Parti communiste de la région du Centre

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Déclaration de la délégation du Front de Gauche et de l'Alliance des Outre-mers au Parlement européen

Sommet de Copenhague sur le climat

 

Le Sommet de Copenhague est une occasion historique de changer le sort de la planète. Il est nécessaire que les dirigeants politiques qui y seront représentés parviennent à une décision plus contraignante qu'à Kyoto, qui constitue une avancée par rapport aux objectifs fixés à Kyoto.

 

La délégation du Front de Gauche et de l'Alliance des Outre-mers demande:

 

•           la création d'un fonds d'adaptation aux changements climatiques conséquent, à la hauteur des enjeux; financé d'une part par les pays qui émettent le plus de CO2 et par les pays les plus riches, et d'autre part par une taxe carbone mondiale ainsi qu'une taxe sur les transactions financières. Ce fonds devra venir en plus et non en soustraction des aides publiques au développement.

•           la création d'une organisation internationale, telle l'OMC, qui se voit attribuer pour charge la régulation des questions du changement climatique et de l'environnement, et la gestion des fonds d'adaptation aux changements climatiques.

•           la pleine prise en considération de la position des Etats insulaires; de très nombreuses îles étant directement menacées de disparition par les effets des changements climatiques.

•           une priorité de la prise en compte du problème de la déforestation

•           l'abandon du système d'échange de droits d'émission de carbone qui constitue un vrai droit à polluer.

•           la création d'une norme mondiale valorisant la production d'énergie propre et non émettrice de carbone.

•           l'instauration de contraintes sur les industries pour les obliger à rechercher des solutions moins polluantes.

•           la nécessité de créer des obligations pour que les transports (avions, bateaux, voitures) deviennent moins polluants.

•           l'instauration d'obligations favorisant le tri et le recyclage des déchets (industriels, agricoles et ménagers).

 

La régulation mondiale des atteintes à l'environnement est une nécessité pressante, comme celles des marchés financiers et de l'internet.

 

Nous avons l'opportunité d'ouvrir cette marche de l'histoire par l'environnement : les conclusions et décisions qui ressortiront de ce Sommet doivent être à l'image de nos plus hautes aspirations humaines. L'Union européenne, et notamment le Parlement européen doivent y peser de tout leur poids, à défaut de quoi ses représentants apparaîtront comme des responsables n'ayant aucune prise sur la réalité des choses.

 

Discussion commune EUROPOL Intervention en plénière par Marie-Christine VERGIAT Députée européenne Lundi 23 septembre 2009 au nom du groupe GUE/NGL

 

Monsieur le Président,
chers collègues,

Je vais répéter ce qu'ont dit un certain nombre de mes collègues.

Le Parlement européen est saisi en urgence, avant la mise œuvre du traité de Lisbonne, de quatre textes relatifs à Europol, qui concernent notamment la protection de la confidentialité des données qu'Europol peut être amené à transférer, y compris à des pays tiers.

Nous sommes unanimes au sein de ce Parlement pour condamner la façon dont nous avons été saisis de ces textes portant sur des matières dont il ne fait aucun doute qu'elles entreront dans le champ de la codécision après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

Nous sommes nombreux à considérer que nos concitoyens ont droit à la sécurité et que la lutte contre le terrorisme constitue une priorité. Tout doit être fait, en effet, pour que nos concitoyens ne vivent pas en permanence avec la peur d'être victimes d'attentats. Il est donc important que tout soit fait pour renforcer la coopération policière, mais cela ne doit pas être fait à n'importe quelles conditions, et notamment pas au détriment des libertés publiques fondamentales que sont le droit à la vie privée, la liberté de circulation et la liberté d'opinion.

J'ajouterai que la prévention de la délinquance ne peut se résumer à toujours plus – et à uniquement toujours plus – de répression. C'est l'honneur de nos démocraties que de toujours protéger nos libertés et de n'y porter atteinte qu'en cas d'absolue nécessité. La coopération policière doit donc se faire dans un cadre juridique précis, qui permette notamment d'assurer la protection de la confidentialité des données échangées et la juste proportion des données avec les objectifs de sécurité énoncés.

C'est pour cela qu'avec l'ensemble des autres groupes, le groupe GUE/NGL demande au Conseil et à la Commission de retirer ces propositions. Et je regrette, moi aussi, l'absence du Conseil.

 

Intervention en plénière de Marie-Christine VERGIAT (Députée européenne) : Révision de la décision relative au Système d'information des douanes

au nom du groupe GUE/NGL 

Madame la Présidente,

Nous sommes saisis, à la demande du gouvernement français, d'un texte visant à permettre la coopération des administrations douanières avec Europol et Eurojust. 

Là encore, nous sommes dans un domaine où il ne fait aucun doute qu'après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, nous serons dans le champ de la codécision. Nous regrettons donc, comme sur Europol, que la précipitation prenne le pas sur la volonté de garantir les libertés fondamentales.  

Dans tous ces textes, nous regrettons que l'équilibre indispensable entre sécurité et respect des droits fondamentaux soit sans cesse un peu plus remis en cause, au détriment des libertés, et ce pour des résultats globaux qui ne sont pas toujours probants pour nos concitoyens.

Nous regrettons que, sur ce texte qui cherche à établir des interconnexions entre les fichiers des douanes, de la police et d'Eurojust, la position que le Parlement européen nous propose d'adopter soit plus timorée que sur Europol car les dangers sont les mêmes et les protections énoncées sont encore plus fragiles dans les textes qui nous sont soumis. Ainsi, par exemple, comment ne pas être scandalisé par le fait qu'il n'existe aucune limite claire quant à la durée de rétention des données.

Au moment où, dans chacun de nos pays, les politiques sécuritaires portent chaque jour des atteintes plus graves à nos libertés fondamentales, nous regrettons que le Parlement européen ne joue pas pleinement son rôle de garant des libertés et des droits fondamentaux.

Certaines améliorations en ce sens, que j'ai proposées notamment sur Europol, ont été adoptées. Je m'en félicite et j'en remercie mes collègues, mais elles demeurent insuffisantes, notamment au regard des principes de proportionnalité et de nécessité, qui doivent toujours prévaloir quand on met en cause les droits et les libertés.

C'est pourquoi, si d'autres amendements plus protecteurs pour nos concitoyens ne sont pas adoptés, le groupe GUE/NGL s'abstiendra sur ce texte.

 

Libérez Murad Akincilar! Arrêtez la répression des syndicalistes en Turquie! 

Exigeant la libération immédiate et inconditionnelle du syndicaliste turc Murad Akincilar, le groupe GUE/NGL au Parlement européen a appelé aujourd'hui au respect des droits fondamentaux des syndicats et des droits démocratiques en Turquie. 

Murad Akincilar a travaillé en tant que coordinateur de syndicat et économiste avec le Syndicat industrie et bâtiment de Genève. Il est rentré à Istanbul et a été arrêté le 30 septembre 2009. Il est interné depuis plus de 6 semaines, sur la base de soupçon dans le cadre d'une procédure d'exemption. Monsieur Akincilar n'est pas inculpé et même pas prévenu. Il n'a pas connaissance officiellement des accusations portées contre lui et ne peut donc organiser sa défense. Les droits de visite accordés à ses proches sont très restrictifs. Son état de santé est préoccupant, notamment parce qu'il souffre d'une maladie grave des yeux et qu'il aurait été soumis à des interrogatoires "musclés" qui ont aggravé son état.  

Selon une délégation suisse qui s'est rendue sur place les 25 et 26 octobre, composée par des syndicalistes et personnalités politiques, Murad Akincilar est un syndicaliste et un intellectuel reconnu qui a toujours respecté les droits démocratiques. 

Le groupe GUE/NGL exige que les droits de Murad Akincilar, comme définis par la Turquie en vertu du droit international (y compris les conditions de détention), soient respectés et qu'il soit libéré immédiatement et sans condition. GUE/NGL va aborder cette question avec le Président du Parlement européen et à la sous-commission du Parlement sur les droits de l'homme.

 

 
J.Henin:
La notion de Made In: ne doit pas être qu'une simple question de marquage, elle doit devenir rapidement un concept fort de respect des règles les plus avancées en matière:

De savoir faire,

De droits des salariés,

De développement durable et de protection de l'environnement

D'une attitude économique responsable

 

Si la mondialisation amène chacun à être en capacité de produire, la recherche effrénée du seul profit, se traduit en permanence par des atteintes répétées aux droits des salariés, des peuples, au saccage de leur environnement

La copie  hier l'apanage des marques de luxes, concerne aujourd'hui des secteurs aussi divers que la pharmacie, l'automobile, l'aéronautique...

Toujours derrière,  la notion de profit, alors que la sécurité des consommateurs est gravement mise en cause.

Dans le même temps des dizaines de milliers d'emplois sont mis en difficultés.

