’ordre du jour à plusieurs reprises ; il y a même eu une interpellation citoyenne en 2004 suivie d’une réponse complète de Mr Taminiaux ; il était question de plusieurs projets dont l’implantation de 5 puis 2 éoliennes… Où en est-on avec tout ça ? Aujourd’hui, nous allons voter à l’aveugle à moins d’être un ancien élu doté d’une très bonne mémoire. Ce n’est pas de la suspicion ; c’est simplement pour voter en toute connaissance de cause.

* Conseil Consultatif Communal des Séniors

Première remarque, je m’étonne que la représentante du Collège, chargée de la liaison entre celui-ci et le conseil consultatif et qui devrait avoir un statut de surplomb par rapport au conseil consultatif soit membre à part entière avec voie délibérative.

Deuxième remarque, il me semblait qu’en début de mandature, la majorité entendait privilégier, à l’image du Collège -jusqu’à aujourd’hui en tout cas- la parité homme/femme. Or, je constate dans le comité délibératif, un rapport 2/3-1/3. Il y a pourtant, dans le pool consultatif, me semble-t-il, des membres féminines dont les compétences pourraient être bien précieuses pour les délibérations. Qu’est-ce qui explique le choix de ces deux catégories ?

Troisième remarque, je trouve le bilan 2007-2008, particulièrement affligeant. Je n’ai rien contre la plupart des activités occupationnelles qui y sont mentionnées, mais est-ce bien le rôle d’un conseil consultatif de participer à ce genre d’activité et surtout, au bilan, de n’avoir fait que cela ? Et, au fait, qu’est-ce que ce conseil a de consultatif ? Quand et sur quels sujets est-il consulté par le Collège ? Organise-t-on des discussions, séminaires,… sur des sujets comme la mobilité, la santé, le logement, les relations intergénérationnelles, … pour connaître l’avis de nos aînés ?

Je plaide pour que ce conseil soit véritablement consultatif et même participatif en ce sens qu’un dialogue pourrait être provoqué régulièrement entre ce conseil et le nôtre pour véritablement associer les aînés à la vie communale. Et, dans la foulée, je plaide pour qu’il en soit ainsi avec le conseil des citoyens du monde et celui des jeunes.

Conseil communal du 26 mai 2008

* Aménagement des places du Souvenir et d’Aimeries.

C’est évidemment une très bonne intention que d’aménager ces deux places qui sont à la fois des lieux de passages problématiques dont le dossier souligne à juste titre la dangerosité mais aussi des lieux de vie importants à Houdeng-Aimeries que ce soit avec le pittoresque marché hebdomadaire ou avec la ducasse du mois d’août. D’une manière générale, l’idée de réhabiliter les places publiques pour redynamiser l’espace public est intéressante.

Je voudrais faire une remarque sur le financement, deux petites remarques qui ne remettent nullement en cause ce qui nous est proposé et une réflexion sur le problème du stationnement.

En ce qui concerne le financement, le crédit de dépense est de 758 mille € couverts pour partie par le contrat de ville de la Politique des grandes villes du gouvernement fédéral et pour le reste par La Louvière. Or l’estimation de la dépense s’élève à 1,240 million. Cet investissement sera couvert par un subside du Contrat de ville ; donc, je suppose une partie des 758 mille € que représente le crédit de dépense ? Vous nous demandez alors d’accepter un crédit supplémentaire de 737 mille € couvert par un emprunt à charge de la ville et qui sera inscrit lors d’une prochaine modification budgétaire. Questions : pourquoi 737 mille € ? qu’est ce qui justifie ce supplément de 255 mille € par rapport à l’estimation de la dépense ? quelle est la raison d’une prévision d’une modification budgétaire pour un projet dont on a pas encore donné le premier coup de pioche ? Dans la présentation vous nous dites également que « le montant des moyens de financement seront fixés par le Collège » (je suppose qu’il faut lire que c’est le montant qui sera fixé) ? qu’est-ce que ça signifie ? faut-il s’attendre à de nouveaux montants avancés par le Collège qui mettra une fois de plus le conseil devant un fait accompli ?

Pour ce qui est de l’aménagement lui-même, deux petites remarques : 

1° à propos des trottoirs, j’ai lu que la hauteur demandée pour les bordures était de 8 cm. Dans l’annexe 10 (parti urbanistique), vous indiquez votre volonté de favoriser la circulation des piétons et tout particulièrement des personnes à mobilité réduite. Est-ce qu’un aménagement de bordures en pente pour faciliter la circulation de ces personnes sera explicitement demandé dans le cahier des charges ?

2° les matériaux destinés au recouvrement des voies carrossables sont très succinctement évoqués. L’asphalte semble proscrit. Cependant, peut-on explicitement exiger que les matériaux soient suffisamment solides pour résister au trafic des poids lourds (en particulier des bus) et éviter un défoncement rapide des rues comme on a pu le déplorer à la rue Sylvain Guyaux, par exemple ?

