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Communiqué du 9 novembre 2009 : Israël : honte à l’Europe…et à la Belgique

Malgré les manœuvres des Etats-Unis et des pays de l’Union européenne, Israël n’a pu empêcher que le « rapport Goldstone » soit présenté devant l’Assemblée générale de l’ONU. Ce document établit que l’Etat hébreu s’est rendu coupable de crimes de guerre à Gaza au cours de l’hiver dernier. La résolution qui vient d’être votée à une large majorité, si elle n’est pas contraignante, accroîtra la pression sur Tel-Aviv. 

Dans le même temps, Barack Obama, qui disait vouloir faire du règlement du conflit israélo-palestinien une priorité, opère une courbe rentrante. Comme ses prédécesseurs, il refuse toute sanction contre Israël. Par la voix de la secrétaire d’Etat, Hilary Clinton,  l’administration américaine vient de manifester de la compréhension vis-à-vis des constructions de colonies... tout en prétendant, pour calmer les inquiétudes arabes, n’avoir pas changé de position sur le fond.

Ce comportement erratique constitue un soutien à la politique extrémiste de Netanyahou et de son gouvernement (donc fait partie, rappelons-le, le Parti travailliste, membre de l’Internationale socialiste) et ne peut qu’aviver les tensions et les risques de nouveaux affrontements.

On pourrait attendre de la Belgique et de ses partenaires européens qu’ils expriment clairement leur désaccord et l’exigence du respect des résolutions des Nations Unies. Or, la majorité des Etats membres de l’Union européenne ont refusé de voter le rapport Goldstone (1).

En outre, alors que se développe une campagne de boycott lancée des par des associations de la société civile européenne, on apprend que L’UE et Israël ont achevé leurs négociations sur la libéralisation du commerce des produits agricoles. La décision prise il y a plus d’un an par les Etats membres de rehausser les relations UE-Israël – un « partenaire naturel » - est toujours d’actualité, a déclaré à Jérusalem le vice-président de la Commission Günter Verheugen.

Fin octobre, la Haut représentant pour la politique étrangère de l’Union, Javier Solana, avait lancé devant la « Conférence présidentielle israélienne », qui réunit des politiques et des patrons de l’État hébreu : « Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions ».

Notre pays n’est pas en reste. Ainsi, la région de Bruxelles-capitale entend-elle organiser une mission commerciale en Israël en décembre prochain, ce « pays ‘atypique’ qui mérite un statut spécial car il est proche de l’UE en ce qui concerne le développement économique et la stabilité de sa démocratie et de ses institutions. » (Verheugen).

Le Parti communiste condamne cette initiative indigne et s’associe au rassemblement de protestation contre la mission organisé par de nombreuses associations (le mardi 10 novembre de 17h30 à 18h30  devant les bâtiments de la Direction du Commerce extérieur, Av Louise 500 ).

1. L'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont voté contre la résolution. L'Irlande, le Portugal, Malte, la Slovénie et Chypre l'ont adopté. Les 13 autres Etats membres de l'UE, dont la Belgique, la France et la Grande-Bretagne, se sont abstenus
 

 

 

Communiqué du 10 novembre 2009 : Il y a 20 ans, un mur tombait … et après ?

Il y a 20 ans, un mur tombait. La preuve était faite que l’enfermement d’une population est toujours un signe d’échec pour un système politique.

Il y a 20 ans, un mur tombait et le camp « socialiste » explosait, miné par un long travail de sape des puissances occidentales, mais également miné de l’intérieur, victime de l’autoritarisme, des excès bureaucratiques et de son incapacité à répondre aux ravages d’une crise multiforme et aux besoins d’émancipation des peuples. C’était l’échec d’une expérience d’alternative au capitalisme, qui a tourné le dos à l’espoir soulevé au début du XXe siècle.

Mais 20 ans après, où en est-on ? Selon une étude récente de l’institut Forsa, alors qu’en 1989, 71% des Allemands de l’Est estimaient que leur vie allait s’améliorer suite à la chute du mur, ils ne sont plus que 39 % à juger leur situation meilleure aujourd’hui.

La « chute du communisme » devait donner la paix et la prospérité au monde.  Or, on ne voit que conflits et inégalités croissantes. Partout, les droits sociaux reculent et la démocratie se mue de plus en plus en une bulle creuse. L’effondrement du « bloc de l’Est » a fait sauter un verrou à l’expansion planétaire de l’ultralibéralisme, aux appétits des oligarchies prédatrices et à la marchandisation sans freins.

Dans nombre de pays de l’Est européen, c’est aujourd’hui le règne du capitalisme sauvage, de la criminalité florissante, des mafias, de la corruption. Les inégalités explosent, le droit des femmes recule, l’espérance de vie baisse, des mouvements néofascistes redressent la tête.

Alors que le Pacte de Varsovie n’existe plus, l’OTAN a progressé de 800 kilomètres en direction de l’Est. Dans ce monde dit globalisé, des guerres terrifiantes sont menées au nom de la lutte contre le terrorisme, au mépris des aspirations à un ordre économique mondial juste qui permettrait le  développement de l’Afrique, de l’Asie et de l‘Amérique latine.

Triste bilan. Il y a 20 ans, un mur tombait et nous ne le regrettons pas.  Mais d’autres restent à abattre : en Palestine, à Chypre, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. 

Nous n’affichons aucune complaisance pour ce qui fut fait au nom du communisme. Mais au moment où d’aucuns travaillent à tracer un signe d’égalité entre le communisme et le nazisme, nous refusons les caricatures. Sans dogmatisme et avec un attachement aigu à la démocratie et aux libertés chèrement conquises par les luttes populaires, les communistes belges continuent de lutter pour sortir du capitalisme. Plus que jamais.

Le capitalisme triomphant n’accepte pas que des forces politiques s’opposent à sa main mise sur les populations du monde et à ses mortelles logiques. Ses servants les plus zélés n’hésitent pas à falsifier l'Histoire en occultant sa propre responsabilité dans l'arrivée au pouvoir de partis fascistes tant en Europe qu'ailleurs. Ils veulent ne reconnaître qu'une part des victimes de la seconde guerre mondiale, et nier le rôle central de l’URSS et du peuple soviétique dans la lutte contre le régime nazi.  Ils occultent volontiers le fait qu’au Chili, dans un continent latino-américain qui a payé un lourd tribut aux sordides manœuvres des Etats-Unis, les dirigeants de Washington ont aidé à anéantir par le sang une expérience sociale et politique et placé au pouvoir le dictateur Pinochet. Aujourd’hui, ils caricaturent celles et ceux qui, à Cuba, au Venezuela, en Equateur ou en Bolivie, tentent de construire un modèle de développement alternatif à celui des multinationales et du FMI. 

Le monde entier a tourné une page. Les partisans du capitalisme proclament  volontiers la fin de l’histoire. Or, le bilan de leur hégémonie sur le monde est sans équivoque : le système est entré dans une crise globale et planétaire. Tout ce que nous dénonçons a eu lieu pendant ces 20 années. Les communistes poursuivront leur combat pour un avenir de liberté et d’égalité. Non, l’histoire n’est pas finie.
 

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 

Communiqué du 5 novembre 2009 : Solidaires avec les cheminots!

Le processus de démantèlement de notre société de chemin de fer se poursuit. Après avoir scindé en 2008 la société en trois structures distinctes chapeautées par la holding  SNCB, la gestion démontre quasi au quotidien une volonté des dirigeants d’en finir avec l’entreprise publique du rail, d’en finir avec le service public.

Le fait, comme le font les dirigeants de la SNCB,  de s’en remettre à la « volonté des clients », c’est-à-dire au marché est une fumisterie qui ne trompe personne. Le projet de filialiser le transport des marchandises (le fret) n’est qu’une étape supplémentaire (sans doute qualitativement déterminante étant donné l’importance de ce secteur du transport) vers la privatisation progressive de ce service public. Cette filialisation a pour but de créer une société de droit privé afin d’ouvrir la voie à la casse sociale. Les cheminots l’ont bien compris : la suite se déclinera en dégradation du statut du cheminot, en pertes salariales, en recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance, en dommages irrémédiables pour la sécurité des agents et des usagers,…

L’argument est toujours le même : on perd de l’argent. Mais est-ce un hasard ? Le transport par rail subit une concurrence déloyale du transport routier devenu hégémonique (+ de 80% du transport total de fret), lequel ne paie pas le coût réel et « offre » souvent des conditions de travail déplorables. Pourquoi ne pas prélever une taxe sur le transport routier afin de la réinjecter dans le rail ? Cela permettrait d’inverser la tendance et de sauver un service public. Cela réduirait l’engorgement de nos routes et, élément crucial à l’heure du combat contre le réchauffement climatique, cela ferait baisser la pollution (le train émettant beaucoup moins de CO2 que le camion à la tonne transportée).

Ce laisser-faire au nom du « libre-marché », c’est le résultat de la volonté de l’Europe ultra-libérale exprimée dans le Traité de Lisbonne, clone de feu le Traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas mais avalisé par tous les partis francophones du gouvernement fédéral, opposition écolo comprise. Cela explique sans doute le silence assourdissant de ces partis face au drame social qui se trame à la SNCB.

C’est la raison pour laquelle le Parti Communiste exprime sa totale solidarité avec l’action de grève décidée par les cheminots ce jeudi 5 novembre.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 

 Communiqué du 4 novembre 2009 : Halte aux dérives racistes dans le débat sur le voile !

Le Parti Communiste défend en toute circonstance une conception laïque de la société.  Nous prônons un découplage complet entre d’une part le fonctionnement de l’Etat et de ses institutions et d’autre part les convictions religieuses qui relèvent strictement de la sphère privée.

Dans un pays dont le roi, en délégation officielle, va à Rome s’agenouiller devant le pape Benoit XVI, dans un pays dont le gouvernement participe chaque année au Te Deum, dans un pays où il est impossible d’imposer un seul réseau d’enseignement et de substituer aux cours de religion un cours de philosophie, ce combat demeure central et il dépasse de loin ce qu’il est désormais convenu d’appeler « la question du voile ».

La radicalisation d’une partie (et d’une partie seulement) du monde musulman nous inquiète comme nous inquiète toute radicalisation religieuse et toute velléité des religieux de s’immiscer dans la gestion des Etats. 

Le Parti Communiste tient toutefois à s’opposer avec la plus grande vigueur à l'instrumentalisation faite actuellement du débat sur le voile par des opportunistes droitiers qui cherchent à « voiler » leurs vraies motivations racistes. La Gauche doit se garder également de tomber dans les tentations communautaristes.

Si c’est véritablement de laïcité dont il s’agit, le débat est mal engagé. Dans les médias, les forums et dans la rue, les prises de position se radicalisent et les amalgames se multiplient.  La caricature de débat qui s’installe stigmatise une population déjà précarisée économiquement et régulièrement discriminée.  Elle fait le jeu de l’extrême-droite en véhiculant clichés et propos racistes.  Les communistes ne crieront pas avec les loups.

L'émancipation sociale, par l'accès des filles et des garçons à un enseignement général, laïc et mixte, et donc à une juste place dans la société, la multiplication des cultures et la richesse de la mixité sont, plus que jamais, nos objectifs. La justice et une solution juste au conflit en Palestine permettront enfin de faire reculer les extrémismes. Notre laïcité est celle du respect mutuel.

 

 

 

Communiqué du 28 septembre 2009 : Budget, les sales coups se préparent

Chômage, faim dans le monde – un milliards d’êtres humain en danger de mort -, rôle des banques et du FMI, aggravation de la précarité : des sujets qui fâchent et que les chefs d’État et de gouvernement réunis aux États-Unis ont ignoré ou minimisés.

Un constat qui va tout naturellement de pair avec un autre : d’une part, de nobles voix annoncent que le monde sort lentement de la crise. Mais le chômage explose dans des proportions jamais vues et chaque jour apporte son lot de fermetures d’entreprise et de licenciements massifs. D’autre part, alors que les banques et les organismes financiers ont vu couler à flot l’argent public pour recommencer –ils ne s’en cachent même pas – à tripatouiller comme avant, ce sont les citoyens qui sont appelés à passer à la caisse. Les Etats ne seraient ainsi que des caisses-relais où transitent les revenus des familles vers le grand patronat et la haute finance.

Ce ne sont ni les travailleurs, ni les allocataires sociaux qui sont responsables des trous budgétaires. Mais ce sont les tricheurs qui peuvent dormir tranquilles.

Dans toute l’Europe, les trains d’austérité annoncés sifflent de bien lugubres musiques. La Belgique y prend toute sa place. Les premières suggestions du Conseil supérieur des finances synthétisent remarquablement la philosophie qui guidera la confection des budgets 2010 et 2011. Ce sont les salariés-consommateurs-contribuables qui porteront le gros de l’effort : hausse de la fiscalité sur le mazout de chauffage, taxation du carburant au kilomètre parcouru, mesures dissuasives vis-à-vis de ceux qui investissent pour rendre leur habitat moins énergivore.

Comprenne qui pourra ? Les partis gouvernementaux – qui d’autre part ont décidé de répartir une bonne partie du déficit budgétaire sur des régions, communautés et communes déjà exsangues du côté francophone – ajouteraient l’hypocrisie au mépris antisocial s’ils suivaient le CSF. Ainsi la hausse de la fiscalité proposée est « justifiée » par la lutte contre la pollution, alors que les consommateurs visés sont captifs.

Le cynisme est d’autant plus insupportable que les entreprises échapperaient à « l’effort ».

Le Parti communiste dénonce les mauvais coups qui se préparent et espère que toutes les forces de progrès s’opposeront à cette relance de l’ultralibéralisme.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 

Communiqué du 23 septembre 2009 : "L'enseignement, une priorité" qu'ils ont dit !
 
 

 Depuis plus de 20 ans, l'enseignement est agressé, toujours désigné comme bouffeur de budget et les enseignants, comme des fainéants, toujours en vacances et gréviculteurs. Ça suffit !

La question des gouffres budgétaires a été habilement opacifiée, oubliée, tue pendant la campagne électorale. Mais il a été aussi dit que l'Ecole ne paierait pas pour les banques.
 

VERSION TRACT
 

Les mesures précises, annoncées dans la presse, attaquent directement les conditions de travail des enseignants, par conséquent leur disponibilité envers leurs élèves: moins 1,5 milliard d'€ sur les traitements, dont 700 millions dans l'enseignement obligatoire.

De plus, elles érodent significativement les budgets des familles, en supprimant l'intervention dans les abonnements SNCB. Elles grappillent quelques millions sur les missions d'aide aux écoles en difficulté. Elles annulent les engagements envers l'enseignement différencié. Elles réduisent les budgets prévus pour les activités de fin d'année scolaire. Elles enverront un nombre important d'enseignants (plus de 2000 !) au chômage et dévaloriseront de ce fait les études pédagogiques.

Les coalitions gouvernementales successives imposent des mesures douloureuses pour la majorité de la population, au bénéfice de ... Complétez les pointillés. Maintenant, ça suffit !

D'autres possibilités de renflouement des caisses de l'Etat fédéral, des Régions et des Communautés existent:


 

  • la suppression des intérêts notionnels ;
     
  • l'imposition des revenus du capital ;
     
  • l’imposition des grandes fortunes (de plus d’un million d’euros)
     
  • la transparence dans les transactions financières
     
  • l'application de la taxe Tobin-Spahn, votée par notre Parlement ;
     
  • la lutte effective contre la grande fraude fiscale (30 € milliards);
     
  • une diminution significative de notre contribution à l'OTAN.
     


Le Parti communiste Wallonie-Bruxelles salue le courage et la détermination des enseignants et de leurs organisations syndicales, dans leur lutte en Front commun et tous réseaux confondus contre ces mesures en contradiction avec de bonnes perspectives d'avenir.

Il s'adresse aux associations des parents et aux organisations des étudiants pour qu'elles marquent concrètement leur solidarité avec l'action des enseignants.
 

 

Communiqué du 17 septembre 2009 : Assassinat de Julien Lahaut, la démocratie à nouveau bafouée    
 
 

 Foulant au pied le vote intervenu en 2008 au Sénat, la ministre libérale Sabine Laruelle vient d’annoncer que l’enquête sur l’assassinat de Julien Lahaut ne serait pas effectuée.  Cette enquête scientifique constituait déjà un compromis puisque de nombreuses personnalités et élus à l’appel du PC réclament une véritable commission d’enquête parlementaire.  Il semble que cela soit encore trop pour certains.

Outre que la vérité sur l’assassinat d’une des figures principales du mouvement ouvrier de ce pays n’a pas de prix, l’argument financier avancé par le gouvernement est absolument fallacieux et même indécent.  Le coût d’une telle enquête est dérisoire au regard des budgets de l’Etat.  (Doit-on rappeler que plus de 20 milliards ont été trouvés en un week-end pour les banques, lesquelles ont d’ores et déjà repris leur course au profit !)

Le Parti Communiste s’insurge contre cette décision éminemment politique.  Certains continuent de se battre avec force contre la vérité, faisant de notre pays une véritable « monarchie bananière ». 

Avec tous les hommes et les femmes de gauche, notamment écologistes et militants républicains épris comme lui de vérité, le PC ne renoncera pas au respect d'une élémentaire justice.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 

 

 

Lettre envoyée au service de médiation de la RTBF par notre camarade Vladimir Caller, à la suite de la diffusion sur ses antennes de la série documentaire sur la Seconde Guerre Mondiale, "Apocalypse", laquelle propose un regard tendancieux tendant à établir un parallèle choquant entre communistes et fascistes, ainsi qu'à minimiser la responsabilité de certains Etats occidentaux dans la montée du fascisme. 

A l’attention de Mme Françoise de Thier,

Médiateur - RTBF

Concerne : l’instrumentation politique des faits historiques

Madame de Thier,

Je m’adresse à vous après avoir regardé, ce jeudi 20, à la télévision le programme « Apocalypse » traitant de la Seconde guerre mondiale et dont la présentation et certains passages ont attiré mon attention puisque chargés, me semble t-il, d’une intentionnalité politique douteuse.

Je vous précise tout d’abord que je ne suis pas spécialiste du sujet, encore moins historien. Simplement un citoyen, intéressé certes par les questions de l’histoire moderne mais, surtout, par le  phénomène si visible et croisant dernièrement, du « modelage » des opinions publiques avec le concours des médias.

Ainsi, voilà comment la RTBF présente le programme ci-dessus mentionné:

« Après avoir pris le pouvoir et installé le système nazi en Allemagne, Hitler décide de faire main basse sur l'Europe. Il s'allie avec Staline (1) puis envahit la Pologne, le 1er septembre 1939. La France et l'Angleterre n'ont plus le choix (2) : elles déclarent la guerre à l'Allemagne. Mais les Allemands et les Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne (3). Les persécutions des Juifs et des tziganes commencent.  ..(…)…. »

(Les soulignés et les numéros sont de moi).

A ce propos (et suivant la numérotation ci-dessus)  :

(1) Pouvez-vous m’expliquer ce qu’autorise à utiliser l’expression selon laquelle « (Hitler) s’allie avec Staline » ?  

Vous me répondrez, (c’est dans l’air du temps), « la signature du Pacte germano-soviétique de non-agression entre Molotov et Ribbentrop ». 

Questions :

- Est-ce que la signature d’un Pacte de non-agression vaut « alliance » ?

- Est-ce que l’on peut parler d’alliance et du « Pacte » sans mentionner que ce Pacte fut signé après que la France et l’Angleterre eurent signé, avec Hitler à Munich, le Traité du même nom facilitant, dans les faits, l’annexion de la Tchécoslovaquie par les allemands ?

- Est-ce que cette annexion n’allait pas dans le sens des vœux d’Hitler, à savoir, de sa marche vers l’Est, et donc vers les frontières soviétiques ?

- Est-ce que ce Pacte ne fut pas postérieur au Pacte, également de non-agression, signé par Bonnet (ministre des Affaires étrangères de la France) et le même Ribbentrop ? Pourquoi alors traiter si distinctement ces 2 Pactes et oublier l’un d’entre eux ?

(2) Pourquoi dire : « La France et l'Angleterre n'ont plus le choix » ?

N’était donc pas un «choix», selon votre présentation :

- celui de refuser de signer la capitulation, c’est à dire le Traité de Munich ?

- ou celui de soutenir, au lieu de l’ignorer, la proposition de l’URSS d’envoyer ses troupes en Tchécoslovaquie pour faire face aux appétits hitlériens ?

- N’était pas un choix donner suite aux demandes, bien anciennes, de l’URSS de constituer une alliance pour faire face au danger nazi ?

(3) « Les Allemands et Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne » dit, à manière de conclusion, votre présentation laissant sous-entendre que, puisque «alliés», ils s’invitent ensemble à un « festin » au détriment de la Pologne.

Oubliant de dire :

- que suite à son isolement (cf. points 1 et 2 ci-dessus) et suite au fait que la Wehrmacht venait d’occuper toute la partie occidentale de la Pologne, si l’URSS ne bougeait pas, les troupes nazies se trouveraient exactement à sa frontière.

- que l’URSS n’a pas agi «ensemble» avec l’Allemagne, comme pourrait le laisser entendre cette douteuse formulation, mais attendu que la Pologne capitule officiellement pour, plus de 2 semaines après, occuper la Galicie occidentale (donc assurer ses frontières).

- oubliant également de mentionner que Winston Churchill peu suspect, à ma connaissance, d’accointances communistes ou pro-soviétiques, avait reconnu que cette opération soviétique (à propos de laquelle il se congratulait) constituait une mesure de nature à bloquer l’agressivité des plans du Reich ? (1)

Finalement, ledit programme, sans citer la moindre source, sans donner la moindre référence affirme que, lorsque les troupes nazies occupèrent Paris, « Staline envoya un télégramme de félicitations » (sic) à Hitler. Ne croyez-vous pas, chère Madame, qu’une telle affirmation si grave, si importante, mérite un minimum de sérieux dans son traitement ?

Si je me permets ces observations, ce n’est pas, absolument pas, pour faire l’allégeance du stalinisme dont la nécessaire critique n’est pas le sujet de ce courrier; c’est parce que je crois que ce genre de présentations fait partie d’une entreprise politique très peu honnête consistant en façonner les opinions publiques et qu’un Média comme la votre se  doit d’être attentif à ce genre de risques. C’est en croyant au droit des spectateurs à une information équitable et donc au respect, que je me permets de vous demander si, au cas où vous estimiez que mes remarques ont de la pertinence, vous pourriez envisager de faire le nécessaire pour que votre public puisse avoir l’opportunité de connaître un regard moins partisan à propos de ces importants événements historiques.

Avec mes respectueuses salutations,

Vladimir Caller

PS : J’ai tardé de vous écrire ce courrier en cherchant, infructueusement, toute trace du « télégramme » et parce qu’il me fut impossible de contacter les responsables du programme par le site Internet même. Consultés, vos collègues de la rédaction m’ont alors conseillé de m’adresser à vous directement. Ils ont fait la remarque également que le programme questionné est un programme « français ». Français ou chinois, peu importe, le spectateur est belge et le problème planétaire.

