| Une
semaine "écriture
musique peinture" Au Lido - Mons
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| Du 6/10 au 10/10/97, une
semaine avec des tableaux de Daniel Seret (toiles
réalistes à partir de Brecht, toiles érotiques, toiles abstraites) : regarder, laisser
venir une parole, l'accueil et le refus, dessiner et peindre soi-même, écrire, lire ses
textes, écouter de la musique, en parler, écrire à son propos, écouter des textes
miroirs de l'un des animateurs. Voici cette écriture miroir sur les moments de la semaine.
- 1 - On aurait envie de chanter "Il est l'heure!". En rythme libre ou comique. C'est la fuite de la course contre la montre d'un escargot vers l'étoile sauvage. On aurait envie de danser et de bouger comme un artiste inachevé. C'est la vie... En idées maîtresses de questionnement recto-verso. Mais est-ce qu'on retrouve des éléments de tous les textes? ... Et moi, et moi, et moi ? ... Mais non, je n'ai pas cherché à reproduire l'entièreté des textes des clitos cools grippés. C'est seulement la fuite de la musique d'Alice au pays des merveilles quand le lièvre de Mars se dit "Il est l'or" et que la journée a filé et qu'on en rêvera encore et que l'escargot se barre surtout si on n'arrive pas à le voir, l'escargot. Mais oui, il manque des couleurs pour le chat du sens en folie. C'est la fuite de celui qui se plante dans un livre policier en Algérie surtout quand c'est l'envers du labyrinthe orange et qu'il est quatre heures en couleur. C'est la fuite des couleurs moins gaies quand on a envie d'être à la place d'une étoile et qu'on voit de dessus et qu'on drôle ou pas drôle sous le soleil timide de la musique qu'on n'entendra pas avant mercredi quand Gérard ne sera pas là et que c'est une mauvaise copie de l'original. Je reviendrai, à moitié surpris, pour carburer un condensé contrasté hors de l'ordinaire des lignes, formes, matières. Il dit avoir d'autres types d'apports pour d'autres échanges parlécripeints colorants infantilement l'aseptiglauque. Mons, le 06/10/97
-2- On est venu avec ses sensations, ses images de ferme, d'ambiance en moto, de Sébastien, de cigard avec d, de COURRAGE avec deux R, de mini-foot en voyage, de football pour intellot en arbitre, de visage comique pour artiste, de dessin en cinéma, de musique insoumise en promenade du Four au Moulin et de la Farfouillette au Lido. On est venu regarder en silence. A tête reposée. C'est comme tu le sens ! Toutes les réponses sont bonnes. Les toiles ne mordent pas. Qui a dessiné tout ça ? Le ROUGE ! Tout ce ROUGE ! ... Prédominant, la mort au Borinage ! C'est comme la politique? Ca me fait penser à des ministres, ça me fait penser aux mines. Je ressens rien, en fait. J'ai pas d'idée. Ca me fait penser à une usine, à un piano. L'étonnement. Les visages. Toutes les facettes de nous-mêmes. De nous-mêmes dans les peintures. Une B.D. assez spéciale de dominés - dominants, de couleurs. NOIR ! Tout ce NOIR ! Quelqu'un donne de l'argent à quelqu'un d'autre. On dirait un squelette qui travaille. Ce NOIR ! Ce ROUGE ! Le dernier a l'air libéré de ce monde-là. Comme un film... Batman !!! Batman au Borinage. Les mines maintenant. Je ressens rien. Ce NOIR ! Ce GRIS ! Ce ROUGE ! La même panoplie. Quelque chose est caché sous le cadre. TRAVAIL est cou-pé-------------- Ces peintures ont une histoire. L'histoire de l'injustice. L'histoire de maintenant des classes populaires. Seuls les bourgeois ont la peau rose. Travail ou déprime ! Travail pour un patron ? Pour soi-même, déprime ! Mons, le 07/10/97 (1)
