Les Orchidées Exotiques

 

     Les orchidées ont, de tout temps, retenu l’attention de l’homme. Très récentes dans le règne végétal, elles tiennent le premier rang pour leurs brillants coloris, et la deuxième place en nombre après les graminées.

     Les orchidées sont répandues sur toute la terre, mais la majorité d’entre elles croissent dans les régions tropicales et subtropicales. Les zones tempérées renferment aussi un certain nombre d’espèces, mais elles sont plus petites et pour la plupart part terrestres.
 

    Elles sont essentiellement cultivées pour la beauté de leurs fleurs, seule la Vanille "Vanille planifolia" qui est utilisée dans la cuisine a acquis une valeur économique.

    L’admiration des peuplades primitives pour ces fleurs a toujours été très grande, et elles ont souvent donné une consécration religieuse. Pendant longtemps, l’orchidée est restée une fleur de luxe, et figure encore dans bien des mariages et réceptions.

      Ces plantes font partie des légendes comme la Cattleya skinneri qui fut nommée « Fleur de San-Sébastien » et le nom de « Fleur de San José » a été donné à l’Epidendrum colchlidium.
Que de poèmes et de vers ont été écrits pour honorer les orchidées.


 
  En 1774, le botanique Linné, en décrit 105 espèces réparties en 8 genres, Lindley, entre 1830 et 1840 fait un état de 1980 pour plus de 350 genres.
 
         Au siècle passé, les amateurs qui voulaient cultiver des orchidées dans leurs serres, partaient du principe que ces plantes des régions tropicales réclamaient une température élevée une grande humidité et un ombrage important. Pour l'Europe, cette période a été le cimetière des orchidées
    L’engouement en Angleterre pour les orchidées a été le même pour les tulipes en Hollande.
      La maison Sanders employait vingt collecteurs dans diverses parties du monde.
      En 1837 on a payé pour un exemplaire de Phalaenopsis amabilis la somme de 3000 francs français.

      En 1855 un Aerides schroederi a été acquis pour la bagatelle de 2225 francs.

      On a déboursé en 1887 pour le premier Cypripedium stonei, 975 francs.
      La vente en 1883 de la collection de M. Day, de Tottenham en Angleterre a produit un total de 175 000 francs.
       

      Pour garder une échelle des prix, il faut se rappeler que le salaire mensuel d’une employée de maison, était de plus ou moins 40 francs.
       

      Les progrès réalisés dans le domaine du semis par M. Noël Bernard, et pour la multiplication in-vitro par le professeur M. Georges Morel ont permis la culture des orchidées dans un but ornemental, ou commercial, et les noms comme Cattleya, Phalaenopsis ou Cymbidium sont devenus familiers aux orchidophiles.
              Les orchidées utilisent les arbres uniquement comme support pour accéder à la lumière et pour une circulation de l'air, éléments importants pour leur mode de vie.
       

           Les orchidées sont classées dans la famille « phanérogames monocotylédones ». Elles sont sympodiales, si elles produisent les nouvelles pousses à partir des pousses anciennes ou monopodiales, lorsque les nouvelles pousses sont une extension de l’ancienne.
       
       

      sympodiale
      monopodiale

              La culture des orchidées peut se faire :
       

 en serre
 dans la véranda
 sur le rebord de la fenêtre
 dans un orchidorium
 en éclairage naturel
 en éclairage artificiel
 dans le jardin
              Le tout consiste, à imiter simplement la nature aux niveaux des températures, de l’humidité, de l’arrosage et de la ventilation.
       
       

          Une serre trop petite présente certains inconvénients, la limitation du nombre de plantes, le rendement énergétique du volume et la déperdition de la chaleur.
       
       

              Elle devrait avoir une taille minimale de 4 mètres sur 3 mètres avec une hauteur de 2,50 mètres. L'augmentation des dimensions n’entraîne pas nécessairement une augmentation proportionnelle des frais de chauffage.
       
       
       

                L’emplacement idéal demande :
 Un ensoleillement pendant l’hiver
 La disponibilité de l’énergie électrique
 La proximité d'une citerne à eau pour l'arrosage et l'humidification
 
 

 
 
Poème de P. Marcay
d’un récit de voyage « A travers l’Amérique du Sud »
Nous sommes les filles du feu secret,
Du feu qui circule dans les entrailles de la terre ;
Nous sommes les filles de l’aurore et de la rosée ;
Nous sommes les filles de l’air ;
Nous sommes les filles de l’eau ;
Mais nous sommes avant tout les filles du ciel.
Les hommes nous souillent et nous tuent en nous aimant.
Nous tenons à la terre par un fil.
Ce fil, c’est notre racine, c’est-à-dire notre vie.
Mais nous levons le plus haut que nous pouvons nos bras vers le ciel.
C’est le ciel notre patrie,
Notre véritable patrie, puisque de lui vient notre âme ;
Puisqu’à lui retourne notre âme :
Notre âme, c’est-à-dire notre parfum.
 

 

Oncidium enderianum
Oncidium enderianum
dendrobium taurinum
Dendrobium taurinus

 

 

Cette page à été réalisée par Jean-Pierre Delwart