Avec la mise en place d'une notion de made in Europe, nous pourrions permettre au consommateur: d'effectuer un choix éclairé, d'agir pour la conquête de nouveaux droits.

 

Oui au respect des droits des salariés

                        des règles  environnementales

                        de nos savoirs faire

                        d'une gestion responsable

 

Oui enfin et surtout au maintien, à la défense et au développement des emplois industriels sur le territoire européen.
 

Intervention en séabce de P.Le Hyaric

La plupart des économistes indiquent désormais que la crise est due pour une grande part au transfert des richesses créée par le travail, vers le capital, vers les profits.

 

Et en général on s'accorde aussi pour dire que ce sont dans les pays où on a maintenu des systèmes de protection sociale, de services publics où les populations ont "relativement" "moins" souffert de la crise.

Or le problème, c'est la nature des conditions que vous mettez pour octroyer les aides de l'Union européenne, et celles du Fond monétaire internatinal

Elles ne peuvent pas être conditionnées à l'affectation de plans d'ajustement structurels réduisant les dépenses sociales, de formation, privatisant les secteurs publics, y compris les services sociaux d'intérêt généraux. C'est cela qui est inefficace. Tout ceci ne fera qu'aggraver la crise, le chômage, la pauvreté, alors que nous rentrons dans l'année européenne de lutte contre la misère et la pauvreté. Voilà pourquoi il faut inverser les critères de conditionnalité.

Et de décider que les fonds publics européens ou du FMI puissent être combinées avec un nouveau système de crédit et soient octroyés selon des critères nouveaux visant et incitant une nouvelle répartition des richesses pour augmenter les salaires et les retraites, les minimas sociaux, un haut niveau de protection sociale, la garantie d'un travail pour toutes et tous et des moyens pour la recherche et la formation dans le cadre d'un développement humain durable.

 

Le progrès social, va de pair avec l'efficacité économique et écologique.

 Tel devrait être la règle de conditionnalité.

 

Schengen: Explication du vote négatif de Jacky Henin: Rapport Coelho

On ose parler d’acquis de Schengen, mais comme habitant de Calais, je peux témoigner que si les accords de Schengen ont été favorables à la libre circulation des capitaux et des marchandises, ils n'en posent pas moins un certain nombre de problèmes.

Au-delà de l’utopie sympathique d’une Europe sans frontière, chaque jour nous sommes confrontés à la réalité dramatique de Schengen: des conditions de vie inhumaines pour les migrants.

Face à cette tragédie, l’Union et les Etats membres ne font rien ou si peu, la France quand à elle se déshonore en menant des opérations médiatiquo-policières de chasse à l’homme (comme avec la « jungle de Calais »).

Ainsi donc même sur le plan de la stricte action humanitaire l’Union européenne est totalement absente, laissant les collectivités locales seules face aux problèmes.

Arrêtons les larmes de crocodiles, comportons nous enfin en être humain responsable. Ce qui se passe à Calais est un problème politique majeur pour l’Union. Il ne se résoudra pas par l’Europe forteresse de Schengen, ni par des actions humanitaires ponctuelles. Stoppons les politiques de libre échange, arrêtons la libre circulation des capitaux, encourageons la souveraineté alimentaire, déclarons bien public mondial l’eau et l’énergie, combattons les inégalités sociaux-économiques.

 

Changement  Claimatiques: 

STRASBOURG 20 OCTOBRE 2009

Changement climatique : Pas de temps à perdre pour une solidarité authentique et pratique avec les pays en développement

Tout en demandant des négociations à Copenhague en décembre qui soutiennent les pays en développement dans leur lutte contre le changement climatique, la députée irlandaise du GUE/NGL Bairbre de Brún a déclaré que le changement climatique est un phénomène qui n'est pas du fait des pays en développement alors qu'ils en  souffrent énormément.  «La preuve d'une solidarité authentique et pratique est nécessaire. Les pays en développement doivent avoir le soutien financier et technique, en plus de l'aide au développement, afin de les aider à faire face au changement climatique", a-t-elle déclaré. "Parmi les critères les plus importants dans l'évaluation de tout accord à Copenhague sera celui qui contribue à lutter contre le changement climatique dans les pays en développement. Il n'y a pas de temps à perdre - l'action internationale doit être ambitieuse ou nous serons confrontés à un désastre. 

 

La députée néerlandaise Kartika Liotard a concentré sa contribution au débat sur la question de la déforestation, disant que la déforestation et les défrichements étaient «responsables d'au moins 18 % des émissions de CO2 d'aujourd'hui».   Critiquant le Mécanisme pour un développement propre (MDP) - un accord du protocole de Kyoto permettant aux pays industrialisés qui ont des engagements de réduction d'émissions à investir dans des projets dans les pays en développement, Liotard a ajouté que ce mécanisme "ne fonctionne pas correctement puisqu'il finance des projets afin d'émettre encore plus de CO2 ".  Faisant valoir que la lutte contre le changement climatique nécessite "de se concentrer sur les questions principales ", le député portugais João Ferreira a déclaré qu'il est regrettable que l'UE ne considère ce problème que sous l'angle du marché.  «Le principal outil proposé par l'Union européenne est le marché du carbone mais je pense que cela restera uniquement de l'ordre d'un changement de paradigme dans notre réflexion. Le système d'échange de quotas d'émissions n'a pas réduit les émissions, notre objectif est trop axé sur le marché» a-t-il déclaré.  Marisa Matias, députée GUE/NGL du Portugal, a déclaré qu'élaborer un plan d'action pour soutenir les pays en développement est "une question de justice et d'équité avec les pays qui souffrent des problèmes que nous avons créés".  «Si nous voulons être crédibles sur les questions fondamentales, alors nous devons nous pencher sur le financement. Il y a des estimations qui disent que nous avons besoin de 120 milliards € par an à donner aux pays en développement pour les aider à lutter contre le changement climatique, ce qui veut dire que nous avons donc besoin de ressources conséquentes et de courage pour traiter de ces problèmes", a-t-elle conclu.

 

"LE PARLEMENT EUROPEEN DOIT IMPERATIVEMENT CONDAMNER LE COUP D'ETAT AU HONDURAS"

 

Erasto Reyes, syndicaliste et représentant du Front de Résistance du Honduras s'est rendu ce mercredi au Parlement européen dans le cadre de sa tournée européenne de solidarité. Erasto Reyes est venu demander une aide concrète au Parlement européen.
 

En conférence de presse a déclaré que: " le Parlement doit dénoncer et condamner vigoureusement le coup d'Etat qui a eu lieu au Honduras. Nous demandons  à tous les députés européens de nous aider à restituer le pouvoir démocratique et à obtenir le retour inconditionnel du Président Zelaya, seul président légitime du Honduras. C'est pourquoi  nous demandons que l'Union européenne s'abstienne d'envoyer des observateurs aux élections prévues en Novembre et que, à l'instar de l'ONU et de l'OEA, elle déclare le processus électoral en cours illégitime".

 

Dans son intervention, Willy Meyer, député européen espagnol GUE/NGL et Vice Présidente de l'Assemblée EUROLAT a témoigné de sa concordance avec les demandes d'Erasto Reyes et de la solidarité absolue de son groupe parlementaire. Willy Meyer (qui s'était rendu au Honduras, mandaté par la GUE/NGL quatre jours à peine après le coup d'Etat) a insisté sur le fait qu'"aucune solution n'est acceptable si elle ne garantit pas la restauration de l'ordre constitutionnel au Honduras et donc le retour du Président Zelaya. S'il n'en va pas ainsi avant les élections de Novembre, celles-ci ne sauraient être reconnues comme légitimes: elles émanent d'un gouvernement putschiste qui a annulés les droits fondamentaux des honduriens. "

Willy Meyer a enfin dénoncé le fait qu'une délégation de députés européens du groupe PPE qui se sont rendus récemment au Honduras pour rencontrer le gouvernement de fait de Micheletti, "ce qui suppose qu'ils reconnaissent un gouvernement illégitime" a-t-il dit.

 

Le député européen portugais de la GUE/NGL João Ferreira, qui s'est rendu au Honduras en août et y a rencontré le Président Zelaya, a quant à lui fait état de la grande mobilisation populaire contre le coup d'Etat et pour la restitution de la démocratie et le retour de Zelaya dont il a été témoin. "Ce coup d'Etat n'est pas qu'un coup d'Etat contre le peuple hondurien, c'est un putsch contre tous les pays latino américains où le progrès social est en marche".

