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1. Michel (texte libre)

Mots après une fondue...

Parles et cries tu retrouves ta dignité.
Du plus profond de tes racines, jettes sur cette page,
tout ton toi, puissance neuronienne.
Carbonne de l'être et du devenir.
Vides et oses, dis et gères, penses et ments.
Voiles et mats t'adores.
La mort t'as tendus la main.

é dé drink é dé drank... 
(à suivre)

2. K.T. (texte libre)

Ce texte n'existe que si vous le lisez. C'est l'histoire de ce qui commence, ici, parce que vous continuez à lire. C'est l'histoire de Jean et Alice. Maintenant nommés, existant donc au moment où leurs prénoms ont été lus par vous. C'est l'histoire de la main de Jean sur les cheveux d'Alice. L'histoire de ce geste qui existe parce qu'existent déjà Jean et sa main et Alice et ses cheveux. C'est l'histoire du désir qui porte la main de Jean, l'histoire de ce désir qui existe, parce que, sur les cheveux d'Alice, c'est un espoir que Jean était en train de lire...

3. K.T. (cartes de Nougé - texte commençant par "Des larmes retenues")

Des larmes retenues, apprises par coeur, mémorisées comme une leçon de géographie, des larmes à n'oublier jamais, jamais, comme les bonnes manières, pour un jour, quand il faudrait, quand on le demanderait, pouvoir les répéter, les restituer sans qu'il en manque une, des larmes inscrites, puis oubliées avec les affluents de la Meuse.


4. Anne Marie Van Craen   (cartes de Nougé - texte commençant par "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre et Blaise , émerveillé, respire la liberté. Quinze ans.
Quinze ans derrière cette porte à attendre cet instant. Il n'y a pas sur terre, un seul homme plus heureux que lui.
Pourtant Ginette n'est pas venue. Quinze ans , c'est trop long. Il ne lui en veut pas. Il rêve. D'autres femmes ont la peau douce...
Il pousse la porte du café , pénètre dans la salle enfumée et s'installe à une table. Il pourra boire ou manger ce qu'il voudra, rester assis là le temps qui lui conviendra , personne ne lui en contestera le droit. Il est un homme libre.
" Une bière et un sandwich fromage."
Il mastique son sandwich avec un rare bonheur. Quinze ans qu'il n'en n'a pas mangé d'aussi bon ! A la table voisine, une femme lit un journal.
Il penche la tête pour en lire le titre : Libération. Quel beau titre pour un journal ! Elle lève les yeux et croise son regard émerveillé.
Lui sourit. Il pourrait la draguer mais n'en fait rien. il se contente de regarder. Elle a repris sa lecture. Il regarde ses seins qui pointent sous le pull. L'imagine nue. Quinze ans qu'il n'a pas vu une femme. Il a le temps. Pour l'instant, "pouvoir" lui suffit. Savourer tout ce qu'il
"peut"faire. Explorer, imaginer toutes les possibilités qui s'offrent à lui. Avoir le choix. Il se détend. Boit une gorgée de bière. Sort un paquet de cigarettes tout chiffoné de sa poche. S'en allume une .....

5. Pino Del Borello (texte libre)

le je de jeu sans u egale rien
les je de jeux sans u egale x
si je fais x fois rien je ne joue plus parce que cela fait zero
qu'é d'jeu je me suis bien amusé
a la prochaine!!!

6. D.S. (cartes de Nougé - texte commençant par "Au bord de l'eau pure")

Au bord de l'eau pure, la fontaine, jalouse, informe d'idéal et de nitidité, rendit un son étrange qu'un glouglou matinal, surprit.

7. D. S. (cartes de Nougé - texte commençant par "Tout est perdu")

Tout est perdu, hélas !

8. Noelle Dauby (cartes de Nougé - texte commençant par "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre elle se referme et puis elle s'ouvre avec le vent le vent si beau le vent si fort qui court qui vole et qui ouvre les portes
La porte s'ouvre et se referme
quand viendras-tu  dans ma maison?

9. Cyril (cartes de Nougé - texte commençant par "Au bord de l'eau pure")

au bord de l'eau pure maman  se baigne au bord de l'eau pure et elle  sèche et elle est retournée dans  l'eau pure.
10. Linda (cartes de Nougé - texte commençant par "La porte s'ouvre")

la porte s'ouvre je vois ma mère qui rentre du marché avec les courses.ELLE RANGE LES COURSES ET MA MAMAN ME DIt D'ALLER JOUER DEHORS.

11. Sébastien (cartes de Nougé - texte commençant par "La porte s'ouvre")

la porte s'ouvre les enfants ont peur d'un gros chien et il les mord
12. Laurie & Sabrina (cartes de Nougé - texte commençant par "Tout est perdu")

Tout est perdu dans la mer. Et puis sabrina a perdu des diamants dans
la mer
et laurie a plongé pour aller les ramasser et elle a coulé et on est venue la sauver
13. Laurie (cartes de Nougé - texte commençant par "Entre donc")

entre donc dans le château en or
et ser toi des bonbons et va prendre de l'or
14. Sabrina (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton amour")

Ton amour maman est joli et celui de papa aussi
15. Mohamed (cartes de Nougé - texte commençant par "Dans le miroir")

Dans le miroir qui scintille et brille je me vois déformé.
Un cheveu vole dans l'air et il est noir et ondulé.
A chaque regard dans ce miroir, je me sens perturbé
Et quand je me regarde dans le miroir je me trouve superbe.
Quand je regarde à travers ce miroir, je m' invente une coupe
plus courte.
Au dela d'un miroir,je vois des personnages brisés et tordus.
oui dans ce miroir je me revois toute jeune au fond de moi.

16. Sana (cartes de Nougé - texte commençant par "Mais la colère")

Mais la colère des enfants turbulents contre le mal m'énerve d'une telle façon que j'en suis malade.
Mais la colère du diable est plus forte que la nôtre.
Et je m'enfuis pour ne pas être possédé par son âme de géant infini.
Mais la colère des adolescents c'est d'être enfermés à longueur de journée.
Mais la colère de Dieu est plus intelligente que celle du diable

17. Mohamed (cartes de Nougé - texte commençant par "Au bord de l'eau pure")

Au bord de l'eau pure, le sable blanc et chaud me colle à la peau.
Il me réchauffe et brûle mon corps comme la flamme de mon coeur.
Le soleil tape, les vagues expriment leur colère à leur manière.
18. Ihssane (cartes de Nougé - texte commençant par "Le vent sur toi")

Le vent sur toi t'emporte dans les nuages blancs avec les oiseaux.
Le vent sur toi est froid, te rend malade sur la rocade.
19. Melanie Ronsyn (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton corps déployé")

Ton corps déployé, sur cette plage de sable fin, durant cette magnifique aube d'été, me rappelle soudain que les bon moments ont une fin et que demain ce jour naissant nous ne le verrons pas ensemble.
20. Marie Hérenger      (texte libre)

Deux petits éléphants

                                       Deux petits éléphants
                                      Dans une bulle de savon
                                    Regardaient passer la lumière
                                       En faisant une prière:
                                         Celle que partout
                                           En tout lieu
                                       Et par tous les temps
                                   Il n'y ait plus de souffrance
                                    Il n'y ait plus le silence
                                            Des mots
                                    Qui réveillent la violence
                                            Des maux.
                                         Ils voulaient
                                 Des matins couleur d'arc-en-ciel
                                 Des nuits tendresses en dentelles
                                    Dans leurs trompes emmêlées
                                       Berçait une musique:
                                    C'est la mélodie de la vie
                                Celle que l'on découvre sans cris
                                  Celle que l'on goutte à la lie
                                   Que l'on partage entre amis
                                         Mais c'est aussi:
                                     L'espace pour l'inconnu
                                       Qui arrive de la rue
                                  C'est le lieu où l'on te donne
                                 C'est l'endroit où l'on pardonne
                                             Non non!
                                     Jamais on te questionne
                                       On écoute et on prie
                                       Et souvent on se dit
                             C'est l'étincelle dans les yeux des Enfants
                                 Un lumière qui brille de l'intérieur
                                 Qui fait toujours qu'on n'a plus peur!
                                                          Dit, tu la fais aussi la prière?
                                                                                  

Marie.

21. Pravina Nallatamby       (texte libre)

Pensées meurtries


Il était une fois une boucle à deux tons :
fin d'hiver, naît le printemps, fleurs, douceur, bonheur...
fin de vie, le coeur se tait, pleurs, douleur, malheur...

22. Pravina Nallatamby (cartes de Nougé - texte commençant par "Le vent sur toi")

le vent sur toi gronde bruyamment, l'éclair m'aveugle
l'orage s'abat sur nous avec une pluie de mots, une averse de maux
faut-il attendre que le vent se taise,
attendre que la pluie cesse, que l'orage passe...?
Attendre :
- un jour ? - peut-être...
- une nuit, alors ? - pas sûr...
- une vie, sans doute ? - qui sait...
le vent sur toi gronde bruyamment,la vie a perdu ses couleurs,
les mots leurs saveurs, le coeur son partenaire
faut-il attendre que le vent se taise
attendre que le gout de vivre revienne,
que ton coeur me rappelle à toi... ?
Attendre :
- un jour ? - peut-être...
- une nuit, alors ? pas sûr...
- une vie, sans doute ? - qui sait...

23. Ricardo Manovile (cartes de Nougé - texte commençant par "Entre donc")

Entre donc !  On ne te mangera pas !
Du moins pas avant de t'avoir cuisiner.

Mais si t'es pressée, reste où t'es !
Ma vie n'est pas un super-marché,
fait longtemps que j'ai cessé de courir !

Mais j'en ai pas fini de mourir...
Allez !  Fais-moi un sourire !

24. Natacha (cartes de Nougé - texte commençant par "Au bord de l'eau pure")

au bord de l'eau pure, elle se reposait, allongée sur ce vieux plaid de laine verte. elle songeait au temps passé à attendre, je ne sais quoi, je ne sais qui. a cette vie qui s'était écoulée, qui maintenant lui filait entre les doigts, pleine de regrets et de nostalgie d'actions non accomplies. tout à coup elle se leva, replia soigneusement ce vieux plaid de laine verte, jeta un coup d'œil à cette eau si limpide et profonde et tourna les talons.

25. Sophie VI (cartes de Nougé - texte commençant par "Au bord de l'eau pure")

Au bord de l'eau pure, une lavandière s'affairait et frottait ses chemises blanches en sifflotant. J'avais très soif. Je me suis penché pour boire, mais l'eau faisait des bulles. Je me suis dévêtue et me suis baigné, dans l'eau savonneuse de la lavandière.

Au bord de l'eau pure, une lavandière s'affairait et frottait ses chemises blanches en sifflotant. J'avais très soif. Je me suis penchée pour boire, mais l'eau faisait des bulles. Je me suis dévêtue et me suis baignée, dans l'eau savonneuse de la lavandière.

26. Sophie VI (cartes de Nougé - texte commençant par "La rue tortueuse")

La rue tortueuse ne menait nulle part, mais comme je me sentais bien en la sillonnant!

27. Sophie VI (cartes de Nougé - texte commençant par "Entre donc")

Entre donc, mon ami Pierrot! Entre donc, mais enlève tes sabots. Entre donc, viens donc boire un pot! Parle-moi, j'ai besoin de tes mots.

28. Sophie VI (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton amour")

Ton amour tous les jours, met du rouge à mes joues.

29. Sophie VI (cartes de Nougé - texte commençant par "Tais-toi")

Tais-toi et parle-moi avec tes doigts.

30. Sophie VI (cartes de Nougé - texte commençant par "Si tu voulais")

si tu voulais, tu pourrais m'emmener, sur ton petit bateau de bois
si tu voulais, tu pourrais m'embrasser, juste ici à l'orée du bois
si tu voulais, tu pourrais m'aimer, juste assez pour que j'y crois
si tu voulais...

