Questions et réponses
- Rubriques
- À quoi sert ..? - Beauté & laideur
- Bouddha - Dieu
- Environnement - Peur
- Société
À quoi sert ...
Q: À quoi sert la signature ?
R: La signature sanctionne la prise de responsabilité. Nous savons à qui nous adresser si cela ne marche pas et qui remercier si cela marche bien.
Q: À quoi sert la philosophie ?
R: À ouvrir l'esprit et non à cogiter si, comme Platon, nous pensons que “l'émerveillement est le commencement de la philosophie”. De même, la lecture de pages du philosophe contemporain, Emmanuel Levinas, nous montre combien il fut inondé de merveilles au lieu d'être à l'affût du seul savoir.
Beauté & laideur
Q: Qu'est-ce qui distingue la beauté de la laideur ?
R: La beauté est un trait de ce qui est complet, la laideur une caractéristique de ce qui est fragmenté.
Q: Qu'est-ce que l'esprit de système ?
R: L'esprit de système découle d'une vision fragmentée, non d'une vision globale, holistique ou systémique.
Q: Qu'est-ce qui fait de beaux paysages ?
R: Une bonne agriculture.
Q: Quelle est la plus belle des femmes ?
R: Celle dont on est amoureux.
Q: Quel est le plus beau des hommes ?
R: Celui que l'on aime.
Le Bouddha
Q: Quel est le but du Bouddhisme, du Zen ou du Taoïsme ?
R: Susciter l'éveil, la prise de conscience de la réalité du monde, de l'union des êtres et de leur environnement.
Q: En quoi consiste le Bouddhisme ?
R: En l'absence de références.
Q: Qu'est-ce que l'ego ?
R: L'homme perçoit son corps parce qu'il n'est pas son corps, prend conscience de ses pensées parce qu'il n'est pas son mental, discerne les émotions qui le traversent parce qu'il demeure une fois celles-ci passées.
L'ego n'est rien d'autre que l'identification au corps, aux émotions, aux pensées et l'égoïsme l'obsession du “moi”.
Q: Qu'est-ce qu'un égoïste ?
R: Quelqu'un qui ne pense pas à moi.
Q: Qu'est-ce que le non attachement ?
R: Le non attachement n'est pas indifférence à l'égard de l'existence, encore moins renoncement à celle-ci, mais acceptation pleine et entière de la vie.
Q: Qu'est-ce que le bonheur ?
R: L'oubli de soi.
Q: En quoi le sage se distingue t-il du vulgaire ?
R: Le sage œuvre à l'harmonie sans faire de compromis, le vulgaire travaille dans le compromis sans parvenir à l'harmonie.
Q: À quoi reconnaît-on le Sage ?
R: Au fait que, loin de se résigner, il accepte pleinement ce qui est.
Q: Qu'est-ce qui distingue l'être conscient de l'homme inconscient ?
R: L'être conscient ne va nulle part, il est toujours là où il se trouve. L'homme inconscient n'est jamais présent il est toujours tendu vers un ailleurs.
Q: Qu'est-ce qui distingue la “volonté de gouverner” de la “volonté de puissance” ?
R: La première est la volonté de gouverner les autres, la seconde de se gouverner soi-même.
Dieu
Q: Dieu existe t-il ?
R: À cette question le Bouddha répond par oui au déiste, par non à l'athée et par le silence au chercheur de vérité.
Q: La vie a t-elle un sens ?
R: La vie est vide de sens, elle est tout simplement et cela suffit. De même Dieu dont l'étymologie signifie ce qui est, ni plus ni moins.
Q: Qu'en est-il du monothéisme et du polythéisme ?
R: Toute tradition ou religion authentique est monothéiste car elle dérive du Principe Suprême, de l'Un qui gouverne le Monde. Le Principe se manifeste aux yeux du Monde sous une multiplicité d'aspects différents que les êtres prennent pour des “dieux” alors qu'ils ne sont que des attributs du Divin.
Dans la tradition indienne par exemple, les sept mille et quelques soi-disant “dieux” ne sont pas des entités séparées, mais autant d'aspects du Principe Suprême, souvent appelé Brahman, qui constituent autant de chemins menant à Lui.
Toute tradition ou religion authentique est hénothéiste (Un Principe unique) ou monothéiste (Un seul Dieu) dans son principe et en apparence polythéiste dans sa manifestation.
Environnement
Q: “Pourquoi plantes-tu des arbres ?” demanda le Maître Obaku à son disciple Rinzaï
R: “Pour deux raisons: premièrement pour embellir le paysage; deuxièmement pour que les générations futures se souviennent de nous”.