(1) Voici ce qu’écrivait Churchill dans ses mémoires sur la deuxième guerre mondiale en faisant référence notamment aux atermoiements des occidentaux vis-à-vis des propositions soviétiques d’alliance  : « l'offre des Soviétiques fut ignorée dans les faits. Ils ne furent pas consultés face à la menace hitlérienne et furent traités avec une indifférence, pour ne pas dire un dédain, qui marqua l'esprit de Staline. Les évènements se déroulèrent comme si la Russie soviétique n'existait pas. Nous avons après-coup terriblement payé pour cela. » W. Churchill, The Second World War, volume 1, p. 104

 

Communiqué du 10 septembre 2009 : Exigeons la liberté pour Güler Zere ! Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau politique   
 

 Elle avait 22 ans Güler Zere, militante de la gauche radicale turque, lorsqu’elle  est entrée en prison et fut condamnée par les tribunaux sous l’accusation de « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel». Bien qu'elle ait été active dans les rangs de la guérilla du parti DHKP-C,  Güler Zere n'a jamais participé à une attaque armée; par ailleurs aucune accusation en ce sens n’a été portée contre elle.

Aujourd’hui, elle a 37 ans et n’a toujours pas quitté son lugubre cachot de la prison d’Elbistan dont la sinistre réputation n’est plus à faire. Bien plus grave encore, Güler est depuis quelques années gravement malade d’un cancer, maintenant en phase terminale, et vit donc ses derniers jours dans une situation indigne de la condition humaine. En effet, les autorités de son pays, après lui avoir refusé pendant des années les traitements médicaux que sa santé exigeait, et donc contribué sciemment à l’aggravation de sa maladie, s’obstinent maintenant à lui refuser le sursis à l’exécution de la peine réclamé par sa famille. Situation d’autant plus scandaleuse qu’au même moment le monde entier est témoin de la libération de M. Megrahi condamné pour sa participation à l'attentat de Lockerbie et libéré et rapatrié en Lybie pour cause médicale avec forte odeur de pétrole.

Ces mêmes autorités, faisant semblant d’accéder à la protestation que leur comportement inhumain ne cesse de susciter, ont décidé de la transférer dans la cellule d’un hôpital qui ne dispose pas, selon un rapport des oncologues du même hôpital, des moyens nécessaires à ses soins.

Nous assistons donc à un cas de traitement répressif particulièrement lâche envers une militante politique et c’est pourquoi le Parti communiste exige de notre Ministre des affaires étrangères, ainsi que des autorités de l’Union européenne, si pressées de faire adhérer ce pays, qu’ils assument leurs responsabilités afin que le décès de Güler ne s’ajoute pas aux centaines de morts qui se sont produites dans les prisons turques au cours des dernières années.

Bruxelles, le 10 septembre 2009

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

Cérémonie d'hommage à Julien Lahaut le 18 août 2009 Version imprimable E-mail
Ecrit par author   
21-08-2009
Visionnez la vidéo de la cérémonie d'hommage du 18 août 2009Il y a 59 ans, Julien Lahaut alors député communiste et président du PCB était assassiné sur la pas de sa porte par des tueurs à gage proches de l'extrême-droite royaliste. Malgré des preuves accablantes, le dossier a été clos en 1972. Depuis 59 ans, le parti communiste se bat afin que toute la vérité soit faite sur cet assassinat politique. Depuis 2000 nous réclamons une commission d'enquête parlementaire.

Ce 18 août 2009, une petite centaine de personnes était présente au cimetières des Biens Communaux de Seraing afin de rendre hommage à Julien Lahaut. A cette occasion, le secrétaire politique de la fédération de Liège du PC et porte-parole national du PC, Pierre EYBEN, a prononcé un discours que nous reproduisons ici.

Mesdames Messieurs bonjour et merci à vous d’être présents.

Pourquoi, 59 ans après sa mort, sommes-nous encore présents en cette après-midi d’août ensoleillée afin de rendre hommage à Julien Lahaut, « l’homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun » ?

Nous le sommes avant tout pour deux raisons fondamentales : la première est la soif de vérité qui est celle de tout démocrate face à ce crime impuni, la seconde la conviction que cet assassinat politique porte des enseignements pour toutes celles et ceux qui prétendent aujourd’hui transformer la société.

Soif de vérité car depuis 59 ans tout est fait pour étouffer cet assassinat politique. L’affaire jamais véritablement instruite a été close en 1972 malgré des témoignages accablants. Dès la moitié des années 80, les historiens flamands Etienne Verhoyen et Rudy Van Doorselaer ont révélé le nom de l’assassin et de nombreux détails sur le parcours du tueur décédé. Jamais pourtant on ne rouvrit le dossier.

A contre courant, quelques parlementaires ont poursuivi le combat. Le mercredi 5 novembre 2008, la Commission de la Justice du Sénat s’est penchée sur deux propositions de loi concernant l’assassinat de Julien Lahaut. La première proposition était la demande de mise en place d’une Commission d’enquête Julien Lahaut, composée de huit sénateurs, chargés de faire la lumière sur son assassinat ainsi que sur les dysfonctionnements de l’enquête. Cette proposition portée notamment par le Sénateur Josy Dubié correspond à celle formulée dès 2000 par le Parti Communiste et soutenue par de plus de 250 personnalités politiques, syndicales, et associatives belges. Cependant, plusieurs membres de la Commission de la Justice, parmi lesquelles le sénateur, mais également baron, Françis Delpérée, ont tout fait afin de bloquer celle-ci. Notre Royaume a encore ses valets. L’autre proposition, moins ambitieuse, visait à demander une étude scientifique préalable au CEGES. Cette proposition est passée avec un délai de réalisation de 6 mois. Nous entendons qu’il ne s’agisse pas d’une nouvelle mise au frigo de l’affaire.

L’an prochain, nous commémorerons les 60 ans de l’assassinat de Julien Lahaut. Si notre pays veut s’enorgueillir un peu du qualificatif de « démocratie », la lumière doit être définitivement faite d’ici là. Les responsabilités des milieux royalistes liés à l’extrême-droite, ainsi que les appuis dont ils ont bénéficié doivent être révélés. Nous appelons solennellement tous les élus démocrates à porter avec force au Parlement notre combat pour la vérité.

Le parti communiste souhaite par ailleurs à l’occasion de ce triste 60ième anniversaire organiser une série d’activités afin d’honorer à sa juste mesure la mémoire de Julien Lahaut. Nous souhaitons le faire avec la ville de Seraing et avec tous les progressistes qui souhaitent se joindre à nous.

Deux raisons fondamentales d’être présents ai-je dit. La seconde est la conviction que cet assassinat porte des enseignements pour celles et ceux qui aujourd’hui prétendent transformer la société.

Une jolie chanson de Jean-Jacques Goldman intitulée « Né en 17 à Leidenstadt » s’interroge sur la façon dont nous aurions agi plongés dans le grand bain de l’Histoire. Pour Lahaut il n’est pas de doute possible. Julien Lahaut a été de toutes les campagnes contre le fascisme : contre la Légion Nationale en 1924, contre REX ; pour le communiste allemand Thaelmann, pour le communiste italien Gramsci. Le 1er mai 1933, accompagné d’ouvriers et de démocrates liégeois, il arrachait en compagnie de Françoise Longchamps le drapeau à croix gammée qui flottait sur le Consulat allemand à Liège. Quelques jours plus tard, à la Chambre, il était le premier homme politique belge à dénoncer les crimes hitlériens et le danger fasciste et, devant des députés médusés il déchirait le drapeau nazi en s’écriant : « Voila le drapeau nazi qu’à Liège, ont arraché les ouvriers communistes et socialistes unis. Quoi que vous fassiez, ils continueront dans le pays la lutte contre les traîtres et les valets d’Hitler ! ».

C’est une cruelle leçon de l’histoire que de voir aujourd’hui en Israël un parti membre de l’internationale socialiste gouverner avec l’extrême droite d’Avigdor Liebermann.

En 1936, il mena campagne pour l’Espagne républicaine, en lutte contre le fascisme franquiste, soutenu par Hitler et Mussolini. Quand les premiers enfants espagnols arrachés à la faim et aux bombardements arrivèrent en Belgique, il en prit trois chez lui. En novembre 1938, il n’hésita pas à crier son dégoût de Spaak qui fut le premier ministre européen à reconnaître le gouvernement fasciste de Franco.

Grèves de 1902, 1908, 1913, 1920, 1921,1932, 1936. Julien Lahaut a été à la tête de toutes les luttes. Pour son engagement, il a été poursuivi, arrêté, condamné, exclu du syndicat, exclu du POB. Avant 1941, il avait déjà passé 43 mois en prison.

En janvier 1941, il s’opposea à Degrelle et dirigea la grève des 100.000 en mai 1941. Il fut arrêté le 23 juin 1941. Après avoir été torturé au Fort de Huy, en 1944, il fut déporté au camp d’extermination de Mauthausen où il demeura jusqu’en 1945. Son courage y sera loué par tous.

Lorsqu’il fut assassiné, Julien Lahaut était un député communiste, il était le président du parti communiste et nous sommes fiers d’avoir compté en nos rangs un homme de cette valeur. Mais il est une figure qui transcende cette appartenance.

Les jeunes gens de mon âge ont peine à imaginer la secousse profonde qu’a constitué pour la classe ouvrière et même plus globalement pour tout le peuple de gauche son assassinat. 300.000 personnes dans les rues de Seraing. 300.000. Le 22 août 1950, la vie à Liège s’est arrêtée. Tout fut plongé dans le silence. Les cheminées cessèrent de fumer. Les tramways et les autobus stoppèrent. Les travailleurs de la province de Liège firent grève en signe de deuil. La Fédération générale du travail, soutint l’initiative des ouvriers. Le jour de l’enterrement, les mineurs de Charleroi et du Borinage débrayèrent. Des manifestations de soutien eurent lieu à travers toute l’Europe.

Julien Lahaut voulait changer l’ordre établi, il voulait révolutionner la société, abolir l’esclavage par le travail, construire une société d’hommes libre et émancipés, une société communiste au sens où nous l’entendons dans mon parti. C’est pour cela qu’il a été assassiné, comme avant lui Rosa Luxembourg, comme après lui Salvador Allende, parce que le projet universel qu’il portait avec tant de fougue et de sincérité faisait peur à certains puissants.

Cette leçon, est immuable. Nous devons en tenir compte. On associe souvent aux révolutionnaires, à celles et ceux qui souhaitent profondément changer nos sociétés, une image de violence. Mais la violence est pour l’essentiel le fait de forces réactionnaires qui souhaitent préserver leurs privilèges, les privilèges du sang consubstantiels à toutes les monarchies du monde, les privilèges du pouvoir économique de ceux qui possèdent les usines, les banques, la bourse, les privilèges du pouvoir politique, du pouvoir judiciaire, du pouvoir militaire. Hier au Venezuela à l’encontre d’Hugo Chavez, aujourd’hui au Honduras à l’encontre de Manuel Zelaya, l’histoire se répète inlassablement, tristement.

Julien Lahaut nous apprend à toutes et tous que le chemin de la révolution par les urnes et par la lutte sociale qui est le nôtre est un chemin dangereux qu’il faut parcourir en démocrate mais avec détermination et sans angélisme. Alors que la crise du capitalisme s’étend, celles et ceux qui proposent un autre modèle que le capitalisme auront à prendre leurs responsabilités dans les années à venir. Ici également. La nécessité de protéger les luttes, de multiplier les personnes à même de les incarner, de ne pas laisser aux forces réactionnaires le soin d’écrire l’histoire, c’est un message que porte l’assassinat de Julien Lahaut, de Notre Julien et qu’il convient de ne pas galvauder.

Vive Julien Lahaut. Vive la République.

 

 

Communiqué du 30 juin 2009 : Les producteurs de lait eux-aussi victimes de la folie libérale

La crise issue des politiques ultralibérales a beau frapper de plein fouet nos économies, les dirigeants actuels (qu’ils soient européens ou nationaux) ne semblent pas vouloir ouvrir les yeux. Il en va ainsi de l’agriculture avec la volonté affichée au niveau de l’UE de mettre fin aux quotas (en commençant  par les relever) et de libéraliser totalement le marché d’ici 2015.  Conséquence directe, le prix payé aux agriculteurs pour une série de produits de base (blé, betterave, lait,…) s’effondre.  De nombreux agriculteurs, et en particulier les petits producteurs qui tentent de défendre une agriculture paysanne, se retrouvent pris à la gorge économiquement.

Les producteurs laitiers sont les premiers aux barricades car leur situation est particulièrement désastreuse. En Belgique, le prix de base d’achat du lait aux producteurs avoisine aujourd’hui les 18 cts € le litre pour un coût de production moyen de 33 cts €, et ce sans paiement de la main d’œuvre. Il y a à peine un an, le prix du lait payé au producteur était de 36 cts € le litre.

Cette croisade  ultralibérale est soi-disant menée au nom des consommateurs.  Mais en bénéficient-ils ? La réponse est clairement « non ». Le prix des produits finis (pain, sucre, yaourt,…) ne baisse pas.  C’est la grande distribution qui impose ses prix et gonfle ses marges.  C’est elle qui grâce à un puissant lobbying pousse à la dérégulation du marché. 

Alors que des syndicats paysans progressistes telle la FUGEA montent au créneau, le puissant syndicat paysan flamand Boerenbond, historiquement très proche des sociaux-chrétiens flamands, ainsi que la ministre libérale en charge du dossier, Sabine Laruelle, ne trouvent rien à redire à la situation. C’est inacceptable ! Producteurs, consommateurs et élus progressistes doivent s’unir afin de refuser ensemble la casse sociale dans le secteur agricole.

Le Parti communiste Wallonie-Bruxelles soutient les agriculteurs en colère.  Nous revendiquons avec eux :

  • une refonte totale de la Politique Agricole Commune (PAC) avec notamment une diminution des quotas et un refus de toute libéralisation accrue du secteur.  Nous estimons au contraire que le secteur agricole (qui produit une série de biens de base) doit être protégé de la logique marchande et de la mise en concurrence mondiale
  • la défense d’une agriculture paysanne et plus locale
  • des mesures ad hoc de contrôle des importations (pour mettre fin au dumping social)
  • le paiement d’un juste prix aux agriculteurs (et concernant le lait un minimum de 40-45 cts € par litre).

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 

Communiqué du 29 juin 2009 : Honduras, NON au putsch réactionnaire !

Comme en avril 2002 lorsque les putschistes vénézuéliens (soutenus notamment par George W. Bush, José María Aznar, mais également le socialiste Felipe González) prétendirent que le président Hugo Chavez avait renoncé volontairement à la présidence de son pays, leurs homologues du Honduras « montrent » aujourd’hui sans le moindre scrupule une lettre antidatée du président Manuel Zelaya selon laquelle ce dernier renoncerait volontairement à son mandat. Ceci est un mensonge grossier que ce dernier a vivement démenti depuis son exil forcé du Costa Rica.

Mais Manuel Zelaya ne s’est pas limité à dénoncer cette mascarade.  En tant que démocrate intègre, il a également appelé les forces progressistes de son pays à sortir dans la rue afin de manifester leur opposition au crime de lèse démocratie organisé par l’armée, l’Eglise catholique (et certaines églises sectaires importées des Etats-Unis), et surtout la servile grande bourgeoisie hondurienne.  Celle-ci enrage d’avoir entendu ce président progressiste annoncer d’importants projets de reforme agraire, et ce après avoir déjà subi l’affront de se voir imposer par décret, puisque la droite domine le Parlement, un salaire minimum pour les travailleurs de ce pays.  Que l’on ne s’y trompe pas, il s’agit donc bien d’un putsch réactionnaire afin de tenter de stopper des réformes populaires.

Face à ce putsch scandaleux, condamné même par des organisations peu suspectes de sympathies gauchistes telle l’Organisation d’Etats Américains (OEA) et l’Union européenne qui n’ont pas hésité à parler de « coup d’état », seul le très médiatique président des Etats-Unis Barack Obama se montre pour le moins réservé, se disant simplement « préoccupé ».

Assurément, ce qui préoccupe le plus monsieur Obama est de voir que l’Amérique latine confirme toujours plus son insoumission aux diktats des intérêts qu’il représente et qu’il défend si bien quoi qu’en pensent ses admirateurs européens de droite et de gauche.

Quant à nous, tout en manifestant notre solidarité avec le peuple hondurien et en souhaitant encore des nouvelles « préoccupations » au président américain, nous exigeons de notre gouvernement une attitude claire de condamnation de cette agression commise contre la démocratie dans ce pays.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 

Communiqué du 13 juin 2009 : Pérou la sanglante vitrine de la mondialisation

 Dans le cadre de la politique de privatisation forcenée et de l’ouverture sans restrictions aux investissements étrangers décidés par les accords du traité de libre commerce (TLC) souscrits entre le  président Alan Garcia et le gouvernement Bush, le gouvernement péruvien avait légiféré afin de donner libre accès aux multinationales pour la prospection et exploitation des énormes ressources forestières de sa région amazonienne  ainsi que des grands gisements de gaz naturel et de pétrole récemment découverts.

Les populations indigènes de cette région ne comptaient toutefois pas se soumettre si docilement à cette agression contre leur habitat, leurs coutumes, leur environnement. Elles ont d’abord manifesté pacifiquement leur désaccord, puis, faute de réaction des autorités, de manière plus énergique. Ainsi, depuis déjà presque 4 mois, des actions ont été menées pour bloquer l’avancement des travaux (encerclement des chantiers, blocage des routes..).

La réaction du gouvernement du président Alan García, probablement le plus servile des chefs d’état de l’Amérique Latine envers les multinationales, ne s’est pas fait attendre et une violente répression a été entreprise contre les populations révoltées y compris l’utilisation d’hélicoptères pour tirer sur les manifestants qui ne disposaient que de leurs flèches. Le bilan tragique de cette violente répression reste inconnu ; Garcia parle d’une dizaine de morts parmi les civils et une vingtaine parmi les militaires mais des témoins directs disent avoir vu charger en catimini des dizaines de sacs plastiques dans des hélicoptères et des embarcations fluviales de la marine. Difficile en tout cas de faire confiance en la macabre comptabilité du président social-démocrate péruvien, par ailleurs vice-président honoraire de l’Internationale Socialiste, déjà connu pour avoir « résolu », dans son précédent mandat, une révolte dans la prison centrale de Lima, par le carnage de 250 prisonniers.

Dans ce contexte, le silence de l’Union européenne et des pontes ‘humanistes’ comme Bernard Kouchner et Daniel Cohn-Bendit, toujours prêts à dénoncer des violations des droits humains venant soit disant de Cuba, du Venezuela ou de Bolivie,  n’est que révélateur de la profondeur de leur misérable hypocrisie. Plus près de chez nous, le silence de nos autorités et de Louis Michel, commissaire au développement est aussi très révélateur.

Face à tout cela, tout en manifestant notre profonde solidarité avec le peuple péruvien et en particulier sa composante indigène, nous tenons à dénoncer avec la plus grande énergie les auteurs de ces crimes et leurs complices.

Bruxelles, le 13 juin
Le Bureau Politique
 

 

 

Communiqué du 12 juin 2009 : premier bilan des scrutins du 7 juin 2009

Voici un premier bilan du Bureau Politique du PC Wallonie-Bruxelles suite aux scrutins (régionale et européen) du 7 juin 2009. D'ici la fin du mois, le Comité Central se réunira et une analyse plus détaillée sera produite.  Bonne lecture.

Un résultat décevant et inattendu
Ces derniers mois, de nombreux militants ont rejoint notre parti, toutes nos fédérations ont vu le nombre de leurs membres progresser, des sections se sont (ré)ouvertes.  Au cours de cette campagne, le travail militant fourni aura également été plus important que lors du scrutin de 2007 (affichage mais surtout distribution de centaines de milliers de tracts,…)  et la couverture médiatique modeste mais en progrès.

Pourtant, malgré quelques petits succès locaux, nos résultats sont très décevants et nous perdons plus de la moitié de notre électorat par rapport 2007.

D’ores et déjà, on peut penser que plusieurs éléments peuvent expliquer cet échec : la dispersion des listes de la gauche anticapitaliste, une campagne de proposition trop peu lisible de notre part, le choix d’une dénomination (PC-GE) trop difficile à comprendre pour nos électeurs d’autant plus qu’elle apparaissait très tardivement, et enfin des appels au vote utile lancés par le PS et la FGTB afin de faire barrage au MR.

A Bruxelles, le cartel PC-PSL-LCR-PH n’a pas, non plus, obtenu les résultats escomptés. Dans les prochaines semaines, notre parti analysera cette situation plus finement et en tirera les conséquences qui s’imposent. Au-delà de ces constats peu réjouissants, le PC tient à remercier celles et ceux (plus de 8000 personnes) qui lui ont accordé leur confiance ainsi que son partenaire électoral dans les régions et à l’Europe, le Parti Humaniste. Une chose est certaine, nous ne baisserons pas les bras et continuerons à populariser nos propositions de changement.

Analyse de la gauche en Europe
Abstention record et virage à droite, montée des formations xénophobes et populistes dans plusieurs pays, recul historique des formations socialistes sont les conclusions principales de cette élection européenne. La gauche de gauche incarnée par le groupe GUE/NGL connaît des résultats contrastés (35 députés au lieu de 41 mais dans un Parlement comptant moins de députés), malgré des résultats encourageants en Allemagne (avec 8 députés pour Die Linke), en France (avec 5 députés pour le Front de Gauche) ou au Portugal (le PCP et le Bloco enregistrent une forte progression). Force est de constater que la conversion de la social-démocratie au « social-libéralisme » depuis plusieurs décennies a largement affaibli l’idée même d’alternative, et cela au moment où la crise du système capitaliste s’aiguise et exigerait des réformes de gauche profondes dans toute l’Europe.

En Wallonie et à Bruxelles
Un des enseignements de cette campagne est sans doute qu’attaquer le PS uniquement  sur les « affaires » et par sa droite, n’a pas convaincu massivement l’électorat.  S’il recule, le PS ne connait pas la débâcle annoncée.  ECOLO est en net progrès même s’il n’obtient pas les résultats que les sondages lui promettaient. L’extrême-droite disparait et nous nous en réjouissons. Le MR, qui rêvait de devenir le premier parti, doit remiser ses ambitions hégémoniques. Le CDH de Joëlle Milquet arrive désormais en quatrième position en Wallonie et en Communauté française. Au total, ces élections ne montrent certainement pas une adhésion populaire aux thèses ultralibérales en Wallonie et en Communauté française. C’est là une leçon essentielle du 7 juin qu’il s’agira de rappeler à celles et ceux qui négocient les majorités régionales et nous représenteront au Parlement européen.