31. Sophie VI (cartes de Nougé - texte commençant par "C'est la ville aux mille portes")

C'est la ville aux mille portes! Vite entrons-y! Oui, mais par quelle porte? Peu importe la porte, ce qui importe c'est de choisir une porte! Oui, mais que ce cache, derrière ces portes? Mais je l'ignore! Ouvrons-en une, nous le verrons! Mais qu'arrivera-t-il si nous ouvrons la mauvaise? Eh bien nous la refermerons et en ouvrirons une autre!

32. Sophie VI (cartes de Nougé - texte commençant par "La porte s'ouvre")

la porte s'ouvre sur la ville aux mille portes et tout ce que je vois n'est qu'une sculpture de marbre au centre de la ville. Quelle drôle de ville! Je ressors aussitôt et ouvre une autre porte. Encore la même sculpture mais vue d'un autre angle. Différent, intéressant. Et me voilà partie, courant d'une porte à l'autre pour faire le tour de la sculpture et la voir mille fois comme pour la première fois. 

33. Florence N (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton corps déployé")

Ton corps déployé
aux cimes de mes mains
doucement j'accoste
aux paumes nidifiantes
couvrant ton sexe las
et nous dormons sur l'eau
languissantes algues
nénuphars alourdis
désapprenant l'envie
Nos corps effilés
fondent sous les rivières
distillés et renaissants
dans ces bras d'eau
déployés
34. Geneviève S.Monley (texte libre)

Une petite rayure sur
le carreau de la fenêtre
une petite zébrure qui
vient se glisser sur l'iris de mon oeil volontaire.

Si les tuiles de la maison d'en face
semblent bien rangées,
la trace sur le carreau
vitré,
la trace d'un désordre est avancée....
35. Carole Lockwell (cartes de Mougé - texte commençant pas "Mais la colère")

Mais la colère n'a pas de ventre
juste une tête et une grande gueule
par ou elle entre et elle sort
elle ne tient pas debout
juste une tête et une énorme gueule
et pas d'oreilles du tout

36. anonyme ( texte libre)

J'aurais deviné, soudain, dans un moment d'innatention  le pourquoi de tout ça, le sens dans le non-sens, la vérité, la lumière, dans un moment
d'insouciance... J'aurais deviné mais je n'ai pas saisi, et j'ai oublié
Mais je me souviens que c'était bien...
Et toi? (sous-entendu) 

37. Spider Zoe (cartes de Nougé - texte commençant pas "Ton amour")


ton amour est amer,
mais ta mère est amour
et ton amour pour la mer
rend amer tes vieux jours

38. Spider Zoe (texte libre)

L'homme avec un chapeau de paille
assis près d'un citronnier,
contemple un infini de tournesol
ondulant sous le soleil,
un pinceau dans une main,
un Ricard dans l'autre.

39. Jean-Pol Thomas (carte de Nougé - texte commençant par "Mais la colère")

Mais la colère emplit son visage telle la pluie battant la vitre. Et alors que la peur saisit peu à peu les invités ébahis, elle se fit presque caresse pour mieux amadouer ceux qui, décidément, n'avaient rien compris.
40. Jean-Pol Thomas (carte de Nougé - texte commençant par "Tout est perdu")


"Tout est perdu" ne cessait-il de répéter, dans l'espoir, sans doute, qu'une bonne âme le prît sous son aile protectrice.
Et comme personne ne vint faire semblant de s'apitoyer, il se tut et on ne l'entendit plus de la soirée.

41. Jean-Pol Thomas (carte de Nougé - texte commençant par "Des larmes retenues")

Des larmes retenues emplissent alors la pièce. Le niveau de larmes ne cesse de monter à tel point que les nageurs se préparent à plonger mais, à cet instant, Mike s'effondre en pleurs pour une raison inconnue de tous.
Le maître-nageur entre alors et, d'un regard noir, foudroie Mike qui éclate de rire en songeant aux autres restés sagement prostrés devant un mur qu'ils prenaient pour celui des Lamentations.

42. Jean-Pol Thomas (carte de Nougé - texte commençant par "C'est la ville aux milles portes")

"C'est la ville aux milles portes" pouvait-on lire sur les traditionnels panneaux indicateurs qui, en plus de signifier au promeneur l'endroit précis où il se trouvait, assommait le lieu des titres plus farfelus les uns que les autres.
Malgré tout, l'incrédule sentait monter en lui toute la fierté d'être dans cette ville et se mettait, sans plus attendre, en quête de toutes ces portes.
Ce que le panneau omettait de mentionner, c'était que toutes ces portes, sans exception aucune, s'ouvraient sur le vide.
Tous les incrédules étaient happés par le vide, une fois la première porte franchie.
Nul ne pouvait donc se targuer d'avoir aperçu les milles portes !

43. Jean-Pol Thomas (carte de Nougé - texte commençant par "L'espace pour nos yeux")

"L'espace pour nos yeux ne connaîtra jamais de balise, sera toujours infini". C'est à cela et à milles autres choses aussi nécessaires qu'il songeait lorsque Annie entra à la dérobée dans son rêve.
Du même coup, elle le brisa et le piétina, simplement pour lui montrer la présence de balises.

44. Jean-Pol Thomas (carte de Nougé - texte commençant par "Tais-toi")

"Tais-toi", s'exclamèrent-elles toutes ensemble. Et là, soudain, comme une chose que l'on avait vainement implorée des siècles durant, un silence profond s'installa. Petit à petit, ce silence que personne n'avait même plus osé espérer, céda la place à l'angoisse.
Alors, tous regrettèrent le vacarme et les plus couards se mirent à implorer les cieux.
C'était là le lamentable spectacle auquel il me fut donner d'assister, il y a peu.

45. Jean-Pol Thomas (carte de Nougé - texte commençant par "Qu'il se souvienne")

"Qu'il se souvienne de sa rencontre avec la pluie". C'était un jour semblable à tous les autres jours sauf que le ciel s'était paré de ses plus beaux atours et avait parfumé ses gouttes d'eau d'un nectar si fin que le moindre de ses pas devenait volupté.

46. So Vi (carte de Nougé - texte commençant par "Mais la colère")

Mais la colère
n'est que l'expression de la peine qui ne sait s'exprimer autrement que par des cris, des menaces, des insultes.
47. Jean-Pol Thomas (carte de Nougé - texte commençant par "L'espace pour nos yeux")

L'espace pour nos yeux ne s'enrichit-il pas également des odeurs des brumes matinales ?

48. Jean-Pol Thomas (texte libre)

Sur le mur, il a pendu un cadre.
Rien qu'un cadre. Sur un grand mur blanc.
Dans le cadre, rien qu'un cheveu.


"Coiffeurs de tous pays, unissez-vous et analysez ce cheveu !"

49. Jean-Pol Thomas (carte de Nougé -  texte commençant pas "Entre donc")

Entre donc et ne t'excuse pas pour une fois ! Les autres profitent de ma surdité pour ne pas s'excuser. Toi, par contre, je sais que tu ne profites pas de mon infirmité. Je lis tes plates excuses sur tes lèvres. Désormais, je ne veux plus voir un mot d'excuse sortir de ta bouche ! Quant aux autres, comme cela m'amuserait de les voir se confondre en excuses !

50. So Vi (texte libre)

Écrire c'est peindre avec des mots, c'est faire danser des phrases au rythme des pensées.
Écrire c'est partir d'un rien et arriver à un tout.
Écrire c'est parler en silence
Écrire c'est inventer des mondes fantastiques, extirper des douleurs qu'on ne pourrait crier.
Écrire c'est gratuit et ça fait du bien.

51. So Vi (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton visage")

Ton visage buriné par le vent porte sur lui la trace des âges
Ton visage plissé par le temps me raconte tes voyages
Ton visage comme une page de roman dont on tourne les pages
Ton visage me donne envie de visiter tes rivages

52. So Vi (cartes de Nougé - texte commençant par "Si les yeux")

Si les yeux s'ouvraient pour voir toute l'étendue de la bêtise humaine.
S'ils pouvaient s'émouvoir devant l'enfant trop maigre ou la femme bafouée. S'ils pouvaient s'accrocher à d'autres yeux moins bleus et ne pas se fermer devant la vérité.
S'ils pleuraient sans honte, s'ils riaient de bon cœur, s'ils servaient à voir, pour quelques instants! Si les yeux s'ouvraient, quel monde nous aurions!

53. So Vi (cartes de Nougé - texte commençant par "Voici ton secret")

Voici ton secret. Il n'est qu'à toi, ne le dévoile pas. Ne le chuchote même pas à des oreilles curieuses. Toi seul doit le garder, toi seul doit le connaître. Et si tu le protèges, il grandira en toi. Mais si tu le partages, il n'existera plus. Garde le donc au fond de toi, où il te réchauffera le cœur quand d'autres essayeront de le briser.
Ton secret, mon ami, c'est... ton secret. à toi de l'inventer!

Voici ton secret. Il n'est qu'à toi, ne le dévoile pas. Ne le chuchote même pas à des oreilles curieuses. Toi seul doit le garder, toi seul doit le connaître. Et si tu le protèges, il grandira en toi. Mais si tu le partages, il n'existera plus. Garde le donc au fond de toi, où il te réchauffera le cœur quand d'autres essayeront de le briser.
Ton secret, mon ami, c'est à toi de l'inventer! Fais le beau fais le bien. Fais le à ton image.

54. Florence Brasseur (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton corps déployé")

Ton corps déployé. Employé. Usé. Détaché. Libéré. Aérien. Et puis...
Plus rien.

55. Florence Brasseur (cartes de Nougé - texte commençant par "L'espace pour nos yeux")

L'espace pour nos yeux n'a plus la saveur de nos baisers.
L'espace pour nos yeux a oublié l'odeur du café serré.
L'espace pour nos yeux a rangé les disques rayés.
L'espace pour nos yeux a délaissé l'écran trop bleuté.

56 . ROZENN (texte_libre)

Nous avons tous
Un coin de ciel
Au fond de notre coeur
Et quand arrivent des jours gris
Nous déplions notre mémoire
Pour ceuillir une étoile
Sur la trame de nos vies.

57.  Gaël Licker (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton amour")

Ton Amour,
Ta Puissance,
Ta Présence dans ma vie

58. Florence Brasseur (cartes de Nougé - texte commençant par "Tais-toi")

 Tais-toi et surtout ne te retourne pas.

59. Florence Brasseur (cartes de Nougé - texte commençant par "La rue tortueuse")

La rue tortueuse semblait ne plus avoir de fin. Pourtant, elle avait suivi scrupuleusement toutes les indications qu'il lui avait données.
Elle savait bien qu'elle n'avait pas le sens de l'orientation. Il lui avait répété plusieurs fois qu'elle était capable de se perdre dans son propre jardin. Il avait raison. Il avait toujours raison. Elle en était sûre maintenant : elle n'avait pas le sens de l'orientation.

60. Florence Brasseur (cartes de Nougé - texte commençant par "Qu'il se souvienne")

Qu'il se souvienne ... Qu'il ose se souvenir! Et on verra ce qu'on verra! On ne verra rien du tout, car il n'osera pas.

61. Florence Brasseur (cartes de Nougé - texte commençant par "Si les yeux s'ouvraient")

Si les yeux s'ouvraient, alors le livre se fermerait, les chats s'endormiraient, la bougie s'éteindrait et la maison se viderait.
Définitivement. Absolument.

62. Cat (cartes de Nougé - texte commençant par "C'est la ville aux mille portes")

C'est la ville aux mille portes, c'est la ville sans porte
toi  l'étranger, entre donc et viens dans notre ville
elle est mille fois ouverte , et jamais refermée
c'est à toi de savoir si tu veux rester ou t'en aller
nous on reste ici car c'est la ville que l'on a choisie
car c'est la ville aux mille portes ouvertes ....

63. Steph (cartes de Nougé - texte commençant par "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre et je reste la sans voix emerveillé par tant de beauté et de grace.
La vision que je m'étais faite d'elle était totalement fausse et je fus subjugué par cette créature qui entra subitement ici...