Q: Pourquoi les relations entre l'homme et l'environnement sont-elles importantes ?
R: Pour que l'homme puisse apprendre de l'environnement la sagesse et que l'environnement puisse compter sur la sagesse de l'homme.
Q: En quoi consiste le changement de comportement ?
R: Le changement de comportement ne saurait être collectif, il ne peut résulter que d'une expérience individuelle, d'un vécu et non d'une cogitation mentale, même partagée par le plus grand nombre.
Q: Faut-il sauver la planète ?
R: Nous aimerions limiter les effets d'un réchauffement global en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Aussi, nous tentons de le combattre en planifiant nombre de conférences et accords internationaux, en développant de nouvelles technologies, en offrant des incitations économiques et financières etc. Toutefois, tant que nous ne refrénerons pas notre soif de biens matériels, peu de choses changeront. Nous ne ferons que traiter les symptômes plutôt que les racines du mal. Dès lors, avant de vouloir sauver la planète, ne serait-il pas plus sage de commencer par changer nous-mêmes ? Et alors, le monde changera!
Peur
Q: Quelles sont les peurs qui affectent la conduite de l'homme ?
R: La peur de manquer à l'origine de l'accaparement; la peur du qu'en dira t-on, ferment du mensonge; la peur de mourir, source d'angoisse.
Q: Quel est rapport entre la haine des juifs et la mondialisation ?
R: La haine des juifs trouve son origine dans la peur de l'individu émancipé de racines nationales et, conséquemment, dans l'identification des juifs au monde cosmopolite de la finance, des sciences, des arts etc. D'où, cet étrange paradoxe de voir la haine des juifs retrouver un regain de vigueur à l'heure même où la mondialisation bat son plein.
Société
Q: Quel est le fait marquant du XXe siècle ?
R: Le XXe siècle a commencé en 1914 avec la première guerre mondiale pour se terminer en 1990 avec la chute du mur de Berlin. Il n'aura duré que trois-quarts de siècle et restera à jamais marqué par la rupture consommée de l'alliance de l'homme et de la nature.
Q: De quoi est composée la société en ce début du XXIe siècle ?
R: Elle est composée d'hommes politiques impuissants, d'hommes d'affaires avides de pouvoir, de scientifiques souvent inconscients et d'une population perplexe ou inquiète.
Q: Pourquoi notre société refuse t-elle la mort ?
R: Parce qu'elle est condamnée à mourir.
Q: En quoi consiste la famille ?
R: Contrairement aux définitions des dictionnaires, la famille n'est pas restreinte au cercle des parents et enfants. Elle consiste d'abord dans une filiation entre les générations d'enfants, de parents et de grands-parents. Vivre au milieu de ces générations aidera l'enfant à mieux comprendre les âges de la vie, à mieux les intégrer et à vivre pleinement chaque période de son existence.
Q: Quel est le dernier tabou ?
R: Connaissez-vous la publicité qui vante les vertus absorbantes d'une serviette hygiénique ? Elles nous sont dévoilées par un test qui consiste à verser de l'encre sur la serviette en question et une serviette concurrente. Le test est concluant, il s'agit bien de sang bleu. Le spectateur ne pourrait en effet supporter la vue du sang des communs ou plutôt des communes. Sauf dans les films où l'hémoglobine coule à flots bien sûr, mais là le tabou peut être allégrement transgressé.
Q: En quoi besoins et désirs différent-ils ?
R: Les besoins de nourriture, d'habillement, de logement, de contacts, de santé etc. sont propres au corps et à chacun. Les désirs de richesse, de pouvoir, de célébrité, de possession, de nouveauté, de bien-être etc. sont le produit du mental et impliquent toujours autrui.
Notre société se caractérise par une relégation des besoins et une exacerbation des désirs.
Q: En quoi l'homme d'aujourd'hui diffère t-il de l'homme préhistorique ?
R: Pris individuellement, les hommes d'aujourd'hui et de la préhistoire ne sont pas tellement différents. Ce sont les relations des hommes entre eux et au monde qui ont subi un changement radical.
Q: “De quelle nationalité êtes-vous ?” demanda t-on un jour à Julien Gracq
R: “Frontalière”, répondit-il.
Q: La langue française survivra t-elle aux influences étrangères ?
R: Il est d'usage aujourd'hui, influence anglaise oblige, de supporter une équipe ou une personne au lieu de la soutenir. Il est vrai que parfois il n'est pas possible de faire autrement que de la supporter. Il n'y a qu'une seule façon de dissiper l'équivoque: bannir les influences étrangères, faire fi des supporters ou autres supporteurs et ne prendre désormais en considération que les souteneurs.