 

Jean-luc Mélenchon, député européen français de la GUE/NGL a  souligné les efforts de son groupe parlementaire et ses initiatives  qui ont permis de prouver que tous les députés européens ne sont pas du côté des putchistes, contrairement à ce que le silence honteux du Parlement à ce sujet pourrait laisser croire. "Il est inadmissible que l'Union européenne soit la grande absente dans la lutte contre la banalisation de ce coup d’Etat" a-t-il déclaré avant de dénoncer "les appels tout à fait indécents à la retenue" de la Présidence suédoise qui avait renvoyés scandaleusement putschistes et résistants dos à dos en juillet dernier. " Nous devons avoir conscience du fait que le Honduras est une sorte de « cahier de brouillon » de la méthode pour renverser les gouvernements qui déplaisent à l’Empire. Nous ressentons une grande inquiétude de voir le retour de telles méthodes en Amérique latine, car nous savons que quand ils commencent à un bout ils ne s’arrêtent pas en chemin" a indiqué le député européen avant de conclure en invitant l'assisatance à se rendre à la manifestation de soutien au Honduras qui avait lieu dans l'heure qui suivait.

 

Nous avons besoin d'une approche fondamentalement différente, pas d'un traité néolibéral

 

Tout en insistant sur le fait que le projet d'intégration européenne n'aura aucune chance d'aboutir sans la participation démocratique réelle des citoyens, le président du GUE/NGL Lothar Bisky a prôné pour une "Europe qui serait construite par ses citoyens plutôt que par ses élites", a-t-il déclaré aujourd'hui lors du débat au Parlement européen sur le traité de Lisbonne. 

 

"La gauche en Europe va lutter pour une démocratie plus directe. Nous avons toujours été en faveur de référendums obligatoires sur la constitution, mais une fois que vous vous engagez à tenir un référendum, vous devez en accepter les résultats. Sur ce point, le gouvernement irlandais a violé un principe démocratique. Notre problème avec le traité de Lisbonne est qu'il soutient les politiques qui ont apporté la crise financière, l'inégalité croissante, le chômage en hausse et les bénéfices plantureux des banques."

 

 La gauche a besoin d'une approche fondamentalement différente», a continué Bisky, "nous voulons une clause sur le progrès social et contre le dumping social ; nous voulons un traité de désarmement et non de militarisation".  

 

Déplorant le fait que la Commission européenne ait engagé d'énormes ressources dans la promotion de l'idée du Oui ou du Non à l'Europe, la députée irlandaise du GUE/NGL Bairbre de Brún a dit qu'un «défi pour tous dans cette assemblée est de reconnaitre que bon nombre des inquiétudes soulevées au cours de la campagne sur le référendum doivent encore être abordées.»   «Les gens sont inquiets à propos des emplois et des salaires, des droits des travailleurs et des services publics, ainsi que la militarisation et la voix des petits États, a dit de Brún. «Ceux qui ont plaidé en faveur du traité en tant que traité pour les emplois et les investissements devront rendre des comptes sur la situation de l'emploi et de la reprise, les droits des travailleurs et des syndicats. Les promesses faites ne doivent pas passer à la trappe maintenant que le résultat recherché par le gouvernement irlandais et les dirigeants de l'Union ont été atteints.» 

 

Le député irlandais Joe Higgins a mis l'accent sur sa perspective de gauche, socialiste quant au référendum, disant que ce n'était "pas une victoire pour la démocratie". «Menacés par une coalition de partis au pouvoir, de la presse capitaliste et de la Commission européenne, le peuple irlandais s'est entendu dire que le Non signifierait un isolement économique, un punition en Europe et une fuite des capitaux. En revanche, on leur a fait croire que le vote du Oui entraînerait emplois, investissement et relance.»  Higgins a critiqué l'idée que Tony Blair puisse devenir président du Conseil avant de souligner que seule la gauche est à même de prendre des mesures véritables en faveur des droits des travailleurs.

 

Le député tchèque Jiři Maštálka a exprimé sa déception sur le fait que pour un document important tel que le traité de Lisbonne, les citoyens de l'Union européenne dans tous les pays n'ont pas été consultés par référendum. "L'avenir nous montrera que le résultat du second référendum est une victoire à la Pyrrhus, contre les intérêts des citoyens de l'Union européenne." Maštálka a conclu en rejetant toute pression sur les processus décisionnels de la République tchèque à l'égard du traité.

 

Marie-Christine Vergiat, au nom du groupe GUE/NGL. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, chers collègues, nouvelle parlementaire comme beaucoup d'autres ici, j'ai été frappée par la place faite aux droits de l'homme dans les discours tenus dans cet hémicycle, et notamment dans ceux de notre Président Buzek. J'y souscris tout à fait car, si je suis ici, si j'ai conduit une liste aux élections européennes en France, c'est avant tout parce que je suis une militante associative et, justement, une militante des droits de l'homme. 

À ce titre, les événements de Guinée ne peuvent me laisser indifférente car ce sont les militants des droits de l'homme, et plus généralement les représentants de la société civile, qui se sont fait arrêter, violer quand c'était des femmes, massacrer le 28 décembre dernier: plus de 150 personnes tuées par balles, plus de 1 250 personnes blessées – vous nous l'avez dit Madame la Ministre – dans cette seule journée. La répression a continué dans les jours qui ont suivi, et continue encore, alors que ces personnes – cela a été dit aussi – venaient pacifiquement rappeler M. Camara à ses propres engagements. Il ne fait aucun doute, selon les témoignages qui affluent, que ce sont des proches du pouvoir, contrairement aux déclarations faites par le capitaine, qui ont perpétré ces exactions. 

Là-bas la situation est confuse, mais les organisations de la société civile, regroupées au sein du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne, appellent à l'aide la communauté internationale. Ces derniers mois, ce Conseil national a organisé un large recensement de la population guinéenne, exemplaire dans ces pays d'Afrique, en s'appuyant sur les engagements pris par M. Camara. 

Les informations qui nous viennent de Guinée sont alarmantes. Nous ne pouvons ici, au Parlement européen, nous contenter de discours. Ce débat a lieu à notre demande, à la demande de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique, mais il faut aller plus loin. Nous demandons la condamnation expresse de la répression de la manifestation. 

Vous nous avez parlé de sanctions ciblées, Madame la Ministre. Pourriez-vous nous en dire plus? S'agissant de l'arrêt immédiat des persécutions, de la libération de toutes les personnes arrêtées et de l'établissement d'une commission d'enquête internationale sur ces événements, j'ai cru comprendre, Madame la Ministre, que nous étions en bonne voie. Mais, là aussi, pourriez-vous nous en dire plus? 

Vous nous avez également dit que toute aide avait été gelée en dehors de l'aide humanitaire et alimentaire. Cela nous semble un minimum, mais comment peut-on concrètement appuyer la transition démocratique? 

Nous voulons, Monsieur le Président, qu'une résolution soit votée à la prochaine session de Strasbourg pour que le Parlement européen ne se contente pas de discours mais prenne, dans ses actes, une décision, comme il a su le faire en janvier dernier. Je le redis encore une fois, il y a urgence. Les organisations sur place nous alertent sur les risques de conflits ethniques. N'attendons pas un nouveau Rwanda pour réagir, les droits de l'homme doivent être défendus en Afrique comme partout ailleurs à travers le monde.

 

 

Patrick LE HYARIC
Débat Liberté de la
presse en Italie
08-10-2009 

                   Monsieur le Président,
                   Madame la commissaire,
                   Chers collègues, 

         La liberté de la presse, et de l'information est un droit fondamental, inaliénable, parce que, constitutif du développement humain.        

         C'est d'ailleurs ce que reconnait l'article10 de la Convention européenne des droits de l'Homme sur le pluralisme, et l'article 11 de la charte des droits fondamentaux de l'Union sur la liberté d'expression. 

         C'est au regard à la fois de ce droit européen; des recommandations de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe; de l'OSCE sur la liberté des médias que notre parlement est fondé à considérer que le président du Conseil Italien, responsable d'un Etat pourtant fondateur de la Communauté européenne - viole les principes de la liberté et du pluralisme de la presse dans son pays de plusieurs manières. 

         Il a transformé des biens communs publics, comme l'information, et la culture en vulgaires marchandises pour le profit, en constituant un empire médiatique -fait de plusieurs chaines de télévisions, de journaux, de maisons d'éditions, d'agences de collecte publicitaires, de compagnies d'assurances et de banques.  De surcroît comme président du Conseil italien, il influe sur le choix des nominations dans le secteur public des médias. 

         Cette situation de quasi monopole sur l'information et son financement, lui permet de dominer, de diriger, d'orienter la majeure partie des moyens audiovisuels, de presse et d'édition, mais aussi leur contenu dans son seul intérêt politique et financier.   

Un tel système de police de la pensée n'est pas compatible avec la nécessaire confrontation démocratique, que seul permet un réel pluralisme de la presse et des médias. 

Ajoutons, que, dès lors que le même homme et sa famille détienne à la fois le pouvoir politique et le pouvoir médiatique, nous sommes face à un conflit d'intérêt manifeste incompatible avec  une démocratie majeure, une démocratie moderne vivante grâce à une citoyenneté active. 