64. Stephane Clavel 

Tais toi ce n'est pas la peine d'en rajouter tu  ne trouves pas que tu en as assez fait non ?
apres toutes ces années ecoulées ou tu m'as fait tant de mal je n'ai plus envie de continuer

65. Patrick Candela (cartes de Nougé - texte commençant par "Si les yeux s'ouvraient")

Si les yeux s'ouvraient et qu'ils auraient sans doute à voir le monde tel qu'il est derrière ton regard dissimulé, au delà de la partie que tu joues avec moi. Ils pourraient peut être découvrir la vérité que tu crois pouvoir me cacher.
66. Alexandra Brochus (cartes de Nougé - texte commençant par "Mais la colère")

Mais la colère peut être ma meilleure amie. Le moteur de mes émotions, celle qui va faire qu'après la destruction naitra quelque chose de neuf. La colère est belle et colorée, souvent comme une femme, elle peut être brutale mais aussi douce que le courant sous les océans.
Elle file au court du temps et aux temps des non dits, elle refraichit quand l'atmosphère devient trop pesante dans les déserts de l'âme.  C'est facile de la montrer du doigt et de la regarder, attentiste, croyant qu'elle passera comme passe les nuages au dessus de la montagne. La colère c'est le flux et le reflux de la vague, qui rend si mystérieuse la côte de la mer méditerranée.
67. Micheline Boland (texte libre)

    Laisser courir sa plume pour rendre tangible ce qui repose parfois si confusément encore en son coeur, en sa pensée.

     Laisser aller sa main pour recomposer un souvenir douloureux ou plaisant, pour se réapproprier une parcelle de son histoire, pour faire apparaître un récit.

     Lâcher prise jusqu'à se découvrir dans l'inattendu d'un conte, d'un poème.

     Jouer avec les mots, jongler avec des sons, incarner ses idées et ses émotions en des images neuves.

     Griffonner de crainte que ne s'envole la beauté d'une métaphore issue de la rêverie.

     Jeter ses idées sur le papier, raturer, peaufiner, chercher inlassablement l'expression la plus juste, la comparaison la plus forte.

     Jour après jour, gratter ou taper une parole tout enrobée de l'expérience offerte par une rencontre particulière, par une observation subtile.
68. Florence Brasseur (cartes de Nougé - texte commençant par "Tout est perdu")

 Tout est perdu sauf l'honneur, a-t-on l'habitude de dire. Mais qu'est-ce que ça veut dire? D'ailleurs, je m'en fous de l'honneur et même de l'honneur perdu. De toute façon, ça peut se retrouver l'honneur. Et  si l'honneur s'était définitivement égaré?
69. Florence Brasseur (cartes de Nougé - texte commençant par "Voici ton secret")

Voici ton secret que je suis seule à connaître.Voici ton secret que moi seule j'ai percé. Voici ton secret que moi seule j'ai décodé.
Voici ton secret. Ca y est. Tu es fait. J'ai pénétré ton secret. Sois rassuré. Je le garderai ton secret qui est maintenant aussi mon secret.


70 . Edmonde Barenton ( texte libre)

Ecrire ? c'est mettre de l'encre sur du papier et c'est aussi mettre les doigts sur le clavier.
Ecrire ? c'est partir à l'aventure vers l'inconnu, aller plus loin au dedans de soi, c'est rêver un autre monde, et quelquefois parler pour ne rien dire. Mais c'est si bon d'écrire.
Ecrire ? C'est aussi le coeur qui s'agite et veut à tout prix s'exprimer. Dire ses angoisses, ses envies, ses plaisirs, ses souvenirs. Ce n'est pas toujours une réussite, mais c'est si bon d'écrire.
Ecrire ? C'est jouer avec les mots, les bien mettre côte à côte, pour faire que l'oreille dise : oh, que c'est beau ! On devrait pouvoir danser sur le rythme d'une phrase bien tournée.
Ecrire ? C'est aussi le souci de l'orthographe : en mettrai-je deux, n'en mettrai-je qu'un. Et le verbe qui nous nargue, se dit imparfait, mais aussi bien plus-que parfait. Il est présent, il est passé, mais toujours là pour nous importuner.

En résumé, je dirais qu'écrire c'est un plaisir que tout le monde peut s'offrir. Juste une plume, quelques idées, un peu de papier, et se laisser à dire... Mais, je vous ennuie, je vais donc cesser d'écrire.

71. texte libre

L`animal domestique...


Il étais une fois une jeunne fille qui s`apelle Nathalie,

elle se rens a l`école et dir a son amie Vannéssa quelle a  un animal chez elle mes son amie dir que sa mère ne vouley pas que Nathalie est une animal domestiques.

Elle dir que son père vouley et il ma achetée un lapin et elle l`a appellé coco lapin.

                                       FIN

72. Adèle Kersual (cartes de Nougé - texte commençant par "Entre donc")

entre donc
 

73. Antoine Roisin (texte libre)

pq ceci, pq en ce moment et tout le temps une force etrange me pousse a ecrire, a decouvrir mon potentiel.

pq je me demande tout le temps pq?
pq m'avoir posser cette question?
pq elle contenait un pq?
pq toujours vouloir le pq de choses?
pq je m'efforce d'y trouver le pq?
Mais pq quoi a la fin

74. Bérénice Fantini (cartes de Nougé - texte commençant par "C'est la trahison")

C'est la trahison, la traction, l'attraction, l'action des traîtres qui nous terrorise.

75. Cécile Alcourt-Guerandelle (cartes de Nougé - texte commençant par "Le vent sur toi")

Le vent sur toi la toile de fond, rien ne semblait pouvoir me retenir. Tous ces jours comptés sans un seul de tes mots. Seul. A jamais
76. Isabelle Philippe (cartes de Nougé - texte commençant par "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre et je découvre ma poupée de chiffon jetée sur le lit. Sa tête penchée sur le coté lui donne l'air de réfléchir. Je sais bien à quoi. Eugénie est tracassée en ce moment par la venur de la lune rousse. Ses cheveux s'abiment toujours un peu plus sous la lumière de la rouquine. Si seulement il y avait des volets à la fenêtre de ma chambre !

77. Hassane Belgra (texte libre)

Ecrire est une nécessité intime, personnelle, subjective, voire affective.On écrit pour combler une faille que nulle occupation ne pourrait combler ou colmater.On écrit pour exprimer une passion que les mots du quotidien ne pourraient point exprimer de par leur caractère fugitif, éphémère et mensonger. Ecrire, c'est partager la joie avec ceux et celles qui nous ont rendus heureux, et dénoncer la haine et l'injustice des incoucieux. Ecrire, c'est se perpétuer en quelque sorte à travers l'artisanat verbal, sorte de mots et d'expressions qui ne vieilliront jamais, qui demeureront éternels à jamais et qui témoigneront de notre allegresse et de notre souffrance. En somme, de là vient, le sens ultime de l'écriture: on écrit pour se corriger, pour rétablir l'ordre de l'humanité.
78. Laure Bredelet (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton amour")

Ton amour maman est l'elixir que ma soif appelle, dont la source jamais n'a délivré plus qu'une fade goutte de son bien précieux. Depuis longtemps déjà mes lèvres sont desséchées, elles se craquellent avec le vent des évènements et de la vie. J'imagine parfois le goût aimé, le goût aimant, ce qu'il serait en torrent furieux. Je me crée le souvenir de ce goût amer et merveilleux tout à la fois, un goût plein de saveur et de violence ; c'est un souvenir douloureux, un rêve au passé, duquel j'attends encore, pauvre enfant, une puissance nouvelle et irrésistible qui m'emporterait jusqu'au soleil de la nuit.
Avec ton amour, maman, je serais reine du temps et de la terre, rien ne me ferait peur, tout serait facile. Avec ton amour, j'écarterais les bras pour accueillir tous les pleurs et les rires, les grandes questions et les petites, les certitudes parées de doutes et les doutes noyés de certitudes. Avec ton amour, je serais pleine, le ventre empli du monde, te ressemblant enfin selon ma faim.
Mais rêve que tout ça, rêve, car si maintenant tu apprenais à ouvrir les bras, si dans tes yeux brillait l'amour et la tendresse, si ton sourire était pour moi, il serait trop tard maman, trop tard pour me rendre pleine, trop tard pour me rendre grande, tu ne comblerais que les gerçures de mes lèvres, les gerçures de mon coeur, sans soigner les crevasses de mon âme et de mon histoire. Je suis crevasses, et l'eau coule en moi.
Peut-être sort-elle plus riche.


79. Laure Bredelet (cartes de Nougé - texte commençant par "Tais-toi")

Tais-toi mon coeur, ton temps viendra. Tais-toi, garde ta voix pour
la douceur. Je n'entends plus que tomber mes larmes, je ne sens plus
que le gouffre sous mes pas. Tais-toi mon coeur, je ne peux te soigner
si tu gémis, si tu appelles, si tu cries. Je vais partir dans la
montagne, j'en ramènerai une goutte de soleil, et tu vivras, et tu
chanteras, et tu prendras soin de moi. Mais là : tais-toi, je dois
trouver le vent.

80. Emmanuelle Lambert (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton corps déployé")

Ton corps déployé, comme jamais je ne le vis, m'arracha tant de cris que je crus m'évanouir. Cette pièce que je connaissais si bien me parut subitement inconnue ; étrangère à moi-même, je restais sans bouger. Ce jour-là marqua ma vie, j'aurais dû me pencher vers toi, j'aurais dû te chuchoter tout le bien que je pensais de toi, j'étais jeune et cette nudité violente m'impressionna trop pour que je puisse réagir. J'attendais un mot, un geste de ta part mais tu semblais te complaire dans cette situation malsaine. J'étais assez naïve pour croire que tu reviendrais. Je t'en ai voulu d'être parti ainsi, jamais je n'oublierai ces couleurs de la mort répandues sur ton visage calme, ce corps inerte que tu m'avais offert et que tu m'as brusquement repris.
81 . Clémence et Sophie (cartes de Nougé - texte commençant par "Le vent sur toi")

Le vent sur toi ressemblait à un voile de soie qui te recouvrait , telle une déesse grecque . Nous étions en plein été et la brise était légère et calme . De la terrasse, nous apercevions les montagnes enneigées et leurs neiges éternelles qui brillaient avec les rayons du soleil ; elles ressemblaient à des gouttes argentées.
 
Nous venions d'acheter ce chalet, dans notre lieu de vacances préféré, nous voulions tout recommencer ensemble et vivre enfin comme nous l'avions décidé . Rien ne me semblait plus magnifique que toi, debout sur cette terrasse, contemplant le paysage que nous avions toujours rêvé d'avoir devant les yeux tous les matins .
 
Nous le verrions toute notre vie .

82 .  Simon Lauzon (cartes de Nougé - texte commençant par "Si les yeux")

Si les yeux s'ouvraient sur le monde je pourais voir tout le gents
qui mentour et tout les personnes que je ne conais pas. Je pourais
aller cher les personnes sans qu'il me voit. Je jourais des toures
a plein de gents qui ne plein pas .Je pourais faire se que je veux
quand sa me tente. Je voudrais réalisé tout mes reve.
83. Florence Brasseur (cartes de Nougé - texte commençant par "Entre donc")

"Entre donc. Fais comme chez toi." C'est ce qu'il m'a dit en m'accueillant dans son appartement minimaliste. Alors là, si je me mettais à faire comme chez moi chez lui ... Alors là, je vous assure qu'il ne se sentirait plus chez lui. "Entre donc. Fais comme chez toi." Formule Hypocrite. Il faut traduire : je suis chez moi et tu dois faire ce que je te dis de faire.

84. Texte libre (anonyme)

IL Y A plusieurs façons de descendre un escalier
mais
à trop lècher les murs
on danse PEU

85. Texte libre (Chrysline Cattaneo)

Elle se trouvait là,suspendue à la falaise comme accroché au vide. Seul les éléments qui l'entourait l'importait maintenant.La mer qui se fracaissait sur les parois rocheuses, le vent qui l'envellopait de tout son souffle, la terre qui se defillait peu à peu sous ses pieds.
Lui, qui la regardait, impuissant, ne comptait plus. Maintenant elle voulait mourir ou plutôt s'envoler. S'envoler comme seuls les oiseaux peuvent le faire, s'élancer et voler à tout jamais.
86. Texte libre (Odile Georgery)

Pour toi seulement.

