Paphiopedilum

 

      Cette orchidée a été découverte en 1819
       

     
    Structure
     
          Il existe 60 espèces réparties dans le Sud Est de l'Asie, dont la majorité vivent dans les sous-bois.

          Ils font partie  de la famille des cypripédiées qui comprend trois genres :

              les Phragmipedium
              les Selenipedium
              et les Cypripedium.
           
          Ils sont monopodiales, donc dépourvus de pseudo-bulbe et essentiellement terrestres.

      Les feuilles rigides et coriaces sont disposées dans le même plan.

     

    Floraison
     

          En générale, la tige florale ne porte qu'une seul fleur, mais il existe des variétés multiflores, « Paphiopedilum glaucophyllum » , «Paphiopedilum rotschildianum », « Paphiopedilum stonei ».
          La floraison pour les espèces botaniques est très variable, elle se situe généralement entre l'automne et le printemps.
        Actuellement, avec la multitude d'hybride, la floraison se produit toute l'année et parfois plusieurs fois l'an.
          De couleurs variables, on retrouve surtout le vert, le jaune et le blanc en passant par le brun et le pourpre foncé. De texture légèrement cireuse comme le Cymbidium, la durée de floraison du Paphiopedilum  se maintient  un à deux mois.
       
    Lumière
          Plantes de sous-bois, les Paphiopedilum poussent dans la nature sous les grands arbres et dans l'humus formé par les feuilles en décomposition.
          Ils  ne supportent pas la lumière vive et encore moins le plein soleil. Ce sont les orchidées les moins gourmandes au niveau luminosité avec 5000 à 7000 Lux.
      Trop de lumière nuit à la plante, le feuillage attrape une pigmentation rouge et à l'extrême, la croissance est arrêtée.
            Certains hybrides géants provenant de « Paphiopedilum rotschildianum » ou de « Paphiopedilum elliotianum » réclament plus de lumière pour induire la floraison.
         
    Température
          L'on a longtemps utilisé le critère du feuillage pour classer les Paphiopedilumen serre froide pour un feuillage vert uni et en serre tempérée pour les plantes aux feuillages tesselés.

          Beaucoup d'hybrides ont des parents « chauds » et « froids » ce qui leur donne des feuilles vertes ou très légèrement tesselées. Même quelques espèces tesselées sont des plantes de serre froide comme le «Paphiopedilum venustem ».
       
       

En règle générale, on obtient d'excellents résultats :


            En été la température du jour doit être inférieure à 27 C°, car pour beaucoup de Paphiopedilum, la croissance est arrêtée au-delà de cette température, sauf pour certains qui supportent des températures plus élevéescomme le « Paphiopedilum callosum », « Paphiopedilum niveum », « Paphiopedilum godefrayae », et « Paphiopedilum delenatii ».
            La nuit, celle-ci doit être de 18 C°, sauf pour le « Paphiopedilum bellatulum » qui pousse mieux à une température de 15 C°.
            Pour l'induction florale, une température de 13 C° à 15 C° est nécessaire la nuit pendant plusieurs semaines, sauf pour le « Paphiopedilum maudiae » qui tolère une température de18 C°.
        Pendant la floraison, la température nocturne est de 16 C° et 20 C° pour le jour.

 
Nuit (minimum)   Jour (Maximum)
Période de croissance  Printemps - Eté
18° - 20°
27° 
Induction florale Automne
13° - 15°
24° 
Floraison Hivers
16°
20° 

 
 
            La fleur du « Paphiopedilum fairianum », serra d'un rouge foncé, si pendant le grossissement du bouton floral, la température nocturne est de 10 C° à 13 C°.
            Il est recommandé, pour la culture des Paphiopedilum à l'extérieur pendant l'été, les espèces dites froides comme le « Paphiopedilum fairieanum », « Paphiopedilum insigne », « Paphiopedilum Leanum », « Paphiopedilum venutsum » ou « Paphiopedilum villosum ».
         
        Pour la croissance des jeunes plantes, une température nocturne de 18° à 20° est indiquée.
         
    Arrosage
          Orchidées terrestres dépourvues d'organes de réserve, elles n'ont pas de période de réserve et doivent être arrosées tout au long de l'année.
       
        Une règle absolue, les feuilles et le compost doivent être secs pour la nuit.
          Les Paphiopedilum ont la particularité de supporter une eau légèrement basique.

          Ils tolèrent mieux la sécheresse de l'air que les Phalaenopsis, toutefois une humidité de plus de 65% en été et 40% à 50% en hiver est toujours profitable pour la croissance de l'orchidée.
       
       

    Floraison
        La floraison et la température sont étroitement liées.
          Il est possible de programmer la floraison des Paphiopedilum en les mettant à 15° voir 13° au moment requis.
       
        Un traitement au froid au début de l'été, donnera des fleurs en automne.
         
    Maladie
          Le plus grand danger, est la pourriture à la base des feuilles, elle est causée par 2 bactéries « Erwinia cypripedii »  et « Erwinia carotovora »

          Cette  pourriture  marron et molle est située généralement à la base des feuilles. Les feuilles atteintes seront immédiatement enlevées et subiront un traitement au fongicide au soufre ou au 'Difolatan' ou encore au 'Tersan'.
       
       

    Pour éviter toute contagion de la maladie :
            Une aération suffisante pour sécher les feuilles le plus rapidement après un arrosage (pour éviter que les spores ne restent pas trop longtemps  sur place pour germer).

            Un abaissement de l'humidité pour entraver le développement de cette  pourriture.

            Le compost doit être obligatoirement sec pour la nuit.

            Pour les plantes atteintes, l'on porte la température nocturne de 18° à 20° C.

            Ces bactéries se développent plus rapidement dans un milieu  où le compost est plus acide (compost usé).
        Donc utiliser une  eau légèrement basique  au pH de 7 voir 7.2 pour l'arrosage des  Paphiopedilum.
         
         

      Pour éviter toute propagation de la maladie, il faut  éviter le bassinage des plantes malades.

 

 

 

 

Papiopedilum 
stonï
{Papiopedilum 
adductum

 

 

Cette page à été réalisée par Jean-Pierre Delwart