Concernant l’évolution de la gauche anticapitaliste en Belgique, force est de constater que si nous sommes les perdants, il n’y a pas véritablement de gagnants. La LCR, malgré d’importants relais médiatiques et l’engagement d’Olivier Besancenot, ne perce pas. La liste CAP D’Orazio fait un score comparablement faible.  Quant au PTB, malgré une plus forte présence médiatique (ce qui est nouveau) et militante, il ne réalise qu’une avancée modeste au regard de ses espérances (en particulier à Bruxelles) et principalement dans les bastions où il a des élus locaux. 

En conclusion
Devant nous demeure le principal défi : celui de la création d’une force politique à la gauche du PS et d’ECOLO afin de mettre en avant des solutions concrètes pour rencontrer les défis sociaux, économiques et écologiques.


 L'Europe et les trois petits singes

Bien des commentateurs s’accordent à le constater : la campagne électorale est d’une formidable atonie. Ce qui se vérifie spectaculairement en ce qui concerne les élections européennes. Comme s’il s’agissait là d’un enjeu secondaire. Comme si le scrutin était un exercice obligé, un moment plutôt ennuyeux à passer que l’on souhaiterait avoir le plus vite derrière soi. Les conséquences des politiques de l’Union sur les choix de gestions de l’Etat fédéral, des régions et des communes ? Le sens même de la construction européenne au moment où la crise systémique que subit le monde globalisé s’aggrave ? Peanuts…

Devant ces questions essentielles, s’articulent deux types de réponses. Les « grands » partis, dits traditionnels, ne semblent rien voir, rien entendre, ni disent rien. Ou si peu. Ils ont adopté le comportement autiste des trois petits singes de la fable. Cette attitude ne serait-elle pas liée au fait que l’ambition des éléments programmatiques qu’ils proposent est inversement  proportionnelle  à la gravité de la situation actuelle ? D’autre part, une série de partis rêvent d’en finir avec un processus européen qu’ils voient génétiquement et définitivement soumis aux exigences du capital. Et donc une fois pour toute hors de portée de l’intervention des peuples. La messe serait dite. Telle n’est pas notre position. Mais il faut bien admettre, au vu des traités successifs, qu’il y aurait de quoi douter de la pertinence même de tout projet commun pour notre continent.

La démocratie bafouée
Liberté d’information, droit de vote. Ces deux conquêtes démocratiques garanties par la loi, sont aujourd’hui bafouées. Le traité  de Lisbonne, « modifié » parce que le projet de traité constitutionnel avait été rejeté par les citoyens consultés, a été élaboré dans le plus grand secret. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont de fait décidé d’opposer leur veto aux droits à l’information et à la consultation populaire. Un coup de force, peut-être légal mais politiquement inacceptable.
Le nouveau traité est d’évidence un clone difforme de feu le Traité constitutionnel européen, blackboulé par les Français et les Néerlandais. On y retrouve, parmi bien d’autres choses, la fameuse « concurrence libre et non faussée » qui met les peuples et les Etats en concurrence, la confirmation de la toute puissance de la Commission européenne au détriment des élus, le statut intouchable de la Banque Centrale Européenne, le démantèlement des services publics au nom des règles concurrentielles…

Des traités obsolètes
Les Européens regardent avec méfiance ou désintérêt les circonvolutions de l’UE. Comment pourrait-il en aller autrement quand ils restent sur la grève et que le vaisseau Europe navigue sans boussole, tout en virant toujours d’avantage à tribord, éperonnant les conquêtes sociales ? Malgré cela, nous sommes Européens. Par profonde conviction. Mais nous sommes tout aussi délibérément attachés à l’idée qu’il est urgent de donner une autre direction à la construction européenne. Nous voulons refonder l’Europe. Nous nous situons dans une modernité utile par rapport aux certitudes des libéraux de tous bords que l’aggravation de la crise systémique du capitalisme que nous traversons semble n’émouvoir que médiocrement. Cela, alors même que les dogmes ultralibéraux, certes aussi absurdes qu’injustes, volent en éclat dès lors qu’il s’agit de voler au secours des financiers. Oubliés les équilibres budgétaires, la maîtrise de la dette publique. Et que devient la concurrence libre et non faussée quand fleurissent les mesures protectionnistes ? Quid des aides publiques, entraves à la concurrence
Depuis trente ans, les lois d’airain du capitalisme et du « marché, libre et sans entraves » ont exercé leurs ravages. Le traité de Maastricht, le pacte de stabilité, le traité de Lisbonne se sont situés dans la ligne. Obstinément, la BCE, en gardienne du temple, a prôné libéralisation des services, modération salariale et flexibilité comme remèdes pour en sortir. On s’enfonce au contraire dans la crise et les inégalités. La démocratie se vide peu à peu de tout contenu.

Changer d’Europe 
Les dirigeants européens, véritables pompiers pyromanes,  fustigent aujourd’hui les « dérives du capitalisme financier » dans une pathétique tentative de faire oublier leur activisme en faveur de la dérégulation. Face à un tel aveuglement, les élections européennes du mois prochain offrent une chance de changer d’Europe.
Rien n’est fatal. Une proposition de directive sur l’aménagement du temps de travail, présentée par la Commission et adoptée par les ministres de l’Emploi, en juin 2008, prévoyait  la possibilité pour certains États de contourner la norme européenne, à savoir une durée de travail hebdomadaire limitée … à 48 heures (1). Le texte faisait  explicitement référence à une durée de travail allant jusqu’à 60 heures, et même jusqu’à 65 heures. La Parlement s’y est majoritairement opposé voici quelques semaines, suivant ainsi l’argumentation du groupe de la Gauche unitaire européenne. Les rapports de forces ne sont pas figés.

Partout en Europe, des partis progressistes, communistes, socialistes ancrés à gauche, se mobilisent pour changer d’Europe. De l’Espagne à Chypre, de l’Allemagne au Portugal, de l’Italie   à la Belgique et à la France, le Parti de la gauche européenne et ses 400 000 membres travaille à une alternative ambitieuse, ouverte aux syndicats, aux associations, aux femmes et aux hommes qui s’engagent sur le terrain de la construction d’une autre Europe. Avec les 29 partis membres du PGE ou observateurs représentant 23 pays, nous avons cosigné  une plate-forme électorale commune pour une Europe sociale, démocratique, écologiste, féministe et pacifiste. Notre Europe, l’Europe des peuples se conjugue au futur.

Pierre Eyben, Maurice Magis, porte-parole du Parti communiste (Wallonie-Bruxelles)

1. L’Espagne et la Grèce avaient voté contre. La Belgique, Chypre, la Hongrie, Malte et le Portugal s’étaient abstenus. 

Discours de Pierre Eyben pour le 1er mai 2009

Camarades,

Nous sommes à un mois d’élections très importantes, des élections qui se dérouleront en pleine débâcle du système capitaliste. Un système qui crée de la richesse pour certains alors que nous voulons du bien-être pour tous. Un système qui reproduit les inégalités alors que nous voulons une société émancipatrice qui donne à chacun et CHACUNE les mêmes chances Un système qui malmène la planète et joue avec l’avenir de nos enfants au nom du profit.

Privatisations, pollutions, chômage, guerre, crise, … nous disons …STOP sortons du capitalisme. Un système qui comme le dit très justement la campagne de la FGTB wallonne : Nuit gravement à la santé. A ceux d’entre vous qui hésiteraient, je voudrais donner 5 arguments pour les inciter à voter pour la liste PC-GE le 7 juin. A ceux qui n’hésitent plus, ce sont 5 arguments pour en convaincre d’autres.

Raison 1 : Parce que nous sommes la gauche qui défend les services publics
Le PS a pour slogan « nos actions ne sont pas cotées en bourse ». Le problème c’est que l’essentiel des entreprises publiques qu’ils ont privatisé ces 20 dernières années elles sont cotés en bourse.

Belgacom, en bourse. Poste, privatisée et vendue à un fond d’investissement de la pire espèce. Contrôle public du prix de l’énergie, oublié. Sidérurgie vendue. Sabena vendue. Bâtiments de l’administration, vendus à des privés puis reloués à prix mirobolants. Bâtiments scolaires, en passe d’être privatisés via des PPP. Idem pour les transports publics et des projets comme le tram. On sacrifie au dogme libéral, et au pacte de stabilité.

Crédit Communal vendu. CGER vendue. Et même quand les circonstances leur permettent de recréer une grande banque publique dont nous avons tant besoin, les socialistes préfèrent choisir la voie privée !
Le plus souvent, les socialistes ne subissent pas les libéralisations, il en sont le moteur, comme pour l’énergie, comme pour la poste, comme pour le rail. A l’Europe comme à la région, NOUS nous défendrons des services publics plus forts pour une société plus juste.

Raison 2 : Parce que nous proposons enfin une fiscalité plus juste

La part consacrée au salaire dans la richesse produite est passée de 67 à 50%. Au-delà de beaux mots nous proposons d’enfin taxer le capital plus que le travail.

Raison 3 : Parce que nous prônons une véritable écologie

Cela n’a échappé à personne, le parti ECOLO a le vent en poupe. Le problème c’est que les dirigeants actuels de ce parti ont remisé aux oubliettes leur ancrage à gauche. Au rancart la diminution du temps de travail. Il faut se faire beaux pour le MR au cas où… Les bonnes relations des 2 dirigeants actuels d’ECOLO avec le MR sont connues.

ECOLO propose une écologie qui se moule dans le capitalisme et qui ne remet pas en cause les dogmes du profit et du productivisme. Nous ne croyons pas à ce verni vert.

Il faut relocaliser l‘économie. Il faut stopper les multinationales et leurs délocalisations. Il faut mettre fin au mythe du toujours plus et enfin parler de toujours mieux. Il faut oser parler de planification écologique comme le font les camarades du Parti du Gauche de Jean-Luc Mélenchon que l’on peut difficilement taxer de nostalgiques du socialisme réel. Il faut parler de planification démocratiquement contrôlée et décentralisée ou cela s’avère utile car cela est la seule solution pour une gestion rationnelle d’une série de ressources fondamentales. Le marché c’est la logique du profit. La planification sera la logique de l’équité et de la solidarité avec les générations futures.

Raison 4 : Parce que nous prônons une nécessaire revitalisation de la démocratie.

On en a marre camarades que la démocratie se limite à un show médiatique à 4 tous les 4 ans et qu’entre les élections on se préoccupe juste de ne pas consulter la population. Comme ce fut le cas pour l’ultralibérale constitution européenne, rebaptisée traité de Lisbonne imposé sans consultation et même sans débat. Comme lorsque l’on va faire la guerre en Afghanistan, soit disant au nom de la démocratie et de la lutte contre le terrorisme pour un Karzai qui vient de légaliser le viol marital et l’interdiction de sortie de leur maison pour les femmes récalcitrantes Nous nous faisons une autre idée de la démocratie.

Comme ce fut le cas ici à Liège ou des « graands » accords politiciens et des « petites » magouilles nous ont privé d’une initiative citoyenne culturelle, Liège 2015.

Comme c’est le cas pour les grands édifices publics construits à grand renfort d’argent public MAIS sans que jamais la population ne soit consultée. Prenez l’exemple de la gare Calatrava construite avec de l’acier venu d’Espagne et pas de Chertal. Elle aura coûté un demi-milliard d’euros quand dans le même temps on ferme des petites gares un peu partout. Un colosse m’as-tu-vu pour lequel on exproprie impunément tout un quartier.

Avec nous camarades, on votera souvent. Parce que voter ce n’est pas une corvée mais une chance. On consultera les citoyens, on les impliquera, on tiendra compte des choix qu’ils s’expriment. La politique ne doit pas être l’affaire de quelques uns mais de tous. Nous voulons une démocratie active, participative.

Dans les usines aussi, il faut en finir avec la logique actuelle. Nous voulons des représentations syndicales dans les petites et moyennes entreprises que représentent l’essentiel de notre tissu économique.

Raison 5 : Parce que le PC appartient à un pole anticapitaliste pluriel important

J’aurais aimé camarades être ici pour vous parler d’une liste anticapitaliste unique. Ce n’est pas le cas. A l’exception du PH, les autres formations ont refusé notre offre d’une liste unique pour l’Europe. Elles l’ont fait parce qu’elles ne s’inscrivent pas comme nous dans une dynamique européenne de refondation de la gauche de gauche. En effet, le PC est aujourd’hui membre du parti de la gauche européenne qui regroupe 30 partis et 400.000 membres. Si je suis élu, je ne serai pas seul mais aux côtés de plus de 40 autres députés de la gauche de gauche pour défendre une autre Europe. Cet ancrage de notre action dans un cadre plus large et non sectaire, un cadre qui regroupe des sociaux démocrates qui ont quitté leurs formations comme avec Die Linke, des communistes de divers courant (PCF, Bloco, PRC), des écologistes anticapitalistes (Rouges-verts du Danemark) est un véritable plus.

Cela étant mon souhait c’est que toute la gauche de gauche sorte renforcée de cette élection. Ni le PTB ni la LCR ne sont nos adversaires politiques. Il y a bien 4 listes pour proposer le même programme, on peut en avoir quelques unes pour proposer la rupture.

Mais tant qu’à voter pour la rupture, votez pour notre liste, votez PC-GE.

CONCLUSION

Le 7 juin, je vous invite toutes et tous à regarder la réalité en face camarades. C’est quoi cette gauche que prétend incarner le PS qui trouve 20 milliards pour sauver les banques en un week-end mais refuse de débloquer 1.5 milliards pour relever toutes les allocations et le salaire minimum légal au dessus du seuil de pauvreté.

C’est quoi cette gauche qui pratique la chasse aux chômeurs (4500 exclusions en 2008, le double par rapport à 2007) mais laisse faire les grands fraudeurs. Si les impôts étaient perçus de manière aussi efficace en Belgique que dans les pays voisins, le fisc toucherait 10 milliards d’euros de plus par an.

C’est quoi cette gauche, membre de l’internationale (dite) socialiste, qui voit sans broncher en Autriche ou en Israël ses partis frères frayer sans vergogne avec l’extrême-droite.

C’est quoi cette gauche qui fait des voyages « touristiques » en Californie en business, loge dans des hôtels de luxe et se goinfre aux frais de la princesse quand toute une population prend la crise de plein fouet dans la face.

C’est quoi cette gauche qui privatise les uns après les autres les services publics.

C’est quoi cette gauche qui vote les intérêts notionnels chers au ministre Reynders.

C’est quoi cette gauche qui vote le pacte des générations.

C’est quoi cette gauche qui construit des centres-fermés.

C’est quoi cette gauche qui criminalise les luttes sociales.

Ne nous trompons pas, notre adversaire politique, c’est la droite. Mais il faut quand même avouer qu’ils sont plus forts les socialistes pour dire que sans eux ce serait pire, que pour le prouver

Ce qui est certain, c’est qu’avec une gauche de gauche renforcée et qui pèse un peu électoralement, ce serait mieux. Ces messieurs arrêteraient peut-être un peu de lorgner sur le libéral socialisme MR pour regarder à leur gauche

A l’Europe comme à la région, un seul élu PC-GE vaudra bien d’avantage qu’un xième élu PS. Nous devons briser l’hégémonie des 4 grands. Nous devons imposer l’alternative pour ne plus avoir à subir l’alternance.

Plutôt que pour un rosé aux reflets violets, ou que du petit bleu dans un « vert », le 7 juin, votez pour un « 20 » rouge bien tannique. Le « 20 » de la lise PC-GE

Camarades, les élections auront lieu dans un mois. C’est du travail de diffusion et de sensibilisation de chacun de vous, de chacun de nous, que dépendra aussi notre succès.

Collez nos affiches, diffusez nos tracts, parlez à vos voisins, à vos amis.

Il faut que chacun remplace les idées reçues qu’il a sur les communistes par une meilleure connaissance de ce que nous proposons et du fait que nous incarnons à nouveau plus que jamais une alternative à la fois crédible mais également essentielle.

Bon premier mai camarades

 

Communiqué de presse du 5 mai 2009 du Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

Un fasciste en Europe

Le ministre des Affaires étrangères hébreu, ce « raciste déclaré avec une forte odeur de fascisme » selon le journaliste israélien Uri Avnery, effectue cette semaine une tournée en Europe, de Rome à Berlin et de Paris à Prague. Cet homme déclarait récemment que « dans cette région, les peuples se comportent comme des races animales : les faibles attendent que le fort s’affaiblisse pour le dévorer. Désormais, il n’y a plus de place pour le compromis ».  Il ne vient donc pas pour parler de paix, ni de prise en compte des droits historiques du peuple palestinien.

Avigdor Lieberman est ainsi en harmonie avec le premier ministre Benyamin Netanyahou, pour qui la priorité doit être accordée à la menace que ferait peser l’Iran sur la paix au Proche-Orient. Déjà, Israël se livre à des préparatifs militaires dans la perspective de frappes contre les installations nucléaires iraniennes. Il vient donc aussi sonder l’Union européenne sur l’Iran et a annoncé vouloir tancer l’Europe  sur le dossier palestinien : Israël demande à l’UE « d’adopter un profil bas »

L’Europe, en recevant de tels individus ne contribue pas à rendre sens à l’idée de deux Etats viables, ni à une paix juste au Proche et au Moyen Orient. Comment accepter qu’elle déroule le tapis rouge pour un dangereux ultra ? Alors qu’elle refuse toujours tout contact avec le Hamas, au moment même où de hauts responsables américains, tant républicains que démocrates, suggèrent de prendre langue avec le mouvement islamiste pour faciliter une sortie du conflit ?

On attend de l’UE qu’elle réitère avec force la juste exigence d’une Palestine dans les frontières de 1967. 

Il est du devoir des progressistes et des démocrates de se manifester en ce sens. Les communistes rappellent, pour leur part, que le règlement de la « question » palestinienne est en première ligne dans le programme qu’ils défendent au sein du Parti de la gauche européenne en vue des élections de juin.

 

Communiqué de presse du 9 avril 2009 :


La casse d'Arcelor Mittal, le prix de l'abandon public

 

 

Communiqué de presse "Elections 2009

Enjeux des élections régionales et européennes et nos objectifs. 

  1. Le Parti Communiste est membre du Parti de la Gauche Européenne qui regroupe une trentaine de formations politiques (membres adhérents ou observateurs) dans toute l’Europe. Parmi ces membres : Die Linke (Allemagne), Synaspismos (Grèce), Parti Communiste Français, Rifondatione Comunista (Italie), Isquierda Unida (Espagne), Bloco (Portugal),… Toutes ces formations ne sont pas d’obédience strictement communiste, certaines sont plus socialistes, d’autres écologistes. Elles se sont accordées sur une plate-forme que vous pouvez trouver sur le site de la fédération du Centre du Parti Communiste : http://users.skynet.be/particommuniste.be/plateforme_pge.pdf

Le mode de décision est le consensus –il est important de le souligner. Cela veut dire que quelle que soit leur importance et leur représentativité, toutes les formations sont égales dans le processus d’élaboration et de décisions du PGE. Cela veut dire aussi que seuls les points de convergence  figurent dans la plate-forme. Ceux qui font divergence continuent à être discutés et chaque formation reste libre de défendre son point de vue sur ces questions. Cette adhésion et ce mode de pratique ont profondément inspiré notre stratégie électorale.

  1. Nous avons entrepris des démarches pour constituer un front de gauche aussi large que

possible. De nombreuses rencontres n’ont malheureusement pas abouti à créer ce front. Nous regrettons l’éparpillement des formations de gauche alternative et la liste que nous vous présenterons dans quelques instants reste ouverte à toute modification significative. Nous lançons donc un appel pour élargir cette liste à toute formation politique, associative, syndicale,… ou à toute personnalité de la région qui voudrait associer leurs objectifs aux nôtres.

  1. Contrairement aux formations dominantes qui utilisent les scrutins pour valoriser telle ou telle personnalité qui, dans la plupart des cas, a la ferme intention de ne pas siéger là où elle sera élue, nous entendons lier étroitement les enjeux politiques deux scrutins. L’Europe, c’est une évidence, influe toujours davantage les décisions politiques à tous les niveaux de pouvoir. Elle reste un pouvoir politique obscur pour la plupart des électeurs qui n’y voient –avec beaucoup de raison il est vrai- que les effets négatifs. Il faut dire que nos « décideurs » ont beau jeu de camoufler leurs propres décisions politiques en dénonçant « Bruxelles » comme l’instance de tous les maux. De fait, avec l’aval des gouvernements, l’Europe libérale telle qu’elle est conçue est une arme de destruction massive de nos conquêtes sociales et démocratiques. Les répercussions se font sentir, je le répète, à tous les niveaux de pouvoir : du local (une rencontre récente au Parlement européen avec le président du GUE, Francis Wurtz, l’a clairement mis en évidence) au fédéral, en passant par le régional. Pour nous, je vous le certifie, les deux scrutins sont étroitement liés. C’est une des raisons pour laquelle nous avons décidé de nous présenter aux deux élections sous le même sigle PC-GE (Parti Communiste – Gauche Européenne)

 

  1. Les élections interviennent dans un contexte de crise du système capitaliste qui s’est caractérisé au départ par une crise financière due à des pratiques aventurières de la part de banques, de compagnies d’assurances,… importantes qui ont opéré avec l’aval des gouvernements. Pour sauver le système (officiellement, les revenus des épargnants), les gouvernements, le nôtre en particulier, ont injecté des milliards dans les banques. Ce qui va entraîner une période d’austérité –que l’on annonce longue-  dont les principales victimes seront… les « épargnants ». Mais pas seulement eux : les licenciements, l’augmentation chômage prennent déjà des proportions catastrophiques. Ce sont les travailleurs qui sont frappés de plein fouet. L’hypocrite « activation des chômeurs » qui se traduit par des centaines d’exclusions du droit aux allocations qui ont pour conséquence de grever le budget des CPAS, va se poursuivre malgré les licenciements et la diminution de l’offre d’embauche. Bref, nous estimons que ces deux élections doivent s’inscrire dans la rupture avec le système qui fait la démonstration de sa nuisance pour la population. L’émergence d’une force de gauche alternative s’avère indispensable pour aiguillonner le changement : nous entendons être cette force !

 

  1.  Pour l’Europe, nous réclamons –entre autres- des structures démocratisées pour une Union européenne refondée. Nous sommes profondément et sincèrement européens, mais nous n’acceptons pas cette Europe libérale ci. Nous sommes pour que l’Europe contribue à  l’émancipation des travailleurs et des citoyens (notamment par l’augmentation des salaires et la réduction du temps de travail) et non pour une Europe à la solde des multinationales et de la haute finance. Nous revendiquons la défense et la promotion d’un service public fort. Nous nous opposons résolument aux libéralisations en cours comme celle de la Poste qui est une imposture scandaleuse tant sur le plan économique que démocratique. Nous voulons une Europe de la paix et du désarmement. Nous réclamons la dissolution de l’OTAN. L’Europe doit être solidaire des peuples et ouverte sur le monde. Tels sont quelques axes de notre campagne européenne.

