Arno : le bruxellois
Jeff Bodart ; "T'es rien ou t'es quelqu'un"
Clovers Cloé : "Tales from my skyscraper"
Jaune Toujours : "Camping del Mundo"
Jeronimo : "un monde sans moi"
Laïs : "Dorothéa" - Trois naïades descendues du Moyen-âge : Laïs
Maurane : "Quand l'humain danse" !
My Litte cheap Dictaphone : "Music Drama"
Pierre Rapsat : "Les rêves sont en nous"
Thou : "I like girls in Russia"
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"I like girls in Russia" - ThouIls sont cinq originaires de Gand Does de Wolf, Bart Vincent, Pim de Wolf, Bart Depoortere, Micha Vandendriessche à promener leur petite pop qui sait revêtir une saveur tantôt sucrée et mélancolique ("Breakin' up the heart of a girl" ou "No love") tantôt chevaleresque ("Love passion") quand elle ne se teinte pas d'accents psychédéliques ("Kickin") où les voix, toujours bien aigües, semblent parfois se décaler de la propre sonorité du filet musical des guitares ("Can' get", "Scotty"). " C'est exactement le genre de voix que je veux entendre à la radio quand je prends ma voiture pour une ballade sous un soleil d'un jour d'été" dit d'eux John Parish leur producteur (guitariste et producteur de PJ harvey), "Bart et Does ont des voix fantastiques et d'excellents morceaux". Le premier single extrait du disque "I won't go to Nashville" n'illustre pas vraiment leur style. Il faudrait préférer la plage suivante "Scotty" pour avoir une meilleure impression de l'atmosphère qui se dégage de cet album. Il reste un peu des trois semaines passées dans une ferme isolée en France à Noyant. Malgré plusieurs albums et l'arrivée récente de Micha Vandendriessce à la batterie et de Bart Depoortere, à la basse qui donnent au groupe une nouvelle cohérence musicale , Thou n'est pas encore au-devant des scènes. Dommage...
Formé autour du couple Does de Wolf - Bart Vincent, le premier opus de Thou date de février 1997 sous forme d'un mini-album, prénommé "une poupée pour s'amuser". Leur premier album sort un an plus tard, en mars 1998, "Hello in this sun". Ils tournent alors en première partie de Grandaddy. Leur deuxième album, ils le feront déjà avec John Parish ; "Put us in tune" sortira chez PiAS en mai 2000 puis quelques temps plus tard aux Usa sur le label SeeThru Broadcasting. Lâché par leur label, le troisième album "Elvis or Betty boop" sera auto financé et sortira chez Bang.
* "I like girls in Russia" Handelsbeurs/EMI - en concert le 17 mars à l'Ancienne Belgique et le 10 avril à la Fnac de Bruxelles. www.thou.be
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A life on standby" par MudflowUne petite pop légère, aérienne, où le grater des guitares, le glisser des doigts sur le manche, retrouvent droit de cité, où la voix en suspension s'intercale, doucettement entre les morceaux, prend une ampleur lente, douce. Des thèmes qui défilent tels des poteaux indicateurs sur la route, l'un fixe, l'autre mobile. "The sense of me", "chemicals", "today", "debie & charlie", "tribal dance", "how i got depressed and started a war", "five against six"... "Unfinished relief" serait sans doute le symbole de cette nouvelle couche, qui vous permet d'avaler un réveil douloureux, une journée difficile, une nuit agitée, vous prend là vous êtes et vous dépose, repus, sur une autre rive, apaisé, relaxé. Cet album est le troisième de ce groupe wallon qui perdure depuis bientôt six ans, avec succès. Site : www.mudflow.com
* Album sorti chez Vivadisc - distribution : Sony www.vivadisc.be
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> "Nuit blanche" Vive la fête
Quatrième album également pour ce groupe flamand qui, une fois n'est pas coutume, ne chante pas, en anglais - comme la plupart de ses corelégionaires - mais en français. C'est que Mommens, ancien bassiste de Deus, et Els Pynoo, une bombe blonde, adorent les égéries des années 60 Brigitte Bardot et Jane Birkin ainsi que les deux faiseurs de mots Jacques Dutronc et Serge Gainsbourg. N'attendez pas une recherche musicale intense. Le fonds sonore de ce groupe kitch-pop, comme il se définit volontiers, se décline assez simplement, autour d'un beat électronique, plus proche des soirées nocturnes et autres techno parties, renforcé en concert par un band bien emmené et souvent délirant. " Vive la fête " c'est en effet avant tout une petite voix acidulée, perchée dans les aigus, style Lio années 1980. Une voix qui vous torture l'âme et qui part en vrille et vous donne le tournis. Des textes simples, dépouillés, réduits parfois à une ou deux phrases parfois, et d'autant plus provocants " Mr le président. Où est mon argent ? ",, " Maquillage. Je n'aime pas " ...etc qui dégagent tantôt une envie de fête, de rêve, ou de révolte. Des qualités qui ont d'ailleurs séduit le couturier Karl Lagerfeld qui a confié à Vive la Fête le soin de mettre en son la collection automne hiver de Chanel.