Lorsque tu es venu au monde un 4 mars 2001, tu étais si parfait que j'osais à peine te prendre dans mes bras de peur de te faire mal. Tu étais si petit, si frippé que tu paraissais effarouché au moindre geste. Tu avais de tout petits yeux bleu foncé que tu ouvrais seulement à moi de temps à autre. Ton teint pâle était rosit par deux petites joues roses. Tu avais un minuscule nez en trompette. Ohh tu étais si adorable!!

Je t'aime, mon bébé, je t'aime!!

87. Caroline et Marie-Caroline Guyot et Gillot (cartes de Nougé - texte commençant par "Si tu voulais")

Si tu voulais
être toi, qui serais tu?
Serais tu ce petit bout d'être,ce petit bout d'étincelle que tu es
ou que tu voudrais être?
Serais tu assez fort pour survivre à toutes les difficultés que la vie t'impose?
Serais tu capable de soulever des montagnes pour les gens que tu aimes?
Serais tu capable d'assumer ton rôle au sein de ton entourage?
Serais tu apte à trouver ta force de caractère à travers les autres?
Serais tu sensible aux malheurs d'autrui, l'aiderais tu?
Enfin,serais tu toi?

88. Rebecca Molendijk (cartes de Nougé - texte commençant par "Car le mensonge")

Car le mensonge est ici,
Car la passion est là-bas,
Car a cause de toi notre amour est detruit;
Car a cause de ça ma confiance est trahie,
Je te demande de te taire a  jamais  car
à cause de tout il n y aura plus de nous.
89. G. Virginie (texte libre)

Au bord de l'eau pure, j'écoutais le ruisselement de l'eau qui me balançait dans un autre univers. Un univers parfait ou tout se réaliserait comme je le voudrais. Mais hélas, ce n'étaient que des pensées. Une fois retournée à la réalité tout c'est envolé et je l'ai regretté. Mais peut-être qu'un jour... je ne sais pas mais je n'ai plus d'espoir de retrouver un jour ce bel univers.

90. Mathieu Loiseau (texte libre)

Larmes de Ténèbres

Les âmes agonisent et les ombres dansent
Au son du raclement des chaines de l'esprit
Les sanglots déchirants sont les violons de l'enfer
Que font pleurer les spectres tombés dans la lumière
Et relevés dans les ténèbres...
Les flammes qui jadis brûlaient, dévorent désormais
Nos coeurs qui se noient, dans la mer éthérée de nos tourments
Autant de pavés sont autant de regrets
Sur le chemin des damnés de notre terre
Assoifés de vie mais gavés de mort
Le silence devient linceul
De ceux qui n'acceptent pas leur sort
Jusqu'à ce que la lumière d'un paradis perdu
Jette ses rayons sur les recoins cachés
Esprits libérés, de leurs boulets et de leur passé
Psalmodient des prières que la nuit ne peut plus décharner
Mais qu'est ce que le paradis, qu'est ce que l'enfer
Que sont l'amour et la liberté
A côté de la drogue des fantômes, démon rusé
La paix de l'esprit, le temps d'une journée dans l'éther
Sans que le tourbillon de la folie ne fonde en leur âme
Le Styx, Achéron, Coccyte et Phégéton, en une seule mer ?

91. Jean-Philippe et Stéphanie Raymond et Requier (cartes de Nougé - texte commençant par "Si tu voulais")

Si tu voulais, on pourait un jour, si tu voulais vraiment, on pourrait pour toujours, vivre peut-être une de ces histoires insensées dont on parle beaucoup mais que personne ne vit. Je pourrais ne plus rester seul avec cette blessure de l'âme. Je pourrais avoir cette impression d'être un peu de toi tout en restant moi. Mon moi aurait enfin un sens, une raison d'existence. Sans cette impression furtive et agréable, je ne peux point continuer à vivre dans ce monde si cruel envers l'amour pour un homme désemparé comme je le suis.
Si tu le voulais je pourrais me faire l'alpiniste de ton coeur fragile et futile. Je te voudrais toute à moi mais tu ne le veux pas.
J'aimerais du bout des lèvres carresser le satin de ta peau sensible. Sur le rêve d'une parole je voudrais faire naître le sourire dans le fond de ton regard. Cette musique qui se répète sans cesse est celle de ton souffle dans mon oreille. J'aimerais nicher au creux de mon bras ta taille gracile, presque fragile. Je te voudrais mais la distance qui va nous séparer rend ta conquête plus illusoire encore. Je voudrais t'emmener avec moi, t'emmener au fond de mes rêves, au plus profond de mes espoirs.
92. Céline Corbisier (texte libre)

Imperceptible.

Elle me dévore par l'intérieur. Elle se fraye un chemin sans retour jusqu'aux entrailles de sa proie, et petit à petit sans que personne ne sans aperçoive...elle me ronge! Et puis un jour, on s'attarde et on remarque qu'il ne reste que des débris, des morceaux mais à ce moment il était trop tard.
Comme une souris imperceptible grignottant un fromage sans que jamais on ne voit à l'extérieur que le coeur est mangé...
La peur me dévore, m'avale sans que personne n'y prête attention. Chaque jour elle détruit un peu plus comme un violent cancer qui gagnerait chaque minute plus de place dans le corps du malade. Je la sens qui se répend en moi, qui m'envahit, qui prend un peu plus de ma vie, de mes espoirs à chaque fois que je respire. Elle est une souris, un cancer, le cri d'une personne perdue, le tonnerre, la pluie se formant dans un nuage,...Et tout à coup il n'y plus de fromage, ils meurent, le tonnerre gronde et la pluie tombe... Un jour, elle sort comme l'eau d'un fleuve à l'ouverture d'un barrage,...la peur...elle s'échappe sous forme de larmes, de cris et détruit tout sur son passage. Je me sens mourir à l'interieur.

93. Rebecca Molendijk (cartes de Nougé - texte commençant par "Mais la colère")

Mais la colère lentement éclot
Et la colère se passe de mot
Si la colère a soif de sang
Alors la colère sera ma faux


94. xilasine@freegates.be (texte libre)

Je me réveille je ne sais plus où je me trouve, je ne me souviens plus de rien. Des murs blancs et nus m'entourent. Puis la porte s'ouvre et une jeune femme en tenue blanche entre et s'approche de moi.
- Vous êtes Chadi El Sharairi ?me demande t-elle ?
- Je. je crois, dis-je en bredouillant, mais où suis-je et qui êtes vous ?
- Vous vous trouvez à l'hôpital St-Martin. Quelqu'un vous y a amené cette nuit, vous vous êtes apparemment battu. 
La mémoire commence à me revenir. Hier soir, une bande de cinq ou six jeunes m'a attaqué. Je suis un sale rouf comme ils disent, mais je les accepte bien moi, alors pourquoi ne font-ils pas de même ?
- Qu'est-ce que j'ai ? Es-ce grave ?
- Non, vous pourrez repartir en fin de matinée.

En sortant de l'hôpital, je vais à un téléphone public pour rassurer mes parents, puis je reprends le métro. A peine rentré chez moi, je vais dans ma chambre pour étudier pour l'examen de demain. La matière est vite étudiée, car je suis un bon élève. Je suis en dernière année et j'aimerais l'année prochaine entrer à l'université pour y faire le droit mais mes parents n'ont pas assez d'argent pour me le payer.

Il n'y a jamais eu de marocains dans mon magasin et il n'y en aura jamais, me cria ce marchand chez qui je cherchais du travail. Lorsque je sors du magasin, le sol n'existe plus et je suis attiré dans un trou noir vers les entrailles de la terre.

Je me réveille en criant. Ce cauchemar n'est malheureusement que le reflet de la triste réalité.
Je ne compte plus le nombre de refus d'emplois qui m'ont été adressés. Mais je suis décidé à continuer de chercher.

En descendant la rue pour me rendre à l'école je vis une affiche sur la vitrine d'un magasin disant qu'ils cherchaient désespérément un vendeur. Me disant que c'est la chance de ma vie, je décide de m'y rendre après l'école.
Je suis embauché tout de suite dans ce magasin et je commence la semaine prochaine puisque ce sera les vacances.

La vie à mon nouveau travail est infernale, mes patrons m'emploient tel un esclave, je fais les travaux les plus difficiles et ne suis presque pas payé. En rentrants chez moi je n'ai la force que d'avaler une soupe et vais me coucher.
Au bout de trois semaines, je me dis que finalement, cette vie devient intenable et que le vendredi je quitterai ce travail pour en trouver un autre.

Le vendredi, je saute de mon lit, heureux que ce soit ma dernière journée de travail. Arrivant devant le magasin, je vois un jeune homme traversant la route sans regarder et une voiture fonçant droit sur lui. Je crie et cours pour le projeter sur le trottoir. A peine sommes nous retombés que la voiture passe à toute allure là où il se serait fait tuer si je n'avais pas été là.
- Vous m'avez sauvé la vie,  me dit-il. Je suis le fils du directeur de l'université, vous pouvez me demander ce que vous voulez.
95. Stéphanie Requier (texte libre)

Ce désillusoire dans lequel tu me jettes me donne envie de laisser couler les larmes dont tu ne veux pas être mouillé. Je veux ne jamais t'avoir connu car ce que l'on a connu ne peut nous manquer. Mais dès la 1ère seconde, je te connaissais bien assez pour que tu me manques déjà. Mon coeur s'ennuie de toi et accepte les restrictions que tu lui imposes. Ma place sera celle que tu m'accorderas tout en étant ailleurs au plus profond de moi. Tu me manques. A chaque instant. A chaque seconde. Même lorsque tu es là. Tu me manques car même lorsque tu es avec moi, tu n'es pas pour moi et ton esprit est déjà ailleurs pour un dragon sans coeur. Trop frêle pour le combattre, je ne peux compter que sur toi. La nostalgie qui m'habite m'a soufflé ce qui pourrait être et qui n'est pas. La nostalgie, avec qui je te trompe en dansant avec elle le temps d'une mélodie.
96. Hélène Creusot  (texte libre)

L'écriture est-elle seulement l'action de la main et du crayon sur une feuille blanche? Non, l'écriture vient de l'âme, du coeur. Les mots que j'écris me dévoilent entièrement. Lorsque j'écris, je suis moi. Je ne peux tricher, je ne peux mentir car mon imagination est vraie, pure, non influencée. L'écriture est un outil dangereux qu'il faut manier avec soin. Il faut être prêt à être découvert à travers de simples mots, de simples phrases. Pour moi, écrire, c'est ma vie, mon passé et mon avenir. C'est la traduction de mes pensées les plus profondes, de mes sentiments les plus secrets.
Si vous êtes prêt à jouer à ce jeu de la vérité, prenez donc un stylo et dévoilez-vous sans relâche. Car l'écriture aussi dangereuse soit-elle est la plus belle forme de liberté qui existe sur cette Terre.
97. Rebecca Molendijk (texte libre)

Tais-toi car tu commences reellemment a divaguer! Je crois que la boisson
commences peu a peu à te monter au cerveau!

98. Marie-caroline Gillot (texte libre)

Ecrire c'est laisser échapper nos sentiments. C'est se laisser aller à nos inspirations,à nos désirs. Ecrire, c'est laisser parler notre coeur. Ecrire pour soi, écrire pour les autres la sensation que l'on éprouve est totallement différente. Lorsque l'on écrit pour soi, on dévoile tout,rien n'est caché. Tandis que lorsqu'on écrit pour les autres,on attend une réponse, un conseil,ou tout simplement, on a envie d'être écouté, entendu.