De surcroît Mr Berlusconi prétend limiter les publications d'informations judiciaires; poursuit et menace des journalistes qui le critiquent, poursuit des journaux italiens comme la "Republica", "L'Unita" ou encore le quotidien "LAvvenire" des évêques italiens.  Et des journaux européens, sont eux aussi menacés dont le magazine "Le Nouvel Observateur" en France. 

Enfin, la presse écrite indépendante est étranglée financièrement de deux manières.

Par le décret dit Trémonti du 6 aout 2008 qui réduit les aides publiques aux journaux indépendants.

Et par les réductions de budget publicitaires.  

La police de la pensée Berlusconienne, vise aussi désormais, la cour Constitutionnelle, les magistrats, la Fédération des journalistes indépendants, jusqu'au Parlement lui-même qu'il déconsidère. 

         Dans ces conditions, si sur tous les bancs de cette assemblée, nous avons la volonté de défendre en actes, ce que l'on appelle "les valeurs démocratiques de l'Union européenne", alors nous devons adresser un avertissement solennel, et faire appliquer le  droit européen que vous avez énoncé, Madame La commissaire Reding.  Nous devons dire avec les milliers d'intellectuels, de créateurs, de journalistes italiens que la liberté d'informer et la liberté d'être informé, doit être respectée sans condition en Italie comme d'ailleurs dans tous les pays européens sans exception. 

         Voilà pourquoi je soumets à notre assemblée la proposition de créer un observatoire européen du pluralisme des médias et de la presse dans l'Union européenne. 

         Celui-ci veillerait: 

au respect du principe de séparation des pouvoirs, entre pouvoir politique et médias dans toute l'union;

à la mise en place d'un seuil de concentration maximum dans les médias

au respect des droits d'informer des journalistes et du droit de publication pour les éditeurs indépendants des puissances d'argent

Il associerait notre parlement, aux parlements nationaux, aux éditeurs et créateurs, aux associations de journalistes, de lecteurs et de téléspectateurs.  Cet observatoire pourrait préparer un projet de directive sur le pluralisme des médias, qu'il remettrait à la Commission européenne et à notre Parlement. 

C'est un moyen de faire vivre la démocratie en Europe.

 

 

 

Election du président du Parlement européen:

1) Election du president du PE:

Résultat: Votants: 644 ont obtenus
Notre candidate E. Britt Svensson (groupe GUE) qui etait la seule candidate opposée au candidat presenté par le PPE M.Busek a recueilli 89 voix. (Notre groupe possède 35 membres). Ce qui signifie que des membres soit des verts, soit du groupe socialiste ont soutenus notre candidate de gauche face au candidat de droite. Le scrutin etant secret, nous savons seulement que 54 deputes non membres de la GUE ont soutenu notre candidat.
M.busek a donc été elu au premier tour par une large coalition comprenant le PPE, les autres groupes de droite, les socialistes et les verts. A chacun d'en tirer les enseignements adéquats.
Voir notre communiqué ci dessous....
  • 2) les groupe au PE:
  • PPE : Groupe du Parti populaire européen;
  • S&D : Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen;
  • ADLE : Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe;
  • Verts/ALE : Groupe des Verts/Alliance libre européenne;
  • CRE : Conservateurs et Réformistes européens;
  • GUE/NGL : Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique;
  • ELD : Groupe Europe de la liberté et de la démocratie.
  • Dernière information qui montre "l'ouverture" (à gauche) de ce nouveau parlement. Prenant prétexte du fait que nous sommes maintenant en 6ème position, notre groupe n'aura pas de vice présidence du PE(sur 14)...
     

    Communiqué de presse de la délégation française "front de gauche" du groupe GUE 

     

    Election du président du Parlement européen:

     

    Consensus contre l'intérêt des peuples.

     

    Alors que l'Europe est frappée de plein fouet par la crise, que les populations espèrent et attendent de l'Europe des décisions pour changer les choses. Alors que les dogmes ultralibéraux ont fait la démonstration de leur nocivité.

    Rien  ne bouge au Parlement Européen! 

     

    M. Busek candidat à la présidence présenté par le PPE et soutenu par les autres groupes du Parlement de droite, socialistes et verts qui à l'exception du Groupe GUE/NGL n'ont pas présenté de candidat a été  élu.

     

    Seule candidate alternative, Mme Eva-Britt Svensson présentée par la GUE/NGL portait les couleurs de la gauche. Ses 10 propositions pour l'Europe ont montré la possibilité de changer vraiment pour peu que la volonté politique soit au rendez vous. Elle a représenté le vote de gauche. Avec 89 suffrages, son score va bien au delà du nombre des députés de notre groupe. Un signe que le groupe GUE/NGL est au service de tous ceux qui veulent faire avancer la gauche. 

     

    Avec 555 voix sur les 644 députés ayant voté (sur 713 députés), M. Jerzy Buzek est élu au premier tour de scrutin. Ce résultat obtenu grâce à la coalition de la droite, des socialistes et des verts est d'autant plus lamentable que le président nouvellement élu du parlement européen n'avait rien caché de ses orientations libérales.

     

    Nous comprenons le sentiment des électrices et des électeurs qui ont voulu voter à gauche en choisissant les listes écologistes ou socialistes et se sentent floués dès le premier jour de session.

     

    Dans cette situation qui montre une fois de plus la déroute de la gauche européenne, les peuples d'Europe peuvent compter sur les députés du "Front de gauche" et de la GUE/NGL pour résister à ces politiques désastreuses et les aider à intervenir pour imposer d'autres choix.

     
     
     
     

     

    Présentation des cinq membres de la composante française du groupe GUE/NGL du Front de Gauche...

     

    Marie Christine Vergiat :

    Née à Roanne en 1956, mariée et mère d’un fils de 11 ans.
    Titulaire d’une maîtrise de Droit Public et d’un DEA d’Histoire du Droit,

    Activités professionnelles

    Collaboratrice du Groupe Socialiste à l’Assemblée Nationale de 1983 à 1997.

    Conseillère technique au cabinet de Martine Aubry de septembre 1997 à Janvier 2000

    Agent contractuelle au Ministère des Affaires Sociales (Délagation interministérielle à l'innovation, à l'expérimentation et à l'économie sociale depuis janvier 2000 : en charge de la vielle juridique et européenne : suivi de la vie associative, des coopératives et du dossier SSIG

     Activités militantes

    Engagée d’abord au sein de l’UNEF durant mes études,

    Membre du Parti Socialiste de 1980 à 2005)

    Responsable locale, départementale et nationale dans diverses associations (droits de l'Homme, éducation populaire, parents d’élèves.

    Je me suis présentée pour les élections européennes comme féministe, altermondialiste, militante de l’égalité, de la citoyenneté et des droits, défendant mes idées partout où cela me semble utile.

    Ce sont ces valeurs fortes que j’ai l’intention de faire entendre au Parlement européen.

     

     

    Jean-Luc Mélenchon

    Jean-Luc Mélenchon a milité pendant 30 ans au Parti Socialiste, deux fois conseiller général, trois fois sénateur, il était un des principaux dirigeants de l’aile gauche de ce parti. Il y défendait une orientation de rupture avec le capitalisme et de refondation républicaine et laïque du pays. Il a aussi été ministre de l’enseignement professionnel, dans le gouvernement de Lionel Jospin de 2000 à 2002.

     

    En novembre 2008, il a quitté le PS en refusant l’alignement du parti sur la social-démocratie européenne et le glissement de sa stratégie vers l’alliance au centre. Avec d’autres socialistes et des militants issus de divers horizons de la gauche, il a fondé le Parti de Gauche (PG) dont il est président. Avec le PCF, il a engagé pour les élections européennes de 2009 la construction du « Front de Gauche » pour rassembler toute l’autre gauche française, non sociale-démocrate. Remportant 8,15 % des suffrages, il a été élu député européen du Front de Gauche dans la circonscription du Sud-Ouest de la France qui regroupe les 18 départements des régions Midi-Pyrénées, Aquitaine et Languedoc-Roussillon, et notamment les villes de Toulouse, Bordeaux et Montpellier.

     
     

    Jacky Henin

    Né à Douai, dans le Nord, en 1960.militant communiste dès mes 18 ans, j’ai été syndicaliste étudiant. Commerçant de profession et rugbyman de passion, je suis devenu maire adjoint aux sports de la ville de Calais en 1995, puis maire de 2000 à 2008, et député européen depuis 2004.