(Lowlands)
© NGV pour Rfi Musique - juillet 2003
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" de Jeff BodartCe quatrième album témoignerait-il d'une certaine tranquilité retrouvée ? "Je ne l'espère pas, ce n'est pas pour moi" réplique Jeff Bodart, rieur, lui qui, sur scène, ne peut rester en place plus de 2 minutes 30 et adore monter aux mâts des chapiteaux. Mais " je n'aime pas faire deux albums qui se ressemblent ". L'orchestration est, donc, plus douce, plus jazzie, sans doute plus homogène également. Aux cotés de ses deux vieux complices Pierre (Julio) Gillet et Olivier Bodson, le petit gars Jeff s'est en effet impliqué pleinement. " J'ai retroussé mes manches. J'ai fait la guitare, l'harmonica, le clavier et même les churs... Avant j'avais des churs longs comme le Danube. Maintenant les churs...c'est moi". Pour autant arriver à cette harmonie n'a pas été facile. " J'avais 40 titres dans les cartons, dont 20 étaient mixés, prêts à être gravés. Il a fallu dégraisser. C'est un mot que je n'aime pas, trop utilisé par les entreprises, pour jeter des gens. Mais il faut éviter les répétitions, pour ne pas lasser, avoir un fil rouge et s'y tenir ". Et effectivement quand on regarde les textes de cet album, on cerne une trame commune, autour de la reconstruction de l'être humain : "Tu m'aimeras quand je ne t'aimerai plus", "Apprendre à tout laisser", "Etre ou ne pas être", "Ma vie est une balançoire" sans oublier "t'es rien ou t'es quelqu'un", le titre éponyme de l'album, écrite par Pierre Delanoë. " Il avait cette chanson dans ses tiroirs. Il m'a dit, tel un grand couturier, je vais te la retailler, tu vas voir elle t'ira sur mesure ". Un fidèle, Rudy Léonet, par ailleurs directeur musical sur Radio 21, est venu aussi prêter main forte pour " Boire, boire, boire ", une libre adaptation du groupe punk allemand Trio et un clin d'il également, à l'album "Boire" de son compère Miossec, pour lequel il écrit quelques textes (et vice-versa). Enfin comment ne pas citer " Canadair ", qui sort en single cet automne, morceau empreint de poésie et, apparemment, fort d'actualité cet été en Europe. " " La tête encore pleine de cigales j'ai déchiré l'azur enfin et plongé en héros postal vers l'inconnu vers le lointain ".
