La parole pleine de sagesse du Maître du Monde
- 22 Juillet 2005 -

"... Et ma main invisible, tu la veux dans ta gueule?"


Adam Smith [1723-1790] est un économiste écossais, surtout connu pour son livre "La richesse des nations", et pour avoir rendu célèbre l'expression de "main invisible du marché" qui symbolise le fait que dans un marché libre, l'offre et de la demande s'équilibrent pour aboutir à des prix optimaux qui satisfont l'intérêt général.

Récemment, Joseph Stiglitz (prix Nobel d'économie 2001) a démontré certaines limites de cette théorie de la main invisible du marché, entre autre par la théorie de la dissymétie de l’information (j'explique pas ça ici, c'est trop long).

Et bien, tout comme Einstein a révolutionné les théories Newtoniennes devenues un peu trop étroites, je vais moi aussi aujourdh’ui révolutionner la théorie de Adam Smith sur la main invisible du marché.

Je ne vous cacherai pas que je vise le prix Nobel. Lequel ? je ne sais pas encore, mais je ne suis pas quelqu’un de difficile, un petit Nobel quel qu’il soit fera l’affaire. Non, pas nécessairement le prix Nobel d'économie, je n'ai jamais vraiment su faire des économies.

Le raisonnement économique qui va suivre est un peu ardu à comprendre, mais si vous faites un petit effort, vous pourrez, je pense, y arriver sans trop de problème.

Adam Smith a arrêté ses réflexions sur la « main invisible du marché». Il n’a pas cherché plus loin (sans doute une mauvaise influence de la famille Adams).

Et bien Adam… hm.. excusez-moi, mais je suis un peu nerveux… l’excitation qui entoure toute découverte majeure… et bien, Adam Smith, lui qui avait su voir la « main invisible du marché », avait pourtant la suite logique de l’énigme sous les yeux, mais il n'a pas compris. Il n’a pas compris que cette main invisible du marché appartenait forcément à (roulement de tambour) l’HOMME INVISIBLE DU MARCHE.

- Silence ébahi dans l’assemblée, suivi d’un tonnerre d’applaudissements. Et Stiglitz ferme sa grande gueule et va se rabiller. Ouuuuuh, espèce de dissymétrique de l'information, va!-

L’homme invisible du marché vous voit, mais vous, vous ne le voyez pas. L’homme invisible du marché peut donc « voir sans être vu » et assister ainsi incognito à toute les transactions, pour en corriger le tir.

De plus, tout le monde obéit à l’homme invisible du marché. Pourquoi me direz-vous, et bien tout simplement parce que personne ne peut dire « va te faire voir » à un homme invisible (c'est logique).

- Bravo, Bravo. Standing ovation. Foule en délire. Champagne sous une pluie de dollars-

Merci, merci.

Permettez moi cependant d’anticiper la critique, qui ne saurait tarder à surgir de la bouche des passifs qui, à défaut d’être capable de construire quelque chose, se complaisent dans la fange boueuse du blâme facile, tels les porcs oisifs qu’ils sont.

Oui, ma théorie est simple, voire simpliste, et d’aucun diront sans doute « j’aurais pu le dire aussi ».

A ceux là, je répondrai en utilisant cette merveilleuse réplique que Christophe Colomb prononça en son temps : «Allez vous faire cuire un oeuf!».

Harry Peal.

LA CRITIQUE CINEMA

Le film de cette semaine : CALVAIRE .

Comment vous dire... heu... c'est de la merde, de la très très grosse merde.

Jamais film n'a aussi bien porté son nom, ce film est un vrai calvaire pour le spectateur.

C'est l'histoire d'un gars qui tombe en panne dans les ardennes, et il atterit dans un village où ils sont tous plus dérangés, trisomiques et quart-mondistes les uns que les autres.

Pour résumer le "scénario" (c'est un bien grand mot) le héros, qui est un être complètement fadasse et inintéressant, passe la nuit chez un aubergiste dérangé qui le prend pour son ex-femme, et donc le séquestre, le déguise en femme et l'encule un peu. Le héros est finalement "délivré" par les autres habitants du village, qui le prennent aussi pour l'ex-femme de l'aubergiste, et donc ils l'enculent un peu aussi (il faut dire qu'au début du film, on les voit enculer un cochon, donc je me doutais bien que le héros allait repasser à la casserole).