Enfin ma réflexion sur le stationnement. J’ai relevé, parmi d’autres, un passage qui me paraît important et interpellant en page 3 de l’annexe 9 (philosophie générale d’aménagement). Je le cite : « Suppression totale ou partielle du stationnement en surface (de toute façon la voiture va continuer à prendre de l’ampleur et les espaces aménagés ne seront jamais suffisants. Autant trancher de façon claire dès le départ. »

Ce paragraphe évoque de façon très concise un problème beaucoup plus général qui ne concerne pas seulement les deux places houdinoises. Jeudi dernier, après la présentation des projets d’aménagements des places du centre ville, la première question posée touchait à ce problème. Tous les jours on y est confronté. Et c’est vrai qu’avec le développement croissant du parc automobile, le problème du stationnement risque d’empoisonner une ville comme la nôtre qui n’a pas été conçue pour accueillir autant de véhicules. Je n’ai pas le souvenir de l’entièreté du contenu du plan de mobilité que le conseil a adopté il y a quelques années, il me semble que l’on a beaucoup réfléchi à la manière de faciliter la circulation, les déplacements dans la ville mais il faut bien s’arrêter à un moment donné et j’aimerais savoir si cette question du stationnement a bien été étudiée dans sa globalité ? Manifestement, le fait qu’elle revienne de manière récurrente démontre qu’on ne l’a pas traitée comme il se doit. Il est d’autant plus indispensable de le faire que le problème va se poser pour les autres aménagements et notamment pour le nouveau quartier Boch. Nous souhaiterions que sur cette question, l’on travaille de façon plus prospective plutôt qu’au coup par coup.

* Contournement ouest.

Rassurez-vous, je ne vais pas remettre en cause ce projet. Moi aussi je veux être de ceux qui diront : « le monstre du Loch Ness existe, je l’ai même rencontré ».

Je note tout d’abord que, comme pour d’autres points, l’avis de la CCATM n’a pas été reçu. Comment peut-on espérer l’avis d’une commission qui n’est pas réunie ? La démocratie consultative avance ici à reculons ; il y a déjà belle lurette que l’on ne parle plus de démocratie participative.

Bref, ce n’est évidemment pas l’utilité de ce contournement qui est en cause, mais l’ampleur du chantier dans ce quartier hautement stratégique soulève un certain nombre de questions, d’inquiétudes de la part de certains riverains. Il serait d’ailleurs plus juste de parler de « conjonction de chantiers ». Au contournement proprement dit s’ajouteraient la construction d’un hôtel à la rue Conreur et celle d’une grande surface dans le contournement,…

Ma première question porte donc sur un éventuel phasage des travaux afin de réduire autant que possible les inconvénients et garantir la mobilité dans le quartier. Est-ce que l’on peut informer clairement les habitants de ce phasage.

Plusieurs préoccupations concernent la sécurité des piétons en certains endroits et qui n’ont apparemment été exprimées ou entendues lors de l’enquête. Cela concerne notamment, la signalisation du passage pour piéton qui traverse l’avenue de Wallonie au niveau du rond point de la rue de la Grattine ; la sécurisation des abords de l’école de la rue Keuwet ; le coin de la rue de la Coopération et de la rue Conreur où la circulation se fait dans les deux sens et qui verra probablement le trafic s’intensifier durant les travaux.

 * Stratégie communale en matière de logement 2007-2012.

Suite au quiproquo survenu entre échevins en commission à propos des projets de logements à la rue Chavée et au pont du Sart, je souhaiterais savoir si ce point est maintenu dans le plan stratégique. Sinon, qu’est-ce qui justifie son retrait ? par quel autre projet est-il remplacé ? Ce point concerne 13 appartements moyens.

* Comptes annuels 2007.

Pas de commentaires sur les comptes 2007. C’est sans doute la dernière bonne année pour les comptes de la zone. On se donne donc rendez-vous l’année prochaine.

* Armoire blindée.

La question ne m’est venue qu’après la réunion de la commission. Il s’agit donc de l’achat d’une armoire blindée pour entreposer les armes. On justifie cet achat de 20.000 € « afin de répondre aux normes de sécurité ». Cela veut-il dire que l’on ne respectait pas précédemment les normes de sécurité ou bien que ces normes ont récemment changé ; ce qui imposerait cet achat ? Dans le même ordre d’idée, cet achat concerne-t-il les armes déposées par les détenteurs privés pour se conformer à la loi sur les armes à feu ? Qu’est-il advenu de ces armes là ? Si elles existent encore, leur entreposage se fait-il dans des normes de sécurité ?

* Impact de la hausse du prix des repas scolaires

En février dernier, le CPAS a procédé à une hausse substantielle du prix des repas scolaires. Nous souhaiterions connaître, après trois mois, l’impact de cette hausse sur la fréquentation des cantines scolaires (le nombre de repas servis, le bénéfice financier de cette hausse,…). Dans la mesure où madame la Présidente du CPAS avait répondu que des familles en difficulté pouvaient s’adresser au CPAS pour obtenir une aide, nous souhaiterions connaître le nombre de demandes qui ont été faites et, le cas échéant, l’impact financier de ces aides complémentaires ?