 

  1. Pour la Région, nous réclamons –entre autres- la défense et la promotion des services publics. Nous faisons une différence très nette et fondamentalement politique entre services publics qui allient les intérêts des usagers et des agents et services au public qui peuvent être rendus par le privé dont l’objectif est avant tout lucratif. Pour nous, la Région doit redevenir un agent économique. La concurrence « libre et non faussée » se veut une règle d’airain lorsqu’il s’agit de privatiser les profits ; elle s’assouplit quasi miraculeusement lorsqu’il s’agit de socialiser les pertes. A noter à ce propos que les libéraux qui vitupèrent généralement sur la « Wallonie, région d’assistés », sont les premiers à soutenir l’intervention massive de l’Etat pour sauver les banquiers. Nous préconisons un renforcement de la politique de construction et de réhabilitation de logements et un traitement humain et non bureaucratique des demandes de logement social. Nous continuons à défendre le développement du transport trimodal pour le fret de marchandises et celui du transport en commun pour les passagers.

 

  1. Voilà très schématiquement énoncés quelques axes principaux de notre campagne tant aux européennes qu’aux régionales. Il est temps de présenter la liste des candidates et candidats pour les régionales. La liste des européennes n’est pas encore achevée mais nous vous présentons les candidats de notre région.

Elections 2009 : 100 jours pour dire ensemble « passons à autre chose » ! 

Lors de son dernier congrès en octobre de l’année dernière, le Parti communiste Wallonie-Bruxelles a de nouveau nettement exprimé sa volonté de « participer à la construction d’une nouvelle force politique à la fois plurielle et unitaire, claire dans ses buts et ses moyens », une force anticapitaliste, résolument adversaire du libéralisme économique et de la logique de marché. 

Particulièrement attentif et intéressé par les expériences menées en Allemagne et en France:

- celle du parti Die Linke regroupant des communistes, des socialistes opposés à la politique sociale-libérale du SPD, des alter-mondialistes des écologistes, des syndicalistes,

- celle du Front de Gauche pour les élections européennes initiée par le Parti communiste français auquel a répondu favorablement le nouveau Parti de Gauche créé par Jean-Luc Mélenchon,

le Parti communiste veut également s’engager dans le rassemblement de la gauche de gauche en Wallonie et à Bruxelles.

Nos tentatives unitaires des derniers mois se sont heurtées à certains sectarismes et dogmatismes dont nous restons persuadés qu’ils sont stériles et même contre-productifs pour la gauche de gauche. Nous continuerons cependant de nous adresser en vue des élections à venir mais surtout au-delà de ces échéances «à toutes celles et tous ceux qui prennent la mesure des impasses actuelles et partagent le besoin de s’engager dans la construction d’un projet de transformation sociale de gauche à contre-courant de l’ultralibéralisme.  Les communistes font cette démarche « sans sectarisme, sans a priori, ni exclusives avec toutes celles et tous ceux qui ressentent le besoin de construire la force qui manque à la gauche ».

Pour les élections européennes et régionales, le Parti communiste déposera des listes Parti communiste - Gauche européenne (PC-GE) en Wallonie et à Bruxelles.  Adoubées par le Parti de la Gauche européenne, parti fort de 400.000 membres regroupant en son sein des partis socialistes, communistes, rouges-verts et d’autres partis de la gauche démocratique, ces listes compteront des personnalités indépendantes en nombre et en qualité.  De plus, un accord a été conclu avec le Parti Humaniste qui partage notamment notre combat pacifiste et anti OTAN.  Des candidats de ce parti figureront sur les listes.  D’autres partis de gauche ont été interpellés ou nous ont interpellés récemment.

Ces élections doivent être l’occasion de proposer ensemble des projets européens, wallons et bruxellois qui nous libèrent de la logique capitaliste qui sacrifie les intérêts de la grande majorité de la population et l’avenir de la planète pour permettre à une petite minorité d’accumuler le maximum de profits.  Les responsables politiques et économiques de la crise capitaliste ne peuvent être ceux qui donnent les solutions.  Le capitalisme a montré qu’il est une impasse.  Cela suffit.  Passons à autre chose !

Le Parti communiste continuera dans les semaines qui viennent à construire ses programmes régionaux au travers de ses Ateliers de Gauche ouverts à tous ceux qui souhaitent apporter leurs propositions et échanger leurs expériences. 

Le Parti communiste appelle toutes et tous à travailler ensemble à créer une dynamique politique de gauche capable de renverser le cours critique des choses. Nous demeurons ouverts à toute proposition de soutien et de candidature sur les listes.

Nous avons 100 jours pour montrer qu’une autre gauche pour une autre Europe et d’autres politiques régionales, c’est possible et même totalement nécessaire ! Le 7 juin, votons PC-GE !

Communiqués du Comité fédéral du Centre du Parti Communiste du 26 février 2009

Défendre le droit de grève
Le recours systématique aux forces de l'ordre et à la justice par les employeurs pour briser les piquets de grève, à l'instar de Carrefour lors de la dernière grève dans ses succursales, constitue une atteinte inacceptable au droit de grève.
L'argument du "droit au travail" qui est invoqué par les patrons est une fumisterie quand on connaît la manière dont la plupart d'entre eux considèrent l'emploi, les conditions de travail, le statut du personnel, les salaires... 
Le Comité fédéral du Centre du Parti Communiste exprime sa totale solidarité avec les organisations syndicales qui ont entamé une action en justice pour défendre le droit de grève, un droit inaliénable.

La faïencerie Boch doit vivre
Le Comité fédéral salue l'action menée, depuis plus d’une semaine, par les travailleuses et les travailleurs de Boch pour sauver leur entreprise et ainsi la production de la vaisselle à La Louvière.
Cette entreprise étant le coeur industrielle de la ville, les communistes encouragent toutes les initiatives pour y maintenir l'activité faïencière.
Ils appellent le gouvernement wallon à prendre toutes ses responsabilités pour sauver ce fleuron de l'industrie traditionnelle wallonne, y compris si des repreneurs privés ne se manifestent pas.

Communiqué du Bureau Politique du parti communiste.
Le
 
17 février 2009.

Venezuela, la démocratie s'est exprimée

Certains médias s’acharnent avec zèle à coller à Hugo Chavez l’image d’un dictateur. La faribole de « l’élection à vie » propagée par l’opposition vénézuélienne aura ainsi été reprise avec force par nos médias. Cette accusation est grotesque, et d’autant plus si l’on se rappelle que cette même opposition n’avait pas hésité il y a quelques années à se passer pour ce qui la concerne de toute élection pour mener un coup d’Etat militaire et placer le patron des patrons vénézuéliens à la tête d’un gouvernement fantoche. On fait difficilement plus explicite !

Ce dimanche, les Vénézuéliens participaient à leur 15ème scrutin électoral depuis l'accession à la présidence de la République de Hugo Chavez.  Pas mal pour un dictateur ! Avec un taux de participation de 70 %, ils ont ratifié à plus de 54% le projet d'amendement constitutionnel permettant, pour tout élu local ou national, pas seulement le président de la République, de pouvoir se présenter à des élections sans limitation du nombre de mandats, "pour le temps établi constitutionnellement".  Il ne s’agit donc aucunement de légaliser une « élection à vie » mais d’octroyer aux élus la possibilité de briguer plus de deux mandats d’une durée déterminée.  La même règle est en vigueur dans de nombreuses démocraties, et notamment en Belgique, sans que cela soulève les hurlements de certains journalistes à la vision manifestement fort sélective.

On ne peut par ailleurs s’empêcher de constater que si Hugo Chavez est un « dictateur » qui fait voter, nous avons en Europe des « démocrates » qui évitent le plus souvent possible les urnes.  Ainsi nos démocrates tentent-ils dernièrement d’imposer sans consultation (ou même en s’asseyant sur le résultat de celles-ci) des Traités européens ultralibéraux. A nouveau on ne peut que s’étonner de certains traitements « de faveur » de la part des médias de masse.

Bien évidemment nous sommes plutôt favorables à un renouvellement des élus.  Mais force est de constater qu’Hugo Chavez avec le mouvement populaire qu’il représente est aujourd’hui un moteur de la dynamique progressiste en cours en Amérique latine.  Pour un temps encore, sa contribution est importante et ce n’est pas à un lobbying réactionnaire de nous en priver. Notre parti est donc très heureux de cette belle victoire démocratique du peuple vénézuélien et de son président, victoire que nous tenons à saluer fraternellement. A nouveau la démocratie vénézuélienne a démontré toute sa maturité et toute sa richesse.

Nous observons avec grand intérêt la révolution par les urnes qui s’opère aujourd’hui à travers toute l’Amérique latine et singulièrement au Venezuela. Le temps est venu pour l’Europe de mettre fin à ses velléités impérialistes et de se laisser coloniser par certaines des alternatives sociales mises en œuvre en Amérique latine.  Nous ne prendrons afin d’illustrer ce propos, qu’un seul exemple.  Au Venezuela, le gouvernement a mis en place un système de cotisations patronales proportionnel à la politique sociale et salariale des employeurs.  Vous êtes un patron voyou, vous payer le maximum.  Vous êtes un patron social, l’Etat vous encourage.  Voilà le type de mesures à contre courant des intérêts notionnels chers au gouvernement belge et à son Ministre libéral, Didier Reynders que nous voudrions voir mises en œuvre chez nous.

Communiqué du Bureau Politique du parti communiste.
Le
 
13 février 2009.

Fortis, changer de cap !

 Une majorité d’actionnaires furieux et frustrés ont majoritairement voté « non » au démantèlement du groupe Fortis dans les conditions que des « décideurs » financiers et politiques leur avaient imposées. A la veille de ce vote, le gouvernement et les partisans privés de l’adossement, à prix bradé, à la banque française BNP-Paribas, avaient exercé de formidables pressions - y compris en piétinant le principe de la séparation des pouvoirs - pour imposer leurs vues. 

De toute évidence, ils n’ont pas trouvé, pas plus que le management de Fortis, les arguments pour convaincre. Leur arrogance et leur mépris du droit ont manifestement eu l’effet contraire. Et au bout du compte, plus aucun des acteurs ne semble savoir dans quelle direction aller. « Les épargnants et le personnel ne doivent se faire aucun souci », a déclaré le Premier ministre Van Rompuy» en chœur avec les partis gouvernementaux, ceux-là même qui jusqu’au bout ont pourtant clamé que le démantèlement de l’ex-CGER était la seule solution viable possible. Les grandes manœuvres vont donc reprendre. Les petits actionnaires ne savent toujours pas comment récupérer leur mise, les clients sont dans le doute et le personnel ne sait pas à quel saint se vouer. Mais le gouvernement confirme que, quelle que soit l’issue de cette saga, les contribuables passeront à la caisse.


Il faut changer fondamentalement de direction. Le fait est qu’aujourd’hui Fortis appartient de facto à l’Etat belge. Mais ne parlez pas de « nationalisation », vous proféreriez un gros mot. Une telle idée est totalement iconoclaste au regard des canons du dogme ultralibéral. Pour tous les partenaires de la majorité, de droite comme de gauche, point de salut, paraît-il,  hors du « marché libre et sans entraves ». Et toujours pas question d’imaginer une quelconque intervention de la puissance publique, dans l’économie en général, dans la finance en particulier.


Un tel acharnement apparaît particulièrement inacceptable quand, en Belgique comme dans l’ensemble des pays capitalistes, le grand capital attend des Etats qu’ils assument à coups de milliards les choix désastreux qui ont mené à la crise actuelle. Une crise que l’on promet longue et catastrophique en termes sociaux.
Cette situation appelle la création d’un ou plusieurs pôles financiers publics (au niveau national ou régional) au service d’une politique ambitieuse de l’emploi, non délocalisable et de qualité, de la formation et de l’innovation. Accepter encore la dictature des grands actionnaires et de la « rentabilité financière » équivaudrait à confier l’extinction d’un incendie aux incendiaires.
 

Communiqué de la section louviéroise du Parti Communiste 4 février 2009

Un préavis de grève n’est jamais indécent…

… il est l’aboutissement d’un processus, parfois très long, d’exaspérations, de frustrations, d’incompréhensions, … Celui déposé par les agents communaux et CPAS louviérois affiliés à la CGSP n’échappe pas à la règle. Ce préavis est légitime. Le nier est faire preuve d’un autisme politique et social inadmissible.

Inadmissible aussi le chantage récurrent fait aux travailleurs par les autorités communales !

1er chantage. En octobre 2008, les travailleurs lancent un « mini » mouvement revendicatif pour leur pouvoir d’achat et les nominations du personnel. Il faut savoir que la ville fonctionne (bien ou mal, mais elle fonctionne) avec plus de la moitié du personnel qui n’est pas statutaire. Le bourgmestre annule unilatéralement le Téléthon sous le prétexte fallacieux que les travailleurs ne monteraient pas le chapiteau. Or, ceux-ci s’étaient organisés pour exécuter le travail.

 

2ème chantage. Une des revendications se concrétise par l’octroi de chèques-repas. Insistons, pour les citoyens, que ces chèques-repas représentaient par travailleur un gain très modeste mais apprécié par les temps qui courent. Nous sommes à ce moment en pleine élaboration du budget. Plutôt que d’inclure l’augmentation salariale dans le budget en articulant différemment ou en réduisant certains postes, la majorité ajoute le montant des chèques-repas promis, rendant dans le même temps les travailleurs responsables du déficit causé par ces chèques-repas. Or, la ville étant sous tutelle, toute dépense supplémentaire est tributaire de l’aval du gouvernement wallon. La manœuvre est claire comme de l’eau de roche : si la tutelle dit oui, la majorité s’enorgueillira de sa générosité ; si elle dit non, elle s’en lavera les mains en rendant responsable la tutelle.

 

3ème chantage. Le préavis du 12 février a inspiré une note de la présidente du CPAS dans laquelle elle avertit : « Le CPAS (…) craint les actions de grève qui prendraient en otage les pensionnaires. » Le bourgmestre ne fait rien d’autre dans la presse -si ses propos ont bien été répercutés- lorsqu’il dit : « Il (le personnel) se fait embrigader par quelques irresponsables ».

Cette référence systématique aux « usagers pris en otages » et aux « agitateurs irresponsables » est typique du langage anti-syndical de la droite. Etrange de la part de mandataires socialistes, à moins qu’il ne soit révélateur de l’alliance majoritaire que le PS a privilégiée avec le MR. Et à propos d’alliance majoritaire, nous sommes interpellés par le silence assourdissant des alliés para-syndicalistes de la majorité représentés par l’UDSC.

En ce qui concerne les communistes louviérois,

* Ils expriment leur totale solidarité avec les agents communaux louviérois et soutiennent leurs revendications.

* Ils saluent l’action unitaire entre les services qui traduit le malaise profond au sein du personnel communal et pas seulement dans l’un ou l’autre service et souligne ainsi la solidarité au sein du personnel.

* Ils appellent la population à exprimer sa solidarité avec le personnel dont les conditions de travail et un statut stable sont aussi un gage d’un meilleur service rendu.

La Louvière, le 4 février 2009 - Section louviéroise du Parti Communiste

Communiqué du Bureau Politique du parti communiste.
Le
 3 février 2009.

Non à une nouvelle privatisation de la Poste !

 Lors de la privatisation partielle de la poste en 2005, on a mis en avant l’arrivée de la Poste Danoise (25%) afin de camoufler l’entrée dans le capital de l’opérateur privé CVC Capital Partners. Le simple nom de ce fond d’investissement privé britannique (« Partenaires du Capital ») dit en effet tout de la logique de ce mastodonte financier.  CVC est là pour rationaliser et donc pour faire du profit. Avec 25% du capital de la Poste belge et en tant que premier actionnaire privé de la Poste Danoise (ce qui a été soigneusement caché), CVC a déjà largement imposé cette logique avec à la clef la perte chaque année de 1500 équivalents temps-plein, une augmentation substantielle de la productivité au détriment des conditions de travail et du service rendu, une hausse importante du prix du timbre et la fermeture de 650 bureaux de poste.  Il faut dire que le patron de la Poste, Johnny Thijs, est un ancien de chez CVC.

Aujourd’hui, la poste danoise vient d’annoncer qu’elle souhaitait se retirer du capital de la Poste belge et céder ses parts à CVC Capital Partners, réalisant au passage une juteuse plus-value puisqu’elle revendrait ses parts 373 millions alors qu’elle les a acheté 150 millions. Il faut absolument empêcher cette privatisation accrue de la Poste belge et au contraire garantir la prédominance de l’Etat actionnaire au détriment du partenaire privé et prôner le rachat par l’Etat de ces parts tout en refusant le prix de vente exorbitant annoncé. (L’Etat qui finance la Poste à hauteur de 300 millions d’euros chaque année à les moyens de faire pression.)

Alors même que l’on découvre chaque jour les conséquences économiques dramatiques de la logique ultralibérale, sous la houlette du ministre Vincent Van Quickenborne et avec l’aval inacceptable du partenaire socialiste, le gouvernement belge est lui disposer à valider ce scénario.

Et ce n’est pas tout, le très libéral Vincent Van Quickenborne soumettra sous peu au Parlement un projet de loi concernant la libéralisation du marché postal qui ouvre toutes grandes les portes au dumping sociale et à la baisse du service rendu à la population.  Ce projet prévoit que les nouveaux entrants sur le marché postal pourront ne couvrir que 10% du territoire (se focalisant sur les zones les plus denses et rentables), n’auront aucune obligation de type service universel, et qu’il n’existera aucun statut du postier comme en Allemagne. On pourra dès lors recourir à des intérimaires et à des sous-traitants. Si ce projet passe, c’est le métier de postier et plus généralement le service public postal qui seront condamnés.  Le pré-projet annonce d’ores et déjà la perte de 5000 emplois d’ici 2012.  Un véritable drame social alors que le chômage est déjà reparti à la hausse.

Nous y sommes résolument opposés.  Nous prônons au contraire un retour à une poste 100% publique.  La somme nécessaire pour racheter les parts vendues en 2005 équivaut à plus de 50 fois moins que la somme totale débloquée ces derniers mois pour sauver les banques.

A court terme, nous réclamons également un moratoire sur la fermeture des bureaux de poste.

Environ 8000 personnes ont d’ores et déjà signé la pétition Sauvons la Poste.  Nous vous invitons à la signer et à la diffuser largement : http://sauvonslaposte.be

ENSEMBLE POUR UN CHANGEMENT
 EN EUROPE.

L'Europe du XXIe siècle a besoin de paix, de démocratie, de justice sociale et de solidarité.
Plate-forme du Parti de la Gauche Européenne pour les élections du Parlement européen de 2009.

Source (texte en anglais): http://www.europeanleft.org/english/news/electoral_platform

 

Communiqué du Bureau Politique du parti communiste.
Le
 30  janvier 2009.

Arrêtons la casse sociale !

 Le gouvernement ne peut plus le dissimuler : l’année 2009 sera très dure pour la population. Selon l'Institut des comptes nationaux, (ICN) notre pays devrait enregistrer, en 2009, une croissance négative de 1,7 %. Il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale pour trouver pareille chute. Pour le ministre de l'Entreprise et de la Simplification, Vincent Van Quickenborne, il devrait y avoir 56.700 chômeurs de plus à la fin de l’année.

Au même moment, la Commission européenne ressort ses salades nauséabondes habituelles : « Si elle veut stimuler sa compétitivité et donc son niveau d’emploi, la Belgique doit réduire davantage la pression fiscale sur le travail, assurer une meilleure concurrence sur les marchés du gaz et de l’électricité, et dynamiser son marché du travail, en revoyant notamment sa politique d’allocations de chômage ». Message reçu cinq sur cinq par le grand patronat. Un exemple : la toute grosse majorité des entreprises technologiques belges affiliées à la fédération Agoria sont favorables à l’introduction du chômage temporaire pour les employés, une mesure déjà préconisée par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

Par contre,  pas question de toucher aux avantages des actionnaires, même quand les firmes délocalisent ou licencient en masse.
Plus personne ne le nie : le capitalisme est en crise. Et on parle de le « moraliser » ? Mais le capitalisme, de par sa nature même, mercantile et basée sur l’exploitation sans bornes des êtres et de la nature, n'a rien à faire de considérations  morales. Il s’agit donc d’œuvrer à un retour de la puissance publique,  de sortir du « tout au marché » les pans de l’économie durement touchés par les conséquences de la « logique » ultralibérale.

Les milliards coulent à flot vers les entreprises et les banques, sans contrôle sur l’utilisation qui en sera faite. Et rien, ou presque, pour les salaires et les allocations sociales.

Construire un nouveau mode de développement au service des gens appelle une autre distribution des richesses produites et une autre utilisation des finances publiques et privées.

Le gouvernement a généreusement arrosé et arrosera peut-être encore les grandes banques défaillantes.  Il laisse les coudées franches aux grands actionnaires sans la moindre garantie que ceux-ci ne se rempliront pas les poches avec les deniers publics. Et il ne cache pas que la note sera présentée aux contribuables quand il s’agira d’en revenir à l’équilibre des finances de l’Etat. Avec quel retour, si n’est des restructurations tueuses d’emplois ? Ainsi Dexia vient d’annoncer, à son tour, la liquidation de 700 postes de travail dont la moitié en Belgique.

C’est pourquoi le parti communiste prône la création d’un pôle financier public au service d’une politique ambitieuse de l’emploi, non délocalisable et de qualité, de la formation et de l’innovation. Il se battra pour une véritable politique publique de développement soutenable, qui laisse une part importante aux alternatives vertes (transports publics, isolation du bâti, énergies renouvelables,…) et s’axe sur la qualité et le bien-être de la population plutôt que sur le profit.

Le PC  fera de  ces axes des thèmes de campagne majeurs d’ici les élections régionale et européenne.

 

Pour une explication de la crise économique en image : cliquez ici" 

 

C'est une tragédie et nous ne faisons rien, témoignent les 4 députés GUE/NGL de retour de Gaza

 

De retour de sa mission d'observation qu'elle a menée avec 7 autres eurodéputés, la Vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini (GUE/NGL, Italie) a lancé un appel vibrant à la communauté internationale: "Le Hamas va dire qu'il a vaincu, Israël va dire qu'il a vaincu mais c'est nous qui sommes morts, c'est la justice qui meurt, ainsi que le rêve européen des droits humains comme droits universels". Selon la députée, "cette guerre militaire mène Israël à sa fin morale". Elle a évoqué les civils qui avaient tout perdu, ces blessés qui ne peuvent être soignés, et ces médecins qui travaillent 24 heures sur 24. "C'est une tragédie qui se passe devant nous et nous ne faisons rien, nous devons obtenir un cessez-le-feu le plus rapidement possible et l'ouverture de tous les points de passages", a poursuivi la députée en ajoutant  "qu'il faut utiliser la diplomatie et les instruments à notre disposition et, je suis contente d'entendre la Commissaire dire que ce n'est pas le moment de penser au rehaussement des relations avec Israël".

 

"De retour de Gaza, je veux déclarer ma solidarité avec le peuple palestinien", a déclaré Kyriacos Triantaphyllides le député chypriote du GUE/NGL et Président de la délégation du PE pour les relations avec le CLP. Depuis 19 jours, la population palestinienne doit faire face à la machine de guerre qui viole le droit international et humanitaire, "Gaza est devenue la plus grande prison à ciel ouvert du monde où les forces d'occupation sont passées à la vitesse supérieure", a poursuivi le député. Il déclare également qu'il est contre toute agression de civils quels qu'ils soient.