-3- On raconte en fusain. On se fusaine en cinq cases. Et ben dis donc, cest ben beau tout ça ! Du vrai charbon artistique ! Le terrain de foot voisine la prison ou le château, mais non cest une ferme. Dans le brouillard où moi et mon copain on divorce et nous tous on dirait quon est japonais. Cest mes conneries. Ambiance ! Pas très gai ! Le foot, quelle histoire ! Quel plaisir, cette finale ! foot foot foot ! Tchac ! une décharge ! cest le dollar. Ici un cimetière de petites maisons. Tristesse ouvrière. Mais il y a la nature. Non-fumeur ! Cest ce quelle a dit. Mon père fume un cigare. Et si cétait Franco ? Pas de commentaire. Quel voyage quand le foot est dynamique ! La maison est à lenvers. Y a pas dplace à lécole. Y a pas dplace au travail. Y a pas dplace dans la vie. Y a qula rue. On voit quil est contre la drogue, mais i est pas contre un joint. Cest trois quarts noir. Un peu de gris. La cassure. Les couleurs dominé-dominant se foutent dans le foot. Les rayons du soleil intérieur se tissent en croix gammée. Jai envie de vent pour ma musique de silence. Un homme et une femme tcha bada bada Les ennuis, ça recommence ! Et tourne le moulin du parcours du combattant. On passe pas comme ça dans la case centrale. Monopoly du y a pas dplace. Chez moi, la ville où je suis né, mon demi-visage, la musique, brecht brecht brecht que de notes à jouer, à payer ! nourrir ses enfants, du boulot Encore le foot. On réfléchit. On dirait la terre sur un corps ou une tête de poisson ou la bouche béante dun requin Cest moi, cest tout ce quon a dit. Jai pas envie de parler. Une vision du monde quoi ! On réfléchit. On na pas lair, mais on cogite. Ça fume. Chercher du travail pour trouver un C4. Un grand blanc reste à faire. Tout un voyage. Mons, le 07/10/97 (2)
-4- Je ne vois rien... Femme en forme. Son sein dans sa tête dépecée rouge jaune orange. La stupidité. Beau chaud vie vvvvvvv volcan wwwwwww pchchcchchchch Rien. Froid mort ffffff silence dépecé cécécécécécécécé Silence ence ence enceFrrrrrrroid moooooort la stu pi di té. Mais il faudrait peut-être attendre que ce soit fini. Bidoche dans le sein dans la tête dans le corps au binoche. je suppose que quelque chose en sortira. Spécial stressant dépecé cécécécécécécécéBizazazazar ! Le délire : on s'amuse comme des gamins. Je ne vois rien, rien du tout tout tout tout toutJe pense à rien : complètement noir rien à voirI a rien Je vois rien ou je vois trop. Le côté spontané. Trop fort. Trop fort pour moi oi oi oi oi ... Elvira laide diablesse me blesse.La stupidité totale. N'est stupide que la stupidité. S'amuser. Chaotique tic tic tac tac tac du piano des notes insoumises bidochent le dancing pour une simple histoire sans histoire du samedi soir dans le noir. Ca commence déjà bien. Là-bas on dirait une tête de singe. J'aime mieux ça que l'Italie, les maths, le français. Avez-vous vou le rouge joune mouve blou vourt nwour rouse de nos traits abstraits fermaits sour la fresque manifesque ? tra vail vail tra rail tail vail que vail Rien. On retourne en enfance. Maman fait caca. foot foot tra foot vail foot foot vail trail que trail A peu près les mêmes couleurs à la va vite. Ecouti : le tableau est gai ; chacun découvre comme il a envie. Bidochifoot Elvitrafort Pianidansirien Attention, attention, citoyens ! le stupide est peut-être le plus malin. Mons, le 07/10/97 (3)
-5- La fresque éroticollective se dessine sous les mots qui l'admirent La passion claire en accord fragile et l'orange pascale évaporée frôlent la pomme Nathalie du Pont Neuf. Chantal, en soi, la croque, timide tandis que Françoise met en couleur blottie le feu follet errant de Jocelyne au bord du Clito énervé de Dolo. Arte en reste boucle cool et Jo erre toute grippée. Magali voit son chat grave aigu auquel Michel donne un sens mélancolique pour le Tout automnal d'Eric dont Sabine trace l'image en quelques sonorités que Joëlle met en paroles tziganes. Geneviève en respire le parfum volant pour la folie lascive d'Omer. Chantal accordéonnée se sent-elle donc plus libre, Sylvie défaite plus comique, Clara émue plus sauvage ? De toute façon, Pino restera inachevé, à sa place inhabituelle, au seuil du labyrinthe de Vincent - mais quel genre de peinture est-ce donc ?- . Jeanne se chargera bien d'apporter les nuances discordantes, débordantes et peut-être utiles à l'angoisse en éveil de Laurence. Mons, le 08/10/97