* Situation des bibliothèques communales

Il y a un an, je posais une question relative à une rumeur de fermeture de certaines bibliothèques communales. Dans sa réponse, monsieur l’Echevin de la culture répondait notamment que : « Nos derniers échanges avec l'Inspection de la Communauté Française du secteur de la lecture publique montrent à suffisance qu'il est urgent de repositionner notre offre ainsi que notre stratégie globale. Dans cette perspective, le Collège communal du 30 avril dernier a sollicité une plus grande conformité entre le positionnement louviérois et les exigences décrétales. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé aux différents gens des bibliothèques de réfléchir à la problématique et de faire proposition de solutions dans les meilleurs délais. La seule piste de travail évoquée actuellement par le DEF est le renforcement de la bibliothèque-pivot. Dès réception naturellement des propositions émanant du secteur, le DEF fera rapport et proposition au Collège communal qui analysera les documents qui lui seront soumis et prendra attitude. »

Un an après… comme n’a pas écrit Dumas, peut-on connaître la situation des bibliothèques communales et les mesures prises ou envisagées pour répondre aux exigences de la Communauté mais aussi et surtout à la demande des usagers ?

* Gardiennage des enfants par du personnel article 60

La question relative au gardiennage des enfants par du personnel article 60 a déjà été posée. Le problème que je voudrais soulever ici est lié à l’instabilité de ce type d’emploi. Entendons-nous bien, ce n’est pas la compétence de ces personnes que je mets en cause ici. Des tout petits s’habituent pendant plusieurs mois à une gardienne qui disparaît du jour au lendemain quand son contrat arrive à échéance. Il y a certes la règle inhérente au statut des articles 60, mais il y a aussi des aspects pédagogiques, éducatifs et affectifs pour les enfants tout aussi importants. Ne pourrait-on privilégier ceux-là  en effectuant le changement de gardiennes pendant les grandes vacances ?

* Protection des riverains lors de la dépollution du site Boch (question écrite)

Plusieurs personnes habitant à proximité du site Boch s’interrogent sur les protections envisagées par la Spaque lors de la dépollution du site. Les préoccupations touchent surtout les éventuelles poussières qui pourraient causer quelques nuisances. Puis-je avoir quelques éclaircissements sur les précautions qui seront prises lors de ce travail dont, par ailleurs, personne ne conteste la nécessité ?

Conseil communal du 21 avril 2008.

* Je propose que le point 2.- zone de police de La Louvière - Constitution de partie civile dans le cadre de dossiers de rébellion, qui est à l'ordre du jour du huis-clos, soit porté en séance publique. C'est une question politique qui n'appelle à prononcer aucun nom particulier. Il me semble donc que ce point devrait être débattu en séance publique.

* Problème de stationnement et de circulation dans le quartier de la rue Wache

Fin 2007, une série de PV ont été soudainement dressés à l’encontre de riverains de la rue Wache dont les véhicules étaient stationnés deux roues sur le trottoir. Cette pratique usuelle dans cette rue s’explique par sa relative étroitesse, une circulation dans les deux sens et un stationnement autorisé des deux côtés de la rue. Ajoutons que les emplacements sont rares car la rue comprend de nombreux garages.

J’ai adressé un courrier, le 27 décembre, au Collège et au chef de corps en faisant des propositions visant la permission du stationnement deux roues sur le trottoir en certains endroits et l’instauration d’un sens unique afin de limiter la circulation.

J’ai appris que cette proposition de bon sens avait été relayée par l’agent de quartier mais le collège n’y aurait pas réservé de suite favorable. Je n’ai, en tout cas, plus eu de nouvelle depuis votre courrier du 18 janvier.

Si l’avis du collège est effectivement négatif et va donc à l’encontre d’un souhait des riverains, puis-je en connaître les raisons et quelles solutions alternatives vous proposez pour résoudre le problème soulevé par une application stricte de la réglementation ?

* L’abattage d’arbres au parc Gilson. 

De nombreuses personnes fréquentant le parc Gilson ont constaté avec stupéfaction l’abattage d’une douzaine d’arbres le long du grillage bordant la rue de Bellevue. On me signale, au passage, que cette clôture a été détériorée et n’est pas réparée ce qui constitue un danger pour les petits écoliers fréquentant l’école voisine. Peut-on connaître les raisons de cet abattage soudain ? A-t-on l’intention de replanter de nouvelles essences ?

* L’avenir du cinéma Le Stuart

Des informations contradictoires relatives à l’avenir du cinéma Le Stuart sont récemment parues dans la presse locale. D’un côté, il s’avère qu’il n’y aura pas de complexe cinématographique concurrent dans le futur quartier Boch et le cinéma actuel devrait subsister au centre ville. D’autre part, des investissements importants doivent être consentis pour adapter ce cinéma aux nouvelles technologies.