Il est temps, ajoute le député, qu'Israël respecte le droit international et les résolutions de l'ONU, cette impunité ne doit pas être tolérée. La communauté internationale doit exiger le cessez-le feu, le retrait des forces militaires, le libre accès pour l'aide humanitaire, la libre circulation de la population et permettre à l'UNRWA d'accomplir sa mission. L'Europe, conclut le député, doit faire respecter les clauses des accords d'association avec Israël, et ne plus exporter d'armes en sa direction.

 

"Nous devons agir pour un cessez-le-feu, a déclaré le député portugais du GUE/NGL Miguel Portas. On compte aujourd'hui 1000 morts; combien de morts faut il encore pour que Tzipi Livni et Ehoud Barak gagnent les élections en février, a-t-il demandé. Le Hamas avait gagné les élections et cela nous devons le respecter. Il rappelle que c'est le Conseil qui avait décidé du rehaussement des relations avec Israël contre l'avis du Parlement. "Le rôle de l'Europe ne doit pas être d'accepter les instructions du plus fort, la paix dépend de la fin de l'occupation et il faut agir maintenant", a ajouté Miguel Portas.

 

La députée Feleknas Uca (GUE/NGL, Allemagne) témoigne de la situation désastreuse qu'elle a vue à Rafah le 11 janvier. "On n'aurait pas pu le croire si on ne l'avait pas vu" dit-elle, "la population n'a aucune chance de fuir- les points de passages aux frontières doivent être ouverts immédiatement". Feleknas Uca, ainsi que tous les députés du GUE/NGL, prônent pour un cessez-le feu immédiat des deux côtés.

En espérant que ces informations vous seront utiles.

Communiqué du Bureau Politique du parti communiste.
Le
20janvier 2009.

Téléphonie mobile, notre santé ou celle des profits des opérateurs?

Diverses études scientifiques de premier plan pointent aujourd’hui les dangers potentiels des antennes GSM. Nous baignons aujourd’hui dans un brouillard électromagnétique dont l’intensité croît exponentiellement suite à l’avènement des GSM (plus de 2 milliards sur la planète) et des réseaux internet sans fil. 

Une volumineuse étude intitulée « Bio Initiative » sur l’état de la recherche consacrée aux pollutions électromagnétiques et à leurs conséquences sanitaires compilant plus d’une centaine d’études, a notamment relevé une augmentation du risque de cancers (leucémie infantile, tumeur au cerveau, cancer du sein,…), de modification du système nerveux et de dysfonctionnements du cerveau (maladie d’Alzheimer,…), de modification de l’ADN ou encore d’affaiblissement du système immunitaire.

Ces résultats scientifiques interpellent et il convient dès lors d’appliquer avec fermeté le principe de précaution. En face, occupés à leur course aux profits, les opérateurs privés de téléphonie mobile  ne s’encombrent pas, eux, de ces questions.  Ne reculant devant rien, ils ont osé attaquer en justice la Région Bruxelloise qui avait édicté des normes plus strictes que l’Etat Fédéral.  Heureusement, la Cour Constitutionnelle vient de donner raison à la Région Bruxelloise.  Les régions ont donc aujourd’hui tout loisir d’établir des normes d’émissions inférieures à celles prévues dans la législation fédérale.

Le ministre Antoine propose de s’appuyer sur cet arrêt afin d’établir une norme wallonne à 3Volts/mètre.  C’est largement insuffisant. Nous proposons pour notre part de suivre les recommandations scientifiques de la plus grande étude réalisée à ce jour et d’imposer 0.6V/m.

En juin, voter communiste, ce sera également voter pour votre santé et celle de vos enfants.

NB : Pour celles et ceux qui lisent l’anglais, un résumé de 28 pages de cette étude est disponible à l’adresse :  http://www.bioinitiative.org/report/docs/section_1.pdf

Communiqué du Bureau Politique du parti communiste.
Le
19 janvier 2009.

Pour une banque publique de proximité en Belgique

Une décision salutaire de la Cour d’Appel de Bruxelles a permis d’arrêter pour un temps la vente de Fortis Banque à BNP Paribas.  Nous avons dénoncé depuis le début cette décision précipitée et mal conçue.  Alors même que de nombreux économistes – dont des libéraux - s’accordent à dire que le temps est venu de renationaliser certains secteurs stratégiques afin de protéger nos économies de la folie boursière, le Gouvernement fédéral reste fidèle à ses dogmes ultralibéraux tentant de les imposer par tous les moyens (y compris en faisant pression sur la justice).

Plusieurs voix s’élèvent aujourd’hui afin de défendre au contraire l’idée d’une grande banque publique en Belgique. Cette idée, nous la défendons également, et n’avons pas attendu la dernière crise du capitalisme pour le faire. Dès le début, nous nous étions opposés à la privatisation des institutions bancaires publiques.  Nous défendons cependant la constitution d’un grand pôle public belge à certaines conditions :

- Que les possibles fusions menant à la constitution de cette banque ne s’accompagnent d’aucune perte d’emploi.  Si deux banques dans une même rue fusionnent, tout le personnel doit se retrouver dans l’agence fusionnée afin d’assurer un service de qualité à la clientèle. De même pour tous les services administratifs.

- Que le retour à un statut public s’accompagne d’une modification de la politique d’entreprise avec notamment : 

  •  la transparence de la politique salariale et la fin des rémunérations abusives des patrons.

  • la redistribution  des bénéfices aux clients et travailleurs de la banque,

  • l’interdiction de toute spéculation boursière avec les fonds mis en dépôt par les particuliers,

  • l’interdiction de toute promotion des pensions par capitalisation (et en particulier au dépend des pensions par répartition),

  • l’interdiction de la commercialisation des produits financiers liés à la bourse et leur remplacement par de l’investissement dans des projets locaux porteurs (finalité sociale, économie réelle et en particulier « verte »,…) ainsi que dans des bons d’Etat (afin de financer des politiques d’investissement public),

  • l’interdiction de toute politique de marketing menant à l’endettement des clients pour des biens de consommation, 

  • l’égalité de traitement pour les petits clients et l’obligation d’un service bancaire universel  (obligation d’ouvrir gratuitement un compte à tout citoyen le demandant).

Afin de défendre cette idée d’une banque publique de proximité, nous invitons nos à signer et diffuser la pétition suivante http://banque-publique.be

 Communiqué du Bureau Politique du parti communiste.
Le
29 décembre 2008.

Stoppons l'horreur !

 

Les forces d’occupation israéliennes sont donc passées à l’acte. Comme elles l’ont promis, elles ont lancé des raids meurtriers contre Gaza. Au prétexte de viser les centres de commandement du Hamas et de ses forces armées, elles ont écrasé sous leurs bombes des centaines de civils, enfants, femmes et hommes. Le monde en est témoin. Comme il avait été témoin des frappes ignobles lancées contre les bâtiments et les symboles de l’Autorité palestinienne, alors présidée par Yasser Arafat, au lendemain du déclenchement de la seconde intifada.

Qui peut dire encore que le pouvoir israélien actuel veut une paix juste ? Qui peut justifier la politique dite « de l’équidistance » entre occupants et occupés ? Entre les victimes d’une des plus grandes injustices du 20ème siècle et ceux qui violent les résolutions de l’ONU depuis soixante ans ?

Le « processus de paix » initié à Annapolis par l’ami américain voici un an est enterré.  Comme le furent tous les documents précédents censés conduire à une paix juste et durable au Proche-Orient. Et les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont adopté, les 8 et 9 décembre, le principe de rehausser les relations entre Israël et l’UE montrant une fois encore l’odieuse capacité de l’Occident à jouer du « deux poids, deux mesures ».

La déléguée générale palestinienne auprès de l’Union Européenne, Leïla Chahid, a accusé Israël de « crime de guerre » à Gaza et reproché une fois encore à la communauté internationale d’avoir « laissé tomber la population palestinienne. » Les communistes belges lui témoignent toute leur solidarité comme ils sont solidaires du peuple palestinien et des progressistes juifs qui, en Israël et dans le monde, militent pour sortir du pire.

La violence actuelle à Gaza est évidement le résultat du blocus économique et de l’impasse politique actuelle. Il y a urgence à lancer de vraies négociations qui puissent réellement contribuer à une solution juste, à l’application des résolutions de l’ ONU, à la fin de l’occupation, au respect des droits des Palestiniens et à la sécurité pour tous.

C’est dans cette perspective que le PC s’associera aux manifestations de soutien à la Palestine décidée pour les prochains jours.
 

 Communiqué du Bureau Politique du parti communiste.
12  décembre 2008

Le gouvernement fédéral vient d’annoncer le déblocage de 2 milliards d’euros pour ce qu’il qualifie de plan de relance.

On pourrait sourire à voir des libéraux, des chrétiens et des socialistes qui hier encore se faisaient les chantres de la concurrence libre et non faussée inscrite dans le Traité de Lisbonne, en revenir aujourd’hui à l’Etat pour colmater les brèches alors que la logique ultra-libérale prend l’eau de toutes parts.

Pourtant, avec à 0.6% du PIB, soit 10 fois moins que la somme empruntée pour « sauver » les banques il y a quelques semaines, ce plan de relance est bien modeste et a tout du pétard mouillé. Par ailleurs, l’affectation de ces 2 milliards est pour l’essentiel un nouveau cadeau au patronat inacceptable pour la gauche.  Bref, le pactole pour les banques et le patronat, des miettes pour les gens !

Tout d’abord, de l’aveu même de la ministre CdH de l’Emploi, Joëlle Milquet, on consacrera « plus d’1 milliard d’euros de baisse du coût du travail ». Ces chiffres traduisent la véritable priorité qui est à nouveau la baisse de ce que certains appellent « charges patronales » et qui sont à la vérité des « cotisations sociales » et donc du salaire différé. En résumé, on va à nouveau appauvrir l’Etat sans la moindre garantie sérieuse d’un « retour sur investissement public ».

En matière de logements, un des axes de ce plan, le gouvernement a décidé de favoriser spécifiquement les nouvelles constructions via un abaissement de la TVA.  Adversaires des taxes indirectes, nous sommes favorables aux baisses de TVA, pour autant qu’il ne s’agisse pas de vider les caisses de l’Etat et qu’elles soient compensées par d’autres rentrées (notamment sur les revenus du capital). Cependant, le choix fait ici nous semble contestable. Alors que rien qu’en Wallonie, plus de 40.000 personnes sont en attente d’un logement social et que le bâti social a en moyenne plus de 45 ans, cette mesure nie l’urgence sociale et s’adresse en priorité à ceux qui ont les moyens de construire et ne sont pas les plus touchés par cette crise.  Elle est également anti-écologique car elle ne cible pas la priorité qui est la restauration (avec notamment une aide massive à l’isolation via un tiers-payeur) des bâtiments existants et ce en passant si nécessaire par la réquisition des bâtiments laissés vides, ainsi que la densification de l’habitat.  Au contraire, cette mesure risque d’inciter à la construction de nouvelles maisons isolées et à une plus grande dispersion de l’habitat. Cette dispersion affaiblira plus encore une mobilité axée sur les transports en commun.

En matière d’énergie, le refus de mettre à contribution les acteurs du marché (et singulièrement Electrabel) et de puiser dans leurs plantureux bénéfices se confirme. Ceci est une nouvelle preuve du renoncement à toute régulation (que ce soit sur le mode de production ou sur les prix pratiqués) des multinationales, lesquelles bénéficient pourtant à plein d’un régime fiscal hyper avantageux, notamment via les intérêts notionnels.

D’autre part le gouvernement ne prend aucune mesure contre la « suprême incivilité » constituée par une fraude fiscale évaluée à 30 milliards d’euros, dont 57% sont le fait des 10% des contribuables les plus riches , et 0,01% des 10% de plus pauvres.

Cette crise est l’occasion de changer de cap, de remettre l’acteur public, un acteur public démocratiquement géré et débarrassé du clientélisme partisan, au cœur du projet de société.  Sans grand étonnement, le gouvernement actuel préfère ne rien changer.

Le 12 décembre 2008. Le Bureau Politique du Parti Communiste
Pour la mixité sociale dans l'enseignement

Il y a un an, les ministres de l'enseignement de la Communauté française (Maria Arena d'abord, puis Chritian Dupont) avaient mis au point un décret inscription/mixité qui visait à réduire la ségrégation sociale dans les écoles de la Communauté. Sous la pression de la droite et le lobby de certains parents très aisés, le ministre a décidé de supprimer le système de tirage au sort qui entendait règler le problème des multi-inscriptions pratiquées par certains parents. Première marche arrière avant le retrait pur et simple du décret ? Cela semble probable. La porte se rouvre donc pour un enseignement à deux vitesses. Au diable, ce qui permettait de concrétiser une pétition de principe très prisée par nos gouvernants : l'égalité des chances. La loi du plus fort et du plus riche prime. Le PS capitule. Les autres partis flattent leur clientèle électorale. Le Parti Communiste s'associent aux associations (FEF, MRAX,...) et à toutes celles et ceux qui condamnent cette décision qui élargit la voie vers une société toujours plus inégalitaire.

Communiqué du Bureau Politique du parti communiste.
2 décembre 2008

Proche-Orient : l’Europe va-t-elle se renier ?

Voici  un an, la conférence d’Annapolis donnait, sous la houlette de George Bush, le coup d’envoi à de nouvelles tentatives de négociations censées amener la paix au Proche-Orient avant la fin de 2008. Aujourd’hui, on n’en est nulle part. Pis, la situation des Palestiniens est plus désespérée que jamais. La Cisjordanie reste occupée, Gaza se meurt littéralement.

Et que fait l’Europe ? Ce 4 décembre prochain, le Parlement européen doit donner ou refuser son aval à une proposition de la Commission et du Conseil européen visant à élargir la participation d’Israël aux programmes communautaires européens. Déjà, une commission ad hoc de l’Europarlement a apporté son soutien à cet accord. Il serait proprement scandaleux que les eurodéputés le confirment en séance plénière, d’autant qu’aucune clause ne le conditionne au respect des droits de l’Homme, ni du droit international tel qu’établi par l’ONU.

Pourtant, conformément à l'article 2 de l'accord d'association Europe-Israël, signé le 20 novembre 1995 et  entré en vigueur le 1er juin 2000, l'UE a le droit de voter des mesures pour protéger les Palestiniens de toute violence. Ce texte établit notamment la libre circulation des marchandises et des capitaux et l'intensification de la coopération économique, sociale, scientifique et technique. Mais il est fondé aussi sur le respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques violés systématiquement dans les territoires occupés, sans même  parler des discriminations dont les Palestiniens sont les victimes en Israël même.  Il faut rappeler que le Parlement européen a adopté le 10 avril 2002 une résolution par laquelle il demandait à la Commission et au Conseil européen de convoquer d'urgence le Conseil d'association UE-Israël pour exiger du gouvernement hébreu qu'il respecte les résolutions de l'ONU. Tout cela serait-il oublié ?

La frilosité de l’Europe face au drame du Proche-Orient est indécente. La complicité de nombre de ses responsables politiques avec l’occupant israélien insupportable.

Le Parti communiste appelle tous les démocrates de notre pays à exiger des élus qu’ils désapprouvent  le nouveau protocole de coopération qui leur est proposé  tant qu’Israël bafoue  la paix et la justice, et qu’ils s’engagent résolument pour la reconnaissance des droits historiques du peuple palestinien .

Communiqué Bureau politique du Parti communiste de Wallonie Bruxelles du 10 octobre 2008 :

Soixante ans après, un bilan sombre pour la paix et les droits humains

Le 10 décembre 1948, après un conflit mondial qui annihila toute notion de droit et menaça l’existence même du genre humain, l’assemblée générale  des Nations Unies fraîchement émoulue, adopta la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Ce texte complétait la première déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789,  par des droits économiques, sociaux et culturels. Ratifié par 48 états dont la Belgique,  il fut confirmé par la Charte de Turin (1961), le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1976), et la déclaration de l’OIT relative aux principes et aux droits fondamentaux du travail (1998).

La déclaration universelle de 1948 reposait sur le principe que la satisfaction des droits humains était indissociable de la défense de la paix. Elle énonçait et rappelait notamment :

• Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public    
• La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics
• Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale
• Toute personne a droit au travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
• Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
• Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail
• Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille

Soixante ans après l’adoption de cette déclaration, le Parti Communiste constate que ces droits sont soit ignorés soit gravement remis en cause par un système, le capitalisme, fondé sur la recherche du profit comme seule raison d’être et dont la crise actuelle dévoile toute la perversion. Droits de l’homme et logique capitaliste sont, il faut le constater, incompatibles.

Chaque jour, la mondialisation financière élargit le fossé entre riches et pauvres et fait fi de l’autodétermination des peuples en réduisant leurs élus à un rôle de simple police criminalisant les luttes sociales. Le droit de grève notamment est aujourd’hui clairement menacé.
    
Les communistes belges qui ont très tôt dénoncé certaines dérives graves, sont conscients du fait que le socialisme (dit) réel a lui-même souvent failli à respecter certains de ces droits. Cependant, au-delà des caricatures et des amalgames qui sont faits, la société égalitaire à laquelle nous aspirons et pour laquelle nous luttons politiquement est, elle-seule, basée sur le respect des droits humains, de tous ces droits pour tous les hommes et toutes les femmes sans distinction.

Le Parti Communiste  rappelle que la satisfaction des droits de l’homme demeure un enjeu permanent pour les communistes ainsi que la condition indispensable à l’avènement d’une paix durable dans le monde. 

TMC Construction en aveu de faillite.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une entreprise ferme, se déclare en faillite, arrête provisoirement sa production : Duferco, La Lavandière du Centre, Wasteels, Boch,… Sans jouer des oiseaux de mauvais augure, il est fort à craindre que la crise de capitalisme s’aggravant, le cortège des entreprises en difficulté et les listes de futurs chômeurs ne s’allongent encore dans les mois à venir.

Dans ce contexte, l’annonce de la faillite de TMC Construction, apparemment attendue si l’on en croit certaines déclarations de responsables politiques, constitue un nouveau coup de massue pour la région.

C’est un nouveau mauvais coup pour les travailleurs et leur famille d’abord dont le nombre s’était déjà réduit à une peau de chagrin depuis l’incarcération de leur patron au début de cette année.

C’est un nouveau mauvais coup pour la région du Centre quand on sait le rôle que l’entreprise prétendait jouer dans la rénovation de centaines de logements sociaux laissés en friche depuis des mois alors que la liste des candidats locataires ne fléchit pas. Toute une procédure doit être à présent relancée pour que ces chantiers redémarrent. Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour qu’enfin l’offre en logements sociaux soit à la hauteur des demandes ?

L’exemple de la pénible saga vécue par la société de logement de notre région devrait amener la région wallonne à alléger les procédures de désengagement des pouvoirs publics à l’égard d’entreprises défaillantes ; cela dans l’intérêt supérieur de la population. D’un autre côté, les organisations syndicales devraient avoir un droit d’intervention au sein des entreprises pour contraindre le patron à respecter ses engagements ; cela dans l’intérêt supérieur des travailleurs.

La section louviéroise du Parti Communiste



 

Communiqué du Parti Communiste

Mercredi 5 novembre,  la Commission de la Justice du Sénat se penchait sur deux propositions de loi concernant l'assassinat de Julien Lahaut le 18 août 1950. 

La première proposition était la demande de mise en place d'une Commission d'enquête Julien Lahaut, composée de huit sénateurs, chargés de faire la lumière sur son assassinat ainsi que sur les dysfonctionnements de l'enquête. 
Cette proposition portée notamment par le Sénateur Josy Dubié correspond à celle formulée dès 2000 par le Parti Communiste et soutenue par de plus de 200 personnalités politiques, syndicales, et associatives belges. 
Las, plusieurs membres de la Commission de la Justice,  parmi lesquelles le sénateur, mais également baron, Françis Delpérée, ont jugé utile de bloquer celle-ci, faisant montre de leur allégeance empressée à l'égard de la famille royale. 

Il semble que certains démocrates humanistes soient moins humanistes et moins démocrates lorsqu'il s'agit de faire toute la lumière sur une tache brune de l'histoire de la Belgique impliquant la famille royale.
L'autre proposition, moins ambitieuse, visait à demander une étude scientifique préalable au CGS, le Centre de Recherches et d'histoire, guerre et société contemporaines. 
Fort heureusement, cette proposition est finalement passée.  Il reste dorénavant à s'assurer qu'il ne s'agit pas là d'une nouvelle mise au frigo du devoir de vérité sur cette affaire.

Un délai de 6 mois est annoncé. Nous serons vigilants. Il reste également à s'assurer que le budget nécessaire sera alloué pour ce travail et que les chercheurs auront tout loisir de consulter toutes les archives utiles. 

La vérité avance décidément lentement dans les arcanes du Royaume de Belgique.  Pour notre part, nous continuerons à lutter sans relâche pour qu'elle éclate au grand jour. Comme dans l'affaire de l'assassinat de Patrice Lumumba, nous avons la conviction qu'une démocratie véritable doit savoir reconnaître et dénoncer ses dérives passées et que personne, pas même la famille royale, ne peut y jouir d'une quelconque impunité.

Le Parti Communiste tient à exprimer sa gratitude à l'égard du Parti ECOLO et singulièrement de la députée Muriel Gerkens et du Sénateur Josy Dubié pour le travail de vérité qu'ils mènent à ses côtés.
 

Vive la République ! Vive Julien Lahaut !



 

Affaire Progès

Le Ministre Courard confond-il les intérêts du PS avec l’intérêt général ?

Ce mardi, la majorité louviéroise a informé la presse de la réponse du ministre Courard - de la tutelle - au recours intenté par le groupe Ecolo contre la transaction « Progès » votée le 7 juillet 2008.

Bien que nous regrettons que le Ministre Courard soit plus prompt visiblement à informer les autorités communales que les plaignants, nous constatons que le Ministre reconnait la légitimité du recours porté au nom de l’intérêt général. Cependant, d’après nos informations, ce dernier ramène celui-ci non pas au fait que la majorité louviéroise se permet d’exonérer de toute responsabilité des administrateurs privés accusés en leur temps d’avoir mal géré l’asbl Progès sur le compte du citoyen, mais sur base du constat que la Région wallonne, partie au procès, devrait elle aussi être associée à la transaction.

Pour rappel, l’asbl Progès était chargée de développer des projets d'économie sociale dans le cadre de subsides européens URBAN. Tombée en faillite en 2001, après que la ville ait refusé de lui verser les subsides européens pour mauvaise gestion, elle laissait une dette de 600.000 euros auprès de la Delta Lloyd qui se retournait alors contre la ville, la Région wallonne et les administrateurs privés afin de récupérer son dû. La ville qui n'avait pas de représentants directs dans cette asbl –même si un échevin y siégeait à titre privé - avait en effet garanti les emprunts consentis par la banque à Progès

Les 360 000 euros proposés à la banque Delta Lloyd pour mettre fin au litige pourront ainsi, dans la logique « d’intérêt public » du ministre, dédouaner des administrateurs accusés d’avoir dilapidé l’argent public!

