DISPERSION DES NICOLET

En Belgique, au Pays de Liège dans le Marquisat de Franchimont, notre famille, très ancienne, a occupé depuis la fin du XVIème siècle, de père en fils la profession de maistres charpentiers. L'ancêtre qui fonda notre branche : Jean Nicolet dit Bréda, se trouvait à Theux, au pays de Franchimont vers 1650, sans que nous trouvions dans les archives d'où il venait.

La tradition veut que notre famille soit originaire de France; en tous cas, Jean Nicolet dit Bréda, se trouvait à Theux, au pays de Franchimont vers 1650, sans que nous trouvions dans les archives d'où il venait.


Plusieurs familles françaises vinrent fin du XVIème siècle et au commencement du XVIIème du Dauphiné et de Savoie, se fixer au Pays de Liège, notamment dans la région de Verviers, les Biolley de Champlon (Savoie), les Chapuis de Gap (Hautes Alpes) et bien d'autres. La nôtre ne serait-elle pas du nombre?

Un autre rameau, apparemment indépendant du nôtre et ayant son origine dans la région de Lierneux-Odrimont, s'est installé dans la région de Malmédy, où notre patronyme est encore fortement représenté.

Dans le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane et dans les régions limitrophes, rédigé par Jules Herbillon et de Jean Germain et édité par le Crédit Communal en 1996, nous retrouvons au patronyme Nicolet : 1302 "Rogier Nicolet" Tournai, 1604 "vefve grand Nicolet", 1611 "Gérard Nicolet", 1655 "Herman Nicollet" Arbrefontaine, 1656 "Nicolet le Masson de la Martinville" La Gleize; diminutif en - et de Nicol(as).


Vers le Midi de la France, le Dauphiné, la Savoie et pays voisins où nous supposons que fut autrefois le berceau de la famille; notamment à Grenoble (Département de l'Isère). C'est là que se trouvait le plus de représentants de notre nom et la plupart étaient originaires du Grésivaudan (Vallée de l'Isère).

Vienne (département de l'Isère). Une brochure française de la société de secours aux blessés (1900) renseigne dans le chapitre : 14ème Corps d'armée - Comité des Dames de Vienne (46 membres). Présidentes d'Honneur: Madame Nicolet, épouse du sous-préfet de l'arrondissement Madame de Mas Latrie, épouse du colonel commandant d'armes Madame Camille Jouffray épouse du maire de Vienne.

Avignon (Département du Vaucluse).

Clermont-Ferrand (Département du Puy de Dôme).

Dole (Département du Jura). Un des membres de cette branche y était professeur au Lycée de cette ville en 1835. Il célébra la grande découverte de l'allumette phosphorique que fit, à l'époque, son élève Sauria (article du journal Le Soir du 21 décembre 1898).
Rioz et Neuville les Cromary (Département de la Haute Saône), où la famille date de la fin du XVIIIème siècle. Plusieurs de ses représentants étaient à l'époque, manufacturiers d'armes.

Amancey et Rignosot (Département du Doubs) où plusieurs générations de Nicolet furent de père en fils, tisserands de toile. De cette branche, vivait à Paris, vers le milieu du XIXème siècle un descendant exploitant dans le quartier Montmartre, un restaurant très connu à l'époque, sous l'enseigne "Au Petit Rempreneau". Le fils de ce restaurateur fut le célèbre avocat Nicolet. A l'emplacement du restaurant du Petit Rempreneau s'est ouvert depuis, une rue portant le nom "rue Nicolet", longue de 112 mètres, située dans le XVIIIème arrondissement (Clignancourt) c - rue Ramey 21 et 23 - f. rue Bachelet n°2. (1915)

Marsanne (Département de la Drôme) Chef-lieu de canton de l'arrondissement de Montélimar où naquit en 1838 Emile Loubet, Président de la République Française de 1899 à 1906. Lequel était le fils de Antoine Auguste Loubet et de Marie Marguerite Nicolet. Son père était maire de Marsanne (cfr journal "l'Aurore" du 21 février 1899). Il existe un portrait par Layraud de Madame Loubet mère, née Marie Marguerite Nicolet ainsi qu'un article de J de Nouvion dans la "Lectures pour Tous" (8ème année - 3ème livraison décembre 1905) intitulé : "Une heure chez Monsieur Loubet interview du Président de la République".

Saint Etienne (Département de la Loire) où l'annuaire de 1897 de la Société pour l'Avancement des Sciences signale comme un de ses membres un monsieur Nicolet, ingénieur, gérant des Forges de la Chaliasserie, demeurant n°20, rue de la Bourse à Saint Etienne.