Or, pour en avoir discuté souvent ici, nous savons pertinemment que le propriétaire du cinéma va perdre beaucoup d’argent dans la revente de son terrain situé sur le site Boch. Malgré les déclarations optimistes, la question de la survie à court ou moyen terme du cinéma reste donc posée. Et avec elle, la menace d’une fermeture avec pour conséquence l’apparition d’un nouveau chancre en plein centre ville.

L’existence d’un cinéma à La Louvière –tout le monde en est convaincu- est non seulement un outil culturel majeur mais aussi un atout économique pour la ville. Qu’envisage-t-on, dès lors, pour aider à assurer la pérennité de cette entreprise à la fois culturelle et commerciale qui occupe une place stratégique au centre ville ?

* Désamiantage 

Est-ce que d’autres bâtiments communaux doivent encore être traités ? Si oui, n’y aurait-il pas intérêt à faire un inventaire complet et une estimation globalisée qui permettrait peut-être d’obtenir de meilleures conditions ?

* Subside pour engagement d’un conseiller en environnement.

Peut-on avoir des précisions sur le mode d’engagement de ce conseiller : est-ce un appel à candidature pour un nouveau membre du personnel ou est-ce un agent déjà en place qui pourrait prétendre à cette fonction ?

* Réseau cyclable communal.

Une fois n’est pas coutume : les fleurs arrivent parfois après les pots. Il s’agit d’un beau projet dont nous nous réjouissons. Nous ne pouvons que vous encourager à aller jusqu’au bout de cette initiative qui ne peut qu’être bénéfique pour nos concitoyens. J’ai cru percevoir, en commission, une sorte de « réserve prudente » de la part de l’échevin quant à l’aboutissement du projet au-delà de 2010. Ce serait vraiment dommage de ne pas compléter au maximum le réseau cyclable.

 

Conseil communal du 17 mars 2008.

* A propos d’une demande d’installer des caméras de surveillance.

Je souhaiterais réagir à l’interpellation de notre collègue du CDH. Tout d’abord, je voudrais quand même faire remarquer que La Louvière n’est quand même pas devenue soudainement une ville du far west ou une zone de non-droit. Il faut raison garder. Face à un problème sans doute bien réel de la violence, il nous semble que c’est une réponse globale et mesurée qui doit être apportée. Nous sommes convaincus que des réponses partielles comme la modification d’un article du règlement communal sur la vente d’alcool en période carnavalesque ou même l’installation de caméras de surveillance au centre ville sont des emplâtres sur une jambe de bois qui ne résolvent pas le problème à la base. En tout cas, nous pensons que ce serait une profonde erreur de faire flèche de tout bois en répondant au coup par coup dans l’improvisation et en surfant sur une vague sécuritaire de mauvais aloi.

Pour nous la problématique de la violence, de l’insécurité, des incivilités devrait faire l’objet d’une vaste réflexion citoyenne. Nous l’avons déjà faite et reproposons aujourd’hui de rassembler autour des autorités communales, non seulement la police mais aussi les travailleurs sociaux qui font un travail de terrain dans les quartiers, les directions d’écoles, les associations comme la Ligue des Droits de l’Homme, la Ligue des Familles, etc. en y associant également des chercheurs, des spécialistes… pour réfléchir ensemble.

Nous pensons que la recherche de solutions durables passe par ce débat citoyen car, en l’occurrence, nous avons intérêt à tenir compte de toutes les expertises. Nous aurions tort en tout cas devant une situation qui appelle indéniablement des mesures appropriées, de confondre vitesse et précipitation.

* Proposition de motion en soutien aux organisations syndicales des services publics

Attendu que le manque de moyens contraint la ville de La Louvière à reporter la nomination dans un cadre statutaire d’une importante partie de son personnel ;

Attendu que la ville a consenti des efforts financiers importants pour réduire la discrimination salariale entre les travailleurs contractuels (APE) et les agents statutaires ;

Attendu qu’un statut et une rémunération stables constituent un droit pour les agents propices à améliorer les services rendus au public ;

Attendu que La Louvière est toujours en attente d’un refinancement par le Fonds des Communes ;

Le conseil communal de La Louvière a pris connaissance d’un courrier au Ministre Courard par le front commun syndical (CGSP Admi, CSC services publics et CGSLB-SLFP).

La lettre syndicale rappelle au Ministre que « le secteur public local (…) wallon attend toujours sa convention sectorielle 2005-2006 (…) et une réponse à son cahier revendicatif visant notamment l’augmentation du nombre d’emplois statutaires.

Les organisations syndicales soulignent que « l’emploi statutaire est primordial pour la survie des services locaux (…) et la pérennisation des pensions de ses agents ».