-6- Ça fusine en dessain. Ca charbonne sur papier. Fusain dur, fusain mou. Cur dur, cur mou. tout un langage. Applaudissez. Le chateau féodal c'est Clabecq. C'est sombre. Dans le camp de charbon du Grand Hornu et à l'arrêt du bus, il y a des barbelés. Quelqu'un regarde ce qui se passe. ce serait Dieu qui se cache dans les flèches qui montent et qui descendent sur le papyrus ? De la couleur autour de l'école : un diplômé qui sort de l'école à du mal de trouver un emploi. Noir et mauvais souvenir sur le toit des maisons. Rêve et réalité. Pilule à rêve et pilule à bébés. Beaucoup de noir dans une manif pour le travail. En plein travaux, Renault a fermé. Les personnages sont anonymes sous l'oeil de Dieu et l'Eglantier, c'est un étonnement. L'amour est aux chandelles et se pose des questions quand il faut changer la voiture. Tout ce qu'on ne peut pas oublier ! Une grosse file devant le bureau du chômage. Comme une prison. Ca pourrait être une cour d'école. Le soleil aussi est noir et il manque une roue à la mégane. A gauche, c'est moi : ça m'est étranger au départ, si on est attentif on entend beaucoup de choses. C'est pas le feuilleton que je préfère. Un crash au volant. Si on discute peut-être qu'il y aura des solutions. Les gens sont pas vraiment heureux. Des gens se demandent s'ils vont avoir un emploi. Il y a un sac de fac facultés factures. La main qui se tend, il y a rien autour. La main est fragile. Moi et mes deux enfants devant les pavés du site. Les corons appartenaient aux patrons. Les usines fermées. On a un petit balluchon qui cogne le pentium. Il y a une chaîne d'usine. On doit réduire tous les gens de la même façon. La communication rejoint l'Eglantier avec les mains, le cur et la bougie. Elle a horreur des manifs : noir noir noir... Deux choses centrales : le soleil et les mains du bonhomme. Les problèmes avec les syndicats qui n'ont pas l'air d'être très accueillants. Les deux hommes, les mains dans les poches négocient la porte sans issue. L'école a perdu une lettre. Où va notre argent ? Pas vraiment en vacances. J'ai perdu le fil. Le soleil c'est l'espoir et on rigole autour des casseroles dans la maison. Ses rayons sont barrés, ça me fait penser à une carte de pointage. D'un côté les hommes, de l'autre les femmes. Tous pareils devant le cachet. Ils refusent la situation comme elle est. Le bleu ça représente l'espoir vu qu'il est sur la porte de l'Eglantier, ce qui n'est pas encore touché. Au milieu de tout ça il y a des gens qui réfléchissent toujours. Beaucoup d'appelés, peu d'élus. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens. Beaucoup de mouvement. Tout part du centre en même temps. Beaucoup d'attente, de files. On dirait un conseil des ministres qui sont en train de dormir. Le pouvoir. Ca les embête. Ca les agace alors que Tülin aimerait retrouver ses deux enfants, que la manif est la cible des caméras et que le clochard a mis sa casquette au porte manteau en rêvant que le travail a repris normalement. L'Eglantier est une porte ouverte et un soleil. L'Eglantier est un symbole de l'espoir. Mais, où va le vent quand je regarde autour de moi et que je n'ai pas envie de me voiler la face ? Comment je vais tenir le coup ? Dans la case centrale, c'est la fin de tout quand le tableau s'appelle optimisme. C'est pas l'école. C'est la lecture. Une couleur et une seule. Quand Dan nielle en rouge, Marianne joue en bleu, Liliane est adulte en rose, Tülin verdit don yesil, Laurence voyage en rouge, Geneviève tempête en jaune, Sabine partage en mauve, Valérie sympathise en jaune, Joëlle parque en bleu, Kathy dessine en gris. Mons, le 09/10/97 (1)
-7- 1, 2, 3 soleil ! Sur la fresque, les pinceaux s'étirent, tournent, frottent, lèchent, touchottent, applatissent, tracent, s'insinuent, se reprennent, caressent, vont et viennent, flânent, se précipitent, hésitent, gouttent, s'installent, s'étalent, se faufilent. Petites formes. Grandes formes. On choisit la couleur de sa haine et de sa douceur. Enrichissant. On se découvre soi-même. Le dragon trace un cur rose. L'il se reforme. Le bleu baise le vert. Le jaune danse avec le noir. Le néant se donne des clefs de couleur. L'orgie se compose. Quand on a fini de manger, essoufflant ! Les mains multiples prennent la réalité à fleur de papier et la transportent dans de nouvelles surfaces. J'ai trouvé ça génial. C'est différent. Couleur acceptée, couleur refusée. Les premiers sont obligés d'accepter. On ne fait jamais ça. Sur le mur, luttent le chaud et le froid. Ca roulait. La variété tout au long de la journée. Je suis contente que tout le monde soit content. Sur le mur, nous avons joué du piano. Trop peu. Tülin ne veut plus partir. C'est comme ça. Mons, le 09/10/97 (2)