Dans ce dossier, l’argent public -européen- sera donc utilisé deux fois à mauvais escient:

- une première fois par l’asbl dont les projets n’ont pas abouti à cause une mauvaise gestion dénoncée à grands cris par la ville dans le passé ;

- une seconde fois parce que la ville utilise le subside, qui aurait dû originellement être versé à l’asbl et ne l’a pas été en raison de cette mauvaise gestion, pour payer la banque en échange de l’abandon de toute poursuite à son encontre, à l’encontre de la Région wallonne et à l’encontre des administrateurs privés qu’hier elle accusait !

Nous défendons l’idée d’un intérêt public qui dépasse les seuls intérêts de la Région wallonne au procès et qui ne dédouane pas les administrateurs privés qui ont fauté dans ce dossier, fussent-ils socialistes.

Nous nous interrogeons sur le message que le ministre socialiste, fait ainsi passer:

- souhaite-t-il faire table rase du passé et ainsi passer au bleu une mauvaise gestion de camarades socialistes puisque les administrateurs privés au sein de l’asbl représentaient alors majoritairement le monde socialiste ?

- entend-il promouvoir l’usage déraisonné de l’argent public?

- préfère-t-il le silence à la vérité?

Sans attendre le courrier officiel qu’il devrait -sans doute- un jour nous adresser, nous porterons rapidement une question à l’ordre du jour du parlement wallon, afin de l’entendre sur le décodage qu’il propose de sa vision très particulière de l’intérêt public.

Nous porterons également la question du détournement du subside au devant des instances européennes.

Muriel Hanot
Jean-Pierre Michiels
Groupe Ecolo La Louvière

 

Les communistes de La Louvière solidaires des agents communaux de la ville

Lundi 20 dernier, lors du conseil communal, une forte délégation de travailleurs de La Louvière affiliés à la CGSP ont manifesté leurs revendications multiples touchant à l’absence de nomination du personnel (à de rares exceptions près), un mal-être de plus en plus ressenti par les travailleurs dans certains services et la demande d’un geste de la ville pour soutenir le pouvoir d’achat des agents communaux en leur octroyant des chèques repas.

Les communistes louviérois apportent leur totale solidarité aux agents communaux et à leurs revendications. Celles-ci s’avèrent entièrement légitimes.

La question des nominations des agents communaux est générale : voilà plusieurs années que les organisations syndicales interpellent le gouvernement pour qu’il favorise ces nominations indispensables pour la stabilité du personnel, la pérennité du service public et la pension de ces agents. S’il est utile de débloquer des fonds pour aider aux investissements, il est indispensable d’en débloquer aussi pour aider les travailleurs à vivre mieux. En ce qui concerne La Louvière, il est bon de rappeler que plus de la moitié du personnel communal n’est pas statutaire. Bon nombre d’emplois dépendent de subsides qui peuvent disparaître du jour au lendemain. Les agents communaux ont donc raison de réclamer ces nominations en fonction de l’ancienneté et pas seulement en fonction des opportunités politiques.

Comme tous les  louviérois, nous souhaitons vivre dans une ville embellie, accueillante et solidaire. Cependant, l’image positive de la ville que la majorité s’efforce de donner ne peut cacher le mal-être notoire ressenti par bon nombre d’agents communaux. Il est aussi indispensable d’apporter des solutions à ce mal. Donner un statut et des conditions de travail stimulantes aux agents, c’est favoriser le service public communal.

Enfin, les agents louviérois ne travaillent pas dans un endroit d’exception qui les préserverait des difficultés de vie que rencontrent les autres travailleurs. Pour eux aussi le pouvoir d’achat a subi de sérieux revers et la revendication des travailleurs est à la fois normale et même mesurée. La rencontrer, c’est aussi rendre positive l’image de la ville.

La section louviéroise du Parti Communiste
La Louvière, le 22 octobre 2008.

 

Grève du 6 octobre à la Louvière :
les communistes aux côtés des travailleurs.

La ville de La Louvière n’a pas failli à sa réputation de banlieue rouge. Centres commerciaux et administrations bloqués, ronds point et carrefours envahis par les grévistes, assemblée militante dans les locaux de la CGSP, informations et distributions de tracts aux automobilistes et aux promeneurs, piquets mobiles sillonnant la ville. La FGTB a fortement mobilisé.

Militant(e)s et délégués syndicaux communistes ont répondu également présents ! Notre conseiller communal, Jean-Pierre Michiels en tête, nous distribuons et popularisons la pétition « sauvons la poste » http://www.sauvonslaposte.be/
10h30, une manifestation démarre de la rue du Temple. Plusieurs centaines de personnes battent le pavé. Des salarié(e)s qui refusent les jours sombres aussi bien en terme d’emplois que de pouvoir d’achat.

Des hommes et des femmes scandalisés. Révoltés parce que pendant que les riches s’engraissent, notre pouvoir d’achat s’effondre et le coût de la vie flambe. Enfin! Dire non au naufrage social, au chômage et à la pauvreté. Drapeau frappé du marteau et de la faucille en plein rassemblement, nous faisons circuler la pétition. Elle est bien accueillie.Notre présence sera épinglée lors du JT de la télévision locale, Antenne Centre Télévision

Baguet Sandro

Communiqué du 30 septembre 2008 : Fortis et Dexia aux soins intensifs, la facture aux citoyens 

Au début de l’été 2007, les dirigeants de Fortis arboraient le sourire satisfait du vainqueur. Ils avaient lancé un raid hostile contre la néerlandaise ABN-Amro. Une des ces opérations prédatrices dont les seigneurs de la jungle financière ont le secret. La banque-assurance belgo-néerlandaise, construite naguère sur la dépouille de la CGER, banque publique ainsi privatisée, voulait entrer dans la cour des très grands. Il ne se trouva pas grand monde dans le monde politique et financier pour s’inquiéter des risques liés à une des ces opérations qui font la fierté du capitalisme prédateur.

Les mêmes, Reynders en tête, qui nous disait la semaine dernière, que la crise n’était pas si grave et qu’il importait avant tout de communiquer, avouaient en plein week-end que Fortis était au bord du gouffre. Tristes comédiens ! Soudain, l’Etat belge, comme ses voisins, ouvre ses tiroirs. Dont coût pour la seule Belgique : 4,7 milliards d’euros.

Le lendemain, bis repetita. 6,4 milliards  pour Dexia, elle aussi bâtie par absorption du Crédit communal, autrefois banque (publique) des communes, désormais soumise aux lois du marché et dont les dirigeants nous assuraient encore voici quelques jours que rien ne la menaçait. Coût pour le gouvernement fédéral et des Régions exsangues : trois milliards.

Au total, 7,7 milliards d’euros, soit plus de 700 euros par citoyen belge. De ces euros dont on nous dit qu’ils n’existent pas pour mener de vraies politiques sociales mais qui coulent, année après années dans les caisses des grandes entreprises (voyez les intérêts notionnels !) et enrichissent les couches les plus aisées, nourrissant ainsi la bulle financière qui éclate aujourd’hui.

Au bal des hypocrites, les banquiers mènent la danse. Et sous les applaudissements de responsables politiques en adoration devant le « libre marché sans entraves » et de la dérégulation, pierres angulaires de l’économie globalisée  et des traités européens. La crise financière globale, partie des Etats-Unis et qui gangrène toute la planète finance, a réduit à néant bien des rêves de grandeur. « Fortis sauvé par les Etats du Benelux » a titré Le Soir.  Au même moment, c’est dans toute l’Europe que les pouvoirs publics volent au secours des spéculateurs. En Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Et en France, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Allemagne…

Ainsi, voici les chantres de l’ultralibéralisme, ceux-là même qui privatisent à tours de bras – voyez la Poste – qui, pour réparer les dégâts, se livrent à une nationalisation partielle du principal groupe bancaire du pays. L’Union Européenne habituellement si hostile à la force publique et à toute forme de régulation avalise cette intervention massive sans un mot.

Et maintenant ? Mettons un certain nombre de choses au point. Qui paiera ? L’investissement de 4,7 milliards d’euros de la Belgique dans Fortis Banque se fera par le biais d’un emprunt avec garantie d’Etat, a précisé le ministre des Finances Didier Reynders, « Il n’y aura aucun effet sur le budget et sur le contribuable, même s’il y a toujours un risque ». Risque pour les petits porteurs, risque pour les contribuables, risques pour les bénéficiaires d’épargnes-pensions, risque pour les fonctionnaires ;  risque pour les salariés quand viendra le moment des ventes d’actifs et des restructurations, ces salariés qui iront rejoindre les cohortes de victimes de l’argent fou. Et bien entendu, risque pour l’Etat qui va s’endetter…Un  risque colossal donc quand il s’agira de passer à la caisse.

Les nationalisations partielles sont des  solutions provisoires, les gouvernements n’ayant pas vocation à rester pour toujours au capital, a déjà décrété le ministre belge des Finances, Didier Reynders. « Notre ambition n’est évidemment pas de rester présents dans le capital », a-t-il dit sur l’antenne de la RTBF. En clair, il s’agit de rester sur les rails de l’orthodoxie ultralibérale. Comme toujours, après avoir privatisé les gains, on socialise les pertes. Et puis on revendra les parts publiques au plus offrant dès que le sacrosaint marché revigoré le permettra.

Ainsi, voilà que nos gouvernants, tous partis de pouvoir confondus, versent des larmes de crocodile sur les « dérives » du capitalisme, voient dans la crise actuelle, pourtant bien prévisible, des « dysfonctionnements ». Osent même fustiger le « capitalisme fou » et quelques mauvais génies de la finance. Quelle tartufferie ! Au moment où colère et dégoût montent dans la population, c’est à la nature même du capitalisme qu’il faut s’en prendre, à ce système qui ne connaît qu’une loi, le profit,  une liberté, celle d’exploiter  le plus grand nombre au profit de quelques privilégiés, une pratique, la spéculation à outrance.

Les travailleurs et les sans-emploi qui manifesteront dans quelques jours à l’appel des syndicats auront tout cela en tête. Il s’agit de construire la riposte sociale face aux milieux patronaux et politiques qui, au nom d’une improbable « mobilisation générale », ne manqueront pas de se camoufler derrière le krach bancaire et la récession annoncée pour claironner que toute revendication est plus que jamais hors de saison. Et tenter d’imposer de nouveaux reculs sociaux.

Le peuple a déjà donné. Il s’agit de mettre la finance au service de la population, de lui donner un usage social. Il faut redécouvrir de nouveaux modes de régulations, dit-on partout dans la panique ? Soit. Il s’agirait alors, par exemple :

  • de différencier les prêts selon qu’ils sont destinés à des opérations financières ou à être investis dans le développement utile, afin de réarticuler réglementation et développement de l’économie réelle.
  • de remettre au premier plan, à contre courant du discours dominant, la question de la revalorisation des revenus du travail (et des allocations sociales) aux dépends de ceux du capital (en particulier spéculatif).
  • de remettre en place (définitivement et non à titre transitoire) un pôle financier public fort.
  • de prendre des mesures politiques afin de rendre transparents les marchés financiers et d’en finir avec les paradis fiscaux.
  • de mettre le secteur privé (et en particulier les entreprises qui spéculent en bourse) à contribution afin de financer les opérations de nationalisation actuelles. Il est inacceptable que ce soit le citoyen qui paie la facture.

Autant d’idées que le Parti communiste propose de mettre en débat.

Bruxelles, le 30 septembre 2008

Communiqué du 10 septembre 2008 : Nationaliser les pertes et privatiser les bénéfices

 

Ecrit par Bureau Politique 10/09/2008

 

Le gouvernement de G.W. Bush vient d’annoncer la nationalisation de Fannie Mae et  Freddie Mac, deux acteurs incontournables du marché immobilier américain pris dans la tourmente de la crise des subprimes et qui représentent, à eux deux, 45% de l’encourt actuel des prêts immobiliers aux Etats-Unis, soit la coquette somme de 5.300 milliards de dollars.

 

Depuis la politique du New Deal qui avait succédé à la crise de 1929, rien n’a changé. Lorsque le capitalisme tousse, on appelle toujours la force publique, pourtant décriée sans vergogne le reste du temps, à la rescousse.  Ainsi, s’ils se battent pour privatiser les bénéfices, les grands acteurs capitalistes et leurs relais politiques sont également d’accord de nationaliser les pertes.

En l’occurrence, c’est  le contribuable américain qui épongera les pertes engendrées par les jeux malsains des petits Frankenstein capitalistes américains et ce pour un montant annoncé de 25 milliards de dollars. Par ailleurs cette facture risque bien de s’alourdir si les tendances décelées sur le marché immobilier US se confirment. En 2006, les crédits subprime ont représenté pas moins de 24% des nouveaux crédits immobiliers octroyés aux Etats-Unis. Sur la totalité des prêts et garanties consentis par les deux organismes 15% de créances sont douteuses, soit plus de 75 milliards de dollars dont le remboursement semble assez aléatoire.

On aimerait entendre les explications des chantres du libéralisme économique qui justifient leur volonté de démanteler les services publics au nom d’une meilleure gestion et de la réalisation d’économies au profit du citoyen. Ce seul « couac » va coûter 250 dollars à chaque citoyen américain.

En Belgique, au cœur d’une Union Européenne toujours davantage adepte de l’ultralibéralisme, alors que les frais bancaires s’envolent (+13% depuis 2004), que les factures énergétique et de téléphone explosent, que les fermetures de bureaux de poste se succèdent (encore 200 programmées en 2008), c’est peut être le moment de rappeler qu’avant que des appétits financiers ne s’en emparent, ces secteurs étaient partiellement ou totalement publics et que si le service rendu était peut-être perfectible, il était incontestablement meilleur et moins cher que ce qu’il est devenu aujourd’hui. 

C’est pourquoi il convient de se battre au niveau belge comme au niveau européen pour la défense et la promotion des services publics en toutes circonstances et de refuser le jeu doublement perdant de nationalisation des pertes et de privatisation des bénéfices.

Ci dessous les motions adoptées par le congrès de la fédération du Centre du PC - vendredi 4 septembre 2008.

 

Motion 1

Sortir de la crise politique

Les communistes du Centre rappellent leur attachement à une Belgique fédérale à trois régions dotées de compétences et de moyens susceptibles de répondre aux besoins de la population. Cependant, il faut bien constater une volonté nette, en Flandre, d’aller dans le sens d’un confédéralisme, voire même du séparatisme.

Les communistes rappellent, comme l’ont fait également des milliers de signataires de la pétition « Sauvons la solidarité » (http://www.sauvonslasolidarite.be), leur attachement au principe de solidarité entre les travailleurs de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie que garantit la sécurité sociale. Ils s’opposent à la mise en concurrence des travailleurs que représenterait la scission de la sécurité sociale et sa privatisation.

Ils appellent les travailleurs et leurs organisations à reprendre l’initiative pour empêcher l’aventurisme de certains édiles politiques.

 

 

Motion 2

Défendre la qualité de la vie

Les communistes du Centre déplorent que les querelles institutionnelles aient été utilisées par le gouvernement fédéral comme prétexte pour justifier l’absence de mesures efficaces pour lutter contre la hausse du coût de la vie.

Sans doute, les mesures récemment prises par le gouvernement wallon soulageront-elle quelque peu des familles en difficulté. Il n’en reste pas moins vrai que ces mesures ne s’attaquent pas, loin s’en faut, aux causes réelles des difficultés de vivre ressenties par un grand nombre de nos concitoyens.

Les communistes du Centre réclament : des mesures radicales visant une fiscalité plus juste qui met davantage à contribution les grosses fortunes et lutte réellement contre la fraude fiscale.

Les communistes soutiendront toute initiative des organisations syndicales allant dans ce sens.

 

Motion 3 

Visite de l’ambassadrice d’Israël à La Louvière

Madame Tamar Samash, ambassadrice d’Israël, vient prochainement à La Louvière pour « honorer, à titre posthume, un couple de citoyens louviérois, reconnus « Justes parmi les Nations ».

A l’hommage rendu à ce couple qui a courageusement caché des gens durant la seconde guerre mondiale, les communistes du Centre associent l’ensemble des femmes et des hommes qui ont résisté au nazisme et qui nous ont permis, également au péril de leur vie, de vivre libres.

Les communistes du Centre tiennent cependant à rappeler que Madame Samash représente un Etat qui refuse au peuple palestinien de vivre libre dans son propre pays, qui érige un nouveau mur de la honte autour des territoires palestiniens, qui arrache les plantations d’oliviers, qui prive les populations palestiniennes de leurs réserves d’eau,…

Les communistes du Centre ré-expriment leur solidarité avec le peuple palestinien et leur attachement à la coexistence de deux Etats israélien et palestinien.

On réforme l’Etat ?
Changeons de cap
 ! 

Au lendemain de la pirouette royale remettant M. Leterme en piste, les partis politiques traditionnels, verts compris, se sont félicités de cette nième échappatoire qui, comme l’a dit Le Soir, « donne un exécrable signal au pays », décrédibilise définitivement le Palais et permet aux uns et aux autres de gagner un peu de temps avant le prochain couac.  « La balle est dans les pieds francophones », se réjouit-on dans le parti de M. Leterme. «Il s’agit de marquer une pause et de faire le point », a-t-on réagi du côté des francophones.  Bref, rien n’est réglé mais « on a évité une crise ».

Vraiment ? La réalité est que le pays et ses entités restent en crise permanente  et profonde dans tous les domaines. L’institutionnel, certes. Mais aussi dans les matières sociales et économiques. Le grand capital – voyez Inbev, voyez Fortis, voyez le secteur de l’énergie… –  joue des paquets d’euros au grand casino financier sans que le « monde politique » n’y trouve matière au moindre commentaire (au fait, où en est la participation d’Electrabel et de ses milliards de profits aux comptes publics ?). Mais le gouvernement sortant-rentrant nous promet une fois de plus qu’il va désormais répondre aux « attentes prioritaires de la population »: pouvoir d’achat, coût de l’énergie, pensions, etc.

Mais qui peut croire encore que de bonnes réponses seront apportées à ces exigences populaires si le cap ultralibéral est maintenu ? Depuis des années, cette politique se traduit par une insupportable austérité budgétaire, les manipulations de l’index, la mise à mal des services collectifs, la privatisation des sociétés publiques les plus rentables, la fragilisation de la sécu… C’est toujours plus pour les classes aisées, toujours moins pour les autres. Les décisions socio-économiques prises par le gouvernement actuel ne dérogent pas à la règle : puisque les marges budgétaires sont rognées par d’incessants cadeaux aux entreprises, le social se contentera de peanuts.

La « profonde réforme de l’Etat », que chacun s’accorde désormais à considérer comme inéluctable,  peut et doit  permettre de changer fondamentalement de direction. D’avancer vers plus de démocratie, plus de transparence, plus d’efficacité de nos institutions.

Les communistes réaffirment leur souci de voir agir le «principe de subsidiarité » qui vise à assurer une prise de décision la plus proche possible du citoyen.

En clair, il s’agit de revitaliser le rôle de ces cellules de base que sont les villes et communes dans un Etat basé sur l’existence de trois régions égales en droit et dont la tâche est de garantir  la solidarité interpersonnelle, notamment  au travers d’une sécurité sociale forte. Dans cette configuration, les provinces seraient, bien entendu, appelées à disparaître.

Mais « réformer l’Etat » exige aussi d’aller bien plus, d’ouvrir de grands chantiers  à contre-courant du libéralisme destructeur, de la soumission aux marchés et de l’étiolement des politiques publiques. Ce qui suppose, par exemple, des services publics hors concurrence, une fiscalité réellement favorable au travail et aux plus démunis et une bien plus large implication citoyenne dans les processus décisionnels,

Les communistes  proposent d’ouvrir la voie aux référendums d’initiative populaire et une véritable proportionnelle à toutes les élections. Une stricte limitation de la durée des mandats et de leur cumul.

Tout aussi essentiel est de rouvrir la voie de la démocratie sociale, des droits et pouvoirs de salariés à intervenir dans les choix de gestion privés, élément essentiel de la vie démocratique, moteur d’un sain développement économique et condition pour en finir avec la dictature des marchés financiers.

Le bureau politique du PC

Communiqué du 10 septembre 2008 : Nationaliser les pertes et privatiser les bénéfices

Le gouvernement de G.W. Bush vient d’annoncer la nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac, deux acteurs incontournables du marché immobilier américain pris dans la tourmente de la crise des subprimes et qui représentent, à eux deux, 45% de l’encourt actuel des prêts immobiliers aux Etats-Unis, soit la coquette somme de 5.300 milliards de dollars.

Depuis la politique du New Deal qui avait succédé à la crise de 1929, rien n’a changé. Lorsque le capitalisme tousse, on appelle toujours la force publique, pourtant décriée sans vergogne le reste du temps, à la rescousse.  Ainsi, s’ils se battent pour privatiser les bénéfices, les grands acteurs capitalistes et leurs relais politiques sont également d’accord de nationaliser les pertes.

En l’occurrence, c’est  le contribuable américain qui épongera les pertes engendrées par les jeux malsains des petits Frankenstein capitalistes américains et ce pour un montant annoncé de 25 milliards de dollars. Par ailleurs cette facture risque bien de s’alourdir si les tendances décelées sur le marché immobilier US se confirment. En 2006, les crédits subprime ont représenté pas moins de 24% des nouveaux crédits immobiliers octroyés aux Etats-Unis. Sur la totalité des prêts et garanties consentis par les deux organismes 15% de créances sont douteuses, soit plus de 75 milliards de dollars dont le remboursement semble assez aléatoire.

On aimerait entendre les explications des chantres du libéralisme économique qui justifient leur volonté de démanteler les services publics au nom d’une meilleure gestion et de la réalisation d’économies au profit du citoyen. Ce seul « couac » va coûter 250 dollars à chaque citoyen américain.

En Belgique, au cœur d’une Union Européenne toujours davantage adepte de l’ultralibéralisme, alors que les frais bancaires s’envolent (+13% depuis 2004), que les factures énergétique et de téléphone explosent, que les fermetures de bureaux de poste se succèdent (encore 200 programmées en 2008), c’est peut être le moment de rappeler qu’avant que des appétits financiers ne s’en emparent, ces secteurs étaient partiellement ou totalement publics et que si le service rendu était peut-être perfectible, il était incontestablement meilleur et moins cher que ce qu’il est devenu aujourd’hui. 

C’est pourquoi il convient de se battre au niveau belge comme au niveau européen pour la défense et la promotion des services publics en toutes circonstances et de refuser le jeu doublement perdant de nationalisation des pertes et de privatisation des bénéfices.

Bureau Politique (le 10 septembre 2008)

Voir en ligne: http://www.particommuniste.be/politique-internationale/u.s.a./communique-du-10-septembre-2008--nationaliser-les-pertes-et-privatiser-les-benefices.html

 

« Non » à la directive scélérate !