99. Caroline et Marie-caroline Guyot et Gillot (texte libre)

La porte s'ouvrit, un bruit me parvint et un visage monstrueux me bondit sous les yeux, là, juste devant moi. La peur monta en moi et je ne pus m'empêcher d'hurler. Une lumière ténébreuse éclairait ce visage et je découvris cet homme. Il semblait avoir encore plus peur que moi, une grande émotion m'envahit et je retins mes larmes. Il s'approcha doucement de moi et d'un geste lent ,il posa sa main sur mon épaule.Un frisson me parcouru le corps.Ce fut plus fort que moi, je me retournai et partis en courrant en me jurant de ne plus jamais y retourner.
100. Stephanie et Jean-Philippe Requier et Raymond (texte libre)

A Virginie

J'aimerais t'avouer la flamme de mon amour mais je ne peux car les pleurs que je pourrais verser sur mon sort ne sauraient t'atteindre. Tu es dans un monde si surnaturel et aucun océan ne pourrait éteindre cette flamme. J'aimerais ne pas t'avoir connue car on ne peut regretter ce que l'on n'a pas connu. Mais depuis le premier instant de notre rencontre insensée, et peut-être irréelle, je ne vis que d'amour et d'eau fraiche, d'ailleurs, au moins, j'évite la déshydratation mais pas l'innanition! Je voudrais ne pas exister pour ne point vivre ce déchirement sans issue, cette brûlure que la braise de tes yeux a provoquée en mon coeur. Qu'importe ton age, 18 ou 25, la flamme ne connaît que trop peu l'usure du temps. Je t'aime à en mourir, à en briser des frontières, à m'en exploser la tête. Je veux entendre ton nom tellement de fois qu'il sera pour moi comme une douce prière qui me monte naturellement aux lèvres.

Tu peux chercher des jours, des mois, des années mais tu ne trouveras jamais sur cette terre quelqu'un qui t'aime autant que je ne pourrais t'aimer.
Désespérément moi.

101. Piquet (texte libre)

poste n:4

Ecrire
c'est unmo

102. Nadia Koromyslova (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton visage")

Ton visage me rappelle tout ces moments précieux, ceux que je n'oublierai jamais. Il me rappelle les vacances et les fêtes.
Ton visage me parle et il me dit que tu n'as pas toujours été très sage, que tu t'es bien amusé dans ta vie. Il me parle de toi, je le vois qui me raconte tous tes exploits, tes histoires incroyables et tes problèmes. Je devine aussi que ta vie n'a pas toujours été facile.
Ton visage est paisible et dans cette paix je déchiffre que tu as accompli ce que tu voulais, tu as atteint tes buts.
Ton visage me dit que tu es mort heureux.
103. anonyme (cartes de Nougé - texte commençant par "l'espace pour nos yeux")

L'espace pour nos yeux était un peu trop petit mais cela ne nous gênait pas le moins du monde. Au contraire ça renforcait le mystère. Quel spectacle! On était là depuis une demi heure mais nos regards ne pouvaient se détacher des danseuses. Elles étaient tellement gracieuses, tellement fines, facinantes... On les regardait se préparer avant d'aller en scène. Le maquillage, les robes, tout ça était nouveau pour nous.
Ces créatures ressemblaient à des fées! Leurs robes décorées de diamants, leurs yeux outrageusement maquillés. Nous les admirions à travers deux petits trous, qui, ne sait on comment, s'étaient creusés dans le mur de leur loge. Des trous parfaitement distancés pour deux yeux. Moi et mon amie nous les sommes partagés.
Pendant qu'elles se préparaient certaines discutaient entre elles:
" He vous savez quoi les filles! Je suis enceinte!" lança l'une d'entre elle. Et toutes accoururent autour d'elle pour la féliciter et toucher son ventre. Seulement une resta dans son coin et se retourna de la scène. Son visage était empreint de colère et de tristesse.
Nous étions très surprises: pourquoi cette femme tellement belle avait du chagrin? Mais tout d'un coup un homme, gros, rentra dans la pièce et leur dit d'aller en scène. Et elles partitent sur leurs talons trop hauts...

104. Louise Lépicier (texte libre)

Espoir perdu

Ce soir, je suis perdue,
Quelqu'un, un inconnu m'aperçu,
Insouciante, je l'ai cru,
Et depuis cet instant, je suis émue.

Ce soir, je suis tristesse,
Quelqu'un n'a pas rempli ses promesses,
Je ne connais plus la tendresse,
et j'ai oublié l'allégresse.

Ce soir, je suis malheur,
Quelqu'un m'a fait peur,
J'ignore le bonheur,
et je me couche de bonne heure.

Ce soir, je suis détestable,
Quelqu'un un étranger a posé un geste regrettable,
J'avais confiance, c'était agréable,
Maintenant je me sens coupable.

Ce soir, je suis bien,
Je ne veux plus vivre l'enfer d'un petit rien,
Je suis mienne,
et ne serai plus jamais tienne.

Grisou
105. J C (cartes de Nougé - texte commençant par "Si tu voulais")

Si tu voulais.
Si seulement tu voulais.
Tout serait si simple, simple, simple.
Si seulement tu voulais.
Si seulement.
Si ...
106. J. Gab (cartes de Nougé - texte commençant par "Si tu voulais")

Si tu voulais me demander si je tiens à toi, si tu voulais me demander si je t'aime, si tu voulais que je pense a toi chaque minute, si tu voulais me toucher, si tu voulais que je te suive partout, si tu voulais, ah! si seulement tu voulais de moi.
si tu voulais de tout ça, tu aurais du culot, un bon gôut, et moi comme amoureuse.

107. J. Gab (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton amour")

Ton amour est une etoile minuscule et toute transparente, j'ai par temps nuageux du mal à y croire, et de tout façon il est d'une autre galaxie. Moi je t'aime tellement plus que ça vire à la pathologie!
108. Tom Luz (cartes de Nougé - texte commençant par "Au bord de l'eau pure")

Au bord de l'eau pure qui vient du large, je médite sur l'infini -enfin, pas vraiment... car j'ai suivi cette jeune femme qui a posé ses affaires sur la plage. Elle s'est lestement mise en maillot de bain et bronze tranquillement étendue sur sa serviette de plage. J'hésite à l'aborder car ce n'est pas vraiment mon genre de draguer sur les plages. Non... Mais là... Lorsque je l'ai croisé tout à l'heure... J'ai été... Je ne trouve pas les mots... Mais en tout cas, me voilà à portée de tentation... et si tout à coup, tout s'ouvrait dans ma vie, d'une irruption imprévue... Je crois que tout ce soleil qui tournoie avec les vagues va m'engloutir dans trop de lumière ou de liberté!
109. Martine Ehmer (cartes de Nougé - texte commençant par "Au bord de l'eau pure")

Au bord de l'eau pure de l'étang de La Thuilliere après la pluie, je me mire. 
110. Marc Pierson (cartes de Nougé - texte commençant par "Entre donc")

Entre donc dit Walter au touareg et assied toi. Il lui présente une chaise de bois rouge, le touareg décline. Je préfère rester debout.
Je suis venu te dire que je te dois la vie; tu peux me demander ce que tu veux.
D'accord, voilà je voudrais que tu fasses perdre la raison à un homme.
Comment ? par la souffrance ?
Oui mais pas la souffrance physique
Tu m'as sauvé la vie pour que je tue
Pour que tu m'aide à venger ceux qui un jour ont fait vaciller l'estime que j'avais pour moi même et mes semblables. As-tu un plan?
Oui
Lequel?
Lui faire partager notre vie pendant trois mois.
Excellente idée. Il sera dans le car de Dori le 23 septembre. Organisez une panne et un sauvetage
111. Alex Raskin (cartes de Nougé - texte commençant par "Entre donc")

Entre donc, petit abruti, semblait dire la coccinelle qui regardait le puceron ventripotent. Entre donc, engraisse, nourris-toi, nous en profiterons tous les deux...

112. Christiane Chavatte - 21 ans (cartes de Nougé - texte commençant par "Tout est perdu")

Tout est perdu l'amour et perdue la vie et perdu le bonheur perdu je
veux me marier tout de suite je suis pressée et me trouver un studio
je suis jeune femme joyeuse

 

113. Caroline (cartes de Nougé - texte commençant par "Le vent sur toi")

Le vent sur toi est comment ton mon qui rassure
le vent sur toi est comment la bise sur mon visage
le vent c'est moi - le temps est toi - moi je t'aime


114 . POL   CARO  MI   CHEL (texte libre)

Salut ô mer

Quand le vent souffle dans mes voiles
Je me gonfle d'écumes
Quand la tempête me caresse
Mon corps se dévoile
Quand le calme plat me ravage
Rien n'arrête mon flônage
Mais quand la porte s'ouvre...
J'entre.


115. diablesse (cartes de Nougé - texte commençant par "C'est la trahison")

C'est la trahison que j'aime! J'aime le MAL, les Vices et les Sévices; les horreurs et les massacres. Je tue en riant, je ris en tuant et lorsque mon âme est pleine de sang, je retourne mon arme contre mon coeur. Alors, pour être sali encore, il redevient blanc pour pouvoir être sali encore.
Je suis le diable.
116. Brigitte ALBERT (cartes de Nougé - texte commençant par "Des larmes retenues")

Des larmes retenues, des larmes contenues sont venues perler au coin de ses yeux... Lentement, elles ont roulé puis glissé sur les joues parcheminées... Des lèvres tremblantes n'ont pu retenir cette eau salée qui s'en est allée, emportant avec elle les dernières illusions, les derniers rêves...

117. benoit lascelles (texte_libre)

je t'écrirais si mes mots etait moins sales, je t'écrirais le monde si jamais tu ne te moquer je t'écrirais a toi si mes mots tu coriger je m'écrirais a moi sans toujour lire mon ignorance.

                                         deuzele.

118. stephane massonet (cartes de Nougé - texte commençant par "Ton amour")

Ton amour commence par la lettre "ahh!" et se termine par un air.
Tout ce qui est entre est mou.

119. Virginie Férey (cartes de Nougé - texte commençant par "Le vent  sur toi")

Le vent sur toi glisse, ondule dans tes cheveux, s'enroule dans tes yeux; tu me regardes avec un sourire triste, et le souffle de mes mots ne peut rien contre le détachement de tes mains. Ton amour s'est envolé, mon coeur s'éparpille, se répand et s'étale, c'est une plaine battue par la pluie de mon chagrin désormais, et mon corps y reste comme une bâtisse désertée, où s'engouffrent des rafales furieuses et cruelles.
120. Anne D (cartes de Nougé - "des larmes retenues")

sans cesse, sans cesse, sur le bord du lit, les pieds à terre, je suis là, bien là, trop là, et j'aimerais, je supplie, je crie, je suffoque presque pour que ces yeux se mouillent, que cette gorge se desserre, que ce poing s'ouvre, que ces larmes, enfin, enfin renaissent, se déploient, revivent, se vivent.
121. Ludovic Laverlochere (cartes de Nougé - "ton amour")

ton amour m'a brisé. je le recherchais sans jamais l'atteindre. ton coeur s'est posé sur le mien et m'a réchauffé. Le sang qui coule dans mes veines s'est fluidifié et mon esprit s'est évadé. Mais j'ai voulu fuire ton amour.je me voyais prisonnier, prisonnier de tes atours, que ni mes mots ni mes espoirs n'ont su accepter

122. Ludo (cartes de Nougé - "des larmes retenues")

Des larmes retenues je n'en ai plus.Pourquoi pleures tu? tu m'as trop blessé et mon coeur est asséché. Un autre désormais irrigue mon corps et mon coeur. Pour lui peut être je pleurerais de l'avoir trop aimé."
" - Je pleure de t'avoir trop blessée et de t'aimer."