    Avec la nouvelle législature, je continuai à me faire, au cœur des institutions européennes, le porte parole des aspirations et des luttes de tous ceux qui ne vivent pas de dividendes, de stocks options, de parachutes dorés. Je mettrai mon nouveau mandat au service de la prise de mesures anti-dumping salarial, fiscal et écologique pour protéger l’emploi dans l’industrie et les services afin que les salariés, les jeunes, les chômeurs et les retraités modestes ne payent pas une crise dont ils ne sont pas responsables, Je vais me battre pour que l’Union Européenne aille vers un salaire minimum européen et une harmonisation fiscale et sociale vers le haut, favorisant l’emploi et la redistribution des richesses. Le Parlement européen doit délivrer la Banque centrale européenne de la dictature des marchés financiers pour réorienter sa politique vers la création de richesses et d’emplois. Les directives de privatisations et de démantèlements des services publics doivent être abrogées. Le Traité de Lisbonne, doit être retiré. Mon objectif est d'être

     

    Patrick le Hyaric

    Patrick Le Hyaric est directeur de l'Humanité et de l'Humanité Dimanche. Directeur de l'hebdomadaire rural "La Terre" depuis 1990. Président de l'association "Forum pour un autre monde". Il a été élu de la ville de Lorient de 1982 à 1986, puis de La Courneuve de 1986 à 205. Il est engagé dans le combat pour la défense et la modernisation des services publics, l'emploi avec le concept de sécurité du travail, de l'emploi et de la formation pour toutes et tous. Il est engagé depuis des années dans les combats pour une "autre mondialisation" et la transformation des institutions internationales pour faire vivre le concept de souveraineté alimentaire et une nouvelle politique agricole commune. Participant à plusieurs forums mondiaux, il défend le projet d'un nouveau mode de développement, social, solidaire, écologique.

     

    Élie Hoarau

    Elie Hoarau est un homme politique réunionnais né le 8 juillet 1938 à Sainte-Suzanne .

    Docteur en Physique de formation et chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS),  il a toujours été pleinement engagé dans le militantisme politique au sein du Parti Communiste Réunionnais (PCR). Il fut notamment l'une des personnalités à l'origine du mouvement de libération culturelle des années 1970 qui a permis la reconnaissance et la libéralisation des pratiques culturelles créoles à la Réunion, notamment du Maloya.

    En 1970 il est élu Conseiller Général de la Réunion. Il est élu Vice-président du Conseil Régional de la Réunion en 1986 et 1er Vice Président du Conseil Général en 1994.

    Elu à l assemblée nationale en 1986, il démissionne en 1987 avec Paul Vergès pour protester contre la loi de parité sociale (31 décembre 1986) qui prive les Réunionnais de leur droit à l'égalité sociale. Il est réélu député en 1988 à 1993, et de 1997 à 2001.

    En février 1993 il est élu comme secrétaire général  du Parti Communiste Réunionnais (PCR).

    Maire de la ville de Saint-Pierre pendant dix-huit ans, il a considérablement transformé la ville. Il est ainsi à l'origine de grands projets comme le nouveau port de Saint Pierre ou l'aéroport de Pierrefonds.

    Lors du 6e congrès du PCR en mai 2009, il est reconduit au poste de Secrétaire Général.

    En Juin 2009 il conduit la liste Alliance des Outre-mers, une coalition des partis régionaux des pays et territoires d'Outre-mer et est élu Député européen.

    Communique de la délégation française « Front de Gauche

    Au sein de la Gauche unitaire européenne/ Gauche verte nordique

     

    Election du Président du Parlement :

    Choisir entre les valeurs ou les postes

     

     

    L’élection du Président du Parlement européen se déroulera mardi 14 Juillet au siège du Parlement européen à Strasbourg.

     

     Seulement deux candidats restent en lisses. La première est Eva-Britt SVENSSON, une féministe et écologiste suédoise, candidate de la Gauche Unitaire Européenne/Gauche Verte Nordique  (GUE-NGL). Le second est Jerzy Buzek, ancien Premier ministre polonais proposé par le Parti Populaire Européen (PPE).

     

    Les Socialistes, les Verts et les Libéraux ont décidés de ne pas présenter de candidat et de se rallier au candidat  conservateur du Parti Populaire Européen (PPE).

     

    Jacky HENIN, Elie HOARAU, Patrick LE HYARIC, Jean-Luc MELENCHON, et Marie-Christine VERGIAT, députés européens constatent que l'ensemble des arguments avancés durant la campagne européenne par le Front de gauche se vérifie une nouvelle fois : PPE et PSE continuent de co-gérer ensemble le Parlement européen avec l’appui régulier d’un certain nombre de voix des Verts européens.

     

    Or monsieur Buzek n’est pas n’importe quel candidat, nous l’avons bien vu lors du débat organisé à Bruxelles mercredi dernier : il est représentatif de la droite la plus conservatrice de ce Parlement. Il s’est vanté d’avoir fermé 22 mines dans sa région, s’est félicité des privatisations et a fait le lien directement entre immigration et délinquance. Et pas un mot sur les droits sociaux. Il a même refusé de se prononcer sur les licenciements boursiers.

     

    Entre discours, valeurs affichées et pratiques sur le terrain,  les députés européennes auront un choix clair entre une femme de gauche, militante féministe et écologiste et un homme de droite choisir entre une femme  incarnant des valeurs de progrès  et un homme  incarnant les valeurs les plus conservatrices et les plus libérales.

     

    A chacun de prendre ses responsabilités, nos électeurs jugeront en fonction des votes qui seront exprimés le 14 juillet.

     

     

     

    Willy Meyer, député de la Gauche unitaire européenne/ Gauche verte nordique au Parlement européen, se rend au Honduras afin d'évaluer la situation

     

    Bruxelles, le 1 juillet 2009

     

    Le groupe parlementaire de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique a décidé d'envoyer le député Willy Meyer au Honduras afin d'évaluer la situation après le coup d'état récent.

     

    Meyer arrivera ce jeudi 2 juillet, le même jour que le retour prévu du Président Zelaya, et il rencontrera des représentants des organisations sociales et politiques afin d'évaluer la situation après le coup d'état.

     

     

    Willy Meyer est le rapporteur du Parlement européen pour l'accord d'association entre l'Union européenne et l'Amérique centrale, qui est actuellement en négociation. Pendant sa visite il recueillera directement les informations afin d'informer le Parlement européen sur la situation au Honduras concernant l'accord d'association.

     

    Comme vice-président de l'Assemblée Parlementaire Euro-Latino Américaine (EUROLAT), il informera ses collègues parlementaires sur sa visite à ce pays d'Amérique centrale à son retour.

     

     

     

    Mars 2009

     

     

     

    Déclaration de Francis Wurtz, Président du groupe GUE/NGL en réponse à l'intervention de Gordon Brown sur le G20
    Strasbourg, 24/03/09                 

     

    Vous l'avez rappelé, Il y a 20 ans tombait le mur de Berlin, condamnant une fois pour toutes le modèle qu'il incarnait, et qui, au demeurant, agonisait depuis quelques temps déjà.  La tentation était trop grande, dans ce contexte, de lâcher la bride à un capitalisme sans rivage.  Après d'autres, l'Union européenne succomba à cette tentation.  Les pères de ce nouveau modèle - ou leurs successeurs - sont aujourd'hui dépassés par leur créature devenue immaitrisable.  Pour sortir par le haut d'une crise aussi existentielle, il faut d'abord oser se remettre en cause. Je n'ai pas l'impression qu'on soit partis pour.

     

    Au dernier Conseil européen, le Président de la Commission a estimé que "nous avons été à la hauteur"; celui du Conseil s'est dit "très satisfait" des résultats obtenus; la palme revenant comme souvent à M. Berlusconi, pour qui l'Union est "comme un corps sain attaqué par un virus".  Ben, voyons...

     

    Jusqu'à présent, les rares accents autocritiques sont venus de la sphère économique elle-même - tels ceux du Président de Morgan Stanley Asie, déclarant: "Nous sommes tous responsables: les institutions financières, les régulateurs, les agences de notation; les conseils d'administration, les politiciens, les banques centrales (...)  tout cela, nous devons l'accepter collectivement."  Voilà qui nous change!

     

    Je crois que vous êtes, Monsieur le Premier Ministre, le premier dirigeant politique européen à avoir, à votre tour, esquissé un mea culpa.  Il concernait l'attitude que vous avez adoptée il y a dix ans, après la crise asiatique - attitude, estimez-vous aujourd'hui, insuffisamment ferme face à ceux qui pensaient qu'il s'agissait donc de problèmes passagers: "la vieille idée selon laquelle les marchés étaient efficients et pouvaient se réguler d'eux-mêmes est finie", avez-vous déclaré.

     

    Je préfère ce zeste d'humilité au discours quelque peu suffisant de votre prédécesseur, ici-même, dans une vie antérieure...  Ma conviction est pourtant, que le compte n'y est pas!  Comme l'a bien exprimé le récent rapport du Secrétariat de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement: "ce qu'il faut, c'est fermer le grand casino!  Le dogme  appliqué au cours des 20 dernières années a échoué de manière spectaculaire."

     

    Voilà pourquoi ceux qui ont pompeusement annoncé le G20 comme un "nouveau Bretton Woods", où l'on "refonderait le capitalisme", voire où on le "moraliserait" ont trompé nos concitoyens.  Il n'y aura pas de "grand soir", le 2 avril, à Londres!

