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Rencontre avec un ultrafondu

C'est au hasard de mes recherches sur le Net que j'ai découvert cette discipline extraordinaire et les nombreux sites qui la présentent fort bien.
Intéressée, fascinée, j'ai pris contact avec leur webmaster. Une longue série d'échanges très sympathiques a commencé !

Des liens amicaux se sont tissés avec des coureurs de différentes régions de France. Puis, j'ai appris l'existence d'un club belge.
Et là, belle surprise, un de ses membres m'a raconté ses débuts sur la piste de l'OSGA !

Didier vous présente "Les Coureurs célestes ou l'ultra à la mode liégeoise"

Fernand MARECHAL a écrit (Journal la Meuse)

"Chasseurs de stress, chercheurs de sérénité et d'absolu, conquérants de l'inutile, coureurs de l'impossible... on les prend parfois pour des fous mais ils sont l'exemple vivant que le sport peut n'avoir d'autres buts que l'épanouissement personnel. Ils passent des heures à regarder ailleurs, à écouter battre le cœur du monde et entreprennent des voyages au creux de la solitude pour mieux déboucher, au bout de l’effort, dans le regard des autres."

Parfois, on les traite de fous, d’illuminés. Et pourtant ils n’ont tous qu'un seul but : se surpasser en relevant des défis qui peuvent paraître inaccessibles au commun des mortels. Ils, ce sont ces coureurs de longue haleine, ces "coureurs d’ultra" pour essayer de les mettre dans un "tiroir". Mais essayez seulement de les enfermer car ce qui les motive c’est surtout cette liberté de courir sans contrainte à travers la nature !
Les organisateurs
Tout a peut-être commencé en septembre 1993 lorsque Alain et Jean-Marc ont imaginé la "Grande Course" après avoir lu le mythique livre de Tom Mc Nab.


Les organisateurs agenouillés (Alain/Iron et Pilou)
avec les premiers (Philippe, Bernard, Edwige, Didier/Le Coureur Fou et Fabrice)

Pour rappel, la Grande Course est ce périple ardennais qui a lieu tous les deux ans et qui emprunte le samedi un long sentier de 49 kilomètres et qui, le dimanche, fait rebelote en sens inverse. Près de 100 kilomètres au départ de Kain, près d’Aywaille, jusqu’Odeigne, près de la Baraque Fraiture. Des bois et des prés. Des côtes et des descentes. Des villages qui ne connaissent que très rarement les mentions sur les cartes routières et qui s’appellent Ernonheid, Grand Trixhe, Grand Bru, Petite Hoursine... Des villages verts et sincères. Et surtout ce bivouac , tous ensemble, le soir de la première étape dans une prairie perdue au fond d’un vallon ardennais.

La Grande Course, c’est d’abord cette richesse de parcours. Mais c’est aussi, et là est le plus important, un esprit. Derrière cette organisation, il y avait déjà Alain, mais aussi Jean-Marc, Pilou, Freddy, Pépé, Serge, Denis, Bernard, Yvonne... tous des noms qui cachent des gens qui n’hésitent pas à donner leur week-end à d’autres. Car là est l’âme de ce rendez-vous : tout est offert. L’inscription, le souper, le feu de camp, le petit déjeuner, le repas final, la gentillesse et le sourire et bien sur l’indispensable soirée d’après course.

Fernand, journaliste et "coureur céleste" qui n’a raté aucune des éditions en parle comme cela :

"Une course remplie de sérénité où la solitude est une délicieuse compagne. Cette phrase pourrait suffire à résumer la "La Grande Course". Une grande fête de l’effort extrême, en pleine nature, entre copains. Au départ, côte à côte, routiniers de la course de grand fond et amateurs en quête de découvertes. Pour chacun, le même bilan : expérience unique, plein d’oxygène et de bonne humeur. Une fuite en avant peut-être mais la sensation de caresser la croupe des nuages, entre le vert sombre des sapins et le bleu-gris d’un ciel de fin d’été"

Les soirées d’après course, particulièrement longues, sont souvent propices à imaginer les projets les plus fous. C’est ainsi que pour fêter l'an 2000 à leur manière, Alain Charlier et Philippe Willez, décidèrent de convier les amateurs de longue distance au plus dur trail jamais organisé en Belgique, le "Raid des Gladiateurs", 100 kilomètres non-stop sur le GR du Condroz liégeois. Sans se prendre vraiment au sérieux, au départ, puisque la prochaine édition était programmée en l'an... 3000.

...même la nuit !

Une sacrée épreuve de vérité pour une quarantaine de participants qui osèrent relever le défi. Trente quatre "gladiateurs" parvinrent jusqu'au bout malgré l'effort supplémentaire imposé par les 2500 mètres de dénivelé positif. Dix heures d'une belle aventure pour les meilleurs, dix-huit heures pour le dernier, sans doute le plus courageux de tous. "Tous gladiateurs pour mille ans !"
Et pourtant... le soir de cette "première" tous étaient demandeurs pour une seconde édition.

