Chroniques Concerts et festivals

 

4e Boutik rock - le rock émergent belge en démonstration - mars 2004

Domino 2004 part à l'exploration des pops... - mars 2004

Bashung en tournée - Lille octobre 2003 (Rfi Musique)

Nuits botaniques c'est reparti ! septembre 2003

10e Francofolies de Spa - Spa juillet 2003 (France-Culture)

X Festival d'Indochine Nicola Sirkis lance son festival itinérant - Namur juillet 2003 (Rfi Musique)

Festival couleur café 2003 : Salif Keita et Malick Psow - Bruxelles juin 2003 (Rfi Musique)

La "nouvelle vague" belge en concert - mai 2003

Emilie Simon au Parcours chanté - mai 2003

Daniel Hélin dans sa bulle. Révolte en rimes - Bruxelles avril 2003 (Rfi Musique)

Dionysos au nouveau format, le Jedi acoustique - mars 2003

Nuits botanique 2002 - Bruxelles septembre 2002 (Rfi Musique)

14e Festival de Dour : Plus pop, plus rock, plus techno - Dour juillet 2002 (Rfi Musique)

Festival Couleur Café 2002 - Bruxelles juillet 2002 (Rfi Musique)

Parcours Chanté au Botanique : En avril et mai, la scène belge s'éclectise - Bruxelles mai 2002 (Rfi Musique)


 

FESTIVAL - Le rock émergent belge en démonstration
Pour la 4e année consécutive, Boutik Rock, la "vitrine des musiques actuelles" coté de la Belgique francophone devrait voir une vingtaine de groupes se produire. Certains n'en sont pas à leur première prestation comme Hank Harry & the lovely cowboy orchestra et sa pop-rock très éclectique, échevelée et enthousiaste, Sweek adepte du soft roméo ou l'electro recherchée de Hollywoord porn stars (vendredi 12). On errera ainsi chaque soir entre les salles de l'orangerie, de la rontonde ou du café-théâtre entre rock épuré, pop soignée ou électro pointue, à la recherche d'un Mr Poulpy (11 mars) ou d'Adrian Bouldt (mercredi 10 mars). Soirée Rif Raf le jeudi 11 mars pour fêter les 10 ans de ce "fanzine" très professionnel et fort bien renseigné sur le monde musical du Royaume.
* Au Botanique, à Bruxelles, du 10 au 13 mars. www.boutikrock.be
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Domino 2004 part à l'exploration des pops...
Alternative country, nu-indie, clicks 'n' cuts, avant-hop, nu-dub ou drone-folk... neuf jours à surfer dans l'univers passionnant de la musique pop, sous toutes ses nouvelles couleurs avec, des groupes et/ou aux artistes "de caractère" qui permettent de s'éloigner "des sentiers battus".
Selon le programme présenté par Domino, on pourra ainsi voir les très influents EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN qui, en 2005, fêteront leurs 25 ans. Le charismatique Blixa Bargeld (ex Bad Seeds) travaillait à l'origine avec un instrumentarium composé de déchets industriel et de bouts de ferraille rouillés. STEVE ALBINI - et sa mise à nu cinglante des aspects morbides et violents de la vie quotidienne américaine - sera présent avec SHELLAC.
Les Anglo-Américains ne seront pas les maîtres à bord de cette programmation. L'Allemagne occupe une place importante avec le graphiste JAN KRUSE (08 Design), Lali Puna, Bohren & Der Club Of Gore, Kissogram et Contriva. Le Canada avec Peaches, Hangedup, Polmo Polpo et Elizabeth Anka Vajagic. Le Japon est représenté par Mono, la Norvège par Lars Horntveth et, bien sûr, on note aussi la présence d'une solide délégation de Belges "non-conformistes" : le louvaniste Grim, la demi-Belge Esther Venrooy, Mauro Pawlowski (dans son costume de Somnabula).
Des labels "au caractère bien trempé" seront à l'honneur : le canadien CONSTELLATION RECORDS, porte-drapeau de GY!BE, l'Allemand MORR MUSIC avec une exposition basée sur le travail artistique du designer maison (JAN KRUSE) et la présence du plus grand espoir de la maison (LALI PUNA).
Avant chaque concert, documentaires, courts métrages & clips dans l'espace film à partir de 19h.
Programmation : BELLE & SEBASTIAN, 30 mars / de portables, 31 mars PEACHES, 31 mars / SHELLAC, 01 avr. / EINSTURZENDE NEUBAUTEN, 02 avr. / HANGEDUP, 03 avr. / SOLEDAD BROTHERS, 04 avr. / LARS HORNTVETH, 04 avr. / BLACK DICE, 05 avr. / LALI PUNA, 06 avr. / LE TIGRE, 07 avr. / DOMINO INFO, 09 avr. 2004. (20h)
* Du mardi 30 mars au mercredi 7 avril, Ancienne Belgique, Bruxelles. bd Anspach. Tél. (32) 02.548.24.24 www.abconcerts.be