(PiAS)
© NGV pour Rfi Musique - juillet 2003
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Inclassable artiste. Comme il le proclame lui-même "Où me mettre dans les rayons Electro. Rock. Chanson. Classique". Depuis ses débuts en 1982, Didier Kengen (alias Odieu) collectionne les superlatifs. Mais sur les ondes des radios, Odieu n'est pas vraiment matraqué. Il est vrai qu'entre 0'34 et 6'21, ses compositions ne sont pas vraiment dans le calibre courant. Et dans les bacs des disquaires, il aura fallu attendre cinq ans pour avoir ce nouvel album dans les mains. L'outrance punk a été délaissée pour une électro-acoutisque, enregistrée " à la maison ", avec l'aide d'amis comme Joseph Racaille (Alain Bashung) aux arrangements, DJ Deenasty aux scratchs et la pâte de Jean-Marie Aerts (TC Matic, Arno) à la production. Mais les textes sont toujours aussi ciselés. De vrais petits bijoux à la pointe de l'irrévérence. L'oreille prend plaisir à contourner toutes les rondeurs de la langue et s'égarer dans des doubles sens. L'érotisme est bien entendu présent. Comme ce "laisse-moi perdre au fond de toi" (Aquarium ) ou ce "plus personne qui mouille, plus personne qui bande" (Rien à cirer). Pourtant il serait hâtif de classer "Amours noires" dans l'art uniquement copulatoire. Dans cet album, Odieu revisite toutes les variantes du sentiment amoureux en lambeaux : la solitude (Belle soirée), la déception (Cur Brûlé), l'exclusion (Paulo), la vieillesse (Hélène), ou la certitude de l'impossible (J'attends) qui clôture cet opus sur un constat simple, somme toute universel, "Mon palpitant qui cogne me dit : tu déraisonnes". Pas tout à fait d'ailleurs le dernier morceau. Car Odieu n'a pu s'empêcher de rajouter, en "bonus track", un "gloire à ma banque", en forme de comptine de rue, aussi corrosif que bref.
("Amours noires", Odieu, Franc'Amour / Sowarex)
© NGV pour Rfi Musique - juillet 2003
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Il y a comme un petit air de pop londonienne dans cet album du nouveau groupe emmené par Philippe Dewese, alias Sukilove. Des airs un peu sucrés qui ne sont pas sans rappeler Obladi Oblada des Beatles. Normal, Philippe Deweze avoue, revendique, une influence du duo Lennon-Mc Cartney, comme de Brian Wilson et Ron Sexsmith. Résultat : des guitares acoustiques qui sonnent au vent et répandent des airs doux comme "Please don't ever change" très nostalgique des années 1970, romantique comme une chevauchée au coin du feu avec "Computing beauty", plutôt country comme "Man (ain't man enough") ou plus sombre "Shame you never worry" bloquant les aigus comme un chat dans la gorge. Sukilove fut lancé durant l'été chaud de 2000 quand, dans son salon d'Anvers sur un vieux Mac et une guitare empruntée, Philippe Deweze enregistra une démo de 12 titres "Songs of home + country". Tout aurait pu en rester là. Son ancien groupe "Metal Molly" s'endormait doucement. Mais c'était sans compter sur quelques amis musiciens comme Stoffel Verlackt (El Tattoo del Tigre) et Pieter Van Buyten (Flip Kowlier) qui commencèrent à défendre les morceaux. Avec le concours peu après d'Helder Deploige, à la guitare électrique et à la mandoline, Sukilove commença à devenir juste un peu moins calme et un peu plus électrique. En 2001, une tournée les propulsa sur la côte est des Usa. Leur premier album autoproduit sort chez Parasol Records/Usa en juin et une apparition au festival Pukkelpop de la même année, le groupe se sentait prêt pour l'album. Ils reçurent pour cela le renfort de musiciens comme le guitariste de Das Pop, Reinhard Vanbergen. Les titres sont mixés par Jan de Ryck (Zap mama...). Et voilà ce bel album un peu rêveur comme l'affirme la pochette illustrée par Herman Houbrechts.