123. Guillaume Bourdic (cartes de Nougé - "Tais-toi")

Tais-toi oh ma peur et mon angoisse

124 . ducolleteric@hotmail.com (cartes de Nougé - "C'est la trahison")

c'est la trahison d'un poil de cul, mais c'est une forêt que j'ai là ! rien à y faire son système pileux l'a désopilé .....
125. Lunar Emerald (cartes de Nougé - "Le vent sur toi")

Le vent sur toi est une promesse d'un jour meilleur. Il chasse les pensées devenues mauvaises à force d'être enfermées. Regarde donc l
126. Lunar Emerald (cartes de Nougé - "Le vent sur toi")

Le vent sur toi est une promesse d'un jour meilleur. Il chasse les pensées devenues mauvaises à force d'être enfermées, resassées. Ouvre grand les yeux : laisse le monde tant redouté t'envahir. Ouvre grand la bouche et hurle ! Ton cri devient tempête.  Tu es le vent. Tes vêtements claquent, tes larmes coulent. Tu ne me hais plus. Moi, je t'aime.
127. nou (cartes de Nougé - "La rue tortueuse")

La rue tortueuse
128.  Larbi Tahiri (cartes de Nougé - "Ton visage")

Ton visage des collines orphelines  à bout de souffle. Un rêve disparaissant au moment de naître. Des rires et de faux rires qui s'oublient malgré eux. J'erre et j'erre du matin au soleil, et puis tous les autres passent à côté de toi, supportant mal leur regard hagard. J'habite une étoile sans visage parce que le visage  n'est qu'une flamme, une mèche qui s'attise quand on n'en a rien à faire. Qui a tort, qui a raison ? Des visages qui sont de cuivre d'autres qui sont de  zing ou de la déperdition.   
129.  Diane Provencher ( cartes de Nougé - "Des larmes retenues")

Des larmes retenues depuis trop longtemps se mêlent à ma colère.
Une colère venimeuse qui s'installe sournoisement au fond de moi.
Comment ne pas vouloir crier au monde entier cette peine qui m'afflige ? J'ai le coeur encore humide de larmes ravalées... celles qui n'ont jamais franchi le bord de mes yeux... Je me noie dans ma souffrance, cette souffrance même qui éteint cette flamme qui autrefois m'animait...Où suis-je...moi...qui nage au travers de ces flots endiablés et qui ne laissent que des déchets sur le bord des rivages, du rivage de ma vie... Et qui suis-je ? Moi...moi et les autres ! Une âme qui cherche sans cesse à retrouver la lumière au fond des ténèbres...
Des larmes retenues...des larmes qui ne savent plus pleurer ! Un coeur lourd de secrets...une âme où la folie s'y est fait un nid ! Un nid qui n'attend plus que ces larmes pour nourrir ses folles idées noires. Le temps est venu d'explorer le bord de mes yeux...d'assécher mon coeur et de libérer mon âme...la lumière est la source de liberté de tous les malheurs...
Des larmes retenues ne devient qu'une folie folle et pure qu'on  alimente...
Devant mon miroir, j'attends impatiemment...je sens la bagarre qui se joue parmis ces larmes à savoir qui sera la première...la première à franchir le coin de mon oeil...là voilà...elle pointe le bout de son diamant...je la regarde qui fait son chemin le long de ma joue, le long de mon cou...elle est douce et tiède...ma gorge se serre...et je sais...je sais...

130. Diane Provencher ( cartes de Nougé - "Entre donc")

Entre donc, je t'attendais ! Le temps a passé tellement vite...
Qu'as-tu fait à tes cheveux ? Pourquoi as-tu changé ta couleur, pourtant le brun t'allait bien ! Oh, mais...oh, là, là...c'est pas l'âge qui t'a fuit, hein ? Le gris parsème grandement ta chevelure ma chère ! Viens, assis-toi ! Non, non...pas là ! C'est la chaise du chat ! Tu te souviens de mon chat ? Le gros Mioumiou...! Je te parie qu'il se souviendrait de toi ! Comment oublier quelque comme toi ?
T'as pas un peu grossi ? Il me semble que tes pommettes n'étaient pas aussi saillantes auparavant ?
Enfin, on le voit bien avec ton gros derr....hum ! Mais que veux-tu...l'âge à bien ses raisons ! Je t'offrirais un thé, c'est qu'il ne m'en restera plus pour demain...c'est ce que je bois toute la journée ! Peut-être qu'un verre d'eau te suffirait ? Attend-moi, je reviens ! Quelques minutes plus tard...
Mais enfin, où est-elle passée ? Si c'est ça l'amitié, j'aime mieux rester toute seule...au moins, je peux parler !
Et puis, à bien y penser, je mérite bien mieux qu'elle...non, mais c'est vrai...blablablablablablablablablablabla.....
132. Mourayo Walker ( cartes de Nougé - "La porte s'ouvre")

moi ma porte est ouverte. ma porte c'est mon reve qui commence en douceur, je me sens portee par un souffle de vent .oui cher réve fait que je sois bien dans un monde imaginaire.  si tu voulais on pourrait habiter dans une ville aux mille jardins nous pourrions donner la vie
133. Sara Blanchard ( cartes de Nougé - "Tout est perdu")

tout est perdu pendant les guerreos. des gens  sont déçus et perdent les batailles et beaucoup de  gens meurrent. les pays commencent à avoir faim. la nature et les animaux  sont tous morts. des gens deviennent alcooliques et violents. moi je suis contre tout ça.
134. Ibtissam Koulamallah ( cartes de Nougé - "Si tu voulais")

si tu voulais je,vais te prendre demain apres midi on va faire une promenade dans le boulevard des pyrénées et le chateàu de pau et on prendra du café. on va discuter et parler  de la vie. moi je pense que ce bien;lorsque on va échanger nos idées et ça nous aide pour que   nos problémmes disparaissent. tu sais pourquoi je te dis ça parce que j'suis toute seule ici
135. Kokobe Berthel (cartes de Nougé - "Ton visage")

Ton visage m'attire beaucoup vérs toi.pour voir tout ce qui est cache derriére toi . quand je te regarde avec ton sourire. j'ai l'impression que je suis en plien printemps entourée par les fleurs et le soleil qui brille que pour moi . aprés tout je te regarde encore je vois aussi une tristesse qui est bien coincee, elle cherche un petit chemin en disant enfin je vais arriver à gacher le sourire qui brille. heureusement tu as le visage qui bat tout le mal et qui brille pour la joie. C'est ça qu'il faur une vie normale surtout ne change pas.
136. Catherine Gris (cartes de Nougé - "Le vent sur toi")

Le vent sur toi étouffe . Happé, tordu et aspiré il cesse.
Il bat au carreau, il attend il te suggère des tourbillons,
renonce au combat, écoute, je pleure
137. Michel Henrion (cartes de Nougé - "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre vers le chateau de Grand -Leez. Daniel l'attendait.
Elle l'avait
138. Raphaelle Hollande (cartes de Nougé - "Le vent sur toi")

Le vent sur toi, fut le 42 ème SMS de Daniel.Ce fut le dernier car il fut emporté.
139. Aude Cerso (cartes de Nougé - "Ton amour")

Ton amour m'a détruit, ton amour si violent... Tout a commencé par un beau matin d'octobre. Les arbres avaient déjà commencé à se dévêtir; je marchais dans la rue écoutant les craquement des feuilles mortes qui agonisaient sous mes pas. Tout était calme, paisible jusqu'à ce que tu arrives... Je me souviens encore du vieux concierge qui déblayait la cour, comme tous les matins. Je me souviens encore de la bonne odeur de café qui flottait dans l'air. Tout était calme, paisible jusqu'à ce que tu arrives... C'était au coin de la rue, là où la pâtisserie fait l'angle. J'allais gaiement d'un pas léger quand soudain TU as fait collision avec moi. Ton café s'est renversé sur ma jupe noire. Tu avais une écharpe rouge, une écharpe couleur de sang... Je me souviens de tes yeux si noirs, comme la flamme que tu nourrissais. Et tes cheveux si bruns, un peu trop longs. Tu avais besoin d'une bonne coupe. Des mèches tombaient devant tes prunelles dans lesquelles je faillis me perdre. Et je m'y suis noyée, mais pas à cette heure-là. En soulevant tes cheveux d'une main, tu t'excusas. J'étais omnibulée par toi, par ce regard pénétrant. Je te suivis quand tu me proposas d'aller boire un vrai café sans qu'il atterisse sur mes vêtements. Je n'avais pas le temps pourtant de m'asseoir, de discuter et de boire tranquillement le liquide noir brûlant. Quand je repense à cet instant, je me dis que tu dois être un magicien, un mage sombre de l'Amour. Tes cils étaient très longs et épais, tes iris ne lâchaient jamais les miens. Et c'est là, à ce moment, que je perdis pieds. Je ne pouvais plus me détacher de toi. Je m'enfoncais dans ton regard qui semblait percer mes moindres secrets. Je nageais dans ton océan noir. Ta main effleura la mienne: décharge électrique. Elle m'incita à aller encore plus loin, à voir en toi, à entrer dans les miroirs de ton âme. Soudain tu t'es levé, tu as payé la note sans me lâcher des yeux. Déjà je paniquais. Ou t'en es-tu allé? Tes lèvres bougeaient mais je n'entendais rien. Tu t'es retourné et tu as disparu sans que je puisse te rattraper. Depuis j'erre dans ce monde sombre, je me suis noyée et j'essaie de remonter, mais est-ce encore possible? Je t'aimais, tu t'es en allé...
140. Zoé Lisa (texte libre)

Le bébé assoiffé.

Il était une fois un bébé assoiffé, sa mère lui disait toujours d'attendre pour boire son lait. Il décida alors de s'enfuir dans la forêt. L'enfant se perd, un loup garou survient qui lui mange sa jambe, le bébe ne pleure pas, mais sort un papier d'argent. Une boule magique se trouvait à l'intérieur du papier. En rêve il aperçoit sa mère dans son coeur.   
141. anonyme (cartes de Nougé - "Si les yeux s'ouvraient")

Si les yeux s'ouvraient, si les hommes ne mourraient pas, peut-être,
mais peut-être pas, on ,pronom de noyé serait fluide, écrin de corail , mais non.

142.  julie louette (cartes de Nougé - "La rue tortueuse")

la rue tortueuse de mon village semble quelque peut lugubre
143. mokrane segueni (cartes de Nougé - "Le vent sur toi")

Le vent sur toi laisse une tâche brunâtre. L'odeur qui s'en dégage me rappelle ma mère. Je pleure déjà depuis une demi-heure, j'ai froid aux pieds. Tu m'as quitté le premier jour du printemps, la télé ne marche plus, je suis dans mon lit, j'attends la nuit.
144. Diane Provencher (cartes de Nougé - "ton visage")

Ton visage est un mot doux, un sourire merveilleux, une chanson que je fredonne avec joie...il est l'appel à la confidence, aux secrets et au partage de l'âme...il est le calme après la tempête et le reflet d'une sagesse...Ton visage est celui que je vois chaque jour au levé du soleil...et chaque nuit à la tombé du jour...Ton visage est le temps que j'ai eu, que j'ai et qu'il me reste ! Il est l'horloger des battements de mon coeur et les yeux de mes souvenirs...
Il est le souffle que je respire à chaque seconde et la chaleur qui me comble dans la noirceur...il est ce goût qui me rapelle mon enfance et le toucher qui me caresse dans la lumière...
Ton visage est celui de la VIE, qui par ses hauts et ses bas, me donne le courage et la fierté de te dire "Merci" de faire parti de moi...
145 . anonyme (cartes de Nougé - "ton visage")

Ton visage n'a d'image qu'un sage présage d'hivernage. Quand la pluie aura lavé ta vie, tu n'auras plus qu'à quitter l'image pour naviguer sur les rides du temps.

146. Laurent Le magnifique (cartes de Nougé - "la porte s'ouvre")

la porte s'ouvre
147. jacky noblecourt (cartes de Nougé - "ton visage")

ton visage rayonne de bonheur
148. jacky noblecourt (cartes de Nougé - "ton visage")

ton visage pleure, pourquoi donc?

149. anonyme (cartes de Nougé - "tais-toi donc")

tais-toi donc, tu me saoules !