Nuits botaniques : démarrage le 17 sept.
C'est reparti ! A compter du 17 septembre, deux semaines de concerts divers et variés. Des artistes francophones, du cru, de France, d'ailleurs ; des anglo-saxons également. Deux évènements. C'est autour de la séduisante et envoûtante An Pierlé que va s'ouvrir cette nouvelle édition des Nuits botaniques. Un disque d'or (Belgique) lui sera remis à cette occasion. Elle s'exercera dans la grande salle du Cirque royal (2000 places) en compagnie des churs de jeunes de la Monnaie (l'opéra de Bruxelles). Une soirée Crammed est organisée par ce label indépendant qui a favorisé certaines pousses musicales talentueuses, autour souvent d'une alliance entre l'électro et la world -A son actif, Zuco 103 (brésilo-néerlandais-allemand), Taraf de Haidouks (Roumanie), Cibelle (anglo-brésilienne), DJ Morpheus et Tuxedomoon - un groupe emblématique des années 80 Une manière aussi de célébrer la sortie de la collection Crammed Global Soundclash 1980-89, une série de 15 rééditions qui retrace les origines de l'aventure Crammed (un coffret, deux compilations thématiques World Fusion & Electrowave, et 12 albums d'artistes).
Et aussi : le franco-cubain Raul Paz, les Wampas et les "jeunots", Aqme, Eiffel Le Peuple de l'herbe, Rinôcerose, les canadiens de Peaches, Jay Alansky, Eliott Murphy. Miam Monster miam, Venus, Buscemi (dj), mais aussi Showstar, Sharko, Ghinzu, Admiral Freebee, Zop hopop, Girls in Hawai
Contacts Salle
o Botanique - 236 Rue Royale, Bruxelles. Tél. : 02 218.37.32 www.botanique.be

10e Francofolies de Spa - juillet 2003

C'est par une fête hommage à Pierre Rapsat, chanteur talentueux trop vite décédé, que s'est terminée cette nuit la 10e édition des Francofolies de Spa, dans les Ardennes belges. Six jours de concerts tous azimuts, de Serge Reggiani à Mickey 3D en passant par Jane Birkin, qui ont réuni près de 25 000 personnes chaque jour, sous un soleil de plomb. Une réussite qui n'a cependant pas totalement fait oublier la situation des intermittents en France. La récente annulation des Francofolies de La Rochelle, avec qui les Belges entretiennent de nombreux rapports, a touché les professionnels présents dans les allées. Et plusieurs groupes français qui avaient fait le déplacement, comme les toulousains de Zebda ou les jeunes rockers de Eiffel, ne se sont pas fait montre de le rappeler au public. Une revendication particulièrement bien comprise de ce coté-ci de la frontière. Ce n'est que tout récemment en effet, depuis le 1er juillet exactement, que les artistes belges ont obtenu un semblant statut. Et pour précaire qu'elle soit, la situation des intermittents français reste toujours enviable. En matière de statut artistique, l'Europe n'en est encore ainsi qu'aux balbutiements.

Nicolas Gros-Verheyde © France-Culture "journal de l'Europe"

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La "nouvelle vague" belge en concert

Si ce n'est toute la jeune vague belge rock qui était présente ce dimanche au Cirque Royal, comme on a pu le dire, au moins en est-ce une qui sort des canons siliconés et formatés des robinets à musique qui était présente sur cette scène. Vincent Venet, Yel et Jeronimo pour la tête d'affiche. Starving, Pink satellite, Nietzche pour les interstices musicaux. Hormis les habituels shows à but humanitaire, il est somme toute rare que des artistes se regroupent, avec un seul objectif : chanter ensemble. Car tel était bien le pari : présenter son savoir-faire bien sûr mais aussi monter des duos, des rencontres sur des rythmes différents. Electro et rock étaient cependant, il faut bien le dire, les deux dominantes de cette "Nouvelle vague", titre, interprétée de façon corsée, Yel. Le premier à passer, Vincent Venet ne nous a pas convaincu. Désolé. Mais sa voix et ses chansons manquent (encore) de conviction. Il a fallu le renfort du "Papi", Marc Morgan, excellent faut-il rappeler, ou des saccades de Pink Satellite pour en apprécier un peu de saveur. Mais apparemment les midinettes l'adorent. "Je hais les adolescentes" comme l'a rappelé, avec sa voix, sourde caractéristique, Nietzche. Jeronimo, rodé par quelques scènes en première partie d'Indochine, en France et au Québec (aaah le charme des Amérindiennes et des Inouits en particulier) n'est plus à présenter. Assisté de Marc Morgan à la guitare (quel renversement de rôle), il arrive encore à nous surprendre et nous émouvoir. "Sa femme le trompe" toujours ! Une "fille sous l'eau" en version quasi ah capella, avec l'ordinateur pour seul soutien, main crispée au micro, très personnelle. Pour seule trace d'une fille justement invisible, insaisissable Et un remake du "je hais les Américains" de Bowie, rattrapé aujourd'hui par l'actualité et mixé pour l'occasion d'un couplet repris de Arno "Nous sommes tous des Européens" sur une trame de l'hymne à la joie. De Beethoven à Bowie en quelque sorte. En final, tous ces artistes sur scène pour témoigner leur ferveur musicale. Faut-il préciser qu'il n'y avait ici que des groupes francophones. Pour les flamands, ce sera pour une autre fois. En musique, aussi, la Belgique a une frontière invisible, parfois plus étanche qu'une limite réelle.