* 1 CD, PiaS Benelux - Booking : Bieke Purnelle - Internet : www.sukilove.com
© NGV - avril 2003
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le nouvel album de Venus : Vertigone
Mélancolie et bonheur mêlés. "Nothing is all I get after all Something as quiet as a man when he dies" (Happiness). Dès les premières notes et mots, le ton de cet album est donné. Quiétude de la lente voix grave de Marc Huyghens et charge mélodique des guitares donnent assurément à cette pop qui n'est peut être pas la plus originale qui soit toute sa saveur. Mitonné "au coin du feu", au foyer culturel de Braine-l'Alleud et dans les entrailles des Halles de Schaerbeek (Belgique), "Vertigone" dégage une impression certaine de maturité. Servi assurément par Christian Schreurs (violons et guitares), Pierre Jacqmin (basse) et Jean-Marc Butty (percussions), le quartet se voit renforcé par plusieurs virtuoses de l'Ensemble des musiques nouvelles avec qui le groupe a joué. Amateurs d'arpèges annonciateurs et les accords qui crissent le long d'un manche de guitare (Million Miles away) apprécieront. Ceux qui recherchent des atmosphères plus sombres avec des "Blood and roses on my road" également (Sand Dollar) ou des "I'll change my name, my language and my brain" (Asia).
Quant aux adeptes du mystique religieux, ils seront servis avec l'apparition, annoncée par un xylophone et une caisse claire, d'un instrumental placé au centre du disque (Little Hotel). Venus se paie même un petit plaisir en guise d'entrée dans les lieux un canon "bachien" des churs de La Girolline. Evidemment, "the demons try to catch me" (Running at full speed). S'il fallait chercher une ligne à ce nouvel opus, "Vertigone", qui a donné son nom à l'album, nous la délivre : "Let myself go !". Une maxime que complète "Big Waste ground" : "And no one is to be found, anywhere in the worlds" Une affirmation qui pourrait être aussi bien une interrogation... Happy...
© NGV - avril 2003
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Arno
: le bruxelloisSi vous avez encore une petite envie de cadeau, pour vous ou pour un autre, ne passez pas à coté du super album de Arno (Virgin). Longbox. Trois CD qui retracent une partie de l'uvre d'un des rockeurs les plus inventifs du pays. On l'a comparé à Brel ou à d'autres. Erreur. Arno est ! Celui qui a terminé à l'Ancienne Belgique en décembre une tournée flamboyante a l'art en effet de toujours remettre sur le tapis une mise en scène, en ondes, différente d'un concert à l'autre. La même ligne musicale donne lieu à des interprétations différentes. Un style qui peut varier de la douce mélopée romantique au rock le plus vibrionnant que ne contesterait aucun hardcorer. Pour l'occasion il n'avait pas hésité à reformer pour le temps d'une chanson son ancien groupe TC Matic.
* 3 CD. Virgin Music
© NGV - décembre 2002
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" : Village global flamand et sénégalaisHamdallaye ! C'est le nom d'un petit village de Casamance où se sont rencontrés cet été groupes sénégalais et flamands. Dans cette région pauvre, où les habitants vivent chichement de la culture d'arachide, l'association Vredeseilanden a lancé un projet musical afin d'attirer l'attention de manière originale sur le drame qui se déroule là-bas. Dénommé " Hamdallaye " ce projet regroupe musiciens sénégalais emmené par Abou Thiam (Ngaari Laaw...) et Daby flamands et néerlandais Wouter Vandenabeele (Ambrozijn), Gerry de Mol (Oblomow...), Eva Deroovere (Kadril...).
En tournée entre Sénégal (Dakar le 12 décembre) et Flandre (Leuven, Gand, Bruges, Anvers) pour se terminer à Bruxelles le 11 janvier à l'Ancienne Belgique.
www.vredeseilanden.be
© NGV - novembre 2002
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d'Afrique "Une nouvelle production de Wallonie Bruxelles musique, cet album présente 15 artistes africains vivant à Bruxelles ou en Wallonie et est avant tout destiné aux professionnels du secteur. Comme Ghalia Benali, Largo... de nombreux artistes originaires d'Afrique, résidant en Wallonie et à Bruxelles, créent et produisent des uvres de grande qualité. Ils prouvent que le métissage des musiques est un symbole fort qui incite "les citoyens du monde" à confronter nos cultures.