     

    Un grand syndicat de votre pays - "Unite" - a trouvé les mots simples et justes pour dire où le bât blesse.  Son slogan pour la marche organisée, samedi prochain, dans la capitale britannique, sera: "Mettre les gens en premier".  Cela parait évident, cela frise pourtant la révolution copernicienne par rapport à ce qu'est devenu le système dominant.  Voilà qui en dit long sur la nature des défis de notre époque.  Je vous remercie

     

     

    APE : une occasion manquée pour le co-développement ?
    HELMUTH MARKOV
    ALLEMAGNE
    « Cette discussion ne concerne pas uniquement un paquet de 16 questions orales, 8 résolutions politiques et 2 rapports - nous parlons ici de 79 pays en voie de développement et du renouvellement de leurs relations commerciales et de coopération avec l'Union européenne», a indiqué le député du GUE/NGL Helmuth Markov (Allemagne), président de la commission du commerce international du Parlement européen, pendant la discussion sur les accords de partenariat économique (APE) avec des pays ACP (CARIFORUM et la Côte d'Ivoire) hier soir.

    Il a souligné l'importance du commerce et de la coopération au développement comme mécanismes pour combattre la pauvreté et pour contribuer au progrès économique et social. Cependant, il a dit que ces pays « auraient eu besoin de plus de temps afin de négocier correctement » et regrette que la Commission européenne ait respecté trop rigoureusement les dates limites établies. « Un autre point de controverse était le manque de transparence dans les négociations et le manque d’implication des parlements et de la société civile, » a-t-il ajouté.

    Mais en général, il a critiqué les accords de partenariat pour leur contenu, par exemple, « la réduction de 80% en tarifs douaniers au cours des 15 années à venir, alors que ces pays en ont besoin pour leur développement. Si 50 ans de coopération commerciale non réciproque n’ont pas abouti à un développement substantiel – qu’en sera-t-il après une déréglementation mutuelle ? » a-t-il demandé.

    « La commission du commerce international a envoyé une liste de questions sur ces sujets au Conseil européen et à la Commission européenne. Nous, au Parlement, mais également les citoyens de l'Union européenne et des pays ACP attendons leurs réponses détaillées, » a conclu le député Markov.

    Parlant plus spécifiquement de l’APE entre le CARIFORUM et l'UE, la députée du GUE/NGL Madeleine Jouye de Grandmaison (Martinique) a exprimé ses
    « grandes préoccupations » par rapport à l'accord. « A mon sens, cet accord a été négocié avec des finalités principalement commerciales, les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont été relégués au deuxième plan, » a-t-elle déclaré. Elle regrette qu’au sein même du Parlement européen, la commission développement ait été littéralement évincée de la discussion.

    La députée Jouye de Grandmaison a exprimé un intérêt particulier pour les effets de ces accords sur les Régions Ultra-Périphériques (RUP) des Caraïbes. « Cet accord était l’occasion de gommer l'impact de certains handicaps dits structurels, comme par exemple, les longues distances, et de favoriser l'intégration régionale» a-t-elle dit, mais les seules considérations étaient qu'elles deviennent une partie du marché ouvert au CARIFORUM, ce qui pénalisera les RUP des Caraïbes.

    « C’était aussi le moment par cet accord de faire jouer la complémentarité des ressources et des économies, de permettre la libre circulation des biens, mais aussi celle des personnes. C’était le moment de promouvoir le dialogue entre les cultures, la formation, la coopération, les échanges de services, la gestion commune des écosystèmes marins et ainsi amener les régions ultrapériphériques à voler de leurs propres ailes et à s'engager dans un rapport gagnant gagnant avec l'Union européenne et en ne ratant pas pour autant le rendez-vous avec le codéveloppement, » a conclu la députée Jouye de Grandmaison.

     

    IDENTIFICATION BIOMÉTRIQUE ET DEMANDES DE VISA

     

    Sylvia-Yvonne Kaufmann

    Allemagne

    Nous demandons davantage de coopération des États membres dans les cas de visa et des règles strictes sur l’externalisation des services de visa. Le compromis atteint avec le Conseil contient certaines réalisations positives mais en même temps il soulève également des problèmes sensibles. Il est nécessaire d’introduire des règles communes dans tous les États membres en ce qui concerne l’externalisation des services de visa. Mais il reste encore des problèmes dans le domaine de la sécurité des données. En outre, il est inacceptable d’imposer les coûts d’externalisation aux demandeurs de visa en introduisant des coûts supplémentaires  pour le service. Je crains que cela ne dissuade beaucoup de citoyens moyens de voyager dans l’Union européenne.

     

     

    NON AUX APE NÉGOCIÉS PAR LA COMISSION AVEC LES ACP

    Vittorio Agnoletto  

    Italie

    Le groupe GUE/NGL s’opposera à la ratification par le Parlement européen des accords de partenariat économique (APE) négociés par la Commission avec quelques-uns des pays ACP, en particulier les Caraïbes et la Côte d’Ivoire. Ce sont des accords de libre-échange de plus, destinés à augmenter les parts de marchés des multinationales et les nouveaux domaines (services, brevets, marchés publics,...) dans le cadre de la stratégie très libérale «L’Europe dans le monde» adoptée par la Commission. Celle-ci a exercé d’énormes pressions sur ces pays pour arracher la signature de tels accords commerciaux qui sont très loin de favoriser leur développement et l’intégration régionale.

     

     

    GARANTIE COMMUNAUTAIRE A LA BEI

    Esko Seppänen

    Finlande

    La Cour de justice européenne a décidé d’annuler la décision du Conseil sur les garanties de la CE à la BEI contre les pertes de son prêt externe. La nouvelle décision sera décidée par la procédure de codécision. Le rapport Seppänen est la réaction du Parlement à la nouvelle situation. La commission du budget a adopté certains amendements sur des questions relatives aux droits de l’homme, au développement et à l’environnement. Le rapporteur a proposé un compromis à la Présidence de façon à ce que cette décision soit acceptée en première lecture. Après des hésitations et un trilogue formel qui s’est terminé sans accord, the Conseil a accepté le compromis proposé par le PE. A condition que le Conseil accepte formellement le compromis, un accord en première lecture sera alors atteint.

     

    POLITIQUE DE COHÉSION

    PEDro Guerreiro

    Portugal

    Le concept de cohésion territoriale est présenté de façon ambiguë et subordonné à la stratégie de Lisbonne. Nos propositions réaffirment les objectifs centraux de ce que doit être la politique de cohésion, en évitant que le concept de cohésion territoriale ne les dilue. Nous insistons sur le fait que, pour atteindre de nouveaux objectifs, de nouveaux moyens financiers devront être mis en place dans le cadre de cette politique et pour cela, il est indispensable de renforcer le budget communautaire concernant ces politiques. Nous considérons fondamental d’assurer la souveraineté des États membres en ce qui concerne la gestion et la planification de leurs territoires.

     

    NOUVEAUX ALIMENTS

    Kartika Liotard

    Pays-Bas

    Le règlement sur les nouveaux produits alimentaires devrait se concentrer sur le consommateur, et non sur le marché intérieur. Sans que le consommateur en soit conscient, beaucoup de produits alimentaires contiennent déjà des nanomatériels, alors qu’il n’y a aucune législation ou définition claire. Cela est nécessaire afin de garantir la sécurité de ces produits alimentaires aux consommateurs. Le clonage des animaux est très néfaste aux animaux. La Commission essaye d’introduire des produits alimentaires d’animaux clonés dans le présent règlement, ce qui signifie qu’on refuse au public et aux politiques l’occasion d’avoir un débat sur l’opportunité de ces produits. Je veux exclure les produits alimentaires provenant d’animaux clonés du champ d’application du règlement.

     

    Article de Francis Wurtz

    Député européen pour le Parti communiste français depuis 1979, président du groupe confédéral de la Gauche Unitaire Européenne

    LA GAUCHE ET LE PARLEMENT EUROPEEN

             Il est de bon ton, dans certains cercles de gauche - et plus particulièrement "d'extrême -gauche" -, de prendre de haut le Parlement européen: "que faites-vous dans cette galère?"; "les décisions se prennent ailleurs"; "tout changement y est illusoire"...  Je comprends naturellement - et partage - l'exaspération que suscitent tant l'orientation structurelle des politiques de l'Union européenne que les profondes carences démocratiques de son mode de fonctionnement.  J'exècre moi aussi le "crétinisme parlementaire" qui conduit  trop souvent des élus à s'enfermer dans la "bulle" de leur assemblée, loin de la vie réelle, et à surestimer grandement leur capacité personnelle à changer les choses.  Mais là, il s'agit, à mes yeux, d'autre chose. 