Le conseil communal  de La Louvière comprend l’impatience manifestée par les agents communaux et appuie la démarche de leurs organisations syndicales.

Commentaire :

Je propose que le conseil communal soutienne la démarche des organisations syndicales (faite en front commun) qui, me semble-t-il, va dans le sens de l’intérêt, non seulement des agents, mais aussi des services communaux. Elle n’est en rien orientée contre le pouvoir communal et, au contraire, va dans le sens des espoirs que la majorité a émis en ce qui concerne un refinancement de ses finances. Par ailleurs, les réactions vraisemblables et légitimes des travailleurs soutenus par leurs organisations syndicales, face à une éventuelle absence de réaction du ministre, ne peut qu’être préjudiciable pour la population.

 

Conseil communal du 25 février 2008

Tarif des repas scolaires réclamés par le CPAS

Les parents des enfants fréquentant nos écoles communales ont été bien étonnés de constater à partir du 1er février l'augmentation du prix des ''repas écoles'' préparés par les soins du personnel du CPAS.

C'est qu'il ne s'agit pas ici de n'importe quelle augmentation. Selon la portion du repas, l'augmentation est de 30 % pour un repas complet (de 3,31 €  ou 133,50 francs à 4,40 €  ou 177,50 francs) et de 60 % pour les demi-repas (de 2,28 € ou 92 francs à 3,67€  ou 148 francs). Notez au passage que le nouveau coût du demi repas devient, en une fois, plus élevé que l’ancien prix du repas complet.

Tout comme vous, nous avons bien noté l'augmentation du prix des denrées alimentaires ainsi que celui de l'énergie. Les conséquences vont  être particulièrement pénibles pour les familles défavorisées dont on sait qu’elles peinaient déjà à offrir un repas complet quotidien. Or, c’est le but de ces repas scolaires à prix réduit que de donner la possibilité à un enfant en bas âge de manger un repas chaud par jour. C’est une mission sociale que seule l’école publique peut accomplir. C’est aussi une mission éducative dont il serait navrant de priver certains enfants à cause de l’argent.

Imaginez le budget que les parents ayant choisi cette formule - pour des raisons bien souvent d'horaire de fin journée - vont devoir débourser pour deux enfants en maternelle : 29,36 € par semaine, soit 1184 francs !! Trois enfants dont un en maternelle : 49,88 €, soit 2012 francs pour 4 repas d'une seule semaine !!

Le risque est gros de voir des enfants cesser de prendre des repas chauds à l’école ou de ne plus les prendre que de temps en temps. J’insiste : on rend aléatoire une mission de service public importante en pratiquant de telles augmentations, inabordables pour de nombreux parents. Faut-il rappeler, comme l’indique le rapport communal que La Louvière est la commune dont le revenu moyen par habitant est le plus bas (après Anderlues) de la région ? Nous avons le sentiment que la mesure que vous comptez prendre ne tient aucun compte de cette pénible réalité.

Renseignements pris, il apparaît que la hausse réclamée par le CPAS nous paraît prohibitive par rapport à certains prix réclamés dans d’autres villes ou dans d’autres institutions : ainsi

* au Clair logis, un traiteur fourni un repas complet (et me dit-on), de qualité, pour 3 € ;

* à Courcelles, le CPAS facture le prix d’un repas primaire aux écoles à 1,53 € et celui d’un repas maternel à 1, 17 €. Liberté accordée aux écoles de moduler le prix de vente des repas.

* à Charleroi, c’est également un traiteur qui fourni les repas pour 3,65 € pour un repas maternel et 3,75 € pour un repas primaire, secondaire ou adulte. (- 0,50 € annoncé dans la presse peut-être avant la fin de l’année scolaire)

L’augmentation nous paraît d’autant plus prohibitive que le CPAS produit, via la ferme Delsamme, une partie importante de la nourriture et que, vu la quantité de nourriture à produire, il est certainement possible de réduire le coût de certains produits.

Il est interpellant de constater que certains traiteurs sollicitent un prix plus bas que ce que ne réclame le CPAS de La Louvière. Entendez bien ce que je veux dire : je ne propose évidemment pas que l’on privatise le service ; je veux simplement souligner le fait qu’un traiteur privé n’a pas nécessairement à se soucier de l’impact social de ses tarifs et qu’il a même pour objectif de faire du profit. Ce n’est pas le cas du CPAS. Or, la mesure prise par celui-ci pénalisera les familles les plus fragile socialement.

Que le conseil du CPAS veille, dans la mesure des moyens dont il dispose, à équilibrer son budget, on peut le comprendre. Mais il y a un problème social qui en découle et cela devient à notre avis une question politique que le conseil se doit de débattre.

Parking rue Nicaise

Nous aimerions avoir quelques précisions à propos de ce point. Personne ne contestera l’utilité d’aménager ce parking ni surtout de le sécuriser. Cet aménagement repose cependant la question de la concession accordée à City Parking. Nous tenons à répéter notre désaccord avec ce contrat qui lie la ville à une firme privée pour une fonction qui devrait rester du ressort du service public et de la police en particulier. Quand on se souvient de plaintes récemment relayées au sein de notre conseil relatives à certaines pratiques de cette firme, nous ne pouvons que confirmer ce désaccord.

