NICOLET
Extraits d'encyclopédies et personnages marquants.

NICOLET : Province de Québec, Chef-lieu du Comté de ce nom, à 16 kilomètres de Trois-Rivières, 3500 habitants. (cfr Botin 1895 p 3372).

NICOLET : Ville de dominion canadien (Province de Québec), Comté de Nicolet, sur le Nicolet et près du Saint-Laurent, 4300 habitants, Evêché. (cfr dictionnaire Larousse)

NICOLET : Famille d'acteurs forains, entrepreneurs de spectacles auxquels on doit la fondation du Théâtre de la Gaîté à Paris et le proverbe: "DE PLUS EN PLUS FORT, COMME CHEZ NICOLET!"

NICOLET Guillaume, le père, (1687-1762) était maître à danser et joueur de marionnettes. En 1742, il dirigea les comédiens de bois aux foires de Saint-Germain et Saint-Laurent. Il céda son théâtre à son fils cadet, François-Paul.

NICOLET Jean-Baptiste, l'aîné, (1728-1796) fut le plus célèbre. C'est lui qui, par son infatigable activité, son esprit inventif, ménageant, chaque jour, quelque nouvelle surprise au public, donna naissance au fameux proverbe cité plus haut. Il dirigea, pendant près de quarante ans, l'un des spectacles les plus populaires, au milieu de difficultés sans nombre. En 1760, le jeu de Nicolet s'établit sur le Boulevard du Temple à Paris et y représente des pantomimes, des opéras comiques et des pièces de Taconnet. En 1772, après une visite à Choisy, par ordre de Louis XV, il reçut le nom de : "Théâtre des Grands Danseurs du Roy" qu'il changea, vingt ans après, en celui de "Théâtre de la Gaîté". Cédé en 1795 à l'acteur Ribie, il devint alors, "Théâtre de l'Emulation" mais reprit, en 1797, le nom de Gaîté qu'il porte encore aujourd'hui.

Dans le faubourg Saint-Germain, existait, en 1850, une rue Nicolet, en souvenir de l'acteur Nicolet. (cfr Larousse)

NICOLET Jean-Baptiste : Célèbre directeur de Théâtre né à Paris vers 1710, mort en 1796. Danseur de corde dans une troupe de saltimbanques, maître d'une baraque de marionnettes - animaux savants. Foires de Saint-Germain et de Saint-Laurent - Proverbe : "De plus en plus fort, comme chez Nicolet!". Bâtit une salle au Boulevard en 1764, sous Louis XV, où il représenta des arlequinades et pièces grivoises de Taconnet. Ce théâtre devint, en 1772, le "Théâtre des Grands Danseurs du Roy" puis, en 1792, le "Théâtre de la Gaîté", en 1795, le "Théâtre de l'Emulation". En 1797, il reprend son ancien nom de Théâtre de la Gaîté. (cfr Larousse).

NICOLET Bénédicte Alphonse, né à Saint-Imier (Suisse), le 29 avril 1743, notaire, secrétaire du pays, greffier de la Justice de Saint-Imier. En 1766, il se rend à Paris "pour être graveur". Il devint graveur de la Reine Marie-Antoinette.
Le 18 novembre 1785, il est nommé maire de Saint-Imier. Sa carrière politique fut éphémère, car il ne put résister aux délices de Paris : il démissionne le 08 mars 1786.
Bénédicte Alphonse Nicolet est mort à Paris en 1807. Il a laissé des oeuvres remarquables dont la plus importante est la Vierge et l'Enfant Jésus. (cfr Démo 08 août 1962 André Rais - Jura Suisse).


NICOLET Charlotte, soeur de Bénédicte Alphonse Nicolet s'est acquis, à Paris, une réputation méritée comme "ouvrière en cheveux" est-il dit, de la Reine Marie-Antoinette. (cfr Le Vieux Saint Imier Economique de Marius Fallet).

NICOLET Jules, avocat français, né à Paris en 1819, mort le 11 septembre 1880. Il fut un remarquable avocat d'affaires - brillantes études au Collège Rollin - Ier Prix de discours français - étudie la procédure chez Maître Denormandie, avoué. Il défendit Gomez dans l'affaire Orsini. Il fut membre du Conseil de l'Ordre de 1862 à 1865, réélu en 1869. Décoré de la Légion d'Honneur, élu bâtonnier du Barreau de Paris en 1878 et 1879. Il prononça, en cette qualité, un remarquable discours, le 20 janvier 1879, à l'inauguration de la statue de Berryer.

