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Qui ne connaît pas les Orthoptères ?
Peut-être faudra-t-il préciser qu'il s'agit de l'ordre d'insectes comprenant les Sauterelles, Criquets et Grillons mais à partir de là, qui n'a pas des images de soleil, de Provence dans la tête ?
Les Orthoptères forment un ordre comprenant environ 14 000 espèces, la plupart sont d'origines tropicales ; en Belgique, on compte 44 espèces recensées (SALTABEL, 2003).
Nous n'avons donc qu'un faible aperçu de cet ordre en parcourant notre jardin ou nos campagnes.
Ce nom d'Orthoptères est dû à la rigidité des ailes antérieures (du grec orthos : droit, rigide). L'emploi de ce terme tend à diminuer au profit de "Saltatoria", locution plus imagée pour désigner ces insectes. Au sein de cet ordre, on distingue deux sous-ordres : les Ensifères (Sauterelles etGrillons) et les Caelifères (Criquets). Pour faire la distinction entre ces deux sous-ordres, on recourt à l'observation desantennes : les Ensifères \index{Ensifères} ont les antennes longues et fines tandis que les Caelifères les ont courtes et épaisses. On dénombre sept familles d'Orthoptères,en tout cas au niveau européen
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Le corps des Orthoptères, comme celui de tous les insectes, comprend trois tagmes : la tête, le thorax et l'abdomen (c'est là que l'on observera au mieux les métamères). La tête, volumineuse, présente une face verticale (hypognathe).
Les pièces buccales y sont du type broyeur, les mandibules sont puissantes et dentées (ex : Tettigonia viridissima) ce qui justifie leur régime omnivore voire carnivore selon les cas.
Juste en arrière de la tête se trouve, toujours bien développé, le pronotum qui se rabat latéralement et protège le prothorax. Parfois le pronotum est développé à tel point qu'il recouvre ou dépasse l'abdomen (ex : Tetrix subulata).
Les ailes sont réduites ou absentes mais, une fois présentes et développées, les antérieures sont plus coriaces et appelées tegmina (tegmen au singulier). Elles sont recourbées et protègent les ailes postérieures qui sont plus fines et fragiles, c'est pourquoi on les perçoit en-dessous des antérieures ; elles sont généralement ternes mais peuvent être largement colorées (ex : Sphingonotus caerulans, Criquet à ailes bleues).
Les tibias et fémurs des pattes postérieures sont hypertrophiés et font que celles-ci sont particulièrement adaptées au saut sauf chez les Courtilières chez qui on identifie des pattes fouisseuses.
L'abdomen renferme le tube digestif. Chez les Caelifères, on trouvera sur les flancs de l'abdomen les organes auditifs, conduits menant aux tympans. A titre de comparaison, les Ensifères ont leurs tympans situés sur leurs pattes antérieures.
C'est aussi dans l'abdomen que se situent les organes sexuels. Comment procéder pour déterminer le mâle et la femelle ?
Il faut séparer les deux sous-ordres pour plus de facilité. Chez les Ensifères, pas de problème. En effet, toutes les femelles possèdent un long oviscapte qui peut parfois être aussi long que le corps. Chez les Caelifères, cela se corse. En plus des deux cerques, présents chez les deux sexes, on trouvera aussi chez la femelle un ovipositeur mais celui-ci sera fortement réduit ; il faudra, chez certaines espèces, presser un peu sur l'abdomen pour l'apercevoir.
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Le chant des Orthoptères est fascinant, il résulte d'un processus appelé stridulation produit par le frottement d'une partie du corps (l'archet) sur une autre partie (arête stridulante).
L'archet est pourvu d'une série de dents qui produiront les vibrations. L'arête sur trouve toujours sur une aile tandis que l'archet se trouve soit sur une patte (Caelifères) ou sur l'aile opposée (Ensifères).
Selon les espèces, mâles et femelles stridulent. La stridulation a un rôle territorial et reproductif.
ECOLOGIE
On trouve des Orthoptères dans les biotopes les plus divers. Certains individus tels que Tettigonia viridissima s'accommodent en effet très bien des bords de routes, voies de chemin de fer, ...
Cependant, il existe des milieux privilégiés et riches en Orthoptères : les pelouses xérophiles rases, les prairies humides, les orées forestières sont autant de milieux intéressants.
La diversité spécifique atteint son apogée quand on juxtapose ces milieux ; à Virelles c'est ce que l'on observe par exemple à "la Noue".
Une étude approfondie des Orthoptères sur un site permettra de le morceler en toute une série de biotopes apparemment confondus dans la masse ; le rivage d'une mare est une zone à Tétrix, les joncs abritent les Conocéphales, ...
Les Orthoptères constituent d'excellents bio-indicateurs. Tout porte à croire qu'on les étudiera de plus en plus non seulement comme recensement mais dans l'optique d'estimer la qualité de leur biotope.
Il est important de noter qu'en Belgique, à contrario de l'Afrique par exemple, les Orthoptères ne représentent en rien une menace pour notre agriculture.
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