Par ailleurs, survient un quatrième partenaire, à savoir l’hôtel en voie d’achèvement à l’angle de la rue Nicaise et de la rue Guyaux. Quelles sont les conditions exigées pour lui permettre de bénéficier de certains emplacements dans le parking ?

Conseil communal du 31 janvier 2008.

* Budget CPAS 2008.

Je vais être très bref car l’analyse des trois budgets est en fait indissociable tant ils illustrent très clairement les tenants d’une même logique budgétaire. Ils sont de facto imbriqués dans le budget communal et surtout dans le futur du budget communal.

Le budget du CPAS est véritablement le reflet d’une société qui se porte mal. Et malheureusement de plus en plus mal. En 10 ans, les dépenses sont passées de 22 millions € à 37 millions et l’on prévoit une nouvelle hausse de plus de 1.700.00 € en 2008. On ventait, lundi, et à juste titre, le rôle positif de notre sécurité sociale. Celle-ci est un filtre qui permet de réfréner la misère. Elle le fait de plus en plus difficilement et il faut espérer qu’en d’autres pouvoirs de décisions, certains ne distendent encore plus les mailles du filet en privilégiant les assurances privées ou en privatisant certains pans de la sécurité sociale ou encore en accentuant la chasse aux chômeurs dont on connaît déjà aujourd’hui les effets pervers.

Mais votre budget prend également les allures d’un château de sable. Comme pour le budget de la police que nous examinerons tout à l’heure, la ville a, pendant plusieurs années, limité son intervention, s’appuyant sur les réserves du CPAS qui n’étaient pas inépuisables ; elle devra faire face à des besoins en hausse exponentielle. Nous pouvons donc craindre que les finances communales soient davantage sollicitées dans un avenir très proche, ce qui risque de compromettre les ambitieux projets de la majorité.

Tout comme à la ville, le CPAS conçoit ses projets plus importants sur l’arrivée d’hypothétiques subsides. Rien n’est moins sûr que ceux-ci seront octroyés. Alors, advienne que pourra ?

De plus, les investissements à l’extraordinaire pour un peu plus de 4 millions s’appuieront, eux, essentiellement sur des emprunts à contracter pour un montant de plus de 3,5 millions €.

Quadrature du cercle : vous avez épuisé les réserves du CPAS, la ville va devoir accroître son intervention alors qu’elle a elle-même des projets ambitieux pour lesquels le CRAC a émis plus que des réserves et le CPAS va accroître son endettement. Question : dans la mesure où gérer c’est prévoir : qu’est-ce qui est prévu en cas de clash ? Quels sont les services, les travailleurs qui pâtiront des économies que vous serez amenés à réaliser tôt ou tard ou alors allez-vous faire systématiquement payer davantage les usagers comme ce sera le cas à partir de demain pour les repas scolaires ?

La probable réponse : « on verra bien ! » me paraîtrait nettement insuffisante.

* Budget de la police 2008.

2007 ayant été une année de transition durant laquelle les travaux prévus pour les locaux de police ont été reportés à 2008 pour Houdeng et au plus tôt 2009 pour ceux de Baume, l’analyse du budget 2008 n’appelle pas des commentaires très différents de ceux faits l’an passé pour le budget 2007. Un boni cumulé a été réalisé durant les années précédentes, grâce essentiellement au fait que le cadre n’est toujours pas rempli.

Ceci appelle un premier commentaire car si on a l’air de s’accommoder de cette situation, elle n’est pas sans incidences sur la tension qui peut monter au sein du personnel. De multiples témoignages font état d’une certaine fébrilité, voire même d’agressivité de la part de certains policiers (et je ne fais pas ici de généralité). Certes leur tâche est ingrate et leurs conditions de travail ne sont pas idéales à cause notamment du manque d’effectifs.

Cela se vérifie à l’observation de l’évolution des coûts de ce que l’on appelle dans le jargon « les inconvénients », c’est-à-dire les heures de week-end, les jours fériés prestés, les heures nocturnes, supplémentaires et « rappelables ».

- 1,3 million en 2005 et 2006 ;

- 1,4 million en 2007

- 1.726.000 prévus en 2008, dont plus d’un million pour les week-ends

Il en est de même, toute proportion gardée pour les CALOGs (personnel administratif et logistique).

- 33.000 € en 2005 et 2006

- 37.000 en 2007

- 85.000 en 2008.

Comme je le disais l’an passé, le respect du cadre, à défaut de régler totalement le problème de l’insécurité, devrait améliorer sensiblement les conditions de travail des policiers du fait d’une meilleure répartition des « inconvénients ».