    UNE COOPERATION PERMANENTE AVEC LES MOUVEMENTS SOCIAUX

              Il s'agit souvent d'une méconnaissance des conditions des batailles politiques européennes en général, et des prérogatives acquises au fil des quinze dernières années par le Parlement de Strasbourg en particulier.  Notamment en matière de "codécision".  Ainsi, dans nombre de domaines, particulièrement ceux liés au marché intérieur européen, la Commission européenne propose des projets de directives ou de règlements, mais ce sont le Parlement européen et le Conseil (qui représente les 27 gouvernements) qui les adoptent, les amendent ou les rejettent.  Et si ces deux institutions n'arrivent pas à s'entendre sur un texte identique à la virgule près, la directive ou le règlement ne peut entrer en vigueur.  Dans de nombreux cas, le Parlement a donc parfaitement  les moyens de bloquer ou de rendre caduc un projet de la Commission.  Ainsi, il a rendu caduc le projet de libéralisation des services portuaires et bloqué celui sur le temps de travail qui visait à permettre à chaque Etat de porter la durée de travail hebdomadaire jusqu'à 65 heures ou davantage. 

             Bien souvent, l'on se retrouve, hélas, dans une situation différente: l'amendement de rejet du projet de la Commission que présente presque systématiquement le groupe de la "Gauche unitaire européenne - Gauche verte nordique" (GUE - NGL) n'obtient qu'une centaine de voix, la majorité des élus - PSE compris - préférant modifier le texte sans toucher au fond.  Ce fut le cas de la "Directive Bolkestein": la majorité s'est contenté d'en réduire le champ d'application en laissant croire, à tort, que tout le danger était dès lors écarté en ce qui concerne les domaines laissés en dehors de la directive: santé, services sociaux d'intérêt général...  Le rejet complet d'un texte aussi emblématique aurait, à l'inverse, rendu politiquement beaucoup plus difficile pour la Commission européenne le fait de revenir à la charge sur ces points Ce qu'elle a déjà commencé à faire.

              On le voit: le problème n'est pas l'absence de pouvoirs du Parlement, mais le trop faible nombre de députés prêts à rompre, par leur action et par leurs votes, avec la logique libérale.  Aussi, proclamer que "le Parlement européen ne sert à rien", cela sonne "de gauche", mais aide la droite... et ses alliés.  Pendant ce temps, les directives passent et sont tranquillement transposées en droit national dans chaque pays membre.

              Deux questions méritent d'être clarifiées à ce propos.  La première est celle d'une apparente contradiction: si les traités les plus récents ont renforcé les prérogatives du Parlement européen, pourquoi les avons-nous combattus?  C'est que ces mêmes traités ont surtout intégré et codifié un modèle économique libéral - avec des règles contraignantes pour tout Etat qui l'a signé et ratifié.  Par conséquent, une "autre Europe" exige un autre traité.  C'est fondamental.  Mais cela n'efface pas la possibilité - et le devoir pour la gauche - d'user des prérogatives nouvelles de ce Parlement pour contrer ces règles, empêcher autant que possible qu'elles soient traduites en directives, et nourrir la crise de légitimité du modèle actuel pour faire murir les conditions d'une alternative.  Un peu de dialectique ne nuit pas au combat de classe...

              L'autre question à clarifier est celle de l'articulation entre ce type d'action parlementaire et les mouvements sociaux.  Sans appui sur les luttes sociales, le mouvement associatif, les réseaux citoyens, les élus locaux..., un groupe comme le nôtre aurait été impitoyablement marginalisé au sein du Parlement européen.  En revanche, en devenant un interlocuteur privilégié des acteurs sociaux porteurs de l'exigence de "changer d'Europe", il a conquis une place incontestable dans la confrontation  politique dans toutes les institutions européennes.  Il est donc clair que notre groupe a besoin de ces liens de coopérations étroites et permanentes avec syndicats, ONG, réseaux de gauche pour peser utilement.

              J'ajoute: l'inverse est tout aussi vrai.  Les mobilisations sociales seules ne suffisent pas à faire basculer les rapports des forces.  Il n'y a pas de lien mécanique antre la puissance d'une manifestation devant le Parlement et le résultat du vote des parlementaires.  Changer la donne en Europe exige une construction dans la durée faite de luttes sociales, de bataille d'idées et d'interventions politiques, depuis le "terrain" jusqu'aux institutions. 

     Ce qui a fait la force de l'irruption citoyenne extraordinaire de la campagne pour le référendum de 2005 en France, c'est qu'elle a intégré tous ces niveaux d'intervention.  Je rappelle que le point de départ de ce mouvement a eu lieu au Parlement européen, le 3 septembre... 2003, sous la forme d'une opposition argumentée à M. Giscard d'Estaing - venu présenter le projet de traité constitutionnel issu de la "Convention" qu'il a présidée - de la part du groupe GUE-NGL, seul face à la "standing ovation" alors réservée au "père de la Constitution" par une assemblée subjuguée.  Cette révélation de "la face cachée de la Constitution" fut diffusée à plusieurs millions d'exemplaires dans le pays par un parti - en l'occurrence le PCF - convaincu de la justesse de cette cause et suffisamment organisé pour s'adresser largement à la population.  Les plus politisés de nos concitoyens s'en saisirent ainsi que de plus en plus d'organisations de gauche pour une fois unies.  Un débat s'engagea, qui fit boule de neige. Des progressistes d'autres pays européens y prirent part.  C'est l'illustration par excellence de cette "nouvelle façon de faire de la politique" seule apte, à nos yeux, dans la durée, à changer l'Europe.

     

    LES GRANDS AXES DE NOTRE IDENTITE DE GAUCHE

     Naturellement, les formes que peut prendre cette mobilisation citoyenne articulée à l'activité politique et parlementaire varient d'un pays à l'autre et aussi d'un thème à l'autre.  La gauche aux Pays-Bas ou en Irlande a sa propre expérience victorieuse sur le traité.  En Italie et en Allemagne, elle a réussi des mobilisations extraordinaires sur le thème de la paix.  En Autriche, elle avait impressionné toute l'Europe par sa résistance à Haider.  Dans les pays nordiques, elle a réussi à donner à l'écologie ou encore au féminisme une place de premier plan... 

    Pour un groupe comme le nôtre, le but est dès lors de tenter de mutualiser ces expériences pour construire ensemble une identité de gauche forte, transcendant les partis membres et, le cas échéant, dépassant leur positionnement spécifique.  S'il fallait mettre un accent particulier sur quelques grands axes de cette "identité GUE-NGL", j'évoquerais: le social, l'écologie, le féminisme, la solidarité, la démocratie et les droits humains, la paix.  

    LE SOCIAL

     Nous agissons pour une construction européenne qui mette au cœur de son ambition, de sa finalité, les hommes et les femmes, leur égalité, la promotion de leurs capacités et de leurs droits. Cela touche à l'emploi et à la formation qui doivent être garantis à toutes et à tous. Cela touche à l'éducation, à la recherche, et à la culture. Cela touche à la santé et aux conditions de vie. Cela touche à l'exercice d'une citoyenneté de notre temps, dans l'entreprise comme dans la société. 

    Un tel choix appelle des moyens adéquats.  Nous préconisons notamment la mobilisation de tous les instruments pertinents pour orienter l'argent vers le financement de ces priorités. Ce qui renvoie à nos propositions respectives concernant la Banque Centrale européenne, le crédit sélectif, le pôle financier public, la taxation des mouvements de capitaux ou encore l'action à l'échelle mondiale pour réformer en profondeur les institutions internationales.  Pour certains d'entre nous, cela signifie également favoriser l'émergence d'une vraie monnaie commune mondiale pour une maitrise commune du financement des biens communs à toute l'humanité.  

    L'ECOLOGIE 

    Nous agissons pour une Europe à l'initiative sur le plan écologique. Je pense au climat, à la biodiversité, à l'énergie propre, aux transports publics et au ferroutage, au logement offrant un cadre de vie décent, à la propreté de l'air, à la gestion responsable et publique de l'eau... Et j'ajoute: je pense aussi, à cet égard, à la nécessité de porter une nouvelle ambition alimentaire et agricole, une politique qui protège l'agriculture paysanne et non l'agro-business. 

    LE FEMINISME 

    Nous agissons pour une Europe reconnaissant l'égalité des droits entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la vie - à commencer par les lieux de travail.  Pour nombre d'entre nous, le féminisme est constitutif de la transformation sociale; l'Europe doit être anti-patriarcale et les associations doivent être reconnues comme des partenaires dans le dialogue social et sociétal.  Pour tirer vers le haut tous les droits, nous demandons que chaque femme vivant en Europe puisse bénéficier des lois les plus avancées pour les femmes qui soit en vigueur dans un pays de l'Union - y compris en matière de parité, cette pierre angulaire de la démocratie.  Nous demandons notamment la reconnaissance du droit à la santé génésique et à l'éducation sexuelle; le respect effectif du droit des femmes à la contraception et à l'avortement; une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.