NICOLET Joseph Nicolas, astronome français, né à Cluses (Haute-Savoie) en 1786, mort à Washington en 1843. D'abord conducteur de vaches, il n'apprit à lire qu'à douze ans; à dix-neuf, il était répétiteur de mathématiques à Chambéry.
S'étant rendu à Paris, il fut nommé, en 1817, secrétaire bibliothécaire à l'Observatoire. Il se fit naturaliser français en 1819 puis devint membre du Bureau des Longitudes, professeur au Collège Saint Louis le Grand à Paris, examinateur aux Ecoles de Marine. Ruiné par des spéculations de bourse en 1830, il se rendit aux Etats-Unis, où il fut chargé d'explorer les régions occidentales du Mississipi et mourut à Washington.
On peut citer de lui : "Mémoire sur la mesure d'un arc de parallèle moyen entre le Pôle et l'Equateur"(1826). - "Cours de mathématiques à l'usage de la marine"(1830 avec Raynaud) - "Essay on météorological observations" (1839). - "Report and map of the hydrographical bassin of the upper Mississipi River" (1843). (cfr Larousse).
On lui doit aussi, la découverte en avril 1821 de la comète qui porte son nom, "annonciatrice"du déçès de Napoléon Bonaparte le 5 mai 1821 (article du journal "La Meuse" - 1997 - l'An Mil, toutes ces peurs, pourquoi?).

NICOLET Gabriel François, écclésiastique, 1824 - Extrait de "Bibliothèque sacrée par les R.R Père Richard et Guiraud Tome XIII". Nous avons de lui : "Le parfait adorateur du Sacré-Coeur de Jésus ou Exercices très nécessaires pour les associés à la Dévotion du Sacré-Coeur de Jésus" à Paris chez Gabriel Valleyre 1754 in 12.

NICOLET Jean, célèbre explorateur, arrivé au Canada en 1618, il resta parmi les indigènes à la prise du pays par les Kerths (en 1629); il découvrit le Wisconsin et le Michigan occidental et laissa son nom à la ville de Nicolet, chef-lieu du Comté de Nicolet. Il se noya dans l'anse de Sillery en 1642, après avoir fait ses découvertes de 1634 à 1635. Il fut interprète aux Trois-Rivières et Commissaire des Cent Associés à Québec (cfr dictionnaire Guertin).
Noble homme, commis et interprète, fils de feu Thomas, messager ordinaire de Cherbourg à Paris, et de Marguerite de la Mer, noyé le 29 octobre 1642 à Sillery avec Jean Ferré et Noel Girardeau.
NB : Il était venu au Canada en 1618, homme d'un caractère heureux, d'une excellente mémoire, il donnait les plus belles espérances.
Rel de 1643, marié à Marguerite Couillard. Au contrat de mariage, assistaient François Derré de Gand, Commissaire Général, Olivier le Tardif, Noël Juchereau, Pierre de la Porte, Guillaume Hubout, Guillaume Hébert, Marie Rolet, aïeule de la future épouse, Claude et Etienne Racine, Greffe de Guitet 22 octobre 1637.
Au contrat de mariage de Nicolas Bonhomme, il est appelé Jean Nicolet de Belleborne. Greffe de Duquet 02 septembre 1640 : il a laissé son nom de Belleborne au ruisseau qui traversait sa terre, sur la route de Sainte-Foye, où se trouve, aujourd'hui, le monument des Braves de 1760. (cfr Tanguay's dictionnary familles canadiennes).
Marguerite, née Couillard, épouse de Jean Nicolet, se marie en secondes noces, à Nicolas Macard, à Québec, le 12 novembre 1646. (cfr Tanguay's dictionnary).

NICOLET Ignace, baptême et sépulture le 04 décembre 1640 aux Trois-Rivières. (cfr Tanguay's dictionnary).

NICOLET Marguerite, baptisée le 01 avril 1642 à Trois-Rivières, mariée le 11 juillet 1656 à Jean Baptiste le Gardeur - sépulture à Montréal, le 21 janvier 1722. (cfr Tanguay's dictionnary).

NICOLET Gilles, prêtre, né à Cherbourg, arrive à Québec en 1635, un des premiers prêtres séculiers dont le nom apparaît sur les registres de Québec. Il retourna en France en 1657. (cfr Tanguay's dictionnary).

NICOLET Euphrasie Madeleine, née à Cherbourg en 1626, se marie le 21 novembre 1643 à Jean le Blanc à Québec, puis le 22 février 1663 à Elie Dusceau. (cfr Tanguay's dictionnary).

NICOLET Marie, dite Lubine, fille d'Ambroise et de Catherine Disurat de Saint-Martin, diocèse de Senez (Provence), mariée à Laurent Rioussel le 17 avril 1760 à Saint-Vincent de Paul. (cfr Tanguay's dictionnary).

NICOLET (surnom) se dit aussi Courval, De Belleborne, Lubine, Poulin. (cfr Tanguay's dictionnary Vol 6).

NICOLET House, Hôtel à Minnéapolis dans le Minnesota.(1915)

NICOLET Arthur, bourgeois de Mont-Tramelan, poète jurassien. De 1948 à 1950, "La Revue Transjurane" publia quelques uns de ses poèmes. Il écrivait alors, au comité de cette revue, des missives curieuses, sorte de "potences" avant la lettre, qui furent, malheureusement détruites lors d'un incendie, avec la plus grande partie des archives de "La Revue Transjurane". Ecoutons la voix d'Arthur Nicolet :

Mon Jura ténébreux, défriché
par les moines,
Terre des neiges, brise et chanson
de l'avoine,
Crocus bleus et blancs sur les prés,
Frugalité, trésor de ma haute
province,
Mes sapins noirs et verts lointains
comme des princes,
Je vous ai vus mieux que de près.
(Article de Roger Chatelain).
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