Les scènes d'horreur et de tortures sont tellement grotesques que ça en devient risible. J'ai rigolé quelques fois. Entendons-nous bien, j'ai rigolé sur des scènes "1er degré" censées être atroces et stressantes. la scène "angoissante" de la danse des ploucs dans le bar du village est à hurler de rire (ce qui me fait dire qu'un bon gros pétard peut peut-être sauver le visionnage de ce film).

Le héros est tellement fade qu'on n'a même pas pitié pour lui. Quand l'aubergiste détruit la camionnette du héros à coup de masse, ce con s'approche en disant "mais... mais calmez vous voyons, je ne vais pas vour faire de mal...". Trop con le gars. Il refuse même les avances de Brigitte Lahaie (star du X français des années 80, encore assez bien roulée, qu'on aperçoit une minute en début de film). Moi je suis désolé, mais quand on est con comme ça, on vient pas se plaindre après de se faire enculer pas des paysans.

Ce film est un copy/paste sans consistence de morceaux de "Misery", "Massacre à la tronçonneuse" et "Délivrance". Et ça finit en peau de couille.

Quand je pense qu'une partie de mes impôts a sûrement servi à financer cette daube...

Soyons honnêtes, les acteurs jouent très bien les psychopates demeurés, mais ça s'arrête là.

Et dire que j'hésitais entre regarder Calvaire et Blade Trinity... Et bien qu'à cela ne tienne, je retourne au Video Club pour louer Blade Trinity. Hélas, il était déjà parti en location. J'ai donc loué à la place...

Le 2eme film de cette semaine : BOOGEYMAN .

Comment vous dire... C'est en voyant Boogeyman que vous réalisez que finalement Calvaire est plutôt un bon film.

Pourtant j'étais prévenu, il était clairement indiqué Par les producteurs de "The Grudge" sur la pochette. Ce film est vide, creux, c'est que des portes qui grincent pendant 90 minutes (en fait, c'est "the grudge"). I have been grudged.

Le problème avec ce genre de film, c'est qu'il y a des gens comme moi pour les louer. Et tant que des gens loueront ces films, ils continueront à être produits. C'est la dure (mais juste) loi du marché.

Qu'à cela ne tienne, je ne suis pas homme à rester sur un échec. Je retourne donc au Video Club pour louer Blade Trinity. Hélas, mille fois hélas, il n'est toujours pas rentré. C'est alors que je tombe devant la pochette de...

Le 3eme film de cette semaine : ZOMBI HOLOCAUST .

Maiiiiis bien évidemment que j'ai loué Zombi Holocaust, la maison ne recule devant aucun sacrifice, fut-il rituel.

Comment vous dire... c'est un DVD très pratique car multi-usages. Vous pouvez en faire un freezebee pour jouer avec le chien, il peut également servir de dessous de verre, ou encore être glissé sous un pied de table quand celle-ci est un peu instable.

Mais si il y a bien une chose à ne pas faire avec ce DVD, c'est de le mettre dans un lecteur de DVD.

J'écris de ce pas aux éditions Larousse pour leur proposer une nouvelle définition du mot mauvais : adjectif caractérisant le film Zombi Holocaust.

Mais je sais que vous êtes des gens normaux, et qu'il ne vous viendrait jamais à l'esprit de louer ce genre de film.

... et je retourne au Video Club ou ENFIN je peux louer Blade Trinity.

Aaaaaah. Quand même.

Bon, c'est paaaas très original, c'est absolument pas vraisemblable (j'ai appris récemment que les vampires, ça n'existait pas) mais au moins c'est bien fait, c'est bourré de scènes à la John Woo et tout et tout.

Lors du prochain update, je vous parlerai des bons films fantastiques, ceux qu'il faut vraiment voir.


C'est pas tout ça, mais faut nourrir le hamster jovial