LA LOCALITE DE FRAIPONT.

La commune de Fraipont est née de la réunion de deux territoires appartenant sous l' Ancien Régime à deux principautés souveraines distinctes. La Basse Fraipont dans la principauté de Liège, fait partie du bailliage d'Amercoeur et de la paroisse d'Olne. La Haute Fraipont dépend de la paroisse de Louveigné; l'abbé de Stavelot y exerce la souveraineté, mais le village forme une seigneurie "mouvant" en fief de cet abbé et relevant en conséquence de la cour féodale de Stavelot; elle est tenue par des seigneurs laïques : du XIIIème au XVIIème siècle, les de Fraipont, issus du châtelain de Dalhem, premier seigneur connu; de 1686 à la fin de l'Ancien Régime, les de Calwaert.

Une paroisse fut créée à Fraipont en 1788.

L'industrialisation de la commune de Fraipont commence à la fin du XVème siècle au plus tard. A la Basse Fraipont, un fourneau est bâti sous le règne du prince-évêque de Liège Jean de Hornes (1484-1505); cette usine fut aménagée en platinerie en 1620, puis, un peu plus tard, en usine à forer les canons de fusils. Telle était encore sa destination en 1810. Mais en 1828, l'établissement est modernisé et converti en laminoir. Deux autres usines, un marteau et une usine à canons sont bâties vers 1620, mais on perd leur trace peu après 1640; sans doute ont-elles été laissées à l'abandon ou utilisées occasionnellement. Sous l' Empire, on dénombre à Fraipont un maka, quatre usines à canons, un laminoir (il s'agit de l'établissement dont nous avons parlé ci-dessus, où effectivement, un essai infructueux de production de tôle fut entrepris à cette époque). En 1838 et en 1896, deux laminoirs sont mentionnés dans la localité; il est spécifié à cette dernière date qu'ils laminent le zinc. En 1896 encore, il restait à Fraipont quinze fabriques de canons occupant 110 ouvriers.

Cette industrie n'empêche pas le village d' être resté partiellement rural et forestier. En 1841, par exemple, quatre à cinq cents hectares de bois et de landes couvraient une partie du territoire de la Haute Fraipont, mais on trouvait dans la commune des cultures et un cheptel bovin d' environ 200 têtes.


Halte à Fraipont (en 1829).
Retour à la page d'accueil.