    LA SOLIDARITE 

    Nous agissons pour une Europe solidaire, qui exclue l'exclusion; bannisse la précarité; proscrive les discriminations, le racisme, la xénophobie, l'homophobie; récuse la mise en concurrence des peuples et établisse avec ses partenaires du Sud une relation fondée sur l'égalité et non la soumission; le développement mutuel et non la prédation; le respect et non la condescendance ou le mépris. Une telle Europe doit proscrire la pauvreté qui frappe 65 millions d'Européennes et d'Européens dont 2/3 de jeunes! Elle doit également assurer aux résidents les mêmes droits qu'aux autres citoyens -y compris le droit de vote, notamment aux élections locales- Et elle protéger les réfugiés et non se protéger contre eux. Dans une telle Europe, il n'y a pas de place pour un texte comme la "directive de la honte" sur les centres de rétention, ni pour la chasse aux personnes sans papiers! 

    LA DEMOCRATIE 

    Nous agissons pour une construction impliquant réellement et durablement les citoyennes et les citoyens dans tous les enjeux importants: l'élaboration des politiques, le contrôle de leur mise en œuvre, l'évaluation des résultats. Nous nous mobilisons également pour le respect effectif des droits fondamentaux dans l'Union européenne: il est significatif que c'est un membre de notre groupe - Giusto Catania - qui est l'auteur du seul rapport adopté durant la présente législature sur cette question.  Il traite de toutes les formes de discriminations; du cas des migrants  et des réfugiés; des droits de l'enfant, ainsi que des droits sociaux. 

    LA PAIX 

    Nous agissons pour une Europe qui use de son poids et de son influence pour faire émerger de nouvelles règles dans les relations internationales: plus justes, plus démocratiques, plus pacifiques. 

    Face à la permanence de conflits non résolus -comme l'occupation de la Palestine et le criminel étranglement de la population de Gaza-, face à la banalisation de la guerre, -comme en Irak ou en Afghanistan-, l'Europe doit prendre parti; sans complaisance pour les gouvernements responsables, elle doit mettre son autorité au service de solutions politiques fondées sur le droit international; s'engager dans une relance du désarmement et non accepter l'installation d'un "bouclier anti-missile" américain sur son sol; et se libérer de la tutelle de l'OTAN, qui n'a plus aucune raison d'être.  

    Face au scandale de la faim, aux criantes inégalités de développement et à tous les dérèglements d'un système qui s'emballe, elle doit s'engager pour dépasser la guerre économique et la loi du plus fort, pour des rapports de coopération fondés sur la complémentarité et l'intérêt mutuel. Un milliard d'êtres humains touchés par la malnutrition au XXIème siècle, c'est une monstruosité dont l'Europe ne peut s'accommoder!  

    Face aux rapports de dominations qui oppriment tant de nations, elle doit, non se couler dans le moule de l'"Occident", mais se rapprocher de tous les pays à la recherche de voies nouvelles, permettant l'émancipation et le respect de la dignité de leur peuple. 

    En un mot, nous sommes pour une Europe-levier pour changer le monde! 

    Mais pour qu'une telle refondation ne soit pas qu'un catalogue de vœux pieux et puisse réellement, même très graduellement, se concrétiser, il faut, dans le même temps, s'attaquer aux ressorts du modèle qui a failli en même temps qu'il fait obstacle aux changements nécessaires: celui de "l'économie de marché ouverte où la concurrence est libre", celui de l'"interdiction de toute entrave à la libre circulation des capitaux"; celui d'une Banque centrale inaccessible aux citoyens comme aux institutions publiques et dévouée aux marchés financiers; celui d'un Pacte dit de stabilité visant en fait à rationner les dépenses publiques sociales; celui d'un libre-échange généralisé et de son corolaire: la pression permanente à la baisse des coûts salariaux, des normes environnementales, des réglementations et des droits, au nom de la compétitivité; celui de centres de décisions majeurs hors de portée des citoyens et de leurs élus. Autrement dit tout ce qui structure l'Europe libérale dans tous les traités depuis une vingtaine d'années - traité de Lisbonne compris.  Notre groupe est le seul à afficher cette cohérence entre les objectifs et les moyens d'une "autre Europe".   

    UN GROUPE DE REFERENCE POUR

    LES PROGRESSISTES D'EUROPE ET DU MONDE

              Au fil de ces batailles, nos chemins ont tout naturellement croisé ceux de tout l'arc progressiste européen.  D'abord, les organisations syndicales: notre principe a été de coopérer en toute franchise avec toutes celles qui y voient, elles même, un intérêt, de la Confédération européenne des syndicats jusqu'au "Forum Europe Sociale" animé par notre ami Horst Schmitener et très engagé contre l'Europe libérale.  Par exemple, sur les services publics: nous avons pu réunir 22 syndicats de cheminots de l'Union européenne face au quatre rapporteurs du Parlement sur un ensemble de quatre directives de libéralisation du rail.  Dans un autre domaine, nous avons pris l'initiative d'une audition sur le "livre vert" de la Commission européenne sur la "modernisation du droit du travail": plus de 30 représentants syndicaux de 12 pays européens, de l'Est comme de l'Ouest, y ont pris part.  Au sujet de la directive Bolkestein, la diversité de nos interlocuteurs fut bien plus large encore puisque toutes les organisations présentes au rassemblement géant de Bruxelles s'étaient, la veille, réunies avec nous pour un échange d'expériences particulièrement précieux.  En réalité, il ne se passe guère de mois sans rencontre de travail avec des syndicats et des animateurs de mouvements sociaux. 

             Nous sommes également en liaison permanente avec nos amis du Parti de la Gauche européenne, dont nombre de partis composant notre groupe sont membres; des représentants ou des représentantes de fondations progressistes - le réseau Transform - ainsi que, depuis peu, avec un tout nouveau et prometteur réseau d'élus locaux européens - le réseau REALP. 

             Il en va de même pour le mouvement associatif, dans tous les domaines évoqués plus haut.  C'est le cas des mouvements féministes - tel "l'Initiative Féministe européenne" ou "Choisir", ainsi que des associations nationales.  C'est aussi le cas des organisations écologistes: nous avons ainsi engagé, il y a sept ou huit ans, une coopération de longue durée avec Ricardo Petrella, internationalement reconnu par son engagement pour la reconnaissance du droit à l'eau, coopération qui s'est notamment concrétisée par la co-organisation de la première "assemblée mondiale des élus et citoyens de l'eau" dans l'hémicycle du Parlement européen, en 2007.  De nombreux autres enjeux environnementaux - tels l'amiante ou le réchauffement climatique - ont donné lieu à des initiatives associant notre groupe aux organisations les plus représentatives.  Parallèlement, nous nous honorons d'avoir invité au Parlement Dr Pachaury, Président du GIEC (IPCC) - aujourd'hui Prix Nobel de la Paix - dès le début de la présente législature, pour lui donner l'occasion de sensibiliser les députés à la cause climatique. 

             Les associations de solidarité avec les migrants et les réfugiés ont, elles aussi, reconnu notre groupe comme un vecteur privilégié de leur combat, en particulier dans la lutte contre les centres de rétention et la "directive de la honte": visites à Lampedusa, à Melilla, aux Canaries; hearing au Parlement européen; exposition itinérante; pétition en ligne; brochure pédagogique...: notre groupe a joué sur ce terrain un rôle jugé utile par tout le mouvement associatif concerné. 

             J'ai déjà évoqué les droits humains: l'élaboration du rapport de notre collègue Catania a donné l'occasion d'une large concertation avec les associations engagées sur ce terrain.  Des initiatives spécifiques sur les droits des homosexuels en Europe ont réuni les associations LGTB -ILGA - SOS HOMOPHOBIE. 

             Enfin, l'engagement du groupe pour la solidarité internationale en a fait, je crois pouvoir le dire, le groupe de référence au Parlement européen pour les forces de progrès de bien des régions du monde: de la Palestine au Kurdistan de Turquie; de l'Afrique aux nouvelles démocraties d'Amérique latine; de l'Irak à l'Afghanistan; de la République Tchèque où doit être implanté le "bouclier antimissile" jusqu'au sommet de l'OTAN à Strasbourg et à Kehl, nous nous sommes efforcés de répondre présents au côté des forces engagées pour un monde de paix. 

             Dans le même esprit, notre groupe a pris une part active à tous les grands rassemblements altermondialistes depuis le tout début de ce mouvement - la conférence ministérielle de l'OMC à Seattle en 1999 - jusqu'à aujourd'hui.  Ainsi, c'est le groupe GUE-NGL qui a, en coopération avec le Parti des Travailleurs (PT) du Brésil créé le FPM au sein du FSM dès la première année d'existence de celui-ci, à Porto Alegre en 2001 - expérience enthousiasmante s'il en fût! 

             J'espère que celles et ceux qui travaillent à un titre ou à un autre avec notre groupe se reconnaitront dans ce trop rapide tour d'horizon.  Leur confiance et leur amitié sont notre plus précieux encouragement.  À bientôt, pour une nouvelle page de notre engagement commun.