Au moment où le «non  » irlandais illustre une fois de plus le gouffre qui se creuse entre les citoyens et les « élites » européennes, celles-ci font des pieds et des mains pour nier le verdict populaire. Or, une des raisons essentielles du rejet par les peuples de l’Europe telle qu’elle se construit réside dans la volonté des instances de l’Union de décider seules dans des matières essentielles, comme les droits humains.

L’actualité montre douloureusement qu’avec de telles pratiques le pire peut devenir la norme. 

Les ministres de l’Intérieur de l’UE, et ensuite le Parlement européen, viennent ainsi d’approuver un projet de loi dit "directive retour" qui vise à construire un socle juridique commun aux 27 concernant l’expulsion des sans-papier. Parmi les dispositions annoncées figurent l’allongement de la mise en rétention jusqu'à 18 mois avant d'être expulsés et l’interdiction de revenir dans les 5 ans suivant leur renvoi. La rétention et l'expulsion des mineurs, même non accompagnés, seront autorisées, de même que l'expulsion de sans-papiers vers des pays dits de "transit" en Afrique du Nord. Le texte supprime diverses garanties et dispositions destinées à permettre aux immigrés d’introduire des recours légaux contre leur expulsion.

Montrant leur vrai visage antisocial, les droites se sont rassemblées pour soutenir cette directive scélérate.  Plus grave, dans un premier temps, tous les députés socialistes et verts de la commission « liberté » du Parlement européen,  présidée par Gérard Deprez, l’ont également soutenue.  Ensuite, lors du vote en plénière à Strasbourg, la presque totalité  du groupe socialiste européen est demeurée sur cette position, et s’est opposée à la motion de rejet déposée par le groupe GUE/NGL. Seul Alain Hutchinson du côté belge a voté pour la motion de rejet pur et simple de la directive. Giovanna Corda, du Borinage a voté avec la droite, de même que les trois élus du SP, Van Lancker, El Khadraoui et Mia Devits (ancienne syndicaliste). Ce nouvel épisode démontre à nouveau si besoin en était la dérive antisociale des socialistes européens ainsi que  la nécessité de renforcer dès 2009 les partis de la gauche antilibérale regroupés au sein du groupe GUE/NGL.

Alors que  la libre circulation des capitaux en Europe est érigée en dogme, alors aussi que l’immigration économique à la carte est encouragée par le traité de Lisbonne au nom des intérêts économique de l’Europe, celle-ci entreprend de généraliser l’enfermement d’hommes et de femmes, au nom du simple constat qu’ils sont misérables et étrangers.

Les appels pour le rejet de ce texte se multiplient. Des mouvements sociaux, des associations des droits de l'homme, mais aussi des secteurs démocratiques, d'intellectuels et d'artistes (les frères Dardenne, Pedro Almodovar, Pierre Mertens, Manu Chao, Susan George, Pilar Barden,...) demandent le retrait de cette législation répressive.

Les communistes se joignent à toutes celles et ceux qui se mobilisent  pour rejeter la « directive de la honte » en Europe et sur d'autres continents, comme le font le président indien Evo Morales, de Bolivie, et ses homologues président d'autres pays latino-américains, tous indignés de découvrir cette législation xénophobe de l'Europe.

Bruxelles le 20 juin 2008. Le Bureau politique du Parti Communiste

Les Irlandais ont dit NON !

Les Irlandais ont dit NON au projet des élites européennes, un projet strictement économique et d’inspiration ultralibérale qui nie la dimension sociale de l’Europe, qui fait la part belle au « tout au marché » et est en deçà des normes sociales nationales, un projet qui lie l’Europe à l’OTAN et rejette sa dimension pacifiste.  Seul peuple consulté par referendum les Irlandais ont confirmé ce que déjà Français et Hollandais avaient exprimé : les citoyens européens, nous, ne voulons pas de cette Europe-là !

Le fort rejet de la part des couches modestes de la population montre bien que c’est sur base de la précarisation réelle qu’ils subissent dans cette compétition mondialisée dont l’UE se fait aujourd’hui le cheval de Troie que les citoyens ont rejeté ce texte. 

Furieux de ce que le peuple leur rappelle ce qu’est la démocratie, les élites qui ont tenté un peu partout en Europe de contourner par tous les moyens les consultations, commencent déjà à se déchaîner.  Sans doute estiment-ils que l’on est appelé à ratifier mais pas à s’opposer. Egoïstes, europhobes, idiots même, les Irlandais n’auraient rien compris et les qualificatifs injurieux pleuvent. Le non de gauche est totalement nié.

Déjà revient également la tarte à la crème des oui-ouistes : le plan B.  Et bien il existe.  Bloquer une dégradation de la situation, c’est un premier pas.  Ensuite, il faut que les peuples commencent à oser traduire dans les urnes leur opposition au capitalisme, car c’est bien de cela qu’il s’agit.  La première étape, consiste à donner dès 2009 aux partis membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE), seule force politique progressiste à s’être opposée en bloc à ce Traité, une place plus importante au Parlement Européen.  C’est en donnant plus de poids au PGE que l’on peut réveiller enfin la gauche, toute la gauche.  Mais bien évidemment, l’Europe c’est aussi les Etats et il est important de donner plus de poids à la gauche de gauche aussi au niveau national.

Tout ce combat montre également le rôle néfaste très important des médias (en particulier privés) qui ont massivement combattu en faveur du « OUI » et qui aujourd’hui tentent de dénaturer le sens du « NON ».  Au sortir de la guerre en France, les résistants, parmi lesquels de nombreux communistes, se sont posé avec force la question des médias publics.  Une démocratie véritable signifie des médias indépendants et libres.  Aujourd’hui, force est de constater que leur acquisition progressive par de grands industriels n’est pas sans conséquence.

L'action doit continuer

Les communistes hennuyers saluent le succès de la manifestation provinciale qui s'est tenue ce mardi 10 juin à Mons. Elle était organisée par le front commun pour exiger le renforcement du pouvoir d'achat et de la solidarité.

Cette première action réussie traduit la montée de l'exaspération croissante des travailleurs confrontés à  des conditions de vie et de travail de plus en plus difficiles. Plus préoccupé par les questions communautaires que par le bien-être de la population, le gouvernement Leterme a quand même trouvé le moyen d'aggraver la chasse aux chômeurs qui prive des centaines de demandeurs d'emploi de leur allocation et fait peser des charges supplémentaires sur les CPAS. Leterme dit que les caisses sont vides, mais son gouvernement, libéraux en tête, refuse de s'attaquer à la grande fraude fiscale, aux salaires scandaleusement élevés des grands patrons, à l'ingénierie fiscale qui permet aux grandes entreprises de contourner l'impôt,... Son peu d’empressement à lutter contre la hausse des prix s’explique sans doute par les rentrées indirectes que représentent ces hausses par le biais de la TVA.

Bref, les inégalités sociales croissent honteusement.

Cette manifestation ne peut donc rester sans lendemain. La pression doit être maintenue sur ce gouvernement qui risque de se saborder uniquement pour des querelles institutionnelles alors que les solutions aux problèmes sociaux resteront au frigo.

Les communistes hennuyers appellent à poursuivre le mouvement. La décentralisation des manifestations dans les provinces ayant été un succès ; elle peut se prolonger dans les villes principales pour permettre de les élargir aux familles, aux locataires des cités, aux jeunes, aux chômeurs,... 

La Louvière, le 13 juin 2008.
Les fédérations hennuyères du Parti Communistes

Amalgames et criminalisation des luttes sociales: cela suffit!"

Depuis quelques jours, l’épouvantail terroriste, incarné par les anciens CCC, est agité à grand fracas dans les médias.

Le pays est à deux doigts d’exploser sous la pression flamingante ; le gouvernement  Leterme se montre incapable de régler les problèmes les plus urgents de la population ; les rodomontades néo-coloniales de Karel De Gucht ridiculisent notre diplomatie sur le plan international ; les revenus des grands patrons explosent avec insolence quand le gouvernement accentue la chasse aux chômeurs… Mais rassurez-vous braves gens ; dormez en paix. La sécurité veille : la bande de terroristes qui ne respectaient pas les conditions de leur libération est sous les verrous.

On en rirait si cet acharnement n’était l’occasion pour le pouvoir et la presse de faire tous les amalgames susceptibles de troubler l’opinion : terrorisme, marxisme, parti communiste, attentats,… tout fait farine au moulin.

Le Parti Communiste s’insurge contre ces confusions savamment entretenues !

* dès le premier attentat, le Parti Communiste avait fermement condamné ces actes, aux antipodes de l’action politique qu’il a toujours mené ;

* à l’époque, l’arrestation soudaine des CCC, après des mois passés dans un climat tendu et un quasi couvre-feu, avait été un bon prétexte pour ne pas mener une enquête parlementaire qui aurait peut-être démontré de possibles manipulations des auteurs de ces attentats par la sécurité elle-même ;

*  le marxisme n’a rien à voir avec ces méthodes pseudo révolutionnaires qui divisent le monde du travail plutôt qu’elles ne l’unifient et qui donnent du grain à moudre à l’appareil répressif.

Et c’est précisément ce qu’il y a à craindre avec ces nouvelles péripéties anti-terroristes : un renforcement de la répression des militants politiques, syndicaux et associatifs qui luttent contre l’ultra-libéralisme ambiant ; un durcissement de la répression contre les grévistes avec un recours de plus en plus systématique aux astreintes contre les piquets de grèves ; un recul de la démocratie.

Le moment choisi n’est peut-être pas innocent, quand monte l’exaspération d’une population de plus en plus confrontée aux difficultés de vivre ; quand ce mécontentement se traduit par des démonstrations de forces comme on l’a vu ces derniers jours à Liège, à Anvers, dans le Hainaut,…

 Bruxelles, le 12 juin 2008.Bureau politique du Parti Communiste

 

NON A L’AGRESSION CONTRE LE PEUPLE BOLIVIEN !

La Bolivie traverse actuellement une crise grave. Ce pays andin, considéré comme le pays le plus pauvre d’Amérique latine, avait commencé, depuis l’arrivée au pouvoir de son président Evo Morales, une série de politiques tendant à réduire les inégalités sociales moyennant, essentiellement, la récupération de ses énormes ressources naturelles.

Voilà qui ne peut être accepté, ni par les meneurs d’une droite égoïste et raciste (la Bolivie a une population majoritairement indigène vivant dans des conditions misérables) proches des réseaux d’investisseurs étrangers et ses complices locaux, ni par le gouvernement Bush qui la finance et soutient sans aucun scrupule.

Elu en décembre 2005 avec 53% des voix, Evo Morales est le premier président amérindien de Bolivie depuis le 19e siècle. Candidat au prix Nobel de la paix 2007, ses objectifs progressistes lui ont attiré les votes des indigènes, des pauvres, des ouvriers : défense des droits des populations indiennes, fin de deux décennies de politique ultralibérale, nationalisation des hydrocarbures, mise en place d’une réforme agraire, refondation de l’Etat au moyen d’une nouvelle Constitution garantissant une égalité de droits à tous les Boliviens.

Il faut noter au passage la lamentable ingérence de l’Union européenne qui s’est permise, par la voie de Manuel Barroso -président de la Commission européenne- et de Javier Solana -responsable des Affaires étrangères et de la Sécurité de l’Union européenne- de critiquer les mesures de nationalisation des ressources naturelles, elle qui, par contre, restait silencieuse lorsque les mandataires boliviens précédents donnaient allégrement les ressources du pays aux prédateurs des multinationales internationales.

Aujourd’hui, le gouvernement se trouve confronté à une menace sécessionniste stimulée par la diplomatie américaine. La Bolivie est ainsi le théâtre d’une lutte de classes impitoyable à fort relent raciste. On a d’une part le bloc social des indigènes, des paysans, des travailleurs et des pauvres qui ont juré de défendre et approfondir le processus révolutionnaire de Evo Morales, et d’autre part un bloc oligarchique et bourgeois.

Le 8 mai, le président bolivien Evo Morales a annoncé qu'il acceptait la convocation, dans un délai de 90 jours, d'un référendum. Il a souligné ainsi la nécessité "de régler par les urnes et non par la violence, dans le cadre de la Constitution", l'actuelle crise politique.

Dans cette situation, notre choix est celui d’une solidarité sans faille avec les travailleurs, le peuple bolivien et son président.

Bruxelles le 23 mai 2008

Le Bureau Politique du Parti communiste

Le groupe ECOLO dit non à une transaction qui lèse les intérêts de la ville !

 

Au lendemain du conseil communal louviérois, nous nous réjouissons que le point relatif à l’affaire Progès (du nom de cette asbl qui fin des années 90  a bénéficié d'importants subsides européens attribués à la ville de La Louvière afin de mettre en place des activités d'économie sociale sur Bois-du-Luc) ait été déplacé du huis clos en séance publique ainsi que nous l’avions demandé, en conformité avec la loi.

Nous regrettons cependant que les questions posées à la majorité soient restées sans réelles réponses tant sur le fond de l’affaire (A quoi ont servi les 600.000 euros dépensés par l’asbl ? Comment la ville a-t-elle assuré le suivi de cette asbl à l’époque ?) que sur le point juridique soumis à l’ordre du jour, à savoir la transaction par laquelle la ville met fin au litige qui l’oppose à la banque qui réclame l’argent prêté en son temps à Progès (Pourquoi la ville conditionne-t-elle le versement des 312 000 euros à l’abandon des poursuites à l’encontre des administrateurs privés avec lesquels elle prétend ne rien avoir ? Pourquoi un tiers –l’avocat d’un administrateur privé- a-t-il négocié la transaction pour la ville?). 

Le seul enseignement de la soirée aura été l’évidente division de la majorité PS-MR sur la question. Lors du vote, secret, 21 conseillers seulement ont approuvé le projet alors que la majorité en comptait 27 présents au moment du vote. 6 conseillers de la majorité se sont donc soit abstenu, soit opposé.

Après réflexion, nous avons décidé de déposer un recours contre ce vote auprès de la tutelle.

En effet, nous estimons que la transaction approuvée par la majorité lèse les intérêts de la ville, d’une part parce qu’elle prive désormais la ville de tout recours contre ceux qui auraient mal géré l’asbl, d’autre part parce que c’est un tiers qui a négocié la transaction pour la ville, privilégiant la défense d’un intérêt privé sur l’intérêt public.

Par ailleurs, le recours portera aussi sur la validité du vote, secret, alors que la loi demande que les conseillers s’expriment publiquement en séance.

Nous n’excluons pas en outre d’interpeller les autorités européennes sur l’usage qui a été fait du subside par l’asbl.

 

Le groupe Ecolo

Muriel Hanot

conseillère communale écolo

Jean-Pierre Michiels

conseiller communal communiste au sein du groupe écolo

 
 

L’union européenne à l’ordre de l’OTAN

Du récent sommet de Bucarest, il ressort que l’OTAN prend l’Union européenne de vitesse : élargissement, doctrine militaire... L’Alliance atlantique, plus que jamais soumise au désidérata de la puissance impérialiste américaine, impose son aventurisme militariste au Vieux Continent. « L’Otan est à présent une alliance expéditionnaire qui déploie ses forces à travers le monde pour assurer un avenir libre et pacifique à des millions de personnes », a indiqué George W. Bush. Comme en Afghanistan où Washington et ses alliés sont embourbés dans un sanglant conflit sans fin ?

Les États-Unis ont aussi obtenu un feu vert pour déployer leur bouclier antimissile. Une exigence – soutenue par les capitales européennes – qui suscite un foyer de tension avec la Russie. Et relance la course aux armements. Les Alliés ont effectué à ce propos un virage spectaculaire : ils y voient désormais une « contribution essentielle (…) à la protection des Alliés ».

Le ministre belge des Affaires étrangères est béat. De Gucht  voit dans l’expansionnisme de l’Otan une «couveuse» sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. On ne saurait plus officiellement assujettir la construction de l’Union aux visées impérialistes de la puissance américaine.

En prime,  Yves Leterme,  a expliqué qu’ « Il faut expliquer à l'opinion publique belge et occidentale qu'une présence militaire en Afghanistan, cela apporte un plus pour la population afghane ». Méconnaissance incroyable de la situation ou déni de réalité ? Le Premier ministre ne s’intéresse pas davantage au risque que représente la stratégie américaine pour l’Europe. L’alignement sur les faucons de Washington tiendrait donc lieu d’épine dorsale de la politique belge.

Le PS, qui a claironné sa volonté de mettre la politique étrangère du pays sous contrôle, devrait trouver là une occasion unique de refuser une dérive atlantiste  si dangereuse pour l’Europe et le monde.

Mobilisation européenne pour les salaires 

L’euromanif du 5 avril à Ljubliana a porté la question du pouvoir d’achat populaire au cœur de l’agenda politique et social européen. Les travailleurs européens ont toutes les raisons de montrer leur colère et de souligner la convergence d’intérêts entre les luttes qui, aux quatre coins de l’Union, mettent les salariés en mouvement. L’UE compte plus de cent millions de travailleurs précaires, 26 millions de travailleurs pauvres, voit d’incessants transferts des revenus du travail vers le profit.

Cette situation indigne appelle une vaste riposte solidaire à l’échelle du continent. D’autant que la mise en concurrence des travailleurs entre eux semble atteindre ses limites. Ce dont témoigne la grève des travailleurs roumains de Dacia contre la multinationale Renault. Alors que la crise financière née de la spéculation sans fin commence à faire sentir ses terribles effets, que les prix des produits de consommation courante atteignent des sommets, les ministres des Finances de la zone euro n’ont qu’une obsession : imposer la modération salariale.

Reynders menace l’index

En clair, mettre en liberté surveillée les revenus du travail, casser l’indexation des salaires, comme en Belgique et au Luxembourg, refuser l’instauration d’un salaire minimum dans les pays qui, comme l’Allemagne, n’en bénéficient pas.   (1). Tel est d’ailleurs l’esprit de la politique aujourd’hui menée dans l’Union. L’une des lignes directrices de la « stratégie de Lisbonne », qui par son dogmatisme libéral, s’intègre si bien dans les différents traités, n’énonce-t-elle pas son souci de « veiller à ce que l’évolution des salaires contribue à la stabilité macroéconomique » (comprenons : à la « modération salariale ») ? A cet égard aussi, la Belgique se conduit en bon élève. Aucun des partis de la coalition actuelle, pas plus à gauche qu’à droite, ne remet en cause le principe de la « norme salariale ». Et voilà que, devant ses collègues européens, le ministre des Finances Didier Reynders vient de mettre en question la liaison des salaires à  l’index. Appuyé par le gouverneur de la Banque nationales, Guy Quaden, catalogué socialiste, qui reconnaît pourtant que « En fait, il n’y a pas en Belgique d’indexation automatique des prix à la consommation » depuis l’indice-santé.

La Confédération européenne des syndicats a raison de noter que le binôme « bas salaires-hauts profits » ne crée pas l’emploi.  Dans la capitale slovène, les organisations de travailleurs – en donnant une démonstration de solidarité - ont donné plus de contenu à l’idée d’Europe sociale.

 Les étranges mathématiciens du gouvernement Leterme 1er 

L’encre de l’accord du gouvernement Leterme Ier  n’était pas encore sèche que les présidents des trois partis francophones de ce gouvernement (MR, CdH et PS) se précipitaient dans les médias pour clamer que cet accord correspondait pour plus de 90% à leur programme. Comment expliquer que, faisant ses comptes,  chacun affirme que ce programme soit pour l’essentiel celui de son parti ?  Nos dirigeants sont-ils de piètres mathématiciens ? Ces trois partis présentaient-ils le même programme ?  Même si l’on doit constater la conversion croissante du PS au social-libéralisme et à la troisième voie blairiste, il serait aventureux d’affirmer cela. Sur le papier, le programme électoral du PS n’était pas celui du MR. 

Si l’on regarde de plus près cet accord de gouvernement, que constate-t-on ?

  •  

      Qu’au-delà de certains effets d’annonce, on ne s’attaque pas à la pauvreté qui touche 1.5 millions de belges mais aux pauvres. On renforce par exemple l’activation (doux euphémisme) des demandeurs d’emplois.  Malgré le désinvestissement massif du secteur public (privatisation de Belgacom, de la Poste, de la SABENA, de la CGER,…) et à la liberté extrême laissées aux multinationales (Renault, VW, Arcelor-Mittal,…), on ne dénombre pourtant en Wallonie  qu’une offre d’emploi pour 30 demandeurs. Ainsi que le déplore avec justesse les organisations syndicales, une brèche dangereuse est également ouverte dans le système des allocations de chômage puisque cet accord prévoit un renforcement de la dégressivité des allocations afin (soit disant) d'accélérer la remise au travail.

