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Par respect a l'auteur de l' article, toute
autorisation de copie doit être demandée à Mr
André Parez
-Le 13 janvier de cette
année 1860, je suis parti en voyage, accompagné
d'une petite caravane de 4 personnes et de 8 bêtes de
somme....
------L'auteur de ces lignes
est Benedict Roezl (1823-1885),
un collectionneur d'orchidées qui s'était rendu
au Mexique.
Benedict Roezl passe pour un des collectionneurs les plus
intrépides de son époque.
------Sa carrière
d'horticulteur commence dès l'âge de 12 ans,
en Bohème, son pays natal. Son métier lui fait
découvrir l'Allemagne, la Belgique et les Etats unis
pour finalement le mener au Mexique où il exploita
une pépinière et où il devint collectionneur
d'orchidées.
------Il fabriqua en outre
une machine à travailler le bois. Lors de la présentation
de cette machine, en 1868, un accident le priva du bras gauche
et il dut cesser ses activités. Cela ne l'empêcha
pas de continuer à collectionner les orchidées.
Sa passion le
mena à travers l'Amérique du Sud pendant 40 ans.
------Il envoya en Europe
prés de 10.000 orchidées de Colombie, 3.000
Odontoglossum du Panama, 10.000 orchidées du genre
Masdevallia, Miltonia
et Cattleya et bien d'autres
(notamment des Odontoglossum)
du Pérou. II exporta également 800 nouveaux
arbres et des plantes à fleurs vers l'Europe.
Beaucoup d'orchidées
portent son nom, e.a. la célèbre
Miltonia roeslii"
------A l'époque,
Roezl donnait déjà
des conseils sur la façon de cultiver les orchidées
en Europe. Ce fut le cas pour le célèbre "Leila
automnalis". L'intérêt des collectionneurs
d'orchidées pour la botanique se doublait d'aspirations
plus matérielles car, en Europe, les nouveautés
se vendaient très cher.
L'orchidomanie était
née.
------En 1903, un Odontoglossum
crispum se vendit à un prix qui dépasse
aujourd'hui celui d'une voiture de luxe. Bien sûr, l'Europe
connaissait déjà les orchidées avant
la découverte des espèces tropicales. Le succès
de ces fleurs et l'augmentation du nombre de collectionneurs
entraînèrent la création de nombreux établissements
horticoles. Entre 1890 et 1910, il en existait 18 en
France.
En Grèce 1e
Sabot de Vénus et l'Orchis jouaient un rôle important
lors des cérémonies religieuses. Elles étaient
aussi connues dans leur pays d'origine, on les utilisait en
médecine et comme condiment le cas de la gousse de
la Vanille par exemple.
En Chine elles devinrent
très tôt des plantes décoratives. Confucius
mentionne les orchidées à plusieurs reprises
dans son oeuvre pour qualifier la "noblesse" et
la "beauté" : "Les mots d'amitié
sincères sont aussi doux que le parfum des orchidées".
Il voulait sans doute parler du Cymbidium
hookerianum.
La première orchidée tropicale fleurit en
Europe en 1615 ; il s'agissait du Brassavola
nodosa.
La fascination et l'intérêt que suscitèrent
les orchidées se sont perpétués sans
faillir jusqu'à nos jours.
Aujourd'hui, le Brassavola nodosa,
le Laelia autumnalis et le Cymbidium
hookerianum se trouvent facilement dans le commerce.
Les acquérir est une façon de s'offrir un peu
de leur histoire à la maison.
La famille des orchidées.
------Dans le monde, il y
a plus ou moins 30.000 espèces. Actuellement, plus
de 70.000 hybrides sont cultivés. Même à
l'état naturel, des croisements ne cessent de se multiplier.
L'Amérique du nord, l'Amérique centrale,
l'Amérique du sud et le Mexique sont les "paradis"
des orchidées. L'Amérique compte, à elle
seule, plus ou moins 150 espèces tandis que l'Europe
possède environ 60 espèces.
L'Asie est le "berceau des orchidées".
On en découvre à tous les étages de végétation
: dans les forêts tropicales, et dans les plaines, c'est-à-dire
de 0 à 1.000 m d'altitude, dans les montagnes de 1.000
à 2.000 mètres, dans les régions arides,
tournées vers la mer et même un petit nombre
d'espèces à 4.000 mètres d'altitude (Laelia)
Parmi les orchidées terrestres, citons : l'Orchis
mascula (Espagne versant pyrénéen) l'Himantoglossum
hircinium (Belgique), l'Ophrys,
le Cypripedium parviflorum (Amérique
du Nord), l'Orchis militaris,
le Cypripedium macrantum et les
Calanthes.