Bordeaux (Gironde) où il existait en 1915 une famille Nicolet, négociants en vins, autrefois hôteliers renommés, rue du Pont de la Mousque. Ils étaient originaires de la branche suisse de Neuchâtel.

Antibes (Département des Alpes Maritimes) Entre Cannes et Antibes, il existait à proximité du phare de la Garoube, en face d'une petite chapelle dédiée à Notre Dame de la Garde, une croix en fer, portant en relief l'inscription : ..............christianorum planté le 10 janvier 1908 A.G Nicolet fécit.
Dans la chapelle, édifice très simple, à deux nefs, à la voûte pendent de nombreux petits bateaux, ex-voto des marins en danger de mort. Aux murs de nombreux tableaux très naïfs; l'un d'eux porte : "X, Capitaine, Nicolet, matelot à bord du brick "le Just", naufragé par la traverse de Giédy, à trois milles de terre, le 18 novembre 184?". Un autre porte: "Jean Nicolet, brick "Brunnus", naufragé dans la nuit du 13 au 14 janvier 1848". Le tableau représente un vaisseau en train de sombrer à l'équipage duquel apparaît Notre Dame de la Garde.<

. En Normandie, à Cherbourg (Département de la Manche), la famille y est très ancienne (1915). Au commencement du XVIIème siècle, plusieurs de ses membres émigrèrent au Canada où l'un d'eux, Jean Nicolet, célèbre explorateur, arrivé dans ce pays en 1618 découvrit le Wisconsin et le Michigan et explora les grands lacs (1634).

*A La Rochelle (Département de Charente Maritime), la famille y est présente dans le courant des XVII et XVIIIème siècle notamment dans la paroisse Saint Barthélemy. Les Nicolet y exercent la profession de marchands. En 1755, un certain Jacques Joseph Nicollet, né à La Rochelle le 09 septembre 1720, est cité en tant que "Directeur des Hôpitaux Militaires", titre probablement honorifique bien que répété plusieurs fois, car d'après le livre de Louis Delmas (1891), l'Hôpital d'Auffredy à La Rochelle a toujours été tenu par des religieuses. Certaines salles étaient réservées aux militaires au XVIIIème siècle mais sans aucun service administratif. Ce n'est qu'après la Révolution qu'il devint hôpital militaire.

A Valencienne (Département du Nord), on retrouve ce Nicollet en cette localité, où il s'est installé avec son épouse Marie Angélique Gardie peut-être dès 1756 à la suite de la mutation de l'Intendant de la Généralité de La Rochelle, Louis Guillaume Blair de Boisrond. Jacques Joseph Nicollet est cité dans les archives départementales comme Secrétaire de l'Intendant du Hainaut (rattaché à la France par la suite de la Paix d'Aix-la-Chapelle).

A Soultzmatt (Département du Haut-Rhin), à l'heure actuelle, dans cette localité, des descendants des Nicolet-Gardie ont adopté la noble profession d'éleveurs de Vin d'Alsace (cinq Nicolet sont exploitants viticoles).*

* recherches généalogiques de monsieur Jean Lorentz,
3 rue du Bourg - Uffholtz 68700 Cernay - Bibliothèque Alsatique et
Généalogique André Ganter 68790 Morschweiller le Bas n°1603 du 20 août 1988.





*En Suisse (Canton de Neuchâtel et du Jura), le nom Nicolet est répandu en Suisse Romande. Il s'agit d'une famille très ancienne, provenant de Tramelan-dessus : un Nigcolet est cité en 1401 sur les registres des impôts de la Montagne de Diesse. Cependant, initialement, la famille est originaire de La Sagne (fondée en 1309).

A la fin du XVème siècle, les Nicolet vinrent, avec une centaine de Neuchâtelois du Locle, s'établir dans la contrée de La Ferrière. De là, ils essaimèrent dans le Vallon de l'Erguel et la contrée de Tramelan. (Armoiries d'après un sceau de Bernard Nicolet, notaire en 1762, "de gueules au lévrier arrêté d'argent, colleté d'or acc. en chef d'une étoile du second").

Constitution de la Communauté des Montagnes de Saint-Imier, aujourd'hui La Ferrière, le 26 juillet 1590.
Parmi les fondateurs de cette communauté, sont cités Henry Nicolet, Colet Nicolet et Daniel Nicolet (cfr A Daucourt Dictionnaire des Paroisses...II p 82). Cette communauté se démarquait vis-à-vis du Seigneur de Vallengin et de l'Evêque de Bâle dont elle occupait, primitivement, les terres.
En 1686, constitution de la Communauté des Montagnes de Tramelan (parmi les fondateurs : Abraham Nicolet).