150. Denise Pitz (cartes de Nougé - "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre sur une pièce sombre et triste. La vieille dame aux cheveux d'ange semble dormir. Un gros matou ronronne sur ses genoux, les moustaches longues, le poil brillant. Je m'avance vers elle.
D'un pas lourd et hésitant, je lui prends la main. Elle n'a rien d'un ange, la vieille dame aux cheveux gris est morte. Elle s'appelait Hélène.

151. Élisabeth Mirplume (cartes de Nougé - "C'est la trahison")

C'est la trahison! Elle m'a quitté sans me le dire.
c'est la trahison! Elle ne sera plus là pour me rappeler mes souvenirs.
c'est la trahison! Je ne sais plus ce que ces mots veulent dire.


152. cathy (cartes de Nougé - "Tout est perdu")

tout est perdu  sauf l'abscence, et le sens est dans l'abscence de sang ?

153 . cathy (cartes de Nougé - "Ton visage")

Ton visage enfantin repose sur l'oreiller. Ta main sur la peluche flotte, rassurée. Tu dors mon petit ange mon amour ma fille.

154. valentina wilson (cartes de Nougé - "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre toujours au bout d'un moment, il suffit de ne plus la regarder pour qu'elle s'ouvre, je l'ai compris depuis bientôt un an. Elle est comme moi, je ne m'ouvre que dans le noir, quand il détourne les yeux. 
Il entre, et avec lui l'odeur du dehors, le bruit du monde, l'électricité des gens qu'il a croisés, séduits, tourmentés. Comme je ne l'attends plus, il revient. Ne plus l'attendre est mon seul espoir. 
Il s'installe, je deviens plus légère que lui, il s'amuse de mon détachement. Il m'attire à lui et tout bascule. Je suis dans le noir de ses bras, je n'attends plus. 
Et puis toujours la même erreur : je cherche ses yeux. 
Sourires gênés, la porte se ferme.

155. anonyme (cartes de Nougé - "La rue tortueuse")

la rue tortueuse s'engouffre sous les roues
d'un carosse attendant la citrouille éphémère
plantée sous l'ombre jaune d'un pauvre réverbère
attendant le signal hurlant des douze coups

et moi plantée aussi par un amant trop chauve
je regarde à moitié le pavé ruisselant
engloutir la princesse que je fus bien avant
de savoir qu'à minuit on se transforme en fauve


156. anonyme (cartes de Nougé - "Si les yeux")

si les yeux s'ouvraient plus souvent, ils auraient peur de ce qu'ils voient
ils se fermeraient instinctivement
devant tant de peur devant tant de joie
insoutenable est la vision des rois
l'or pur et la fange se mêlent en riant
le regard profane n'y voit que luxure
au lieu de l'horreur du gouffre béant
à fond d'azur

157. anonyme (cartes de Nougé - "Mais la colère")

mais la colère ne se mange pas froide monsieur
elle doit brûler la langue si on veut l'apprécier
laisser nos papilles un moment atrophiées
nous empêchant un temps de goûter d'autres jeux

ensuite si l'on veut passons donc aux desserts
vous reprendrez bien sûr un peu de crème brûléé
la croûte a refroidi, là, vous pouvez y aller
la vengeance est plus dure que la tendre colère

158. anonyme (cartes de Nougé - "Des larmes retenues")

des larmes retenues ont creusé ma misère
noyé mon coeur si lourd qu'il faudrait l'essorer
mais tes mains trop rugueuses d'ancienne lavandière
semblent juste capables de le faire sécher

159. camila grob (cartes de Nougé - "Tout est perdu")

Tout est perdu
La vie s'en va et les fleurs meurent,
Maintenant tout est different, c'est comme si tout avait disparu
Nos corps ne seront jamais ensemble et nos coeurs jamais ne se rejoindront
La vie sera la seule à avoir gardé tous les moments que nous avons passé les deux
Je pense et je reflechis, je sais que ton coeur garde au fond les cendres de notre feu qui une fois a été allumé.
160. fernanda cattaneo (cartes de Nougé - "C'est la trahison")

C'est la trahison. Ne me dit rien de plus.
Je sais qu'il n'y avait rien entre nous, cependent tu m'aimais aussi. Je sais bien que je ne t'avais rien dit, mais tu sabais que je t'aimais aussi.
Je sais bien que je n'avais rien démontré, mais tu pouvais voir que je t'amais aussi.
Maintenant, c'est la trahison. Ne me dit rien de plus.
Tu peux dire ce que tu veux, je ne vais pas t'écouter.
Tu peux me dire que tu n'imaginais rien. Je ne vais pas t'écouter.
Maintenant notre petit secret n'existe plus. Notre accord, notre promesse, de celle que nous n'avions jamais parlé, mais que nous connaissions parfaitement, c'est efffacée. Nos ilusions, nos rêves, nos souvenirs n'existent plus.
C'est la trahison. Ne me dit rien de plus.
On peut trahir tout le monde, mais trahir le coeur et les sentiments...jamais.
C'est la trahison. Ne me dit rien de plus.

161. Araneda Leonor (cartes de Nougé - "Ton visage")

Ton visage demontre ta vie, montre tes problèmes, montre tes joie, montre tes désirs les plus profonds, montre tes peurs que tu ne veux pas montrer, mais si tu vois  quelqu'un que jamais tu n'as vu, je crois qu'il ne saurait pas tout ce que je viens de dire, mais si la personne te connait vraiment il saura quand tu es triste, quand tu es heureux. 

162. Goldschmidt Sebastián (cartes de Nougé - "Des larmes retenues")

Des larmes retenues dans mes yeux
pendant toute l automne
sont tombées a ton arrivée
Mon amour!!, Mon amour!!
Le printemps arrive
L'amour revient a mon jeune coeur
avec une larme dans ma poitrine
qui a rempli ma piscine
Oh coeur!Oh coeur!
je voulais me tuer
mais ton arrivée
m'a fait penser
que je vivais!!!
Mon amour! Mon coeur!

163. girl potato (cartes de Nougé - "Ton amour")

 ton amour n`est plus que le mien,
 mon amour n`est plus que le tien,
 j`ouvre ma tete et mon coeur
 je laisse ma dignitè ailleurs
 et je fais, je laisse, je vais pour rester
 parceque bien je veux que tu reste
 mais rien n`est eternel
 meme pas toi,ni la mesure du ciel
 
 tu m`est apporte ici
 commo les goutes de la plui
 la bou est nee, et toi, tu est fou
 si, fou d`amour
 
 la folie parfois est trop
 trop pour toi, trop pour moi,
 je tombe, tu tombe 
 mais l`amour est là
 le ciel n`est claire, nonplus là-bas
 le noir arrive, le noire s`en va
 mais l`amour est là
 toi et moi, toujour, jamais parfoi, mais oui
 pafois...nous tous dedans, au delà...
 joyeux car l`amour...
 c`est à moi(et à toi, et a tous)

164. Anguita Cristian (cartes de Nougé - "La porte s'ouvre")

La porte s`ouvre,  j`entre,  je ne vois pas rien, seulement l`oscurité est devant mes yeux, mais je les ai bien ouverts, je ne sais pas porqoui si je ne voix de tout faiçons. Je marche atendant tomber, mais sure quand meme.J`arrive au mileux de la salle, la porte se ferme, je suis dans l`infinite.
165. Subiabre Cristobal (cartes de Nougé - "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre, apres avoir pensèe toute l'eternitè qu'il etait enfermait dans une terre , il decouvrit que c'etait seulment l'univers que l'invitèe a partager ces secrets avec lui, mais il n'avait pas compris.
Maintenant il avait l'air dans le yeux et le ciel dans les pupilles, les couleurs changeaient par aport a ces etats animiques, les fleuves et les etoiles couraient dans le meme sens ,maintenant il le savait.
Apres avoir compris les mouvements a suivre, il commeça a jouer avecs les dieux, le ciel sous la mer, et le soleil mangea les reves,tout tournait autour de lui pendant qu'il sammusait a lire les desirs d'un peuple autochtone avant l'arrivèe des explorateurs universels.
Surement pas triste,mais pas joyeux , il finiça sont jeux en ferment les yeux , en ferment ces mains et en ferment la porte.
166. espinoza carmen (cartes de Nougé - "La porte s'ouvre")

La porte s´ouvre, je vois le monde, je te cherche mais tu n'est pas là, je vois ton ombre parmis les gens, mais tu n'est pas ici.
La porte s'ouvre, je sens que tu est là, près de moi, tout proche, mais je ne vois que ton ombre voyagant autour de moi, me regardant.
La porte s'ouvre, tu est ici enface de moi , tout près, je peut sentir ta respiration sur mon visage.
La porte s'ouvre, je peut te toucher, je sens tes mains, ton visage, ton corps, mes mains te regardent, je te reconnais.
La porte s'ouvre, tu est ici, tout enface, tout pour moi.
167. vozmediano pauline (cartes de Nougé - "Qu'il se souvienne")

Qu`il se souvienne manintenant ou qu`il se souvienne pas,
c`est pas ma faute
je sais que dans le future il se souviendrait,
la vie tourne et dans un moment ce serais mois,
qui oubliera tout,
et quand se ci se passe,
la faute sera absolument de lui.
je veu pas oubliè!!!!!
mais seulement le temps voudra, que j`oublie y que j`oublie pas.
168. Wunderlich Eduardo (cartes de Nougé - "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre, je vois ton demon, le plus grand mistère que je ne vois pas. Quelques ciels, quelque soit laquel... Je ferais la lune pervers pour signez sur toi, pour te faire comprendre que la lune est plus grande que le soleil et quelque soit laquel ... tes bras. Maintenant, les refugiés de l'enfer te chassent plus que demain, mais c'est trop dur a survivre couché sur cette lune pervers, quelque soit laquel... La restrinction de ta voie me permet naître, faire naître le feu de satan, le feu de l'obsession, de l'assasinat, du crime, du... partage. C'est à dire que je ne vois aucune fenêtre dans tes âmes, j'exprime tes sensations, tes douleurs, tes enfers.
Mais finalement ta porte envoit mes doutes, quelques soient lesquels... sur le courrier de l'enfer.
169. Subiabre Cristobal (cartes de Nougé - "Des larmes retenues")

Des larmes retenues dans un coffre secret par les pirates des sentiments, Des emeraude noires roulent par le visage d'un  après midi couvert par les sensations d'une mère nature triste et seule.
pourquoi avez vous trahi la mer? Un jour elle va s'en aller a une place ou jamais personne pourra la rencontrer, elle partira avec le ciel et les nuages, seulment le desert pourra se defendre des ataques et infidelites humaines, parcequ'il est fort, et en lui on voi la fin. Avez vous connu les fleuves?, alor rappelle toi , parce qu'ils partiron avec la mer , les poisons et le sel, rapelle toi de la pluie , elle est partie avec les nuages, a une place ou il y a personne, elle se marriera avec le soleil, et il partira aussi.
Alors mais toi a fabriquer un monde artificiel parce que celui ci, naturel, NOUS l'avons oublièe a plus jamais, mais rappelle toi quaucune terre , meijeur ou pir , vas nous aimer tant comme celui ci. 
170. Vozmediano Pauline (cartes de Nougé - "C'est la ville aux mille portes")

c`est la ville aux mille portes,
personne ne peut rester déhors,
C`est la ville des opportunités,
dans laquelle vous pourriez faire,
tout ce qui est interdit dans les autres.
C`est la ville de l`aventure!!!!
c`est la ville dont j`ai toujours revé,
et jusqu`a aujourd`hui j´en  rève encore."
171. Cattaneo Catalina (cartes de Nougé - "C'est la ville aux mille portes")