-8- Rien. LSD. Sens interdit. Escargot. Aussi les couleurs. Très chaud. Musique sensuelle. L'accordéon sort du bal musette. Eblouissant. Soleil noir. Panneaux interdits. Romantique. Musique douce. Musique plus triste. Le sex symbol, là bas, au coin. Escargot. Rond point. La musique côté calme, côté dur. Escargot. Panneau sens interdit. Sex symbol. J'ai horreur de cette musique : ah ! la techno, la house ! Cool. Clef de sol. Escargot. Sens interdit. Sensuel. Oreiller. Soleil noir. LSD. La musique me détend, envie de dormir. Le couple. Ca me fait dormir. LSD. Sex symbol. Super. Je peux écouter cette musique des heures. Intensité. Déchirement. Une boucle. Intensité. Le chevalier St Georges parcourt une clef de soleil noir. Romantisme. Tristesse d'une jeune fille qui voyait le soleil noir. La musique relaxante. Un peu triste mais quand même beau. L'amour. Le panneau sens interdit. L'escargot; Un homme et une femme. Je suis époustouflée. Délivrance. Cette musique révèle mon intérieur. Feuille d'automne en frisson sur crête de vague. Chaud. Forêt de symboles. Sens et resens. Une rencontre sensuelle. Tout se passe-t-il comme on le voudrait ? Jacques Brel et ses haut le cur et bas le ventre dans la brume ensoleillée. Participatif. Je voudrais transformer tous ces interdits, octroyer des diplômes de bienvenue à tous les exclus et donner un titre d'incompétence à tous les maîtres. Rapide. Les musiciens respirent d'un même souffle. Trépignant. Le soleil noir, le sens interdit, je les aimais pas. En dessinant comme des gamins, on a parlé aux autres. L'accordéon aux moment gais, aux moment tristes. Mariage. Mons, le 10/10/97 (1)
-9- Y a ceux qui disent le cur tout chaud. Y a ceux qui montrent le cur et ne le disent pas. Y a ceux qui parfois disent: "Rien !", qui voient pas, vraiment pas. Y a ceux qui toujours disent: "Rien !" - ça c'est bloqué - et qui ont aussi du cur et qui ont coulé leur tendresse sur leurs femmes peintes. Y a ceux qui voient toujours, dont les mots de soleil débordent, rebondissent, rayonnent, tourbillonnent à s'y saouler et ne disent pas toutes leurs questions. Y a ceux, clair de lune, qui écoutent bien plus qu'on ne croirait en regardant leur montre, car il est plus de midi. Y a ceux dont l'amour est noir et voudraient la fin de la guerre. Y a ceux qui participent dans la forêt primitive. Y a ceux qui parlent pas petites touches. Y a ceux que ça percute les ufs WC sans chasse d'eau qui dansent peut-être de bonheur. C'est pas facile de s'exprimer. Tellement envie d'être écouté, au moins une fois. Pas facile les solfèges de soi. Pas facile les solfèges de la rencontre. A qu! le tour ? C'est pas à moi ? C'est à toi ? Non, c'est à elle... Allez, une place pour mon mot à moi ! Mons, le 10/10/97 (2)
-10- Faire parler le chaud et le froid. Peindre des sentiments rouges et des sentiments bleus. Mais où va le jaune orange vert ? Les poser, les contourner, les intégrer, les remplir, les insinuer, les accoler, les contraster, les étaler, les étirer, les terminer. C'est comme ça qu'on est chouette ! Le trèfle porteur a aujourd'hui toutes les couleurs de la splendide créativité branchée sur la dureté du rouge et du noir. Le miroir, c'est très magnifique. La créativité est un labyrinthe cool. Amusante et triste est la mosaïque. Du super-sensuel dans les réflexions très ordinaires: ça fait du bien le kaléidoscope d'autoroutes du soleil. Et là, très joli le con. J'ai dit : ex-tra-or-di-nai-re ! Je souhaiterais qu'il y en ait encore d'autres avec du soleil noir tout barré du bleu phénoménal des ras le bol ra ra ra qu'on a bien là là là. J'ai pas aimé la musique mais la fresque est très belle. Beau le Raoul ordinaire ! Toto, arrête de foutre le brol ! L'éruption chlaque le miroir originel et encore beaucoup plus. Travail en fusion. Décidément, pour foutre le brol dans la sublime tabulence, cette mosaïque est merveilleusement magnifique. Mons, le 10/10/97 (3) |