* Pour plus d'informations sur ce cd, vous pouvez contacter Liliane Graziani. Tél.: + 322 218 6209
© NGV - octobre 2002
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orFormé il y a un an et demi, Traktor (1) se présente comme un band punk-rock "sans guitare électrique". Originaire des squatts d'Anvers, il essaie de renouveler le genre du croisement du rock, de la musique de fête et de la musique traditionnelle. Issus de l'Antifar la familia, ses musiciens ont plutôt appris le son sur le tas. " Nous sommes d'origine très diverses. Du ska group avec une injection punk. ". Même si tous les morceaux sont inégaux, et la rythmique parfois un peu répétitive, il y a comme un jeu incessant, et non dénué d'intérêt, entre les sons de la clarinette, du sax et de l'accordéon tenues par les trois filles du groupe (Saar, Roos et Eva) - comme dans "Café inconstant2" ou "47"- tandis que les deux garçons à l'arrière - Berend à la batterie. Greg à la bombarde - assurent le tapis musical du fond. Le texte est rare, Traktor préfère les instrumentaux, même s'ils ne dédaignent pas les voix, charmantes au besoin...
(1) à ne pas confondre avec le logiciel musical du même nom ou le collectif de publicitaires suédois qui a concocté le dernier clip de Fatboy slim
* Diffusion : Haïku (
www.haikurecords.com).© NGV - octobre 2002
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:." Music Drama"Premier album d'un jeune musicien liégois, éclectrique, de 22 ans, MusicDrama marie voix et sons acoustiques aux bidouillages électriques. Normal. Son auteur, Redboy (alias Michaël), se reconnait autant dans la pop orchestrale à la Flaming Lips, Radiohead ou PInback que les boîtes à rythmes déglinguées et indie rock de PJ Harvey, Sparklehorse et Black Heart Procession. Tel un bateau qui ne sait où accoster sur la rive, ses 14 actes oscillent entre amitié (" Am I your friend "), amour (" Ukrainian girl ") et surtout les rêves. " Lazy dreamer ", " Freeze me ", " Silencio ". Servies par une mélodie souvent planante, parfois lancinante, Redboy (alias Michaël) veut partir à la recherche du miroir de la vie " Smash "..
* 1 CD. www.soundstation.be
© NGV - juin 2002
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: "Les rêves sont en nous"" Tous les rêves " le double album live de Pierre Rapsat est sorti des presses juste quelques jours... après sa mort. Enregistré il y a un près d'un an dans un concert mémorable, avec l'Ensemble des musiques nouvelles, il révèle un artiste au faite de ses trente ans de mélodies. Pierre Rapsat fiance ses musiciens de rock - guitares électriques et batterie - aux cordes d'un orchestre somme toute classique, le tout relié par sa voix chaude. Le bonus track, " Rien qu'une chanson ", un duo inédit enregistré en studio avec Lio, n'est pas pour déplaire. Mais il n'atteint pas " L'enfant du 92e " (écrite par Jeanne-Marie Sens), Dazibao, Soleil noir, les rêves sont en nous, autant de compositions qui sont devenues des tubes, du moins en Belgique. Car ce viervietois d'adoption qui avait cependant fait ses premières armes hors du royaume - en France - n'a jamais ensuite vraiment percer dans notre pays. Puisse cet album rattraper le retard pour ce précurseur d'une certaine pop francophone, emplie de poésie et de rythme.
* Double album, 26 ¤, T4A/VivaDisc/Sony.
© NGV - juin 2002
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Trop de DJs qui font n'importe quoi. Alors les two many's DJ, deux joyeux drilles d'Anvers vous emmènent dans leur univers musical chatoyant. De "jo le taxi" d'une Vanessa Paradis à peine sortie de l'adolescence à New Order en passant par Kylie Minogue ou Garbage. Un peu de pop, une noix de disco, secouez des tubes, tamisez du rythme, mêlez y une voix tantôt envoûtante tantôt enamourante et vous obtenez, ce qui chez certains serait mauvais, avec Two many's DJ, un fameux cocktail. Rien de tel les matins maussades ou endormis pour se réveiller d'aplomb.