Mais, je reviens au fameux boni qui a permis à la ville de réduire son intervention à 8.782.000 € alors que les besoins en terme de dotation communale atteignent près de 14.000.000 €. Nous sommes donc bien d’accord que c’est sur cette réserve que la ville s’est appuyée pour faire une «économie » que l’on peut oublier à partir de 2008 puisqu’elle fondra après avoir financé en partie l’exercice propre.

Nous avons là une parfaite illustration du budget « château de cartes » que la majorité nous propose : c'est-à-dire une construction imposante certes, « ambitieuse » pour reprendre votre expression favorite du moment mais extrêmement fragile car, si vous retirez la carte « subside réduit à  la police », votre château s’écroule.

Évidemment, on ne peut pas analyser les recettes de la police sans évoquer l’étroitesse de la subvention fédérale 4.251.000 € plus une dotation complémentaire de 118.000 €, nettement inférieure à d’autres interventions comme pour la zone de police de Mons, par exemple. Évidemment, nous payons encore la duperie qu’a constituée cette réforme des polices dont le bilan semble toujours laisser sceptiques les professionnels. Et, plus généralement, nous payons l’incongruité des divers multiples pouvoirs de notre système politique où les mêmes partis (en l’occurrence depuis un bon nombre d’années le PS et le MR)  cultivent un art consommé de déplacer les problèmes entre les différents pouvoirs sans les régler.

Il est clair qu’en définitive, ce sont les citoyens, au niveau communal, qui sont les dindons de cette mauvaise farce.

Je conclus.

L’an passé, encore, j’estimais ne pas pouvoir débattre du budget de la police sans évoquer le cas des travailleurs de l’Action de Prévention et de Proximité. On connaît les péripéties extrêmement déplaisantes que ces agents ont connues depuis juin 2007. On sait qu’une épée de Damoclèse pend encore au-dessus de leur tête si, à l’échéance de la période de trêve du gouvernement fédéral provisoire, la politique des grandes villes n’est pas reconduite après 2008. Se repose donc la question de la pérennité de ces services de proximité et de prévention qui ont jusqu’ici constitués un appoint important et efficace en amont de l’intervention policière. Nous ne sommes pas sûrs que la notion de proximité soit tout à fait la même selon qu’un policier ou un citoyen la définit. Nous sommes donc toujours partant pour un débat politique et citoyen afin de définir cette politique de proximité de manière durable.

Conseil communal du 28 janvier 2008.

* Question d’actualité à propos de l’augmentation du prix des repas dans les écoles communales

(N.B. cette question n’a pu être posée car le bourgmestre a estimé qu’elle n’avait plus un caractère d’actualité puisque le conseil du CPAS avait voté le point. Chacun jugera par lui-même !)

Les parents des enfants fréquentant nos écoles communales ont été bien étonnés d'apprendre l'augmentation du prix des ''repas écoles'' préparés par les soins du personnel du CPAS.

C'est qu'il ne s'agit pas ici de n'importe quelle augmentation. Selon la portion du repas, l'augmentation est de 30 % pour un repas complet (de 3,31 €  ou 133,50 francs à 4,40 €  ou 177,50 francs) et de 60 % pour les demi-repas (de 2,28 € ou 92 francs à 3,67€  ou 148 francs). Notez au passage que le nouveau coût du demi repas devient, en une fois, plus élevé que l’ancien prix du repas complet.

Tout comme vous, nous avons bien noté l'augmentation du prix des denrées alimentaires ainsi que celui de l'énergie. Les conséquences vont  être particulièrement pénibles pour les familles défavorisées dont on sait qu’elles peinaient déjà à offrir un repas complet quotidien. Or, c’est le but de ces repas scolaires à prix réduit que de donner la possibilité à un enfant en bas âge de manger un repas chaud par jour. C’est une mission sociale que seule l’école publique peut accomplir. C’est aussi une mission éducative dont il serait navrant de priver certains enfants à cause de l’argent.

Imaginez le budget que les parents ayant choisi cette formule - pour des raisons bien souvent d'horaire de fin journée - vont devoir débourser pour deux enfants en maternelle : 29,36 € par semaine, soit 1184 francs !! Trois enfants dont un en maternelle : 49,88 €, soit 2012 francs pour 4 repas d'une seule semaine !!

Le risque est gros de voir des enfants cesser de prendre des repas chauds à l’école ou de ne plus les prendre que de temps en temps. J’insiste : on rend aléatoire une mission de service public importante en pratiquant de telles augmentations, inabordables pour de nombreux parents. Faut-il rappeler, comme l’indique le rapport communal que La Louvière est la commune dont le revenu moyen par habitant est le plus bas (après Anderlues) de la région ? Nous avons le sentiment que la mesure que vous comptez prendre ne tient aucun compte de cette pénible réalité.

On nous dit que c’est le tollé au sein des écoles... nous nous faisons donc le porte-parole de nombre de parents pour vous demander de renoncer à cette mesure. 