© NGV Mai 2003

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Emilie Simon au Parcours chanté

Une question d'atmosphère. Vêtue d'une robe à grosses rayures noires et de froufroutants jupons en dentelles (qu'elle a confectionné elle-même au début de la tournée nous confie-t-elle), Emilie déboule et entame immédiatement à peine après un timide bonjour. Un candélabre portant cinq bougies brûle déjà de quelques feux (un truc très mode en ce moment sur les scènes pop, électro et autres). Les projecteurs jaunes ou rouges arasent la scène, l'atmosphère est paisible. Le spectateur est assis, attentif, pour ne pas dire contemplatif. Contrebasse, guitare sèche, piano, voix, une petite douceur très anglaise. Emilie, du haut de ses 24 ans, s'accroche au micro de tout son poids (léger), et prononce un énamouré Merci. Le concert peut commencer. On craque une allumette et on met le contact à la cinquième bougie, demeurée symboliquement éteinte. Le bruit du craquement, puis de la pluie, se répercute dans l'horizon des amplis. On branche l'électricité. le computer se réveille, la guitare électrique sort de sa gangue, le clavier trouve une sublime patte (Carine) pour se réanimer. Car "il pleut des gouttes de pluie" Un peu téléphoné !i Mais la douceur est ancrée à ce point à la belle montpelliéraine qu'on marche. Et avec elle on entame alors une lente et mélodique remontée, très pop flower dans un "you are some sweet". Le piano apporte toute son attraction mécanique à l'action mécanique et étrange imposée par l'ordinateur. Le portrait de petite fille, femme fragile, ("c'est moi, je ne suis pas autrement") ne demande cependant qu'à s'épanouir, sortir un peu de son cocon. Bien qu'avec un "Oh mon amour, je te quitte, voilà tout", elle revisite un classique du genre. Tendrement érotique, émouvante réalité, sans le larmoyant de Brel ou la gouaille de Gainsbourg, mais tout aussi attachant. Même un petit problème technique qui la désarçonne apparemment - quelques instants d'hésitation, "il manque le pied, sans le pied c'est pas pareil, on s'est trompé, on va faire autre chose" - ne trouble pas l'atmosphère. De toute façon elle pourrait rester une heure, le public resterait. Finalement sans électro, en mode acoustique, jazz, c'est pas mal aussi. Emilie continue à nous tisser encore de doux mots susurrés à l'oreille, un peu comme Carla Bruni dans un campement de Mum. Tiens !
* premier album sorti en février "Le désert" (Barclay/Universal)
© NGV mai 2003

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Dionysos - au nouveau format, le Jedi acoustique !

"Imaginez le Club des Cinq qui se décide de monter un groupe de rock !" "En résidence" aux Halles de Schaerbeek (Bruxelles), dans le cadre du festival "enfants terribles", les cinq lutins du groupe de rock français ont planché, durant une semaine, pour transformer leur électrique diabolique en une version acoustique audible aux oreilles de tous. "Nous avons sué" assure Babette " de 10 h à 1 h du matin. Il a fallu réécrire toutes les chansons". Pari réussi. Les enfantss, nombreux, présents dans la petite salle des Halles, début mars, ont apprécié. Leurs parents aussi apparemment. La sonorité des guitares y gagne, même au prix de quelques accrochages. Mathias n'a pas perdu de sa fougue. Et après une première partie plutôt sage, a de nouveau gagné les hauteurs accompagné de sa guitare. D'autant que plusieurs interludes cinématographiques viennent séquencer le concert et parsemer l'imaginaire musical des Dionysos d'images extraites de films anciens ou récents (Together et sa partie de foot dans la neige par exemple).
* Une version "live" de cet album devrait être enregistrée au fil des concerts. www.dionyweb.com

© NGV mars 2003

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