On connaît trois rameaux originaires de La Sagne :
Les Nicolet dit Félix - Les Nicolet Monnier et les Nicolet dit Favre (Fabvre = forgeron - maréchal ferrant).

Dès le XVIème siècle, des familles sagnardes donnèrent des générations de meuniers, parmi elles, des Nicolet dont quelques uns émigrèrent au XVIIème siècle à Neuchâtel, Serrière, au Val de Ruy et en Erguel.

Sont originaires de La Sagne :
Pierre Nicolet, favre ou fabvre (maréchal ferrant) cité en 1554 à La Corbatière.
Joseph Nicolet, fils de feu Daniel Nicolet, maître d'école à Saint-Imier en 1671, puis, quelques années plus tard, régent près d'un quart de siècle à Hauterive.
Jean Nicolet, "rouyer" (charron) cité en 1687.
? Nicolet, tailleur de pierres, cité fin du XVIIème siècle.
Pierre Nicolet, chirurgien - accoucheur, cité en 1696 à La Corbatière. De 1680 environ jusqu'à sa mort en 1711, il joua un rôle dans la vie publique de La Sagne. Un acte de 1702, le mentionne comme "apothicaire"*.
*Le chapitre développé ci-dessus, a pu l'être grâce à madame
Dora Nicolet, domiciliée 3 rue Alex Moser à Bienne (Suisse),
passionnée de généalogie
Cette personne a pour ancêtre Abraham Nicolet reçu bourgeois de Tramelan-dessus, le 26 mars 1658
(cfr acte de réception et lettre au Prince Evêque), orphelin de parents inconnus venant de La Sagne, né aux
environ de 1635 et décédé après 1696. Il avait épousé Marguerite Monbaron.



En 1915, l'initiateur de la présente étude, grâce à ses relations, a eu l'avantage de connaître des descendants d'une famille Nicolet dont le père, Jean Clément Nicolet, fils de Jean, Charles, Vincent Nicolet et de Marie Catherine Adélaïde Nicolet, né catholique à Landeron entre les lacs de Bienne et de Neuchâtel devint pasteur protestant et amené, par ses fonctions, à l'Eglise anglicane de Spa où il mourut le 22 septembre 1893. Il avait épousé Marie Sophie Dessoulavy et laissa quatre fils :
1) Nicolet, Jean, Théophile, Auguste, longtemps professeur au Collège de Brighton en Angleterre, peintre d'aquarelles de talent ayant résidé à Bruges en Belgique.
2) Nicolet, Gabriel, Emile, Edouard, peintre de talent ayant eu un atelier à Londres, n°11, Pembroke - Studio's, Pembroke Garden (Kensington) et un autre à Paris, n°15, Boulevard Bertier.
3) Nicolet, Gustave, Paul, médecin ayant été domicilié à Ixelles rue de Facqz, n°51.
4) Nicolet, Clément qui fut quelque temps pasteur protestant à l'Eglise du Musée à Bruxelles avant de devenir le pasteur considéré de l'Eglise protestante de Copenhague Aabenraa, n°35

Une autre famille, dont le père originaire de Le Locles, Louis Nicolet, alla faire son service militaire à Berlin, comme fusilier neuchâtelois (le canton de Neuchâtel étant devenu prussien après 1814), y resta et s'établit imprimeur. Il retourna mourir à Neuchâtel. Monsieur Emile Nicolet, son fils, assura, à l'auteur du présent ouvrage, que son père possédait un arbre généalogique de la famille et qu'il se rappelait l'avoir vu, étant enfant. Plus tard, ce document fut égaré ou détruit et on ne l'a jamais retrouvé. Il eu l'extrême obligeance de transmettre, pour le copier, un écusson portant, en réduction, les armoiries de la famille que son père paya, paraît-il, 100 thalers (300 marks), ainsi que l'empreinte à la cire du cachet de famille : il s'agissait des armoiries d'origine de Fribourg relatées dans Rietstap.
Des onze enfants qu'engendra son épouse, née Johanna Vogel, il ne subsista que deux fils :
1) Nicolet Emile, imprimeur à Berlin S A Dessauerstrasse 37H. Il eut deux filles, Hélène et Elsa.
2) Nicolet Henri, disparu, mais qui dut décédé à Paris à l'hôpital Lariboisière vers 1890 ou 1891. Ce Nicolet, originaire de Suisse, possédait des données sur tous les Nicolet de ce pays. Il était imprimeur-lithographe et son fils fut, à sa mort, mis en pension en Bourgogne.

Des Nicolet étaient également présents à Fribourg, Genève et surtout à Territet. Il y en avait, également, à Villeneuve, dans le canton de Vaud.

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