Le lendemain, un périodique local titra pour nommer les finalistes "Les Clochards Célestes" en référence au livre de Kérouac. Le mot "clochard" était trop suggestif ou excessif mais l'adjectif "céleste" interpella les organisateurs. "Les Coureurs Célestes" étaient nés.

Alors, fidèles à leur philosophie, Alain, Philippe et le petit nouveau, Louis, dénichent un nouveau parcours tracé sur GR (abondants dans la région) et surtout accidenté afin de permettre réellement aux coureurs de se surpasser. Soucieux de ne pas tomber dans la monotonie et la facilité, ces concerts de plein air pur seront différents chaque année et se dérouleront dans des régions spécifiques de notre pays avec un thème précis, culturel, géographique ou historique

Après le trail "le plus long", ce sera le trail "le plus haut", la Fagna Run, 100 km dans nos Hautes Fagnes, avec un passage au point culminant de notre "plat pays".

Mais s’ils sont proches de la nature, les Coureurs célestes n’en rejettent pas pour autant les nouvelles technologies pour échanger régulièrement des informations et pour resserrer les liens entre tous les passionnés des longues distances.
Ils créent donc leur site Internet à travers lequel ils se veulent les représentants d’un groupe d’amis, amoureux de la course à pied NATURE, loin du tartan, du macadam et des chronos. Ils tentent quelque part de recréer l’esprit "Spiridon" en référence à cette revue suisse qui fut le véritable moteur de la course hors-stade en Europe. Aucune affiliation, aucun statut : ils sont entièrement libres de leurs opinions et actions. Leurs rapports résident en une liaison par le cœur. Un peu par ironie, un peu par dérision, ils se nomment par des pseudos. Iron, Maiden, Azimuth, Macho Man, le Coureur fou, Kriek, le Celte, Ric 50... à chacun sa spécialité, à chacun sa passion

La première surprise vint du fait que les reconnaissances à allure libre du parcours rassemblèrent de véritables petits pelotons (jusqu’à 50 coureurs !) et devinrent autant d’occasion de joutes amicales où l’esprit de compétition, bien que parfois naturellement présent, n’en formait pas pour autant la sensation première.

Et en 2001 ? Le succès est au rendez-vous. Près de 100 coureurs au départ. Incroyable d’imaginer que tant de personnes puissent avoir ce genre d’aspiration.
Et l’effet "Internet" commence aussi à se faire sentir : 18 coureurs étrangers ont rallié notre pays, attirés par l’esprit qui réside dans l’organisation. Car il faut savoir que comme pour la "Grande Course", tout reste encore gratuit, le budget étant couvert par quelques "sponsors-copains" et par la recette de la soirée de clôture.

Un passage difficile dans le trail des MenhirsLe plus long, le plus haut, pourquoi pas le plus dur ?
Ce sera pour 2002, avec le "Trail des Menhirs" autour de Bomal, au pays des mégalithes.

"Il s'agit de la 1ère côte du trail des Menhirs, la montée du château fort de Logne. L'apéro, quoi !"



Le rendez-vous devient dorénavant annuel. Déjà que la Grande Course n’a lieu que tous les deux ans, il ne faut pas exagérer !
Plus de 150 coureurs aux reconnaissances, plus de cent au départ dont près de 30 étrangers : la famille s’agrandit. Même les médias semblent marquer leur intérêt. Il est vrai que la presse doit plus souvent relater les derniers scandales du sport plutôt que les exploits sportifs. Les coureurs célestes apportent ainsi une petite bouffée d’oxygène dans ce monde asphyxié par l’argent.

Et en 2003, me direz-vous ? Honneur au "Grand paysage d'Alexis Droeven", le pays de Herve et en route pour les "100 km les plus verts".
Champs et cultures fertiles sur le plateau central se mêleront aux prairies arborées et aux vergers avec leurs arbres fruitiers. Les prés fleuris et pâturages parsemés de haies vives occuperont les sommets de la région jusqu'aux étendues forestières qui s'allongeront jusqu’aux frontières hollandaises et allemandes. Bref, un parcours rempli de sérénité qui ne devrait vous réserver que du bonheur... histoire de patienter jusque 2004 et ses 100 km les plus...