* 1 CD, 17 à 20 ¤, PIAS.
www.pias.be
© NGV - juin 2002
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"Comment qualifier Baïki (ou Bajki si on veut respecter l'orthographe origino-polonaise). Tosa Baïki. Tout çà ce sont que des histoires. Un premier album de Philippe Bailly qui, entre chansons en anglais, français ou espagnol, redécouvre (plus original) ses origines polonaises et insuffle un sacré dynamisme. L'argent c'est du temps "la perte des rêves. je ne peux pas m'imaginer que le pognon puisse rattraper le temps". Radio coup de gueule "Radio ni queue, radio ni tête, infos bidons banimateurs". L'auteur aime tout autant jouer des mots et des images qu'enfoncer le stylo dans des coins où d'ordinaire l'artiste n'aime pas s'engager.
* Label C4 / AMG - 12 euros. EMail : baiki@belgacom.net. Tél. 00 322 374 3226.
© NGV mai 2002
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Clovers Cloé
: " Tales from my skyscraper"Comment ne pas céder aux " Tales from my skyscraper " de Clovers Cloé, une jeune artiste belge. Des mélopées, où chaque instrument contrebasse, piano, violon, batterie, guitare, s'expriment, se confrontent, faisant alterner tension et énergie. Avec en prime quelques petits " bidouillages " expérimentaux au sampler. Des textes épurés, en anglais, qui résonnent de reflets personnels " I wish I was born in another century who knows, j'ai foutu mes idées noires en l'air, I am looking all around ". Le tout laisse en bouche une fleur d'émotion. Comme la fleur de sel, cueillie au petit matin à Guérande, vous restitue le goût des papilles, l'artiste " monte au grenier " ou " descend " à la cave ", quand la ville s'endort, " à 2-3 heures du matin ", pour remplir ses feuilles de notes et mots et nous restituer " des sentiments avant tout ". * 15 Euros. L'album est autoproduit et distribué par Distrisound.
www.cloverscloe.be
© NGV - mars 2002
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Jaune toujours :"Camping del Mundo"
Des cuivres bien présents, des rythmiques entre Balkans, carnaval et tziganes. Et voilà " Camping del Mundo ", le nouveau CD de Jaune toujours. Ce groupe bien brusselers, mêlant flamand, anglais et français jusqu'au fond des textes. Très inspiré du politiquement irritant, les six musiciens (accordéon, cuivres et batterie) n'hésitent pas à mettre le pied dans la barrique sociale et urbaine. Du " printemps ", la brabançonne des immigrés, à " graffiti " (fenêtre sur la porte des toilettes) en passant par " attendu " (la paix ou l'amour ?), leurs textes méritent l'attention. De plus, ces artistes, engagés, ont fait le choix d'un prix accessible de leur disque. 1 Euro par chanson. Même pas le prix d'une bière par chanson, proclament-ils !
* Choux de Bruxelles/ diffusion Pias, www.choux.net, 14 euros.
© NGV - mars 2002
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Trois naïades descendues du Moyen-âge : Laïs
Laïs ce sont d'abord trois voix. Trois amies d'enfance, Annelies, Jorunn et Nathalie, 22, 23 et 26 ans, qui depuis 1994, enchante le public avec de vieux fabliaux du Moyen-âge. Pour groupe originaire de Kalmthout (Flandre), la réputation commence à n'être plus à faire. Leur inspiration, des " laïs ", ces petits poésies à forme fixe, elles vont la chercher, en farfouillant dans des magasins de seconde main, dans de vieux livres. Jorunn a déjà toute une collection " comme çà " affirme Nathalie, élargissant les bras au maximum. " Plutôt comme ceci " rétorque Jorunn, manifestement pas d'accord avec l'enthousiasme bibliophile de sa compère (rires). " Parfois aussi ce sont des amis qui nous passent un texte ". Souvent le fond est un tantinet érotique ; les trois naïades n'en font pas mystère " Les textes anciens sont parfois très actuels. Autrefois il n'y avait ni radio, ni télévision, ni cinéma. Alors le soir, on se racontait des histoires. Comme tous étaient là, enfants et adultes, naturellement, il y a beaucoup de sous-entendus. Et c'est cela qui nous intéresse ". La langue reste originale. Laïs chante avec un peu tout ce qui passe. Du vieux flamand bien sûr, mai aussi de l'anglais, du français, de l'italien, voire du finnois. " On comprend pas tout. Mais c'est très beau à chanter, très exotique ". C'est d'ailleurs de la musique des mots que Laïs compose. " Nous n'avons pas de partitions. C'est la tradition orale On improvise une mélodie sur le texte. Depuis peu, on travaille avec un mini-disc. C'est super. Avant on oubliait tout. Maintenant on enregistre dès qu'on a une idée." Et elle arrangent ensuite avec leurs musiciens (accordéon, guitare, percussions). Le dernier disque (Dorothea chez Virgin) était " très chouette à enregistrer. Nous sommes restés allés dans un très vieille maison pendant deux mois pour faire cela ".