     

  • Qu’en matière de pension, l’accord conclu ne prévoit rien de chiffré pour renforcer le premier pilier (public) des pensions et opte résolument pour les deuxième et troisième piliers (privés).  On peut ainsi lire que «le Gouvernement entend œuvrer au développement généralisé du deuxième pilier pour indépendants et salariés et encourager et mieux encadrer le développement du troisième pilier. » Cela laissera assurément sur la brèche les personnes âgées modestes.
  • Que l’on n’y retrouve pas une régularisation collective de demandeurs d’asile (« le Gouvernement opte pour une politique de régularisation sur une base individuelle ») alors que PS et CdH avaient annoncé que c’était une condition sine qua non pour entrer dans un gouvernement. On  favorise par contre l’immigration économique chère à la droite (« le Gouvernement introduit à court terme la possibilité d’une immigration économique, en tenant compte des réserves actuelles sur le marché du travail »). On retrouve aussi la notion bien étrange de « retour forcé et humain». Cet humanisme là est celui du CdH, pas le nôtre ! Dans les conditions d’obtention de la nationalité belge, on voit encore apparaître la notion de « preuve d’une volonté d’intégration » qui nous apparaît ni plus ni moins comme une concession aux thèses de la droite extrême.
  • Que les intérêts notionnels qui coûteront selon les estimations les plus fiables plus de 2.4 milliards d’euros, ne sont pas remis en cause alors que le PS avait fait mine de s’y opposer.  Elio parlera donc lui aussi « à l’oreille des riches » ?
  • Qu’en matière de fiscalité, « le Gouvernement fédéral veillera, par le biais  d’une diminution des cotisations patronales, à ce que l’évolution des coûts salariaux soit plus avantageuse que celle de nos principaux partenaires commerciaux. ».  Cela signifie que les salaires vont être bloqués et que leur part continuera de baisser dans le PIB, puisque, selon l’accord, « il est indispensable que le Gouvernement mette en place un environnement propice à la compétitivité des entreprises, notamment au moyen d’incitants fiscaux ».
  • Qu’en matière d’écologie on préfère le show d’un sommet mondial de l’environnement à Bruxelles en 2010 et la mise en place d’études au démarrage, dès aujourd’hui, de politiques concrètes, volontaristes et chiffrées.  Pourtant, il y a urgence ! On devrait dégager plus d’un milliard pour mettre en place un système de tiers-payeur, on ne le fait pas.  On devrait ponctionner dans les bénéfices faramineux d’Electrabel, on n’en parle déjà plus. L’Etat devrait s’engager dans la production d’électricité verte, il préfère se contenter d’attirer des investissements privés. Le gouvernement s’engage par ailleurs à soutenir la scandaleuse « option » des agrocarburants (honteusement qualifiés de « biocarburants »). Il s’agit pourtant de la nouvelle poule aux œufs d’or des géants de l’agro-industrie dont le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies affirme qu’elle vide déjà les stocks et fait peser à court terme des risques majeurs de famine sur plus d’un milliard de personnes.
  • Qu’en matière d’énergie, le gouvernement abandonne définitivement toute gestion publique, fut-ce des seuls réseaux de transport et de distribution. Le gouvernement dit opter pour « une fiscalité favorisant les comportements responsables »,  mesure qui laissera bien évidemment sur le bas-côté les plus démunis. Idem pour les mesures fiscales sur les « filtres à particules sur les voitures ». Tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir une voiture neuve !
  • Qu’en matière de féminisme, on en reste aux bonnes intentions.  « Le Gouvernement renforcera l’égalité des chances entre homme et femme. Il s’attachera à une représentation équilibrée des hommes et des femmes dans les organes de décisions ».  Et si on commençait par ce gouvernement ?
  • Que sur ce qui touche à l’Europe, le gouvernement soutient l’Europe néo-libérale et belliciste (via une soumission à l’OTAN) en construction.  Il propose « d’œuvrer pour rendre l’UE davantage performante, compétitive et durable » et de « veiller à la poursuite de l’approfondissement du marché intérieur et à l’adoption d’une législation sur les services d’intérêt général sur la base du Traité de Lisbonne ». On peut encore lire dans l’accord que « le Gouvernement contribuera au développement de la capacité de défense européenne, mobilisable tant dans le cadre de l’Union européenne que dans celui de l’OTAN ».
  • Que le gouvernement s’inscrit pleinement dans la logique de la mondialisation capitaliste et qu’il n’hésite pas assurer que « le Gouvernement œuvrera au succès du Cycle du développement de Doha » ou encore qu’il affirme que « nos entreprises se heurtent encore à des obstacles et à des barrières commerciales de nature tarifaire et non-tarifaire ». En bref, nous serons là pour exploiter et asservir le Sud et non pour le soutenir.  Cela signifie aussi que ce gouvernement  ignore des concepts pourtant essentiels comme la souveraineté alimentaire, le protectionnisme social ou encore la re-localisation de l’économie.
  • Que l’on y retrouve la psychose post 11 septembre sur le terrorisme avec tout un paragraphe consacré à cette question dans lequel on peut lire que « notre pays intensifiera la lutte contre le terrorisme international ». Dommage qu’il n’intensifie pas plutôt celle contre les véritables sources de ce problème.
  • Que s'agissant de la Fonction publique et de ses agents : l'accord affirme que « l'emploi statutaire reste la règle » mais que  « le recours aux intérimaires sera toutefois ouvert pour les besoins exceptionnels » , Toujours pour les fonctionnaires, l’accord prévoit « un système d'évaluation à part entière » pouvant mener à des « résultats positifs » (exemple : promotion ou augmentation salariale) comme « négatifs » (non précisés).
  • Que l’on y introduit des notions dangereuses tel « un assouplissement de la semaine des 38 heures ».

A la lecture de ce programme, on peut légitimement se demander ce qu’a obtenu le PS ?  On trouve juste un plan pluriannuel de lutte contre le cancer que portera Laurette Onkelinx ou encore un ticket modérateur réduit pour les médicaments les moins chers. On notera aussi « des stimulants pour arriver à une plus grande concurrence de prix entre les médicaments d’une même classe thérapeutique ».  C’est un mini modèle Kiwi.  Mais faire payer aux employés des multinationales, via une concurrence accrue, le coût moindre ne nos médicaments, est-ce une avancée de gauche ? Et puis, toutes ces mesures se feront dans « les limites de la trajectoire de croissance ». Rien que du très maigre en définitive.

La vérité sur l’enthousiasme actuel, et cela est particulièrement vrai pour le PS, est très crue. On tente de dissimuler la réalité droitière de cet accord de gouvernement derrière un écran de fumée communicationnel.  Certaines USC socialistes (comme celle de Liège) ne s’y sont d’ailleurs pas trompées en appelant à voter contre cette participation gouvernementale.

Quand les trois présidents de partis francophones affirment que l’on retrouve l’essentiel de leur programme dans cet accord de gouvernement, le moins menteur des trois est assurément le sarkophile Didier Reynders. 

Ils nous mentent !

A en croire Le Soir, « un accord est un bon accord » au simple motif que voir désormais les « grands » partis s’entendre sur des textes, cela, désormais, « frise le miracle ». Nos élites faisaient plaisir à voir après avoir renvoyé à l’été l’essentiel des dossiers institutionnels qui fâchent et élaboré un budget bancal. On connaît la chanson : « Tout le monde a gagné ».

Tout le monde ? Si l’aile gauche du gouvernement insiste sur les (très) maigres moyens dégagés pour donner un coloris social à l’exercice, les libéraux peuvent légitimement claironner leur satisfaction. Ainsi, tout vrai débat est pratiquement clos sur les fameux « intérêts notionnels », ce cadeau aux grandes entreprises et aux sociétés multinationales qui contribue à faire de la Belgique un paradis fiscal pour le grand capital.

D’autre part, aucune mesure sérieuse n’est prise pour améliorer significativement le pouvoir d’achat de la population, cela au motif que les caisses sont vides et qu’il s’agit avant tout de se plier aux contraintes budgétaires européennes. Au total, c’est toujours la même logique qui prévaut, celle de l’immunité pour les grands groupes bénéficiaires et celle du respect absolu de leurs profits colossaux pourtant nés du travail. En outre, ce sont les contribuables qui passent à la caisse puisque, par le biais de la politique des cadeaux fiscaux, ce sont aussi nos impôts qui gonflent les profits. Les profits, parlons-en : le brasseur Inbev annonce un bénéfice net de 2,19 milliards d’euros contre 1,4 milliard un an plus tôt. Solvay réalise son record absolu avec 828 millions d'euros de bénéfice net. Distrigaz, a réalisé un bénéfice net de 294,1 millions d’euros, en hausse de 12,5%. Même La Poste, aujourd’hui semi privatisée et qui ne cesse de fermer des bureaux, voit ses bénéfices exploser avec un bénéfice avant impôt de près de 234 millions d'euros en 2007. La liste des surprofits est sans fin (Electrabel, Belgacom, Fortis, ,…). Elle s’allonge au fur et à mesure que les ménages paient au grand comptant d’insupportables augmentations de prix. Et il n’y aurait pas d’argent pour les salaires, les allocations, une fiscalité qui prendrait enfin en compte les difficultés croissantes à se nourrir, se chauffer, se loger, s’éduquer… ? quand un nombre toujours plus grand de familles se trouve plongé en situation de pauvreté absolue ? En Belgique, 17% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

On nous ment. La FEB qui prétend qu’ « il n’y a pas de problème de pouvoir d’achat » dans notre pays. Les dirigeants politiques qui expliquent qu’il n’y a pas de marges pour répondre aux besoins populaires. La part du salaire dans le PIB, la richesse nationale produite par les travailleurs, est passée du 67% en 1980 à environ 50% aujourd’hui.

La vérité, c’est que l’argent coule à flots dans ce pays et que ces énormes richesses sont accaparées par quelques uns. Que les grandes fortunes prospèrent et que les grands groupes privés (parfois d’anciens joyaux publics) génèrent des bénéfices colossaux. Que les plus nantis donnent volontiers des leçons, considèrent comme sacrilèges les augmentations de salaires, veulent toujours plus de flexibilité et la mise à la casse des conquêtes sociales. La vérité, c’est que, selon le ministère de l’Economie, l’inflation a atteint 3,64% sur un an, son plus haut niveau depuis 17 ans. Que, comme la Banque nationale l’a confirmé, les plus fortes hausses frappent les produits de première nécessité : l’électricité, le gaz, les fruits, le pain… Que le gouvernement n’envisage aucune mesure sérieuse pour contrôler et réguler des marchés en proie à de scandaleuses spéculations. La vérité, c’est aussi que les moyens existent pour mener une ambitieuse politique sociale, augmenter les salaires, les pensions et les allocations sociales. Comme dans toute l’Europe, les salariés belges doivent se mobiliser our la revalorisation de leur pouvoir d’achat. Les communistes sont, évidemment, à leur côté.

Bureau politique du Parti Communiste Le 28 février 2008.

Procès DHKP-C : la justice et nos libertés fondamentales se portent un peu mieux

Le Parti Communiste se félicite du jugement rendu par la Cour d’Appel d’Anvers ce jeudi 7 novembre, laquelle a acquitté les sept inculpés des préventions d'appartenance à une organisation criminelle ou à un groupe terroriste. Parmi eux, Bahar Kimyongür, trainé dans la boue par de nombreux médias et dont le seul « crime » est d’avoir traduit des communiqués du DHKP-C du turc vers le français, est acquitté sur toute la ligne. Nous tenons à saluer tout particulièrement ce récent collaborateur de notre journal, le Drapeau Rouge, dont les futures chroniques seront celles d’un homme libre. 

Cet acquittement constitue une importante victoire pour nos libertés fondamentales pourtant sérieusement mises à mal en ces temps de « lutte contre le terrorisme » post 11 septembre.  Mais ce jugement s’il témoigne d’une certaine indépendance de la justice ne doit pas masquer deux faits majeurs et forts inquiétants.   

Il y a tout d’abord le fait que l’on ait pu, pour le procès en première instance, monter un véritable « tribunal d’exception » (n’hésitant pas à désigner un juge spécialement à l’instigation du parquet fédéral) afin de biaiser le jugement et de condamner lourdement les prévenus. Le fait que cette manipulation judiciaire ait été dénoncée et cassée par la Cour de Cassation ne garantit en rien que de telles pratiques n’ont pas eu, ou n’auront pas à nouveau lieu.

Le deuxième fait majeur est l’implication directe du gouvernement Verhofstadt II dans une tentative d’extradition illégale vers la Turquie d’un citoyen belge et ce via les Pays-Bas afin de contourner ses droits.  Il est aujourd’hui officiellement avéré qu’une réunion a bien eu lieu le  26 mars 2006 réunissant des membres du parquet fédéral, des représentants de la Sûreté et de la police fédérale ainsi que des responsables des cabinets de Laurette Onkelinx, Guy Verhofstadt, et Patrick Dewael, et ce afin de fomenter la rocambolesque arrestation du citoyen belge Bahar Kimyongür aux Pays-Bas. Sans l’intégrité d’un juge hollandais, celui dont on sait aujourd’hui qu’il est innocent, croupirait à l’heure actuelle dans l’une des infâmes geôles que l’Etat Turc réservent à ses opposants politiques.

De telles pratiques interpellent.  Elles sont purement inacceptables en démocratie et ont tout du complot d’Etat.

Le jugement d’Anvers constitue dès lors une raison supplémentaire d’exiger la démission des ministres impliqués et aujourd’hui recyclés dans le gouvernement Verhofstadt III. L’impunité

Communiqué février 2008
La Belgique s’enfonce dans le bourbier afghan

Alors que les partis de la majorité s’empoignent sur le front intérieur, ils viennent d’afficher un remarquable consensus sur une dangereuse ligne de feu extérieure.

Le conseil des ministres a décidé ce vendredi 1er décembre d’élargir la présence de l’armée belge en Afghanistan. Qui plus est, dans le sud, la zone la moins « sécurisée » du pays où les Pays-Bas ont déjà perdu 12 soldats.

Notre armée est ainsi appelée à opérer un redoutable « bond qualitatif  en passant d’une présence de soutien à une mission offensive que notre pays - comme l’Allemagne- refusait jusqu’ici ; Elle s’engage encore plus aux côtés des Etats-Unis dans le cadre des opérations de bombardements de l’OTAN critiquées par le président Karzaï lui-même parce qu’elles ont déjà fait beaucoup de victimes innocentes.

Chez nous, le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a reconnu que la Belgique avait cédé à de fortes pressions atlantistes alors que l’OTAN n’a défini aucune stratégie sérieuse de sortie de l’Afghanistan.

La pentapartite implique donc plus encore notre pays dans le chaos afghan, dans une politique de guerre qui ne fait que contribuer à la dégradation de la situation dans une  région où sont déjà morts des centaines de militaires occidentaux. On est bien loin de la pacification promise et de toute perspective politique tant attendue par le peuple afghan.

Mais en assumant son rôle d’allié empressé au sein de l’Alliance atlantique, la Belgique renonce aussi à aider à trouver des solutions justes dans le cadre de l’ONU. C’est enfin la prétention de l’Europe à se donner une politique étrangère autonome qui s’en trouve un peu plus dérisoire.

Les progressistes et les pacifistes ne peuvent que condamner une telle dérive.

Communiqué du 8 janvier 2008
Verhofstadt III : l’austérité comme projet de gouvernement

Les politiques gouvernementales se suivent et se ressemblent : pour sa rentrée, le premier ministre a annoncé le 8 janvier sur les ondes de la RTBF qu’il n’existe pratiquement aucune « marge de manoeuvre » pour les politiques sociales. Quelques jours plus tôt, les deux « vices », Reynders et Leterme, avaient déjà annoncé la couleur.

Il y a là une évidente volonté de clore tout débat sur la question avant même qu’il ait pu débuter. La méthode de Verhofstadt III, c’est une fois de plus passer en force, mettre la population devant des faits accomplis, imposer l’idée qu’il n’existe pas d’alternatives aux politiques actuelles. Ainsi, alors que les familles subissent une chute de leur pouvoir d’achat, que les profits explosent, que la part des revenus du travail par rapport aux richesses créées ne cesse de diminuer au profit des plus fortunés, que de nouvelles baisses de « charges » sont promises aux entreprises, les rois mages qui nous annoncent un gouvernement « définitif » pour Pâques ou la Trinité, n’ont que peu de choses à offrir en guise de myrrhe et d’encens : de l’austérité, encore et toujours. Et une scandaleuse injustice sociale. Particulièrement inadmissible est le refus de prendre des mesures sérieuses pour réduire la facture énergétique des ménages modestes et moyens.

Il y a pourtant urgence à agir quand les hausses de prix des dépenses dites « de base » sont de plus en plus mal répercutées dans l’index. Actuellement, c’est loin d’être le cas. Ainsi, si le nouveau "panier de la ménagère" entré en vigueur le premier janvier et utilisé pour calculer l’Index, et donc à travers lui nos salaires, se montre très détaillé intégrant, par exemple, le Bordeaux Supérieur (qui remplace le muscadet), la soupe (uniquement surgelée), les raviolis (mais pas ceux en conserve) et toute une kyrielle de produits technologiques (MP3, GSM, GPS,...), on ne peut que déplorer qu’il ignore encore et toujours les carburants. Ce qui cause une nette baisse du pouvoir d’achat pour les travailleurs et plus encore pour les allocataires sociaux.

Dans le même temps, les pressions sur les salaires pèsent avant tout sur les catégories les moins favorisées, les allocations sociales ne permettent pas de vivre décemment, et le chômage réel reste à un niveau élevé.

Il faut évidemment inverser la tendance : revaloriser les revenus de remplacement, lier les revenus du travail à l’augmentation du coût de la vie et libérer les salaires. Il convient également d’ouvrir la voie à une politique fiscale et à un refinancement de la sécurité sociale plus justes, plus efficaces et plus solidaires… Rompre, aussi, avec les politiques dogmatiques de « compétitivité » à tout prix et de carcans budgétaires imposés par la Banque centrale européenne, deux éléments socialement destructeurs qui se trouvent au coeur du traité de Lisbonne.

Or, autre coup de force, il y a consensus au sein du gouvernement pour faire de la ratification du traité une priorité. Une affaire de détail ? Là encore, il s’agit d’éviter le débat public. Le mot d’ordre, c’est « circulez, il n’y a rien à voir ».

Au total, c’est la démocratie politique et sociale qui s’en trouve un peu plus rabougrie.

Verhofstadt III prépare Leterme Ier ? Il n’y a aucune raison de lui laisser les coudées franches.

Le Bureau du Parti Communiste
Bruxelles, le 8 janvier 2008.

Communiqué de presse
Intérimaire et inquiétant 

Ainsi, un gouvernement fédéral est promis au pays pour Noël. Il aura fallu plus de six mois de marchandages et de surenchères pour en arriver là. En arriver où ? La coalition promise, disent ses leaders, exercera à titre intérimaire et cèdera le relais à Pâques. Mais tous s’accordent à dire que cette équipe transitoire préfigure le gouvernement définitif qui lui succèdera.

Disposant à la Chambre d’une majorité des deux tiers, il devra plancher, encore et toujours, sur une réforme de l’Etat aujourd’hui au point mort, et sur les questions socio-économiques. 

Premier constat : voilà un gouvernement dont on connaît le casting, qui dispose d’une majorité confortable. Mais, officiellement du moins, se distribue les rôles avant même d’avoir élaboré un programme. Comme s’il s’agissait de vendre au pays un chat dans un sac. Priorité sera donnée au budget, à l’emploi et au pouvoir d’achat. Il y a consensus entre les partenaires sur les mots. Mais sur le contenu ? Une fois de plus, les principes démocratiques sont bafoués. 

Or, l’équipe Verhostadt-Reynders-Leterme entend travailler dans l’urgence. Pour tenter de prendre de court celles et ceux qui s’interrogent légitimement sur les politiques qui seront menées ?  

Second constat : l’orange-bleu au nord, une forte représentation libérale dans les grands ministères, cela laisse penser que le balancier politique penche clairement à droite, au détriment d’une gauche de gouvernement largement minoritaire et dont le mandat est pour le moins fumeux. Comment se fait-il que le PS ait été, pour son entrée au gouvernement, si peu exigeant lui qui, le 15 décembre, défilait avec les syndicats pour la sauvegarde des acquis sociaux ? Elio Di Rupo promet des « accents sociaux »… Mais Didier  Reynders a été clair : le MR, comme condition de son acceptation à ses côtés du PS et du CDH, exige de marquer de son empreinte sarkoziste la politique du gouvernement intérimaire et d’influencer dans le même sens le programme socio-économique du gouvernement. Le CD§V-NVA, emmené par un Leterme revanchard aux Affaires institutionnelles, remettra quant à lui la pression sur ses partenaires, notamment dans le sens d’un affaiblissement des outils de la solidarité sociale.  

Tous, déjà, ont les yeux rivés sur le prochain rendez-vous électoral, les régionales de juin 2009. Les mois qui viennent seront ceux de toutes les surenchères.  

Les forces progressistes, les syndicats ont toutes les raisons de se préparer à y faire face.  

Bruxelles, le 20 décembre 2007.
Le Bureau du Parti Communiste

COMMUNIQUE (10/12/07)

Communiqué commun du Parti Communiste (Wallonie-Bruxelles) et du Kommunistiche Partij (KP-Vlaanderen)

Nous, communistes wallons, flamands et bruxellois avons depuis longtemps adapté nos structures aux évolutions de la Belgique afin d’ancrer nos pratiques politiques dans les réalités de nos régions. Membres du Kommunistiche Partij (KP-Vlaanderen) et du Parti Communiste (Wallonie-Bruxelles), formant des entités autonomes, nous restons fortement attachés aux principes de solidarité et refusons les tentations nationalistes. Nous sommes également fédéralistes. Mais le fédéralisme que nous prônons et que nous pratiquons est un fédéralisme démocratique et de solidarité assorti de réformes de structures anticapitalistes.  Nous sommes opposés à toute scission de la Sécurité Sociale qui toucherait durement les travailleurs du Sud comme ceux du Nord et du centre du pays.  Nous disons non à la mise en concurrence des travailleurs bruxellois, wallons et flamands. C’est dans cet esprit que nous sommes aussi Européens et internationalistes parce que nous disons avec d’autres : « une autre Europe, un autre monde sont possibles. »

Nous n’oublions pas, non plus, que les difficultés économiques et sociales de la Wallonie sont avant tout  la conséquence des vastes restructurations imposées par le capital financier et des politiques néfastes qui les ont accompagnées.

C’est pourquoi nous pensons qu’il est vital de repenser un fédéralisme mal conçu et inachevé, mais de le repenser dans l’intérêt des travailleurs et non du capital financier, ni des intérêts particuliers de certains représentants politiques.

Nous soutenons l’initiative « Sauvons la solidarité » lancée par des syndicalistes du Nord et du Sud du pays car elle pointe ce qui est aujourd’hui la priorité, la défense de conquêtes sociales fondamentales du monde du travail. Nous appelons à la manifestation du 15 décembre prochain.

COMMUNIQUE (13/02/07)

La Louvière : Le Groupe Ecolo dénonce les méthodes d’obstruction du nouveau bourgmestre

Lors du conseil communal de ce lundi 12 février, le bourgmestre de La Louvière a versé d’autorité en huis clos une question relative à la gestion du Foyer louviérois que nous avions pourtant mis à l’ordre du jour en séance publique.

Le bourgmestre s’est retranché derrière les procédures en cours pour justifier sa position.

Nous nous insurgeons contre ce procédé déloyal que nous considérons comme de l’obstruction à l’information des conseillers et du public :

- d’une part parce que cette question qui demandait des éclaircissements sur la gestion du passé, sur les conséquences de la récente décision du Tribunal de travail relative au licenciement du directeur gérant et sur le renouvellement prochain du conseil d’administration n’interférait pas selon nous avec l’instruction en cours. En tout cas certainement pas sur les deux derniers points qui pour l’un avait déjà fait l’objet de déclarations dans la presse et qui relevait pour l’autre de la stricte politique communale.

La majorité PS-MR avait en outre la possibilité, comme cela se pratique habituellement, de répondre en séance publique sur les points qu’elle jugeait non litigieux et aborder ceux qui l’étaient en huis clos.

- d’autre part parce qu’avant de soumettre au vote cette modification d’ordre du jour que nous contestions, le bourgmestre ne nous a pas laissé exposer à l’ensemble des conseiller les raisons qui justifiaient selon nous le maintien du point en séance publique.

Nous déplorons d’ailleurs à ce propos les méthodes d’intimidation du bourgmestre à notre égard (interruption des prises de parole en dehors des cas prévus par le règlement d’ordre intérieur, refus du droit de réplique, mise en cause du droit d’information du conseiller…), méthodes que nous contesterons auprès du pouvoir de tutelle.

Nous constatons qu’au lieu de privilégier la clarté et la transparence sur un dossier difficile qui avait égratigné l’ancienne majorité PS louviéroise, la majorité PS-MR actuelle préfère le trouble et l’opacité. Rappelons que les comptes 2005 du Foyer louviérois n’ont toujours pas été approuvés malgré le fait que les documents saisis aient été restitués en juin 2006.

Le Groupe Ecolo de La Louvière
Muriel Hanot
Jean-Pierre Michiels
Conseillers communaux