LES NICOLET DANS L'INDUSTRIE HORLOGERE SUISSE

Aux environs de 1690, Daniel Jeanrichard, de La Sagne, entreprit la fabrication de montres. Un autre sagnard, du nom de Nicolet, horloger de Jeanrichard, alla se fixer dans l'Erguel, d'où il partit pour Tramelan, vers 1730. Il fabriquait des finissages.

Jacob Louis Nicolet, né le 23 octobre 1751, est signalé, dans les années 1780, comme marchand-horloger. C'est de lui que la rumeur publique disait : "Quand Jacob Louis a terminé trois montres, il monte à cheval pour les porter à La Chaux-de-Fonds". Son frère, Frédéric Louis Nicolet a été l'apprenti de Jean-Pierre Chopard, le père de Sonvilier, "horloger très habile et maître en cet art" dit la lettre d'apprentissage du 16 avril 1766.

En 1763, il y avait cinq horlogers à Tramelan. Ils fabriquaient des montres à sonnerie, produisant toutes les parties de la montre, sauf les ressorts, les cadrans et les aiguilles. De ce milieu sortit une floraison d'horlogers.

Si tout le XVIIIème siècle fut une époque heureuse pour l'horlogerie dans les montagnes neuchâteloises et l'Evêché de Bâle, il n'en est pas moins vrai que la Révolution Française et les guerres napoléoniennes causèrent un grave préjudice à l'horlogerie suisse, sans toutefois arrêter son activité. C'est au cours de cette période troublée que se produisit un exode d'horlogers des Montagnes en Franche-Comté. Ceux-ci se fixèrent, principalement, à Marteau et à Besançon, développant ainsi l'industrie de la montre en cette région.

(Textes tirés de la nouvelle histoire du Jura, chronique du Jura bernois, La Sagne à l'époque de Daniel Jeanrichard, Destin du Jura de G de Reynold, l'Impartial, Histoire du Jura bernois et de l'Ancien Evêché de Bâle) (Bessire).

Dans les années 1900, à La Chaux-de-Fonds, plusieurs Nicolet s'occupaient toujours de la fabrication des montres et des industries en dérivant.

A l'heure actuelle, les petits ateliers d'horlogerie ont presque tous disparu.

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