C' est la ville a mille portes mais aucune n'est ouverte. J' essaies de l' ouvrir, je frappe, je demande, mais c'est pas possible!! J'essaies avec l'autre et c'est la même chose. Avec la suivante, le même resultat.
Si tu ne me voulais pas ici dis-le moi. Ne me fais pas ça, ne me laisse pas seule!
Qui est là?... je ne vous connais pas, je ne veux pas vous faire du mal, mais comment vous etes arrivé ici?...Vous m' ecoutez?..Repondez-moi!... On est dans la même situation, il faut resyter ensenble. C' est la seule façon..mais..où est il? Ce n'est pas possible, mais comment... Laissez moi rentre, j'ai fait tout ce que tu m'a dit, chaque detail, chaque mot. J' ai accepté oublier qui j' etais pour être avec toi; et maintenant que j'ai vraiment besoin de toi tu me ferme les portes et je reste de nouveau...seule.
La ville de mille portes n'existe pas. C'est seulement une ilusion.
172. NUSSER MACARENA (cartes de Nougé - "Le vent sur toi")

Le vent sur toi passe de la même faÇon que la societé,elle nous quite la liberé de voyager a la  roncontre de la liberte et la salvation de la folie, et la liberte d'être seul,es  sain et sauf d'être compris par quelqu'un , car chaque personne qui  nous comprons enmènent avec eus un morceau  de nous.
173. varas pepits

que demonios es esto!!!
174. MESSOUAB MOHAMMED (cartes de Nougé - "la rue tortueuse")

la rue tortueuse qui m'emporte dans ses méandres, m'entraine dans ses flots m'etouffe.Le labyrinthe gluant des humains  en chaleur.
   Elle débouche sur le néant, sur l'inconnu.Partout des hurlements humains et des cris d'animaux.LA rue sinieuse s'insinue partout meme dans les ventres ballonnés des femmes enceintes.Elle troue les dos des hommes encore en rut,elle use les souliers des enfants qui y jouent tout le temps.L'errance sans nom ni couleur.
   La rue en zigzagues, nuit eternelle ou des chandelles comme des
 pétales agonisantes sous le froid de la chaleur.
    Rue tortueuse ,je n'arrive plus me reconnaitre en toi ni mon visage ni celui de mon enfance perdue
175. Messouab Mohammed (cartes de Nougé - "Tais-toi")

"Tais-toi mon ame ",tais- toi et écoute le chant triste"Tais-toi mon âme ",tais- toi et écoute le chant triste de ceux qui souffrent sous la symphonie du vent, sous la tempête de sable, sous la pluie d'obus .Cadeaux empoisonnés du ciel avare de sa clémence.
« Tais-toi mon ame", tais toi et pleure en silence le monde des pauvres gueux, le destin des enfants malheureux, la destinée des hommes hideux ..Silence de plomb."Tais-toi" mon ame et bois ton ce verre du calice jusqu'à la lie.
"Tais -toi" chienne muselée.
 Sur la grande place du village on distribue des cagoules de bronze et  de fer. Va  prendre le tien , mets le. Ton deuil est éternel mon ame.
 de cex qui souffrent sous la symphonie du vent, sous la tempete desable, sous la pluie d'obus.Cadeaux empoisonnés du ciel avare de sa clémence.
"tais-toi mon ame", tais toi et pleure en silence le monde des pauvres gueux, le destin des enfants malheureux, la destinée des hommes hideux.Silencede plomb."Tais-toi" mon ame et bois ton ce verre du calice jusqu'à la lie.
"Tais -toi" chienne muselée.
 Sur la grande place du village on distibue des cagoles de bronze et  de fer.Va vite .Prends le tien, mets le et tais- toi.Deuil eternel.     
176. MESSOUAB MOHAMMED (cartes de Nougé - "Ton amour")

Ton amour emplit l'espace de  mon coeur depuis toujours. Ton amour est un don du ciel, un rayon de lumiére qui éclaire ma vie, qui réjouit  mon ame et qui m'insuffle la force de t'aimer d'un amour constammmant jeune, alerte et frais Tes yeux quant tu me regardes, me disent tant de belles choses sur la vie, des secrets que l'ai toujours compris, que j'ai toujours savourés.Tes mains douces qui caréssent mes cheveux, mon corps, mes joues me procurent  plaisir indescriptible et  volupté infinie.Tes paroles angeliques, tes berceuses poétiques  me font oublier mes maux  quand je souffre en faisant chantonner.
Je savais que  chanter était ta façon de ma consoler.Je savais que tu étais cette bougie qui se cosumait pour éclairer ma vie de toute la splendeur des reflets de ton amour.
Sans ton amour, je ne serai jamais l'homme que tu as fait. Merci maman pour cet amour que tu m'a donné, que tu as semé dans la terre fertile de mon petit coeur.  

177. Rostan-Morin Gaétane (cartes de Nougé - "C'est la ville aux mille portes")

C'est la ville aux mille portes. Je m'y suis retrouvée ce matin et je ne sais pas comment j'ai pu aboutir là...Je n'ai plus de mémoire, ma tête est vide, je ne vois que ces portes, les unes ouvertes, les autres fermées, des portes, rien que des portes!  Je pousse une porte déjà ouverte, et malheur! il y a d'autres portes dans la pièce!  Mais qu'est-ce que c'est que ce cauchemar? Et ce silence..." y a quelqu'un?"  Rien... Que l'écho de ma propre voix.  Le vide, le silence, la solitude, quel monde étrange!  Sur le seuil d'une porte, je m'asseois pour réfléchir à ce sentiment de tristesse qui commence à peser lourd sur mes épaules.  Mon dos se voute lentement et je m'étends sur le côté.  Je remonte mes genoux, me voilà en position foetale, la tête reposant sur le sol, une larme roule sur ma joue, suit la ligne de mon cou et va mourir juste sous le lobe de mon oreille.  Laquelle de ces portes me ramènera à la réalité?
178. MESSOUAB MOHAMMED (cartes de Nougé - "L'espace pour nos yeux")

L'espace pour nos yeux se  réduit. Cupitité des hommes. L'égoisme  et le mercantilisme ont tout dévoré, suicidé jusqu'à l'horizon. Cimetière de béton, géometrie froide, agressivité flagrante de l'espace pour vos yeux, pour ses yeux, pour nos yeux. La verdure a diparu de fond de nos yeux.L'odeur rafraichissante de la terre sous la pluie n'a plus droit de caresser nos pauvres narines. Le bitume nauséabant fait vomir les gens des quartiers. Heureux sont  encore les rares ames  des montagnes et des campagnes dont les yeux se promènent toujours dans les vastes espaces des palais divins. La nature notre  mére nourriciére nous l'avions assassinée, étouffée avec tant de trous ou nous nous cachons de honte et de peur comme des souris. Urbanisme, modénité, confort, civilisation sans couleurs ni saveur. Le vert, le rouge, le rose, le jaune... se sont estampés de l'espace de nos yeux. Le plastique, matiére inerte, nous plonge dans les dédales douteux que nos esprits ne cessent de tracer dans l'espace de  nos yeux.
179. anonyme (cartes de Nougé - "La rue tortueuse")

La rue tortueuse se tortille dans tous les sens.

180. MOHAMMED MESSOUAB (cartes de Nougé - "Entre donc")

Entre donc pauvre homme tout affamé,tout nu.Tu trembles de froid et de givre. Entre donc, mets -toi prét de mon feu. Ne dis rien, ne me remercie  point, sois tranquille ; je suis tom ami , je suis ton frére.
Mange avec moi mon menu repas que je partagerai volontiers avec toi. Entre donc,nous aurons toute la nuit pour discuter et parler.Tu me diras alors tes aventures et je te raconterai les miennes. Entre donc  dans ma maison , abrite -toi  sous mon toit.
   _ Qui es-tu?
   _Je suis un ange de la providence.
   _ D'ou viens-tu?
   _Je viens de partout et de nulle part. je suis à la rechrche de la charité, de la bonté humaines qui ont disparu de nos cités.Hélas...Ta
porte est la seule qui s'est ouverte devant moi, tu es le seul qui m'a
réchauffé, abrité et nourri.Tiens, prends ce livre, lis -le , séme autour de toi les concepts et les valeurs humaines qu'il chante.Tu seras à ton tour l'ange de la paixs sur terre. Maintenant, je te laisse ; j'ai encore à parcourir le monde pour sauver le peu qui reste de notre humanisme que de  méchents hommes menacent de mort. ETl'ange  disparut comme par enchantement.Je reste seul avelelivre qu'il m'aconfié.
181. anonyme (cartes de Nougé - "La porte s'ouvre")

La porte s'ouvre avec un grincement infernal. Une chaleur épaisse, des odeurs acres retrouvèrent enfin leur libre chemin vers le dehors.Une vieille femme, une sorte  de sorcière se cadra  devant mes yeux , dans un arrière plan noir et douteux ou des corps humains nus enchevtrés , enlacés se remuèrent dans une masse de cris,de  hurlements, de gémissements  .La douleur et le plaisir se mêlèrent toujours dans les compositions sataniques; c'est vrai.
 La vieille femme tint toujours dans sa main un hache ensanglantée .Elle
 riait avec des éclats effrayants. Une peur bleue s'empara de moi.
Je voulus fuir mais mes jambes me trahissent: elles devinrent de coton.
 Il me semble que le sol me retint à jamais.
  La vieille  s'approcha de moi, tira sa langue rouge et crochue .Elle
commença à me lécher le visage comme  fait une serpent à ses proies
 avant de les avaler.Je vomissais .pissais ,pétais   ,chier ,criais...mais la sorcière ne fit que s'acharner sur moi .Elle trouvait tant de plaisir à me faire souffrir toussais ,suais, éternuais...
Soudain, un souffle de force  me revint ,je me ressaisis entièrement et de la main droite, je sortis mon couteau de son étui .Se fut avec un cri de délivrance que la brillante lame de mon arme alla se planter  en plein dans l'oil gauche de la vieillotte .Je n'avais entendu qu'un seul cri de montre  et la femme tomba sur toute sa longueur devant moi.Elle se tortillais de douleur ,elle se roula dans une mare de sang .Les corps se dressèrent comme des clous et se mirent tous à ma poursuite. Ils voulaient venger leur vieille ,ils voulaient ma peau
Je m'enfuis à toutes jambes.Les ombres des corps m'emboîtent le pas.
 Un coup de brise matinale entra par une fenêtre laissée ouverte hier
soir par ma mére.Je me réveille en sursaut et tout en sueur.J'ai envie de boire.Quelmauvais cauchemard...

182. anonyme (cartes de Nougé - "Ton visage")

Ton visage a pris des couleurs que je ne connais plus. Versatilité des circonstances et aléas du temps.Des rides sillonnent déjà ton visage.Le temps impitoyable écrit chaque jour sur ton visage des messages que je ne peux ni comprendre ni traduire avec mon langage enfantin. Signes de sagesse ou coséquences de la douleur de vivre? Je ne sais plus
Ton visage reste pourtant mon livre de chevet;ce livre où chaque soir je lis toutes les peines de la journée mais aussi l'amour infini qu'une maman chérie pourra avoir pour son enfant  qui l'adore à jamais.

183 . Mohammed MESSOUAB (cartes de Nougé - "Mais la colère")

Mais la colère des hommes est toujours là. Ils ont tout détruit dans
leur rage emportés; pour s'amuser avec la souffrance de leurs semblables.Mais la colére du ciel est ausi là. Celle-ci encore plus raffinée enveloppe les yeux des tyrans, bouche les oreilles des méchents, cimente les coeurs des vampires. les cris aigus remplissent les cieux.Des enfants orphlins à un mois, des femmes veuves à seize ans, des vieillards emputés à quatre vingt dix ans.Mais la colére des hommes augmente à la vue de trop de sang, de trop de pleurs , de trop de malheur.Et soudain, la colére de Dieu descend des cieux, elle avale la colére des hommes méchents et crachent son feu de rage sur la figure des injustes puissants.Les faibles, alors se relévent de leurs  cendres, s'unissent,arrachent les cailloux, tous les cailloux de la terre brulée par l'injustice sans nom et lancent des braises de leurs petits doigts. les masques se brisent et tombent dans l'eau de la riviére rouge de sang.
La guerre du bien contre le mal durera encore sur terre tant que la colére des hommes n'est pas morte dans le coeur des fous de notre ére.

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