Quelques témoignages

Fernand Maréchal

"Bonjour,
Pardonnez au plus ignare des e-mailistes cette apparition tardive. Il se fait que quelques "grappa" et "amaretti" m'éveillent soudain aux techniques nouvelles; en fait, comme d'habitude, je mens. C'est votre obstination qui m'interpelle...
Sur les ailes de la Grande Course, du Raid des Gladiateurs et de la Fagna Run, je n'ai plus de question à poser au monde qui m'entoure. Je sais que c'est bon d'être là et, bien mieux encore, j'ai renoncé à savoir pourquoi.
Plus que jamais, je sais que la mie de trop sur la nappe de la cuisine, la poussière indiscrète sur l'appui de fenêtre ou l'herbe un peu folle qui court dans le jardin n'ont à tout jamais plus rien à craindre de moi. Je sais que je vous aime un peu plus chaque jour et que les notes de musique sur les pas qui dessinent notre chemin nous conduiront exactement où nous devons aller. C'est à dire nulle part sinon dans cet éternel creuset où le petit (...disons moi) et le grand (...disons Didier) finissent toujours par se retrouver. Grâce à vous, voilà enfin (Dieu qu'il a fallu du temps) que le pourquoi n'a même plus de sens et que je n'attends même plus de raison.
On avance, on avance..."

Pierre Dumoulin (à l'arrivée)

"Nous ne savions pas que c'était impossible, alors, nous l'avons fait!"

Roger Archambeau (à la radio, au 50ème kilomètre)

"Dans la vie, il y a trois choses : la raison, le coeur et les tripes.
A la Fagna Run, on a simplement mis de côté la première chose."

Didier Cougneau

"Quelle joie! Cette année, c'est l'amitié qui m'a poussé à prendre le départ de cette merveilleuse aventure. Et cette chaleur a remplacé bien des heures d'entraînement. Quelle récompense que ces images, ce murmure de la nature et ce bouillonnement de sentiments qui se bousculent dans la tête au fil des km. Avec juste un grand regret : ne pas avoir pu partager cette ivresse jusqu'au bout avec Lino.
Ah oui, merci à tous ceux que j'ai croisé. Chaque parole d'encouragement me rechargeait les batteries bien plus qu'une barre énergétique et merci aussi bien sûr à tous ceux qui ont rendu possible cette aventure.
Mais comment font-ils? Seulement 4 jours sont passés et je ressens déjà un énorme vide. Comme s'ils nous avaient inoculé un terrible virus qui se propage lentement dans les pelotons. Surtout ne cherchez pas l'antidote : c'est le virus du bonheur"

Pierre Leneutre (FRANCE)

"Retour à Paris - de très belles images et souvenirs dans la tête.
Bien récupéré de la course et des bières.
Votre site Web : super ! - séduit par votre esprit et votre nom les "Coureurs Célestes", je me suis inscrit en 2 minutes. Et après j'ai regardé toutes les infos...
Couru des trails en France (Templiers, Aubrac, Morzine, Canigou, Sancy, Ariège...) des marathons France/étranger, 100km, 4 fois la Réunion (j'y retourne en 2002), deux 100 miles aux US, Londres/Brigthon, Ch. Monde UK..., j'en oublie, mais alors là : CHAPEAU !!! (BRAVO !!!).
Collectionné de nombreux Tee-Shirt - et le vôtre, sincèrement, j'en suis fier.
Une ambiance d'avant-pendant-après course jamais vue pour moi et j'en redemande.
Arrivé de Paris, par un beau soleil, en traversant de superbes villages et paysages. Facilement trouvé le départ - odeur de couscous, accueil fabuleux, direction "l'hôtel 4*".
Bu une bière (deux !), bien mangé, courte nuit, départ sous une pluie fine.
Quelques Km le long de l'Ourthe sous la pluie, pas facile, mais bon ! le soleil reviendra bien, on garde le moral. La route est longue, le parcours fait des hauts et des bas, le moral aussi.
Arrivé à la nuit tombante, sans se perdre et en profitant du paysage.
Puis, vite la douche et à moi les bières et votre fête enflammée. Et après on s'écroule sur son matelas.
Je suis agréablement surpris de découvrir sur une des rares courses "gratuites" la plus belle ambiance et l'esprit qui rejoint le mien, chez les organisateurs et tous les participants.
A très bientôt, j'espère."

J-F Foxhal

"Titou est doué pour le prosélytisme. Son baptême et sa conversion m'interpellent. Cent hommes et femmes qui franchissent le pas, ce n'est pas du sport, c'est plus que ça. Impression confortée à la lecture du forum.
Alors qu'un parti politique redécouvre le sens de l'humanisme, au point de changer de nom, d'autres par monts (surtout) et par vaux s'en vont semer ses vertus.
Titou a vu juste, vous êtes des magiciens, mais terriblement et formidablement humains..."

Fernand Germeau (Le Sage) et Bart peu après l'arrivée du Trail des Menhirs

Deux Coureurs célestes : Bart (le plus jeune) et Fernand (le plus âgé)

Cette photo traduit bien notre état d'esprit et est en totale adéquation avec notre philosophie:
un groupe d'amis libres qui ne se préoccupe pas des différences d'âge, de statut social, de sexe, de religion et de nationalité.
Bart est le plus jeune (24 ans) et Fernand le plus âgé (71 ans), le premier est neerlandophone et le second francophone.
Le 31 mai, ils étaient unis et amis célestes.


M.B. 13/10/02


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