ERNONHEID A TRAVERS LES AGES

Ces faits et anecdotes ont été glanés dans les archives de l’Etat que mon papa a consultées, avec passion, durant des heures interminables afin de faire revivre les temps et les lieux où vécurent ses ancêtres.

Certains faits ne concernent pas seulement Ernonheid, mais ont, parfois, trait à des personnages qui, d’après les recherches généalogiques qu’il mena parallèlement, peuvent avoir été nos ancêtres.

N’est-ce pas là le plus bel hommage que l’on puisse rendre à ceux à qui nous devons ce que nous sommes ?

C’est dans cet esprit que j’ai entrepris de retranscrire, telles quelles, les notes qu’il prit au cours de ces recherches minutieuses

maire

 

LA COUR DES POUHONS

 

  • septembre 1678 : le mayeur de Grimonster est Remacle le WIDAR résidant aux Pouhons

  • décembre 1684 : le mayeur de Grimonster est Remacle le WIDAR

  • 28 mai 1693 : nomination de Henri PONDANT à l'échevinage vacant suite à la mort de Georges de FROIDCOURT (cachet du Chevalier Baron de MAIZIERE)
  • 1695 : nomination de Damien la CROIY à un échevinage vacant par la reponsition volontaire de Dieudonné CRAHAY.
  • 19 janvier 1699 : Eugène Louis de MAIZIERE, seigneur d'Izier, vend à noble seigneur François-Arnold DE THIER, seigneur de Grimonster, la seigneurie des Pouxhons.
  • 29 octobre 1716 : Helman CONTRAINE, mayeuresse héréditaire de la Cour des Pouxhons, nommée par son officier lieutenant Henri Louis de Harre, échevin de la Cour des Pouxhons.
  • En 1758 : le mayeur de Grimonster s'appelle Antoine NEUVILLE


A PROPOS DE L'ECOLE D'ERNONHEID

 

  • 12 février 1808 : invitation du Sous-Préfet à désigner un maître d'école à Ernonheid.
  • 29 août 1810 : rappel du Sous-Préfet pour le maître d’école.
  • 05 octobre 1824 : ...il n’y a pas d’instituteur à Ernonheid, Werbomont !!!
  • 23 septembre 1842 :

          * construction  de l’église 

          * une ou plusieurs communes pourront se réunir pour fonder une école

          * demandons que l’école d’Ernonheid serve pour toute la paroisse

  • 26 décembre 1842 : il n’y a pas d’école publique à Ernonheid - seule une école privée a lieu à Bosson, chez le sieur WUIDAR et seulement le soir, pour les plus grands. Subside de 2O Fr. par Ernonheid à Werbomont à cet effet.
  • 17 juin 1844  : nomination de Jules HARDY comme maître d’école.
  • 21 juillet 1848 : nomination de l’instituteur Jean LEROY, né à Stoumont, le 12/05/1822, lequel était instituteur à Bihain.
  • ???? : instituteur né à Ernonheid le 05/04/1876, sorti de Saint-Roch le 03/08/1896. A débuté à Bende le 24/10/1896 et est désigné à Fays le 29/01/1897. Est nommé le 02/06/1900 et reste à Fays jusqu’en 1903.

 


A propos de la place du village et de la Foire qui s’y tenait....


En ce temps là, la place publique était beaucoup plus grande, la maison BODSON frères et soeurs et la maison de Maurice LAHAYE n’existaient pas.

La place débordait largement vers le bas et vers la propriété de François STREE. Elle communiquait avec le vieux cimetière (derrière l’église) et en partie sur la propriété de l'actuel gite situé à côté de l'église.

Une foire au bétail avait lieu le 19 mars, jour de la Saint-Joseph et une seconde se tenait le 3 mai, jour de l’Invitation de la Sainte-Croix. Si ces jours tombaient un dimanche, la foire avait lieu le lundi suivant.

On voyait arriver des loges foraines, des montreurs d’ours et autres attractions. Marchands et campagnards venaient vendre et acheter des animaux, mais aussi : draps, cuirs, bière, vin, eau-de-vie, coton, quincaillerie, ferrailles, poteries, semences de lin, chanvre...

C’était aussi l’occasion de se rencontrer et de se divertir. Parmi les attractions, citons les chevaux de bois KEPENNE mus par des chevaux.

Un droit était exigé pour l’entrée du village avec bétail et marchandises et une amende de trois francs était exigée en cas de fraude.

Ces foires ont disparu au début de ce siècle.

 

Quelques occupants de la ferme d’Ernonheid
appartenant aux seigneurs de Grimonster



  • Avant 1861, le fermier était Louis GILLES
  • De mai 1861 au 01/05/1863 : Gérard PIRET
  • En 1863 : Mathieu BINDELS (le loyer était, alors, de 700 francs par an)
  • En 1869, la ferme a brûlé
  • En 1884 : la ferme est reprise par la Veuve François BODSON née GODELAINE
  • En 1891 : à la mort de la veuve, ce furent les enfants qui reprirent l’exploitation jusqu’en 1893, date à laquelle un de ses fils, Hubert BODSON, reprend la ferme à son compte jusqu’en 1919. La fermière était, alors Marie PIERY, la marraine de papa
  • En 1920 : Emile LAHAYE reprend la ferme et son fils Renaud lui succède jusqu’à sa mort en 1992.

Depuis lors, elle fut rachetée par M. Jowa au Baron Descamps et les bâtiments furent convertis en logements d'habitation. Ce fut la disparition d'un "monument" de notre petit village.


Le château-ferme du Faweux

Son origine pourrait remonter au XVIe siècle.

Plusieurs actes des registres paroissiaux attestent d'une demeure des Seigneurs des Pouhons au Faweux. Fort probablement, à l'emplacement de l'actuel château.

En 1840, le château avec les bois y attenant ainsi que la ferme appartenaient à Monsieur PRION, dont les descendants furent les propriétaires de la carrière de la Gombe à Poulseur.

Vers 1916, M. PRION vendit sa propriété à M. ANDRIGO, un bruxellois, lequel la revendit, un an plus tard, au fermier Henri LEPIECE (beau-père de M. RIBONNET, ancien gérant de l’agence BBL à Aywaille).

Enfin, deux ans plus tard, M. LEPIECE revend toute la propriété à Albert JOWA, homme d’affaires liégeois. Celui-ci habite le Faweux en permanence jusqu’à sa mort vers 1950.
Il y est très attaché et procède à de nombreuses restaurations. Les bois de la propriété sont également entretenus avec un soin tout particulier et les petits sentiers qui les parcourent étaient jalonnés de petits bancs maintenant disparus

Son petit-fils, Jean-François lui succéda jusqu’à sa mort.

Le merveilleux parc du château n’est plus, aujourd’hui, que l’ombre de ce qu’il fut. Depuis quelques années déjà, le fermier a aussi déserté les lieux.

Le Faweux ne sera plus jamais ce qu’il a pu représenter pour les gens des environs.
Ce n’est plus la propriété privée libre d’accès à tout qui voulait aller saluer Charles et Gaby.
Ses bois sont que nous avons tellement parcourus depuis la nuit des temps, sont maintenant strictement interdits.

Le monde change, les gens aussi et tout est devenu tellement moins vivant.

chateau

Albert Evrard