Inévitablement, une certaine douceur se dégage de leurs mélopées. " J'adore la musique mélancolique " dit Jorunn. " Cela dégage " une énergie très forte, positive ". Depuis deux ans qu'elles se consacrent totalement à leur passion, elles ont toutes trois abandonné leurs études, les trois belles ont encore quelques rêves comme " chanter avec Emmylou Harris ou faire la première partie de U2 ou trouver un producteur en qui nous ayons vraiment confiance,". Avis aux amateurs
> 1 CD " Dorothea" (Virgin)
NGV © Témoignage chrétien février 2002
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An Pierlé
: "Hélium Sunset"Une voix apparemment fragile, qui peut se percher dans les aiguës, se déchaîner et ralentir, " Helium sunset ", le deuxième album d'An Pierlé est un véritable instrument anti-stress. Là où d'autres se déchaîneraient, cette gantoise d'adoption, qu'il convient de suivre attentivement, adore utiliser les instruments (piano, batterie..) au ralenti, vous porter comme une vague et déposer près de ses rêves, avec simplicité. "Sorry", "Kiss me" "Nobody fault" retiendront l'attention.
* "Helium Sunset" (Warner Music)
© NGV - février 2002
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: " Light sleeper"Si vous aimez le rock do fa sol, boum boum, guitare, grosses machines, passez votre chemin. Pieter Jan De Smet n'est pas pour vous. En revanche, si vous recherchez une autre sonorité, des guitares qui vibrionnent, PJDS va vous enchanter. Des voix, bien masculines qui vont se percher dans des aigus bien féminins, a capela ou en mode mineur (No one else), pour s'entremêler ensemble et s'enfoncer dans le rythme de la batterie. La basse et les deux guitares viennent en renfort de la batterie au point qu'on ne sait plus qui rythme qui (My block, Nothing). Ce rocker originaire de Gand vient de finir son nouvel album " light sleeper " édité, cette fois, sous son propre label " Beuzak " (en flamand quelque chose comme "enfoiré"). Car il en a " marre de l'industrie du disque qui ne soutiennent que ceux qui de toute façon vont vendre ". A découvrir...
Depuis 1995 qu'il se produit, PJDS est loin d'être un néophyte sur la scène belge, surtout flamande. Mais ce groupe dans cette constitution n'a qu'une petite année et demie. Ses musiciens ne sont pas de la dernière pluie. Geoffrey Burton et Mirko Banovic font partie de la bande à Arno. La batteur, Frederik van den Berghe, est passé par Whodads. PJDS, actuellement en tournée en Belgique, assurera à l'automne la bande sonore de " Tambour battant " une pièce musicale de Arne Sirens, mise en scène par Koen De Sutter.
www.pjds.be.
© NGV - février 2002
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: "Les bulles"Vive le Chiapas, à mort Dallas ! Daniel Hélin pourrait être à la musique belge ce que Higelin a apporté à la chanson française il y a quelques années. Il produit des textes d'une rare poésie, expérimente des sons de musique classique, blues, rock, conçoit son engagement comme un fait naturel pour un " mec " qui réfléchit sur le monde. Mais refuse pour autant de se voir porte-étendard d'un mouvement quelconque. Car son monde est avant tout celui la musique. Dans son deuxième album "Les Bulles" se trouvent des chansons faites d'ironie douce-amère qui se sont épanouis, dans un concert unique, à Bruxelles au son des cuivres, des percus, de la basse, bref, d'un big band.
© NGV - février 2002
voir aussi Daniel Hélin dans sa bulle
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