Les orchidées terrestres plongent leurs racines
dans la terre pour y puiser leur nourriture. Les orchidées
européennes, elles, poussent essentiellement dans les
prairies argileuses.
Modes de végétation.
Les orchidées ont des modes de végétation
variés.
Quand c'est la tige principale de l'orchidée
qui s'allonge, on qualifie les orchidées de "monopodiales".
Si, par contre, la tige principale se ramifie on les appellera
"sympodiales".
Orchidées monopodiales.
Les nouvelles pousses apparaissent toujours au bout de
la tige principale,La plante forme chaque année un
nouvel étage devenant ainsi de plus en plus haute.
Les feuilles apparaissent de chaque côté de la
tige principale, Les représentants les plus caractéristiques
de ce groupe sont les Phalaenopsis,
les Vandas (donc
pas de pseudobulbes).
Orchidées sympodiales.
La tige principale n'est pas dressée, elle court
sur le sol. Les nouvelles tiges, les pousses, se forment,
comme pour l'iris, sur le côté, à la base
de la pousse de l'année précédente et
débordent du pot.
Les orchidées sympodiales
forment des pseudobulbes et leurs fleurs apparaissent
à l'extrémité ou sur les côtés
des tiges.
Les orchidées de ce groupe les plus connues sont
les Cymbidium, Catleya,
Miltonia, Odontoglossum.
La croissance de la plante se faisant latéralement,
il faudra veiller, lors du rempotage, de replacer la plante
dans son pot de manière à laisser suffisamment
de place devant le dernier pseudobulbe pour permettre la croissance
du nouveau pseudobulbe.
A quoi servent les Pseudobulbes
?
Les orchidées sympodiales
développent d'étranges excroissances d'où
naissent les feuilles.
Il s'agit de pousses hypertrophiées qui servent
de réservoir pour l'eau et les éléments
nutritifs. On les appelle les "pseudobulbes".
Leur rôle est de permettre à la plante
de survivre à là sécheresse pendant la
période de repos de la plante.
Ces pseudobulbes prennent les formes le plus variées
: ronds, aplatis, ovoïdes. Tous les pseudobulbes d'une
même orchidée communiquent entre eux par une
même tige.
Chaque année, un nouveau pseudobulbe gonfle, pousse
et émet une ou plusieurs feuilles. Le plus vieux des
pseudobulbes se racornit, perd ses feuilles mais continue
néanmoins à nourrir un peu le nouveau bulbe.
Il ne faut donc pas systématiquement l'éliminer.
Les orchidées épiphytes
:
Ce sont les as de l'escalade mais elles ne sont pas parasites
puisqu'elles ne se nourrissent pas de leur support.
Les orchidées lithophytes
:
Du grec "lithos"
= pierre : ces orchidées
poussent sur des rochers ou dans des sols très pauvres.
C'est un groupe assez restreint où l'on retrouve par
exemple certains Laelia.
Les racines.
Les racines des orchidées se distinguent des racines
des autres plantes par leur aspect : elles sont plus épaisses
et leur couleur est blanc gris.
Leur consistance est soit très tendre soit très
dure
Racines terrestres
Elles poussent évidemment dans la terre. Parfois
recouvertes d'un duvet de poils bruns,
elles se ramifient directement au niveau de la tige. Les racines
des orchidées européennes sont plus fines.
Racines aériennes :
Leur qualificatif est surtout dû à leur mode
de vie épiphyte.
En effet, elles ne peuvent puiser l'eau dans le sol !
Le rôle d'ancrage des racines est non négligeable.
Les racines des orchidées épiphytes
et lithophytes sont plus épaisses,
plus charnues. Elles plongent dans le sol ou se balancent,
se raccrochent et évoquent des vers, des serpents,
des rubans.
Rôles des racines.
Elles assurent principalement trois fonctions
- la nutrition
- la respiration
- l'ancrage
Une analyse méticuleuse permet de constater qu'elles
sont constituées de plusieurs couches superposées,
avec, à leur surface un velamen.
Ce velamen correspond à
une accumulation de cellules remplies d'air qui aspirent,
s'imprègnent de l'humidité de l'air et des éléments
nutritifs, les emmagasinent afin qu'elles servent de protection
contre les rayons UV et la chaleur desséchante. Ces
cellules agissent comme des éponges.
Remarque : Les racines ne poussent que pendant
la période de végétation période
de développement : nouvelles pousses, bulbes ...
Elles véhiculent la chlorophylle
indispensable à la photosynthèse.
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