Le livre de la vie est le livre suprême
Qu'on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix;
Le passage attachant ne s'y lit pas deux fois,
Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même;
On voudrait revenir à la page où l'on aime,
Et la page où l'on meurt est déjà sous vos doigts


Alphonse de Lamartine

Rien n'est plus certain que la mort
Et rien de plus incertain que l'heure d'icelle


« Toute idée humaine qui prend le passé pour racine, a pour feuillage l'avenir »


Victor Hugo


« Découvrir sa source, trouver le sens du courant qui nous porte, devenir ce que l'on doit être, se reconnaître et s'accepter, porter à la lumière le moi qui gît au font de soi, c'est cela prendre visage d'homme... »


Martin Gray, "Le livre de la vie" -
Robert Laffont, Paris, 1973, 215 p.


Illustrations :
En haut : La naissance - Georges de la Tour
En bas : La fenaison & La paie des moissonneurs - Léon L'Hermitte

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« Dans cette société majoritairement rurale, burinés par la dureté de l'existence, lourdement marqués par les accidents divers, endurants à la douleur, parfaitement dépassés par leur environnement, se fiant à la nature et s'en défiant à la fois, profondément crédules et croyants, méfiants et craintifs, parlant de gestes plus que de mots, sensibles au bruit et à la rumeur, retenant plus par l'oreille que par l'oeil, émotifs et excessifs, incapables de prévision, comme de prévoyance, tels étaient nos ancêtres.

Ils nous étonnent. Ils paraissent si loin de nos habitudes, de nos préoccupations, de nos intérêts, bref, de ce qui fait notre monde, notre vie, notre être. Et pourtant, ils sont aussi, par ailleurs, tellement semblables.

Dans la chaîne de solidarité ininterrompue, ils ont formé ce chaînon indispensable et, finalement, tellement proche, immédiatement contigu et lié au nôtre. Ne nous renvoient-ils pas une certaine image de nous, occultée ? »

Gabriel AUDISIO