* Maison de quartier d’Houdeng.

La saga de la maison de quartier d’Houdeng va-t-elle avoir la même longévité que la célèbre série télévisée Derrick ? Les péripéties se succèdent ; il y a là tous les ingrédients d’un bon feuilleton. Sauf qu’à chaque épisode un coût supplémentaire apparaît alors que pas une tuile n’a encore été enlevée à l’ancienne maison communautaire. Ces augmentations sont à ce point importantes qu’il est difficile de ne les attribuer qu’à la seule hausse des prix des matériaux.

Il y a eu des frais d’architecte supplémentaire car l’ampleur des travaux avait été sous-estimée. Le cahier spécial des charges s’élevait alors à 317.000 € TVAC.

Cahier des charges qui a été revu à la hausse et un avenant de 142.000 € a été sollicité et obtenu du gouvernement fédéral pour un total des travaux de 342.000 €

Après quelques épisodes liés à la recherche d’entrepreneurs, nous avons maintenant un choix entre trois sociétés. La proposition la moins élevée, qui est retenue par le Collège dépasse quand même les prévisions et porte le montant des travaux (à moins que d’autres surprises surviennent encore) à 427.000 €, soit plus de 17 millions d’AFB.

Nous cherchons toujours à comprendre pourquoi les estimations de départ ont été à ce point sous-évaluées qu’il faille à présent compléter, par un emprunt de 85.000 €,  une subvention déjà majorée ? Nous avons le net sentiment que ces péripéties ne sont pas dues à une inflation indépendante de votre volonté mais à une ou des erreurs de départ dans la constitution de ce dossier.

Dès lors, il nous semble que pour des sommes aussi importantes, le collège n’était pas habilité à prendre seul les décisions et à les faire ratifier par le conseil. En d’autres termes et afin d’éviter que ce projet ne tombe à l’eau, êtes-vous sûrs que la procédure d’urgence puisse être justifiée et ne courrez-vous pas le risque que la décision soit jugée caduque ?

* Concours pour une œuvre d’art.

Nous ne mettons évidemment pas en cause le principe d’acquérir une œuvre par le truchement d’un concours. Le fait d’associer des responsables de la ville dans le jury devrait faire en sorte que l’œuvre choisie s’intégrera au milieu. C’est à ce propos que nous nous interrogeons toutefois.

En effet, nous lançons aujourd’hui un concours pour une sculpture qui ornera la place Mansart. Or, cette place doit être complètement réaménagée dans un futur que nous espérons le plus proche possible (Mr Godin a parlé d’après les grandes vacances). Les artistes, quant à eux auront déjà réalisé leur œuvre dans les prochains mois alors que la place n’aura pas été transformée. Comment dès lors pouvoir juger si l’œuvre s’adaptera à la place ? Ou bien alors, c’est la place qui devra être transformée pour s’adapter à la sculpture ?

Bref, n’est-on pas en train de mettre la charrue avant les bœufs ? Qu’est-ce qui justifie l’urgence de cette décision ?

* Modification règlement vente d’alcool en période carnavalesque.

Peut-on connaître les raisons objectives qui justifient cette modification ? Y a-t-il eu des débordements lors de précédentes éditions carnavalesques qui la justifient ? Le secteur horeca se sent-il menacé par cette concurrence qu’il faut lui venir en aide par un durcissement du règlement communal ?  Cette mesure vise-t-elle des associations privées qui organisent une petite fête à l’occasion du carnaval ?

* Lotissement de la rue de Bignault.

Selon la presse, le projet initial de lotissement a été abandonné et une nouvelle enquête semble ne pas tenir  des remarques avancées par les riverains. Deux changements non demandés sont repris : il s’agit du déplacement du sentier communal et de la prise en charge de l’aménagement des voiries par la ville.

- Pourriez-vous nous éclairer sur l’état d’avancement de ce dossier ?

- Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui ont motivé le changement du projet ?

- Pouvez-vous nous expliquer pourquoi les remarques pertinentes des riverains n’ont pas été suivies ?

- Pouvez-vous, enfin, nous indiquer le nombre de dérogations au schéma de structure communal similaires à celles octroyées au projet Dragone qui ont été antérieurement apportées pour d’autres projet lors des deux dernières années ?

* Conséquences possibles de l’arrestation du patron de la société TMC.

- Si cette arrestation est confirmée, pouvez-vous donner au conseil des éclaircissements sur le devenir des travaux confiés par la ville à cette société, soit directement, soit par le Foyer louviérois et la Régie communale ?

- En ce qui concerne les marchés en cours, quelle attitude le Collège compte-t-il prendre par mesure de prudence vis-à-vis de cet entrepreneur ?

- Sur le plan juridique, pour les marchés attribués, quelle attitude la ville (et le cas échéant le Foyer ou la Régie) adoptera-t-elle, sachant que d’importants retards sont déjà à déplorer dans l’exécution de certains travaux pour le Foyer ?

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